Le Tchad et la Banque mondiale s’accordent sur l’accélération des services de base

Le premier ministre, Allah Maye Halina a reçu ce mercredi 29 avril 2026, une délégation du Groupe de la Banque mondiale, conduite par Harold Tavares, son administrateur et représentant pour le Tchad.

Au cœur des échanges, l’accélération des projets à fort impact dans les secteurs clés de l’énergie, de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. Le chef du gouvernement a réafirmé la priorité accordée à des résultats concrets pour les populations, notamment en matière d’accès à l’électricité, aux services sociaux de base et au développement des opportunités pour la jeunesse.

À l’issue de la rencontre, l’Administrateur du Groupe de la Banque mondiale a salué la qualité du dialogue avec les autorités tchadiennes, ainsi que la convergence des priorités stratégiques.

Il a souligné que la mission de terrain menée depuis quelques jours, a permis à la délégation de : « constater des avancées significatives sur plusieurs projets, en particulier dans le secteur énergétique et dans les initiatives de lutte contre les inondations à N’Djamena », rapporte la Primature.

La même source indique que pour la Banque mondiale, cette visite confirme l’alignement entre ses interventions et les priorités des autorités tchadiennes, ouvrant la voie à de nouveaux financements et à une accélération des programmes en cours.

Afrique : Yaoundé abrite le premier Dialogue Africain Permanent pour repenser la mobilité des jeunes

A l’initiative du Conseil International de Dialogue et de Partenariat (CIDP), il se tient à Yaoundé, au Cameroun la première édition du Dialogue Africain Permanent (DAP). Une initiative pour repenser la migration dans le continent.

Placée sous le thème « Jeunesses et migrations : structurer et financer durablement les systèmes jeunesse africains », le Dialogue Africain Permanent (DAP) se veut un cadre permanent pour transformer la mobilité. Les différents discours prononcés à l’occasion s’articulent autour de la quête de solutions concrètes pour que la mobilité devienne une opportunité et que la jeunesse africaine passe du statut de groupe vulnérable à celui de ‘’décideur actif’’ du destin du continent. « La mobilité est normale dans les activités de la vie mais lorsqu’elle devient inévitable, est dangereuse », a déclaré le Pr Jean Emmanuel Pondi dans sa leçon inaugurale, à l’ouverture des travaux le 28 avril 2026.

Les initiateurs de ce dialogue expliquent, qu’il appelle à un changement de paradigme pour repenser la question migratoire à partir de l’Afrique elle-même, en plaçant la structuration et la mobilisation de financements dédiés à la jeunesse au cœur du dispositif. « Il ne s’agit plus d’adresser la question migratoire sous le prisme des flux de jeunes à contenir, mais de l’organiser, de l’envisager comme une dynamique économique et humaine capable de canaliser les talents, de créer de la valeur et de bâtir des trajectoires durables pour le continent. »

L’objectif de ce premier Dialogue Africain Permanent, explique Dr Hemes NKWA, Coordinatrice du CIDP est de transformer la jeunesse, souvent désœuvrée ou peu écoutée, en un acteur central du développement au Cameroun et en Afrique. Pour éviter qu’il ne s’agisse d’une conférence de plus, elle présente une stratégie qui repose sur trois leviers.

Une co-construction réelle, l’événement réunit autour d’une même table, jeunes, gouvernants, acteurs du secteur privé et diplomates. Au cours des travaux, ces parties prenantes définissent ensemble des solutions de compétences, au financement et au marché.  L’idée, fait savoir Dr Hemes NKWA, est de : « Rester au pays, un choix d’épanouissement, et partir, une option volontaire, non une fuite par manque d’opportunités ». Le deuxième levier consiste à l’adoption de la Déclaration de Yaoundé, porté par les jeunes eux-mêmes. Laquelle ne s’ajoute pas aux textes existants mais vient les organiser pour les rendre enfin opérationnels. Et enfin un suivi rigoureux et international. La coordonnatrice assure que l’accent sera mis sur la redevabilité et une feuille de route concrète fin que les discours soient traduits en acte.

Changer de narratif : la jeunesse, une force motrice et non un « problème »

Présent à la cérémonie de lancement, le chef de Mission de l’Organisation internationale des migrations (OIM) au Cameroun, Abdel Rahmane Diop salue la décision du Cameroun d’élaborer une politique nationale pour gérer les migrations.  « Nous ne pouvons pas imaginer une telle politique sans la voix des jeunes. Nous ne pouvons pas imaginer une telle construction systémique sans que les principaux concernés soient entendus. » Il rappelle que l’Afrique connaît une réalité démographique sans précédent : « 60% de sa population a moins de 25 ans ». Pour lui, l’enjeu n’est plus d’associer la jeunesse aux décisions par principe, mais de la placer au cœur de la ‘co-définition des politiques publiques’’. Abdel Rahmane Diop émet que, les jeunes ne sont pas un « problème à résoudre », mais une force motrice indispensable pour l’économie et l’innovation. Le patron de l’OIM invite les différents acteurs à changer de narratif. Il explique que, la migration n’est pas une anomalie ou une crise, mais une réalité humaine et historique liée aux aspirations de chacun. Il invite à transformer la migration en un choix sécurisé et digne, plutôt qu’en un risque par défaut. Pour y parvenir, il est crucial d’utiliser un langage qui respecte la dignité des migrants et évite la stigmatisation.

Le représentant de l’OIM qui a insisté sur la nécessité d’une harmonisation des politiques entre les agendas globaux (ONU) et africains (agenda 2063). Lequel prévoit, le financement des systèmes jeunesse, la reconnaissance des compétences des migrants. Et la réintégration réussie des migrants de retour. Cette démarche est soutenue par des partenaires clés comme l’Union européenne, l’Union africaine et l’OIM.

Tchad : le rapport du développement des infrastructures remis au gouvernement

La remise des rapports de la toute première édition du Forum International pour le Développement des Infrastructures au Tchad s’est tenue ce mercredi 29 avril 2026.

Cette rencontre présidée par le ministre des Infrastructures, Amir Idriss Kourda a réuni les ambassadeurs des pays amis des partenaires techniques et financiers, les représentants des institutions internationales ainsi que les cadres du ministère. Le département explique cette rencontre visait trois objectifs majeurs. Il s’agit, en premier lieu, d’exprimer la gratitude du gouvernement à l’ensemble des participants pour leur contribution active à la réussite de ce forum inédit. Ensuite, la remise officielle du rapport final de synthèse, un document de référence qui consigne les engagements, les recommandations et les conclusions issus des trois journées de réflexion et de concertation.

Enfin, elle a servi de tribune pour annoncer la tenue de la deuxième édition du Forum, prévue en janvier 2027 selon le chef du Département en charge des Infrastructures. Le ministre Amir Idriss Kourda sollicité de nouveau l’engagement des partenaires afin d’en faire une rencontre encore plus ambitieuse et orientée vers des résultats concrets.

Il a également rappelé que la portée stratégique du développement des infrastructures pour le Tchad ne saurait se limiter à la construction de routes, de ponts ou de bâtiments. Pour lui, il faut créer les conditions d’une mobilité fluide, de garantir un accès équitable aux services essentiels et de favoriser une ouverture économique durable.

Tchad : le SENAT valide la gestion sécurisée des données personnelles

La chambre a examiné et adopté le 28 avril 2026, le projet de loi portant encadrement juridique de la collecte, du traitement, de la conservation, de l’utilisation et de la destruction des données biométriques dans le cadre des procédures judiciaires.

La séance plénière, présidée par le président du Sénat, Haroun Kabadi s’est tenue en présence du ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Akhabach, ainsi que de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits Humains, Ndolenodji Alixe Naimbaye.

En amont des débats, la Commission de l’Éducation, de la Recherche, de la Science et de la Technologie a présenté son rapport. À l’issue de ses analyses, elle a relevé que la collecte et l’utilisation de données à caractère personnel constituent une ingérence dans le droit au respect de la vie privée. La Commission a, en outre, souligné que la protection des données personnelles représente un enjeu majeur tant pour les pouvoirs publics que pour l’ensemble des parties prenantes.

Après les débats, le projet de loi a été soumis au vote : le Sénat l’a adopté par 𝟔𝟏 voix pour, 𝟎𝟎 voix contre et 𝟎𝟏 abstention.

Tchad : les leaders politiques arrêtés conduits à la maison d’arrêt de Klessoum

Sur ordre du procureur de la République, leaders des partis politiques membres du GCAP ont été placés sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Klessoum.

 

Arrêtés samedi dernier, le 25 avril 2026, les mis en cause, membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (Gcap), une coalition de formations politiques d’opposition et de représentants de la société civile GCAP ont été auditionnés ce mardi, 28 Avril 2026, au Palais de justice. Après leur audition, le procureur de la République près la cour de N’Djamena a ordonné leur transfert à la maison d’arrêt. Les chefs d’accusation évoqués : « attroupement armé, association de malfaiteurs, mouvement insurrectionnel, rébellion ainsi que détention illégale d’armes de guerre »

La veille de leur interpellation, notamment le 24 avril, la Coalition jugée illégale a été interdite par la Cour suprême et interdite d’activités. Quelques jours avant, le ministre de la Sécurité avait interdit, à travers un arrêté la marche annoncée du CGAP.

La marche du 2 mai vise selon les organisateurs à dénoncer l’injustice, l’exclusion et pour le rétablissement de nos droits, de nos libertés et de la justice.

Une mission de la Banque mondiale s’imprègne des priorités de développement au Tchad

Une dizaine de membres du conseil d’administration de la Banque mondiale effectue du 28 au 30 avril 2026 une visite au Tchad afin de mieux comprendre les priorités de développement du pays, les progrès réalisés, ainsi que les défis auxquels les autorités et les partenaires sont confrontés.

La mission a été accueillie par le ministre des Finances, du Budget Tahir Hamid Nguilin. La mission vise à renforcer le dialogue entre le Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, en permettant aux administrateurs d’échanger directement avec les autorités, le secteur privé, la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Les échanges entre les deux parties permettront de mieux appréhender le contexte national et à s’assurer que le soutien de la Banque mondiale est pleinement aligné sur les priorités et les besoins du pays. L’agenda prévoit également une rencontre avec les bénéficiaires des projets financés par l’institution de Breton Woods afin d’évaluer les retombées concrètes de ces interventions sur leurs conditions de vie.

Tchad : le chef de l’Etat va évaluer la situation sécuritaire à la frontière avec le Soudan

Le chef de l’État, Mahamat Idriss Deby Itno, a quitté N’Djamena ce 28 avril 2026 à destination de la province du Wadi-Fira, où il effectue une visite consacrée au renforcement de la sécurité à la frontière Tchad – Soudan.

Le directeur des relations publiques de la présidence de la République, Teras Djibrine Nouh Alwali fait savoir, dans un communiqué produit à l’effet le 26 avril 2026, que cette descente vise à évaluer la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi qu’à renforcer les dispositifs militaires dans les zones frontalières.

Il ajoute qu’elle témoigne de la détermination du Maréchal à protéger les populations civiles et à prévenir toute tentative de déstabilisation, quelle que soit sa nature. Sur place, le président de la République rencontrera les autorités administratives, sécuritaires, traditionnelles et religieuses.

Tchad : lancement de la campagne agricole 2026-2027 à Moundou

Le ministre de la Production et de l’Industrialisation Agricole Keda Ballah, a lancé le 27 avril 2026 à Moundou, chef-lieu de la province du logone Occidental, la campagne agricole 2026-2027.

 

Cette campagne est placée sous le thème « Promouvoir un changement de paradigme vers une pratique agricole durable appuyée par des nouvelles technologies et structurée autour des chaînes de valeur, des coopératives et du secteur privé ». La cérémonie a été couplée à la remise des kits agricoles aux coopératives et groupements des femmes de cette province par le ministre Keda Ballah et les autorités présentes.

Le membre du gouvernement a indiqué que le changement de paradigme voulu, exige de toutes les parties prenantes, de tous les acteurs du secteur rural, un changement de comportement, une volonté de modifier fondamentalement la manière de penser et de pratiquer l’agriculture.

Faisant le bilan de la Campagne agricole 2025-2026 lancée à Biltine dans la province du Wadi Fira, Keda Ballah a signifié que, « dans l’ensemble, les productions agricoles ont, non seulement dépassées celles de l’année dernière, mais également le moyenne des cinq dernières années ». Il a précisé que « les céréales ont atteint une production remarquable de 3 035 000 tonnes. Ce chiffre représente une progression de 12% par rapport aux résultats de la campagne agricole de 2024-2025 et les cultures de rente à savoir les arachides, le sésame et le niébé ont atteint un niveau de production de 1 433 000 tonnes dépassant de 6%, les objectifs fixés ».

 

Tchad : le comité de révision juridique de réforme du secteur numérique installé

Le ministre des Télécommunications, Haliki Choua Mahamat, a intallé le 27 avril 2026, le Comité chargé de la réforme du cadre juridique du numérique, des communications électroniques et de la poste.

Ce comité a pour mission d’adapter les textes législatifs aux évolutions technologiques et de faire du numérique un véritable levier de développement pour le Tchad. Dans son allocution, le ministre a relevé que le cadre juridique actuel est devenu obsolète face à la rapidité des innovations numériques. Il a exhorté les membres du comité à faire preuve de rigueur et d’efficacité afin de produire, dans un délai de 45 jours, des textes modernes, concrets et directement applicables.

Le comité va s’appuyer sur les textes déja réalisés par l’ARCEP pour harmoniser et moderniser l’ensemble des dispositions.

Le ministre Haliki Choua Mahamat a insisté sur l’engagement, la discipline et la responsabilité attendus des membres du comité, afin de garantir des résultats rapides et de qualité, permettant au Tchad de renforcer sa souveraineté numérique

 

Tchad : Lancement des travaux de construction de la route Ngouri-Mondo-Mao

Les travaux de construction de la route Ngouri-Mondo-Mao long de 74 Km ont été lancés ce lundi 27 avril 2026 à Mao, chef-lieu de la province du Kanem.

Financé à hauteur de 78 855 167 091 F CFA, ce projet confié à l’entreprises S3C pour une durée de 30 mois. De manière concrète il s’agit d’une route de, 7 mètres de large avec des accotements de 1,50 mètre de chaque côté, un revêtement en béton bitumineux, des ouvrages de drainage, de l’éclairage public et des travaux de stabilisation des dunes Un financement prélevé du budget national. Ce projet vise à améliorer la mobilité, dynamiser les échanges économiques, faciliter l’accès aux services sociaux de base et désenclaver des zones à fort potentiel.

Lançant les travaux, le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda a invité les parties prenantes à veiller à la sécurité des entreprises et des usagers tout au long du chantier. A l’entreprise en charge des travaux et au bureau de contrôle, il demande de faire preuve de discipline et e qualité dans l’exécution.

Sur le respect des délais, le patron de Société de Coopération pour la Construction et le Commerce (S3C), Ashraf Abdelaty Abdelaal Hassan se veut rassurant « Nous allons travailler jour et nuit, même pendant la saison des pluies, pour terminer les travaux dans les délais et en respectant la qualité exigée dans le contrat » promet-il.

Le ministre des Infrastructures a exigé que les travaux comment immédiatement après la cérémonie de lancement.