Maroc : La communauté médicale africaine décidée à promouvoir les systèmes de santé sur le continent

Par Hicham Alaoui — Réunie à Marrakech dans le cadre de la première Conférence africaine sur la réduction des risques en santé, la communauté médicale africaine est décidée à promouvoir les systèmes de santé sur le continent africain.Les participants à la première Conférence africaine sur la réduction des risques en santé ont souligné la nécessité de promouvoir les systèmes de santé sur le continent africain en utilisant une approche de réduction des risques.

Dans une Déclaration de Marrakech sur la réduction des risques en santé en Afrique, adoptée vendredi 18 novembre 2022, les participants, réunis durant trois jours pour délibérer sur les risques en santé, ont mis l’accent sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie quotidiennes de tous les citoyens, par l’amélioration de l’environnement dans lequel les individus naissent, grandissent, vivent et vieillissent, et ce grâce à la transformation des systèmes de santé, à des stratégies éthiques de réduction des risques et à des innovations en matière de réduction des risques.

Lors de cette conférence, qui a réuni plus de 800 participants de haut niveau d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Asie et des Amériques, dont des représentants des gouvernements, des praticiens de la santé, des scientifiques, des chercheurs, des représentants des médias et de la société civile, les scientifiques africains ont recommandé de développer des politiques de soins de santé en Afrique axées sur une couverture médicale universelle au patient-citoyen et respecter l’accès équitable à des soins de santé de qualité en tant que droit humain fondamental.

Ils ont également appelé à promouvoir les mécanismes de protection sociale et garantir l’accès à des services de santé essentiels de qualité et abordables, y compris les médicaments pharmaceutiques et les médecines traditionnelles et naturelles.

Conscients que, dans ce contexte post-pandémie où l’humanité a franchi le cap des 8 milliards d’individus, des soins de santé accessibles, de qualité et abordables sont indispensables pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, les participants ont recommandé les pays africains de présenter les stratégies de riposte face à l’épidémie de Covid-19 et en tirer des enseignements qui serviront d’exemples pour la mise en œuvre d’un système de soins de santé efficace, collaboratif et résilient en Afrique.

La Déclaration de Marrakech, qui a émis 14 recommandations, a appelé à accélérer la mise en œuvre de la vision et de la stratégie des soins de santé primaires et à développer la télémédecine et l’utilisation de la santé numérique pour atteindre les populations isolées et vulnérables.

Elle a également exhorté à améliorer l’accès à des soins en psychiatrie et en santé mentale de qualité, en phase avec le développement des connaissances et des traitements et les besoins spécifiques des patients liés à leur âge, leur condition socio-économique, leur environnement et leurs vulnérabilités et à reconnaitre les addictions, avec ou sans substance, comme des maladies éligibles à des soins remboursables.

Les participants se sont dits également conscients de la nécessité d’apprécier et d’évaluer les systèmes de santé par rapport aux innovations, à l’inclusion numérique, au financement, aux réformes politiques, aux considérations sociales et autres, ainsi que de la nécessité de construire une communauté de la santé qui favorise l’inclusion consultative multisectorielle afin de faire émerger des sociétés plus saines où la dignité et la santé de tous les citoyens africains sont préservées.

Dans un souci d’assurer des financements novateurs pour le secteur de la santé en Afrique, ils ont appelé à accroître le financement de la santé en recourant à des mécanismes de financement novateurs et durables, notamment des partenariats public-privé, augmenter l’affectation des ressources nationales et se féliciter de la solidarité mondiale.

Politique, enseignement et sport au menu des hebdomadaires marocains

L’action du gouvernement, la problématique de la réforme de l’enseignement et la coupe du monde 2022, dont l’organisation au Qatar continue de créer des remous, sont les principaux sujets traités par la presse hebdomadaire marocaine.+Finances news hebdo+ écrit que « personne n’aimerait vraiment être à la place du gouvernement actuel ». L’Etat a fait preuve de largesse, laissant filer le déficit budgétaire, mais à cause de la crise, qui a “tout chamboulé, “il faut faire revenir tout cela à des niveaux normatifs en ajustant les fondamentaux économiques”, estime la publication.

Le projet de Loi de Finances 2023 devrait justement aider l’exécutif à inscrire les finances publiques dans cette trajectoire, estime-t-il, soulignant que le gouvernement doit en conséquence réduire les dépenses fiscales par ci, chercher des niches fiscales par là, tout en se voulant moins distributif.

De plus, l’Exécutif fait face non seulement à des impératifs budgétaires, mais il ne dispose pas non plus de marges de manœuvre importantes, eu égard à la délicatesse de la conjoncture économique actuelle, ajoute-t-il.

+Maroc hebdo+, qui s’attarde sur la problématique de la réforme de l’enseignement, écrit que Habib El Malki a été nommé à la tête du Conseil supérieur de l’Éducation, de la formation et de la recherche scientifique, et qu’avec sa nouvelle équipe, il est censé insuffler un nouveau souffle à cette instance prévue par la Constitution.

Sauf que, M. Malki “y restera pendant cinq ans, dix ans…” et qu’après, “il passera le flambeau à quelqu’un d’autre. C’est tout”, relève le journal.

“Ce n’est ni du négativisme ni du nihilisme. C’est plutôt du réalisme”, explique-t-il, estimant que “c’est tout le système qui sclérose notre enseignement”.

+La Vié éco+ écrit que la Coupe du monde de football, qui s’ouvre dimanche au Qatar, “déchaîne évidemment les passions”, au moment où chez nous, le débat est engagé sur les choix tactiques et les conditions d’hébergement, mais aussi de ce créneau férié tacite (11h00 à 13h00), décrété le mercredi 23 novembre, moment d’entrer en lice de notre sélection nationale.

Chez des voisins occidentaux, le curseur de débat glisse vers un stérile appel au boycott de l’événement sportif le plus suivi au monde, relève l’hebdomadaire.

L’Émirat pétrolier n’a pas lésiné sur les moyens pour ce Mondial: déjà pour décrocher l’organisation, il avait signé un chèque à blanc à la FIFA pour faire oublier à son board toutes les considérations organisationnelles, constate-t-il.

La FIFA a également eu les moyens de positionner cet événement, surdimensionné et sur-critiqué, comme le tournoi le plus lucratif de l’histoire des Mondiaux, ajoute-t-il.

Burkina : lancement d’un appel à l’effort de guerre

Près de deux millions de personnes sont déplacées du fait des attaques terroristes, selon le gouvernement.Le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Faso a annoncé, vendredi 18 novembre 2022, la mise en place d’un « comité de collecte des contributions de toutes les bonnes volontés pour accompagner l’effort national » dans la lutte contre le jihadisme.

Dans un communiqué transmis à APA, le chef de l’État burkinabé a précisé que le comité informera l’opinion des « besoins les plus urgents identifiés », recevra « tous les dons sous toutes les formes » et fera un bilan des aides collectées et de leur usage. 

 Les contributions financières sont recevables par paiement mobile et/ou virement bancaire à travers des comptes créés à cet effet, ajoute le document signé par le capitaine Traoré. Les contributions peuvent aussi être en nature et des lieux de stockage seront précisés pour les y transférer. 

Le Burkina Faso traverse une crise humanitaire sans précédent consécutive à la situation sécuritaire marquée par des attaques terroristes ayant fait des milliers de victimes, alertent plusieurs organisations humanitaires et de la société civile. Près de deux millions de personnes ont été forcées de fuir leur foyer à cause des exactions des groupes armés non étatiques. Selon l’Unicef, 3,4 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et 700.000 enfants de moins de cinq ans menacés de malnutrition aiguë dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. 

Le nouvel homme fort du Faso a indiqué que les contributions visent à sortir le pays des crises sécuritaire et humanitaire. « Par souci de transparence et de redevabilité, un point mensuel sera fait et un rapport d’exécution bimensuel sera rendu public sur l’état des ressources et leur utilisation », a promis le capitaine Ibrahim Traoré qui a renoncé, mercredi 16 novembre, à son salaire de Président pour ne garder que celui d’officier de l’armée afin de « montrer l’esprit de sacrifice » qui doit animer les Burkinabè. Ses ministres ont aussi cédé 50% de leur salaire de novembre à la Caisse nationale de solidarité au profit des personnes en difficulté.

Côte d’Ivoire : les prix de certains produits plafonnés

Le gouvernement ivoirien plafonne à nouveau les prix des produits de grande consommation dans un contexte de pressions inflationnistes et à l’approche des fêtes de fin d’année.Ces produits concernent notamment le riz, le sucre, la tomate concentrée, le lait, les pâtes alimentaires, l’huile de palme raffinée et la viande de bœuf qui « ne peuvent excéder toutes taxes comprises » selon l’annexe d’un arrêté interministériel.  

Cet arrêté interministériel a été paraphé conjointement par les ministres du Commerce et de l’industrie, celui de l’Économie et des Finances, ainsi que du Budget et du portefeuille de l’État, à la date du 16 novembre 2022.

Le gouvernement ivoirien prévient que « le non-respect du plafonnement des prix des produits concernés du présent arrêté est puni conformément à l’ordonnance n° 2013-662 du 20 septembre 2013 susvisée, sans préjudice de toutes autres sanctions prévues par la réglementation en vigueur ».

Toutefois, les prix et les marges fixées peuvent faire l’objet de révision, après des concertations avec les acteurs des secteurs concernés, fait observer le gouvernement, évoquant des cas d’évènement modifiant de façon significative la structure des prix.

Cacao ivoirien : démenti sur une « fausse information »

Le Conseil du café-cacao, organe de régulation, dénonce une « manipulation » dans un contexte de bras de fer avec l’industrie du cacao pour le respect du Différentiel du revenu décent (DRD, 400 dollars/tonne).« Dans une dépêche de l’agence américaine d’information financière Bloomberg, parue le mercredi 16 novembre 2022, il est écrit que le Conseil du Café-Cacao aurait vendu des contrats d’exportation de cacao avec un différentiel d’origine négatif compris entre -75 et -100 livres sterling par tonne », rapporte l’organe de régulation.   

Le Conseil du café-cacao de Côte d’Ivoire, en réaction, « s’insurge et dénonce cette fausse information qu’il assimile à de la manipulation et tient à rappeler à tous les acteurs de la chaîne de valeur que, depuis le 1er août 2022, le différentiel d’origine actuellement en vigueur est égal à 0 ».

Le régulateur de la filière « confirme avoir récemment vendu des contrats d’exportation de cacao avec un différentiel d’origine égal à 0 », tout en insistant « qu’aucun contrat d’exportation de cacao ne sera vendu avec un différentiel d’origine négatif ».  

L’organe de régulation s’est dit « résolument engagé avec le Ghana, au sein de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG), à tout mettre en œuvre pour permettre aux producteurs de cacao des deux pays de percevoir un prix décent et rémunérateur ».

Le Conseil a, en outre, appelé l’industrie du cacao et du chocolat au « respect de ses engagements en appliquant le Différentiel de Revenu Décent (DRD, 400 dollars/tonne) et payant un différentiel d’origine positif dans l’achat des contrats d’exportation de cacao ».

Passé la date du 20 novembre 2022, la Côte d’Ivoire et le Ghana annoncent des mesures allant jusqu’à la suspension de tous les programmes de durabilité et à l’interdiction d’accès aux plantations pour effectuer des prévisions des récoltes.

Selon ces organes de régulation, le constat est que les niveaux de différentiel d’origine proposés par le négoce et l’industrie a varié entre -150 et -250 Livres Sterling la tonne, érodant largement les 400 dollars par tonne du DRD.

La Côte d’Ivoire et le Ghana observent que depuis le lancement du DRD en 2019, et malgré le soutien public affiché par l’industrie du cacao, ce mécanisme de prix n’a pas encore permis de réaliser pleinement l’ambition de garantir une hausse soutenue des prix bord-champ du cacao.

Burkina : Des manifestants exigent le départ de l’ambassadeur de France

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants pro-russes.

De nombreux jeunes ont manifesté, une nouvelle fois, dans les rues de Ouagadougou, contre la présence française dans le pays.

Partis du Stade municipal de Ouagadougou, peu avant 9h, ils se sont dirigé vers l’Ambassade de France, scandant des slogans hostiles à l’Hexagone et affichant fièrement des drapeaux russe.

« Aujourd’hui, nous partons pour demander à l’ambassadeur de la France à Ouagadougou (Luc Hallade, ndlr) de rentrer dans son pays. En partant, qu’il n’oublie pas ses soldats », a expliqué un manifestant, portant un t-shirt à l’effigie du président de la Russie, Vladmir Poutine et paré des couleurs russes.

Devant la représentation diplomatique française, les manifestants ont trouvé des forces de l’ordre sur place. Des négociations ont été entamées.

Face au refus des pro-russes de rebrousser chemin, les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les foules. Les manifestants ont répliqué en lançant de gros morceaux de cailloux dans la cour de l’ambassade.

« Cela fait la quatrième fois que les gendarmes ont jeté les gaz, mais on est toujours là. Quand ça va finir (le gaz lacrymogène, ndlr) on va voir ce qu’ils vont faire maintenant », ironise un contestataire.

Depuis plusieurs mois, les manifestations anti-françaises se sont multipliées dans le pays. L’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré, soutenu par de nombreux pro-russes, a cristallisé les positions. Il y a environ un mois, les pro-russes manifestent chaque vendredi contre la présence francaise au Burkina.  

Mondial 2022 : en finale, le Cameroun s’y voit déjà

Le gratin du foot a rendez-vous au Qatar du 20 novembre au 18 décembre 2022 pour la plus belle des compétitions du sport roi : la Coupe du monde. L’occasion pour APA News de jeter un faisceau de lumière sur les cinq représentants de l’Afrique. Aujourd’hui, le Cameroun. (3/5)« Au fil des années, les équipes africaines ont acquis de l’expérience. Maintenant, je pense qu’elles sont prêtes non seulement à participer à un Mondial, mais aussi à le remporter ». Ces propos récemment tenus par Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), en disent long sur l’état d’esprit qui anime cette légende du foot africain.

L’ancien buteur du FC Barcelone, dans sa carrière de joueur, n’a cessé de repousser ses limites pour être cité parmi les meilleurs de sa génération. Avec l’équipe nationale, il est monté à deux reprises (2000 et 2002) sur le toit du continent noir et remporté une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 2000. Mais aux Coupes du monde 1998, 2002, 2010 et 2014, il n’a jamais rencontré le succès de Roger Milla, quart de finaliste de la compétition en 1990.

Depuis cette édition accueillie par l’Italie, le Cameroun joue simplement un rôle de figurant dans le plus prestigieux tournoi de foot. Eto’o, devenu dirigeant, veut voir la nouvelle génération de Lions indomptables donner corps à sa vision d’une Afrique conquérante. À 42 ans aujourd’hui, il rêve d’un sacre de son pays au Qatar au soir 18 décembre prochain.

« Cet objectif ne correspond pas trop à la réalité de notre équipe. Ça ne dit pas grand-chose au peuple. Atteindre déjà les quarts de finale serait une prouesse. L’heure n’est pas à l’optimisme. Cette sélection ne fait pas rêver les supporters. Mais ils espèrent que les Lions indomptables vont les surprendre », tempère Désiré Domo, journaliste au quotidien Mutations. À vrai dire, le Cameroun a perdu de sa superbe : « On avait, au début de ce millénaire, Eto’o, Mboma, Etamé-Mayer, Njitap, etc. Actuellement, il n’y a pas de noms ronflants en sélection », contaste-t-il.

Mohamed Moluh, journaliste au quotidien Le Messager, n’est pas du même avis. Pour lui, « il faut éviter l’attitude défaitiste qui a trop souvent caractérisé les équipes camerounaises voire africaines en Coupe du monde. Pendant un temps, on pensait que l’essentiel était de participer. Mais nous nous sommes qualifiés comme toutes les autres nations. Il faudra donc qu’on mette toutes les chances de notre côté pour atteindre nos buts ».

Absents en Russie, il y a quatre ans, les Lions indomptables ont été versés dans le groupe G du Mondial qatari. Ils affronteront tour à tour la Suisse (24 novembre), la Serbie (28 novembre) et le Brésil (2 décembre). « Le Cameroun a beaucoup à prouver. Les joueurs en ont conscience. La mission s’annonce difficile, mais pas impossible. En dehors de la Seleção, la Nati et les Aigles sont à la portée des Lions indomptables », pense M. Moluh.

Le fighting spirit de Rigobert Song

L’ancien défenseur central, recordman de sélections au Cameroun (137 capes), a été propulsé à la tête de l’équipe nationale quelques jours après le limogeage de Toni Conceição, sur le banc lors de l’élimination par l’Égypte (0-0 TAB 1-3) en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2021.

Rigobert Song, fin mars 2022, entame mal la succession du technicien portugais avec une défaite à domicile contre l’Algérie (0-1) en barrage aller des éliminatoires de la Coupe du monde. Dans le pétrin, l’emblématique capitaine de la génération dorée du début des années 2000, dans les jours précédant la manche retour, met en garde son pair Djamel Belmadi et ses troupes en ces termes : « Quand tu sais que tu es en danger, tu n’es plus en danger. C’est quand tu ne sais pas que tu es en danger, que tu es en danger. C’est de cela qu’il s’agit ». Sa fameuse théorie du danger agit comme un électrochoc dans la Tanière.

Les Lions indomptables, dans le stade Mustapha-Tchaker de Blida plein comme un œuf, piègent les Fennecs (1-2, après prolongations) pour composter leur billet pour le Qatar. Cependant, l’embellie sera de courte durée. Le Cameroun est retombé dans ses travers, affichant un bilan d’une victoire (2-0 face à l’Ouzbékistan), d’une défaite (1-0 devant la Corée du Sud) et de deux nuls (1-1 contre la Jamaïque et le Panama). Ce dernier match, joué ce vendredi 18 novembre à Abu Dhabi (Émirats arabes unis), n’a donc pas permis d’enclencher une nouvelle dynamique avant le Mondial.

« Les matchs préparatoires ne rassurent pas, mais les Lions indomptables sont très dangereux lorsqu’ils sont dos au mur », avertit le journaliste du quotidien Le Messager. Son confrère de Mutations abonde dans le même sens en indiquant que « les sélections les moins attendues peuvent créer la surprise » au Qatar comme l’ont fait « le Portugal à l’Euro 2016 et le Cameroun à la Can 2017 ».

En meneur d’hommes, Rigobert Song ne ménagera pas sa peine pour donner raison à son ex-coéquipier Samuel Eto’o. L’entraîneur aux dreadlocks a communiqué, le 9 novembre, sa liste définitive pour la Coupe du monde. « Je pense que les meilleurs du moment ont été sélectionnés. Il n’y a eu pratiquement pas de surprise. Mais l’absence du défenseur central Michael Ngadeu fait jaser », rapporte Désiré Domo. Mohamed Moluh, de son côté, signale que « la présence de Christian Bassagog fait aussi débat. Quoi qu’il en soit, Song a choisi en âme et conscience ceux qu’il estime capables de défendre les couleurs du Cameroun pour le 8ème Mondial de ce pays de foot ». Le reste, c’est la vérité du terrain. À André Onana, Nicolas Nkoulou, Frank Zambo Anguissa, Vincent Aboubakar ou encore Eric Choupo-Moting de jouer.

Liste des 26 Camerounais pour le Mondial 2022

Gardiens
(3) : André Onana (Inter Milan, Italie), Devis Epassy (Abha, Arabie saoudite) et Simon Ngapandouetnbu (Olympique de Marseille, France).

Défenseurs (7) : Faï Collins (Al Taee, Arabie saoudite), Nicolas Nkoulou (Aris Salonique, Grèce), Enzo Ebosse (Udinese, Italie), Olivier Mbaizo (Philadelphia Union, États-Unis), Nouhou Tolo (Seattle Sounders, États-Unis), Jean-Charles Castelletto (Nantes, France) et Cristopher Wooh (Stade Rennais, France).

Milieux (6) : Samuel Oum Gouet (Malines, Belgique), Martin Hongla (Hellas Vérone, Italie), Frank Zambo Anguissa (SSC Naples, Italie), Pierre Kunde Malong (Olympiakos Pirée, Grèce), Olivier Ntcham (Swansea, pays de Galles) et Gaël Ondoua (Hanovre 96, Allemagne).

Attaquants (10) : Vincent Aboubakar (Al Nasr Riyadh, Arabie saoudite), Bryan Mbeumo (Brentford, Angleterre), Jean-Pierre Nsame (Young Boys, Suisse), Georges-Kévin N’Koudou (Besiktas, Turquie), Moumi Ngamaleu (Dynamo Moscou, Russie), Karl Toko Ekambi (Lyon, France), Christian Bassogog (Shanghai Shenhua, Chine), Souaibou Marou (Coton Sport de Garoua, Cameroun), Jérome Ngom (Colombe sportive du Dja et Lobo, Cameroun), Eric Choupo Moting (Bayern Munich, Allemagne).

Entraîneur : Rigobert Song (Cameroun)

Programme du Cameroun au Mondial 2022

1ère journée : jeudi 24 novembre 2022

10h00 (Temps Universel) Suisse / Cameroun

2ème journée : lundi 28 novembre 2022

10h00 (Temps Universel) Cameroun / Serbie

3ème journée : vendredi 2 décembre 2022

19h00 (Temps Universel) Cameroun / Brésil

Af’Sud : nouvelle hausse des cas de Covid-19

L’Afrique du Sud entre dans une nouvelle vague du nouveau coronavirus, selon Dr Ridhwaan Suliman, chercheur principal du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR).Le chercheur a expliqué que les données montrent une augmentation de 0,1 cas de Covid-19 pour 100.000 personnes (6,6%) dans l’Etat libre, à 3,4 cas pour 100.000 personnes (64,4%) dans le KwaZulu-Natal au cours de la semaine se terminant le 12 novembre.

Selon les statistiques, le risque d’incidence hebdomadaire le plus élevé concerne les cas détectés chez les patients âgés de 80 ans et plus, tandis que le plus faible concerne le groupe d’âge de cinq à neuf ans.

Dans le dernier rapport hebdomadaire du National Institute of Communicable Diseases (NICD), la province du KwaZulu-Natal a enregistré le plus grand nombre d’admissions au cours de la semaine écoulée (97 admissions sur 286 cas, soit 33,9%), suivie de Gauteng (82 admissions sur 286 cas, soit 28,7%) et de Western Cape (51 admissions sur 286 cas, soit 17,8%).

La province du Nord-Ouest a enregistré le plus faible nombre d’admissions (cinq admissions sur 286 cas, soit 1,7%), selon le rapport du NICD.

Toutefois, au cours de la même semaine, le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital a diminué de 40% par rapport à la semaine précédente, ajute le NICD.

« De manière prometteuse, les hospitalisations et les décès liés à la Covid-19 restent relativement stables », a rassuré Dr Ridhwaan Suliman sur Twitter.

Réserves de change: pas de sanctions du FMI contre le Malawi

L’institution de Bretton Woods a accordé une dérogation au pays d’Afrique australe après qu’il a mal déclaré ses réserves internationales il y a trois ans.Dans un communiqué, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré que les avoirs de réserve bruts de la Reserve Bank of Malawi (RBM) ont été délibérément surévalués entre juin 2018 et juin 2019, contrairement aux dispositions d’un accord conclu lors de la signature de l’accord triennal de la Facilité élargie de crédit (FEC) en avril 2018 entre le Fonds et les autorités malawites.

Dans le cadre de cet accord, il a été convenu que les réserves brutes excluraient « les dépôts à terme gagés et les actifs par le biais de swaps à court terme contractuels ». Ces derniers ont toutefois été inclus dans les réserves brutes totales qui ont été déclarées au FMI par la RBM, ce qui a conduit à la suspension de la FEC.

Le gouvernement du président Lazarus Chakwera, qui a pris ses fonctions en juin 2020, a réagi en licenciant l’ancien gouverneur de la RBM en juillet 2020 et a ordonné un audit spécial des réserves de change de la RBM pour les trois premières revues dans le cadre de l’accord de la FEC 2018.

« Compte tenu de l’engagement des autorités à fournir des données exactes et en temps voulu au FMI à l’avenir et des mesures correctives déjà prises, le conseil d’administration a accordé des dérogations pour le non-respect du critère de performance relatif au plancher sur les RNI (réserves internationales nettes) », a déclaré Bo Li, Directeur général adjoint du FMI.

Selon lui, les mesures correctives prises par les autorités malawites « et les mesures correctives supplémentaires à entreprendre contribuent à reconstituer les avoirs de réserve du RBM et sont, par conséquent, appropriées pour atteindre les objectifs de l’accord FEC 2018 ».

En début d’année, le Malawi a également demandé une Facilité de crédit élargie (FEC) de quatre ans pour aider à résoudre les difficultés de sa balance des paiements.

Le mois dernier, le FMI et le Malawi ont conclu un accord au niveau du personnel sur un financement d’urgence pouvant atteindre 88,3 millions de dollars américains dans le cadre de la « fenêtre de choc alimentaire ».

Inondations au Tchad : l’OMS déclare l’état d’urgence

Les intempéries peuvent engendrer de nombreuses maladies, de potentielles épidémies et occasionner des ruptures de soins pour les malades chroniques, selon l’OMS.Des pluies diluviennes et la crue annuelle des fleuves Chari et Logone ont entrainé des inondations ayant fortement affecté les populations. Sur les 23 provinces que compte le Tchad, les 18 ont été touchées par ces inondations, contraignant plusieurs ménages à quitter leur domicile.

Cette situation est de nature à engendrer de nombreuses maladies, de potentielles épidémies et peut occasionner des ruptures de soins pour les malades chroniques.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alors mis à disposition du ministère de la Santé des kits de médicaments essentiels et de prise en charge de certaines maladies endémiques au Tchad. Il s’agit de kits de médicaments essentiels pour 1 000 personnes pendant 3 mois, de 100 kits paludisme pour la prise en charge de 3 000 personnes pendant 3 mois et de 2 kits choléra pouvant prendre en charge au moins 200 cas de Choléra.

Dans la capitale, N’Djaména, un quart de la ville a été submergée par les eaux et près de 100 000 personnes se retrouvent dans des centres d’accueil collectifs identifiés par les autorités nationales, selon rapport de situation N°3 du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu (OCHA).

Fort de ce contexte, l’OMS coordonne par une gestion rationnelle des ressources, les interventions des différents partenaires du cluster santé Tchad pour la prise en charge de la santé primaire, de la santé de la reproduction, des violences basées sur le genre, de la santé mentale puis la prise en charge médicale d’urgence des populations affectées.

Sous le leadership de l’incident manager de l’OMS au Tchad, une équipe d’urgences sanitaires de trois épidémiologistes et d’un gestionnaire de l’information a été constituée pour accompagner le cluster santé Tchad puis appuyer la prévention et la riposte adéquate face à d’éventuelles épidémies.

La surveillance des maladies chroniques reste aussi de mise, une alerte a été lancée aux programmes VIH et Tuberculose pour assurer la continuité des services par la disponibilité des médicaments antituberculeux et ARV dans les camps de sinistrés.

Les consultations médicales sont également menées au quotidien, dans chacun de ces camps, par les acteurs du cluster santé tels que Premier Urgence, ALIMA, Médecin Sans Frontière…

D’après le Responsable médical de Médecin Sans Frontière, Dr Patrick Tambwe, « près de 120 consultations sont faites par jour et les maladies les plus récurrentes dans ces consultations sont le Paludisme, les Infections respiratoires et aigües puis les diarrhées et de temps en temps quelques infections cutanées. Les patients bénéficient ainsi d’un traitement ambulatoire avec une mise à disposition de médicaments gratuits ».

En dix (10) jours d’activités, une moyenne de onze patients en situation critique ont été référés à l’hôpital de la Paix de N’Djaména pour bénéficier d’une prise en charge plus adéquate.

Pour Dr Patrick, le cadre d’échange permanent assuré par l’OMS à travers le cluster santé permet aux différents acteurs de discuter et de trouver des solutions face à certains défis dans ce contexte d’urgence.