Tchad : L’AILC reçoit la mission d’évaluation du Conseil Consultatif de l’UA

L’entrevue de ce 3 février 2026 entre les deux parties s’inscrit dans le cadre de l’évaluation de la mise en œuvre de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

L’évaluation entre l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) et Conseil Consultatif de l’Union Africaine Contre la Corruption (CCUACC) , vise entre autres à, rapprocher les différentes parties prenantes en vue de jauger les niveaux de mise en œuvre des dispositions de la Convention. Encourager le partage des meilleures pratiques dans la prévention de la corruption et la lutte contre la corruption et solliciter un large soutien au travail du Conseil et forger une étroite collaboration avec les parties prenantes ; et

Cette réunion a également été l’occasion d’échanger sur la réalité de la corruption au Tchad, ainsi que sur les défis à relever. L’Autorité a présenté les mesures mises en place pour prévenir et réprimer ce fléau, qui entrave le développement du pays.

A l’issue de la concertation, le président du Conseil Consultatif a remis au Contrôleur Général Ousmane Abderamane Djougourou a remis, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, en rappel au Tchad qui est un Etat partie de cette convention ; des pinces symbolisant l’implication de l’AILC dans la mise en œuvre de la convention et un bloc note pour encourager l’autorité de continuer à bien mener ses actions de prévention et lutte contre le fléau.

Dans les jours à venir, le CCUACC organisera des séances de travail avec toutes les parties prenantes afin de mieux évaluer la situation et d’envisager des solutions efficaces.

Tchad : baccalauréat 2026, le calendrier de l’enrôlement biométrique dévoilé à N’Djaména

L’opération s’étalera du 5 au 14 février 2026, révèle L’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS). Les chiffres présentent de dizaines de milliers de candidats répartis dans les dix arrondissements N’Djaména.

Avec la plus forte capacité, le centre de Walia accueillera à lui seul plus de 5 800 candidats le 11 février. Les centres de Habbena et Amtoukouin dans le 7ème arrondissement ouvrent le bal de l’enrôlement dès le 5 février.  Il est précisé que le relevé d’échec est obligatoire pour les candidats redoublants.

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Tchad : l’Assemblée nationale appelle le gouvernement à des mesures concrètes contre la vie chère

A l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026 ce 2 février 2026, le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi a insisté sur la crise liée à la vie chère, en présence du représentant du chef du gouvernement.

Le président de l’Assemblée nationale qualifie de : « préoccupation majeure », la cherté de la vie. Ali Kolotou Tchaïmi invite le gouvernement à agir urgemment pour protéger le pouvoir d’achat des ménages et poursuivre la transition énergétique, levier de développement rural.

« Si les réformes économiques engagées ouvrent des perspectives encourageantes pour l’avenir de notre pays, elles ne sauraient pour autant faire perdre de vue la réalité quotidienne vécue par de nombreux ménages tchadiens », déclare le parlementaire.

Il regrette que, la cherté persistante de la vie, marquée par la hausse continue des prix des produits de première nécessité, pèse lourdement sur le panier des ménages et affecte le pouvoir d’achat des familles.

Face à cette situation, l’Assemblée nationale salue les efforts déjà accomplis par le gouvernement et l’encourage à agir avec toute la diligence requise, en mettant en œuvre des mesures concrètes et efficaces visant à contenir la flambée des prix, à protéger le pouvoir d’achat des populations et à alléger les charges qui pèsent sur les ménages.

L’Assemblée rappelle que sa mission de « contrôle de l’action gouvernementale » sera axée sur des mesures concrètes contre la flambée des prix. C’est une manière de dire : « Nous vous soutenons, mais le peuple attend des résultats immédiats sur les prix des produits de première nécessité », lance le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi.

Représentant le chef du gouvernement, le ministre de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi était présent à l’Hémicycle à l’ouverture des travaux.

 

Tchad : Baccalauréat 2026, l’ONECS lance les inscriptions

L’Office nationale des examens et concours (ONECS) a produit un communiqué ce 2 février 2026, pour annoncer le lancement des inscriptions pour le baccalauréat 2026.

 

La direction générale de l’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) annonce que les fiches d’inscription des candidats au baccalauréat sont disponibles. Elle invite les chefs d’établissement de la commune de N’Djamena à se rendre à son service des examens et concours afin de les retirer dans les délais requis.

S’agissant des établissements d’enseignement privés, les proviseur(e)s sont tenus de se munir, lors du retrait, de l’autorisation de fonctionner régulièrement délivrée par les autorités administratives compétentes.

La direction générale dit attacher une importance particulière au respect de la présente note et compte sur le sens de responsabilité et de diligence de chacun pour en assurer l’exécution effective dans les meilleurs délais.

 

Tchad : 20 cadres des douanes outillés sur la digitalisation des procédures par l’U.E

Cette session de formation axée sur l’architecture et le fonctionnement du système SYDONIA World a été organisée dans les locaux de la direction générale des Douanes et Droits Indirects.

 

Elle vise à renforcer les capacités techniques des agents, à corriger les mauvaises pratiques et à prévenir les anomalies constatées dans l’utilisation quotidienne du système.

Durant huit (08) jours, la session a regroupé vingt (20) agents de haut niveau sur des modules essentiels tels que la configuration du système, les tables de référence, les manifestes, la déclaration et la comptabilité.

À travers cette séquence de formation, l’administration des douanes traduit son engagement en faveur de la modernisation de ses procédures, tout en témoignant de sa reconnaissance envers la délégation de l’Union européenne pour son accompagnement constant dans le renforcement de ses capacités.

Tchad : le MPS rappelle ses troupes à l’ordre sur le payement des péages routiers

Le secrétaire général du MPS, Aziz Mahamat Saleh à travers une note de service, fait une mise en garde ferme relative au payement des droits de péage routier. Il interdit aux militants d’utiliser le nom du parti pour éviter le péage.

Désormais, les militants du Mouvement patriotique du Salut (MPS), sont obligés d’associer les tickets et reçus de péage annexés aux rapports de mission. Une décision qui vise à stopper le trafic d’influence et mettre fin à l’impunité. Le secrétaire général, Aziz Mahamat Saleh, explique que ce rappel à l’ordre fait suite à des comportements peu responsables constaté. Il rappelle que, le paiement des frais de péage routier constitue une obligation légale à laquelle tout usager des infrastructures routières est tenu, sauf exemption expressément prévue par les textes. « À ce titre, les missions politiques du MPS ne sauraient, par principe, se soustraire à cette obligation », précise-t-il.

En conséquence, il est instruit à l’ensemble des militants, cadres, responsables et organes du parti, engagés dans des missions sur l’ensemble du territoire national, de s’acquitter obligatoirement des frais de péage routier, conformément à la réglementation en vigueur. Pour les missions dûment autorisées par le Parti, les frais de péage devront être prévus dans les charges de mission.

« Il est formellement interdit à tout militant ou responsable d’invoquer le nom, la qualité ou l’appartenance au MPS pour se soustraire au paiement des droits de péage, ou d’adopter un comportement de nature à créer des incidents avec les agents chargés de leur perception. »

Tchad : une quincaillerie ravagée par un incendie à N’Djaména

Un incendie s’est déclaré au quartier Klemat, sur l’avenue maldoum bada Abbas ce vendredi 30 janvier 2026 au sein d’une quincaillerie, suite à un court-circuit électrique.

 

Le sinistre a provoqué d’importantes pertes matérielles, sans toutefois faire de victimes. Alertées, les autorités locales se sont rapidement mobilisées. Le maire de la commune du 2ᵉ arrondissement, Karim Hadji Karim , accompagné de la maire adjointe, Aché Ahmat Hamat, s’est rendu sur les lieux afin de constater l’ampleur des dégâts et s’enquérir de la situation.

Sur place, le maire a exprimé sa solidarité et sa compassion au propriétaire du magasin sinistré, qu’il a tenu à consoler en ces moments difficiles. Il a également rappelé la nécessité de renforcer les mesures de prévention, notamment en matière d’installations électriques, afin d’éviter de tels incidents à l’avenir.

Source : commune du 2ᵉ arrondissement

Tchad : le ministre des Armées reçoit en audience quelques diplomates

Le ministre des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre, le général Issaka Malloua Djamouss, a accordé une série d’audiences le 29 janvier 2026, dans son bureau à N’Djamena.

 

Il a rencontré plusieurs représentants diplomatiques, partenaires internationaux et responsables militaires. Parmi les personnalités reçues figuraient l’ambassadeur de la République de Turquie au Tchad, accompagné de son attaché militaire, le colonel Mustafa Serhat Isoglu, ainsi que William Flens, chargé d’affaires a.i. de l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Tchad.

Le ministre a également accueilli le Colonel Tibor Deme, nouvel attaché de défense de l’ambassade de Hongrie au Tchad.

La dernière rencontre a été consacrée à Pascal Saguez, directeur régional Afrique de la société Safran, qui a été reçu en présence du Général de brigade aérienne Mianro Samson, Chef d’état-major particulier adjoint du ministère des Armées. Les discussions ont porté sur la coopération technique et les perspectives de partenariat dans le domaine de la défense.

Ces audiences ont été l’occasion de renforcer la coopération militaire, sécuritaire et technique, ainsi que d’aborder les enjeux liés à la formation et à l’assistance aux forces armées. Entouré de ses proches collaborateurs, le ministre des Armées a souligné l’importance stratégique de ces rencontres, inscrites dans la dynamique de consolidation des relations bilatérales et du renforcement des capacités de défense nationale.

 

France-Tchad : Paris et N’Djaména revitalisent leur partenariat

Le président français, Emmanuel Macron, et le président du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, se sont entretenus le jeudi 29 janvier au Palais de l’Élysée. Un communiqué conjoint a été publié à l’issue de l’échange.

Au cours de cet entretien, les chefs d’État ont passé en revue les différents aspects de la relation bilatérale. Ils ont affirmé l’ambition d’un partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés, notamment dans le domaine économique.

Dans cet esprit, les deux chefs d’État ont agréé une série d’orientations qui constitueront le fil conducteur de la redynamisation du partenariat franco tchadien dans les domaines d’intérêt partagé par les deux pays.

Les discussions entre la France et le Tchad se poursuivront afin d’assurer la mise en œuvre et le suivi des engagements réciproques souverainement pris dans ce cadre.

Ils ont également échangé sur les questions régionales, en particulier le Soudan. Les deux présidents ont exhorté les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide à mettre en œuvre la trêve humanitaire proposée par le Quad et ont appelé à la création d’un environnement international propice à une résolution du conflit, préservant l’unité et l’intégrité territoriale du pays.

Rétablissement des relations avec Paris : Déby met-il en danger les liens du Tchad avec l’AES ?

Dans un contexte régional et international particulièrement sensible, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno s’est rendu à Paris le mercredi 28 novembre 2026, à l’invitation de son homologue français, Emmanuel Macron.

Officiellement, cette visite a été qualifiée de « visite de travail amicale », et son objectif annoncé par la présidence française était d’examiner les moyens de « renforcer un partenariat renouvelé et mutuellement bénéfique », au cours d’une rencontre qui a duré environ une heure et demie au Palais de l’Élysée. De son côté, N’Djamena a insisté sur le caractère strictement opérationnel de la visite, cherchant à réduire les attentes politiques qui y sont associées.

Cependant, le contexte de cette visite révèle des dimensions stratégiques plus profondes, liées à la perte d’influence de la France dans la région du Sahel et en Afrique centrale ces dernières années, et à son désir de retrouver une position par un repositionnement diplomatique, ce qui place le Tchad devant un défi régional délicat.

La France a besoin du Tchad… plus qu’il n’y paraît

Le journal africain ‘’Jeune Afrique’’, dans un article publié le 29 janvier 2026, a souligné que l’objectif français de la normalisation les relations avec le Tchad n’est pas motivé par l’amitié ou l’histoire commune, mais par le plan de Paris pour retrouver son influence perdue dans le Sahel et en Afrique centrale et contenir l’expansion des pays concurrents. Selon la même source, le Tchad représente un pivot stratégique incontournable, en raison de sa position géographique, de ses capacités militaires et de son rôle diplomatique croissant.

L’article a également précisé que, par cette initiative, Paris cherche à porter un coup diplomatique à l’Alliance des États du Sahel (AES), au moment même où le Tchad a récemment renforcé ses relations avec cette alliance. Des médias internationaux tels que l’agence ‘’Reuters’’ ont même rapporté que l’adhésion du Tchad à l’AES ne serait qu’une question de temps, ce qui alarme Paris.

N’Djamena et la priorité à la souveraineté

De son côté, la direction tchadienne appréhende la situation sous un angle totalement différent. Selon ‘’Jeune Afrique’’, la rupture de l’accord militaire avec la France est attribuée à la volonté du président Déby de privilégier le principe de souveraineté et de diversifier les partenariats internationaux et régionaux, afin d’éviter d’apparaître comme un « allié pro-français » aux yeux des États de l’AES et des pays voisins qui ont rompu leurs accords militaires avec Paris.

Grâce à cette politique panafricaine et souveraine, Déby a réussi à présenter le Tchad comme un acteur diplomatique indépendant, et non comme une simple annexe stratégique d’une puissance étrangère. C’est dans ce contexte que l’idée de revenir à des « relations privilégiées » avec Paris, comme par le passé, apparaît davantage comme un pas en arrière que comme un progrès, selon l’analyse de ‘’Jeune Afrique’’, car elle contredirait la trajectoire que N’Djamena a choisie pour redéfinir sa position régionale et internationale.

Des divergences profondes au-delà du protocole

Malgré les tentatives de conciliation diplomatique que pourrait entreprendre Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec Déby, les divergences structurelles sont bien présentes. Paris s’inquiète particulièrement de l’élargissement du réseau de relations du Tchad avec les États de l’AES, craignant une éventuelle adhésion de N’Djamena à cette alliance à l’avenir.

Par ailleurs, la France a exprimé son mécontentement face aux réformes constitutionnelles, notamment la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, ce qui, selon Paris, ne favorise pas ses intérêts dans le contexte du maintien de la politique souveraine de Déby.

Selon Jeune Afrique, ces facteurs expliquent également pourquoi Paris a activé des dossiers internes sensibles au Tchad, visant à exercer une pression sur Déby, à ternir sa réputation ou à chercher son éviction.

Parmi ces dossiers, la médiatisation de l’arrestation du leader du parti « Les Transformateurs », Succès Masra, est notable : Paris a envoyé des avocats pour le défendre, puis a activé ses réseaux au sein du Parlement européen, du Parlement français et des organisations internationales, ce que N’Djamena considère comme une atteinte directe à sa souveraineté judiciaire. Selon les autorités tchadiennes, plus grave encore est l’accueil par la France de l’opposition politique et armée le 26 octobre 2025, menée par la Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), visant à renverser le président Déby.

Sans oublier la réouverture des enquêtes sur le détournement de fonds publics concernant la présidence tchadienne en juillet 2024 par le Parquet national financier (PNF) français, perçue à N’Djamena comme un instrument de pression politique ciblant personnellement le président Déby.

La souveraineté : un choix stratégique irréversible

Au vu de ces éléments, les experts estiment que le Tchad n’a pas à faire de concessions ni à se plier à des calculs de « normalisation » avec Paris. N’Djamena a choisi une voie souveraine, fondée sur la diversification des partenariats, le renforcement de l’indépendance décisionnelle nationale et l’affirmation de son rôle comme puissance régionale équilibrée, libre de toute influence externe.

Les experts soulignent que tout engagement dans une approche française visant à restaurer une influence perdue dans le Sahel et en Afrique centrale ne servirait que les intérêts de Paris, tout en exposant le Tchad à des pressions politiques et en affaiblissant la confiance de ses partenaires régionaux, en particulier les États de l’AES.