Tchad : le CICR et le LNE évaluent la qualité de l’eau dans le bassin du Lac

Le 14 juin 2026 s’est achevée une mission de collecte d’échantillons d’eau, menée par le du Laboratoire provincial d’analyses des eaux de Mao, sous la coordination de son responsable, Djobsou Tordina.

Pendant quatre jours, l’équipe a sillonné les départements de Mamdi (Kalamina), Fouli (Liwa) et Kaya (Ngouboua) pour prélever des échantillons d’eau issus des forages des sites d’accueil des personnes déplacées.

Sur initiative du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), « cette mission revêt une importance capitale pour la santé des populations déplacées vivant sur les sites de Ngouboua et de Liwa », indique le service de communication du laboratoire.

L’objectif était de collecter des échantillons d’eau afin d’évaluer leur qualité sanitaire. Ces échantillons feront l’objet d’analyses microbiologiques et physico-chimiques au Laboratoire National des Eaux. Les résultats permettront de définir des mesures correctives pour améliorer la qualité de l’eau et protéger les consommateurs contre d’éventuelles maladies d’origine hydrique.

Tchad : la Croix rouge sensibilise au respect de l’usage de son emblème

A l’occasion de la Journée internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prévue le 8 mai, la Croix rouge adopte une nouvelle stratégie de campagne pour mieux faire connaitre les usages appropriés de son emblème.

Le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge du Tchad (CRT) font savoir que l’usage de leur emblème est restreint et règlementé par les Conventions de Genève et la Loi Nationale tchadienne. Et vise principalement à protéger ceux qui portent secours aux personnes touchées par les violences et les conflits. Il s’agit entre autres de son personnel, des véhicules et édifices des membres du mouvement. Aussi, les services sanitaires militaires qui portent secours aux blessés sur les champs de bataille et les services sanitaires civils opérant dans les zones de conflits

Le président de la Croix rouge tchadienne, M. Khallat Senoussi regrette que : « Au Tchad, beaucoup de personnes pensent à tort que la Croix-Rouge est un signe médical et on la voit assez souvent utilisé sur des pharmacies, des cliniques, ou par des vendeurs ambulants, médecins, infirmiers, dispensaires et commerçants ».

« Rien qu’à N’Djamena uniquement, nous avons pu repérer au moins 185 usages non-appropriés de l’emblème de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge. C’est ainsi que nous avons décidé de lancer cette campagne avec le CICR afin de mieux faire connaitre au grand public les usages de l’emblème. Toute utilisation non-conforme peut non seulement porter atteinte au travail de nos volontaires sur le terrain, mais aussi mettre en danger l’aide que nous apportons aux personnes dans le besoin », poursuit-t-il.

La Croix rouge précise que son emblème n’a aucune connotation religieuse.