Mondial 2022 : le Sénégal rate son entrée en matière

Manquant de réalisme, le Sénégal a été surpris en deuxième période par la Hollande.C’est un scénario auquel ne s’attendait pas le Sénégal. Les Lions de la Téranga se sont inclinés face aux Pays Bas pour leur entrée en matière dans la Coupe du monde de football qui se tient au Qatar du 21 novembre au 18 décembre 2022. 

Privé de l’apport offensif de Sadio Mané, blessé à quelques jours du Mondial, les hommes d’Aliou Cissé qui se sont pourtant bien comportés dans la première manche, produisant un jeu séduisant, ont prêté le flanc en deuxième période vers la fin du temps réglementaire. Sur un centre de Frenkie De Jong, Cody Gakpo prend le dessus sur le portier sénégalais, Edouard Mendy et marque de la tête le premier but hollandais à la 84e minute. 

Les coéquipiers d’Idrissa Gana Guèye ont tenté de réagir, mais seront assommés par un deuxième but hollandais marqué à la 98e minute, par Davy Klaasen suite à une première tentative de Memphis Deepay mal repoussée par E. Mendy. 

Troisième du Groupe A, les champions d’Afrique en titre sont condamnés à gagner leur deuxième match vendredi 25novembre contre le pays organisateur, le Qatar également dos au mur après sa défaite face à l’Équateur lors du match d’ouverture

Les experts africains de l’eau en réunion à Abidjan

Cette session qui se déroule du 21 au 24 novembre 2022, a lieu dans le cadre des préparatifs du 21e Congrès international de l’Association africaine de l’eau (AAE), prévu en février 2023.Le ministre ivoirien de l’Hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité M. Bouaké Fofana, a ouvert lundi les travaux, marquant la 90e session du Conseil scientifique et technique de l’Association africaine de l’eau (AAE).

M. Bouaké Fofana s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui permettra à la Côte d’Ivoire, en particulier et à l’Afrique en général, de disposer d’outils nécessaires afin d’adresser les questions de l’eau et de l’assainissement.

Evoquant ses attentes vis-à-vis de ces assises, il a appelé à « la mise en place d’écoles spécialisées dans la maintenance et la formation des techniciens aguerris pour une gestion quotidienne des services publics d’eau et d’assainissement ».

Le directeur général de la Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire (SODECI), Ahmadou Bakayoko, a également salué la tenue de ces assises qui viennent apporter des pistes de solutions au niveau scientifique afin d’aborder les questions liées à la fourniture d’eau.

« Parmi les difficultés que nous devons gérer, il y a l’équipement de nos régions pour l’accès à l’eau, mais malheureusement la ressource est dans des périodes parfois difficiles d’accès pour les populations, en raison de l’orpaillage qui est un vrai sujet », a-t-il dit.  

M. Ahmadou Bakayoko a en outre fait état du changement climatique qui peut impacter négativement les ressources en eau, soutenant qu’« il faut donc trouver des solutions scientifiques et les experts africains se mobilisent à cet effet avec l’appui d’internationaux ».

Le directeur exécutif de l’AAE, M. Sylvain Usher, a quant à lui donné quelques orientations concernant les travaux à mener pendant ces assises du Conseil scientifique et technique, la cheville ouvrière de l’organisation.

L’AAE, dira-t-il, « doit d’être beaucoup plus proactive et devenir beaucoup plus attractive pour l’ensemble des praticiens du continent », c’est pourquoi « le Comité de direction a proposé la création d’un Conseil stratégique qui remplacerait le bureau actuel du Cst et dont les prérogatives seraient plus étendues ».  

Il a suggéré un comité de spécialistes qui « jouirait d’une autonomie avec pour objectifs de renforcer les opportunités de rassemblement des compétences diverses, de rendre plus efficace une collaboration plus étroite entre le monde de la recherche et le monde opérationnel, entre autres ».  

Dr Papa Diop, désigné comme le président de ce Comité scientifique, s’est dit confiant des attentes pour le futur congrès et pour les problématiques liées à la gestion durable et l’eau et de l’assainissement sur le continent.  

« Tant qu’il existera un seul humain en Afrique dépourvu d’eau ou de système d’assainissement adéquat nous n’aurons pas droit au repos. A plus forte raison de ne pas réfléchir sur les stratégies, innovations et approches », a-t-il déclaré.  

Le thème retenu pour la 90e session du Conseil scientifique et technique de l’AAE est : « Systèmes, approches et outils innovants pour accélérer l’accès à un service durable d’eau et d’assainissement pour tous ».

 

Présidentielle tchadienne : Moussa Faki réfute toute idée de candidature

Le président de la Commission de l’Union africaine a nié toute intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue à l’issue de la transition en cours dans son pays.

« Je crois que c’est une querelle politicienne dans laquelle on veut m’entraîner, mais je ne tomberai pas dans ce piège ». C’est en ces termes que le président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a nié les accusations portées sur son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle à venir dans son pays.

« Je ne suis candidat à rien. Je suis président de la Commission de l’Union africaine. Il me reste encore deux ans et plus pour remplir mon mandat et je me concentre sur ça », a-t-il martelé dans un entretien accordé samedi à RFI et France 24 en marge du sommet de la Francophonie tenu les 19 et 20 novembre à Djerba, en Tunisie.

Moussa Faki Mahamat a par ailleurs rappelé que cette question lui a fréquemment été posée durant sa longue carrière politique. C’était notamment le cas quand il était encore, en 2004, Premier ministre du défunt président Idriss Déby Itno.

Cette idée véhiculée par le gouvernement de la transition du Tchad est « un amalgame sciemment entretenu », a accusé M. Mahamat qui a récemment publié un rapport accablant les autorités de son pays suite à la répression sanglante notée lors de la manifestation de l’opposition dans la capitale et plusieurs grandes villes du pays.

Le 20 octobre dernier, les forces de l’ordre ont tiré à balle réelle contre les manifestants faisant officiellement 50 morts et plus de 300 blessés. Malgré cela, le Tchad n’a pas été suspendu des instances régionale et sous-régionale.

« Au départ, on m’a causé de vouloir faire la part belle à mon pays qui a échappé à la suspension. Maintenant, c’est le contraire », a ironisé Moussa Faki, précisant qu’il a le droit d’avoir des ambitions ou un projet pour son pays comme tout citoyen tchadien qui remplit les conditions édictées par la loi.

Côte d’Ivoire : innovation et réforme du logement social

La réforme du secteur du logement social permettra à court terme le lancement d’un Programme pilote prioritaire de 7.500 logements sociaux.Cette réforme, intégrant « une meilleure structuration des crédits promoteurs et des crédits acquéreurs », devrait permettre ensuite une « montée en puissance à 25.000 logements », a dit lundi le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, lors d’une conférence de presse.

« Le premier programme de 25.000 logements, nous allons l’initier avec une urgence de 7.500 (unités) qui va commencer avec 7.000 sur Abidjan et 2.500 sur les localités de l’intérieur, (notamment) à Korhogo, Yamoussoukro, San-Pedro et Bouaké. », a-t-il ajouté

Les autres localités du pays vont suivre jusqu’à atteindre 20.000 logements, a-t-il mentionné, faisant savoir que la SFI, une branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, « qui fait confiance à la réforme, a décidé de son côté de financer un programme de 5.000 logements ».

« L’Etat a créé une société de garantie des logements sociaux », a-t-il relevé, expliquant que celui qui travaille, et qui n’a pas une quotité cessible, peut selon ses possibilités de paiement mensuel, bénéficier d’une garantie de l’Etat auprès de la banque.  

Le Premier ministre ivoirien a souligné que « l’Etat lui donne la garantie et la banque de logements sociaux doit l’autoriser effectivement à pouvoir bénéficier de ce prêt ». Cela devrait permettre de faciliter l’accès aux prêts immobiliers.

Avec la société de garantie des logements sociaux mise en place par l’Etat, la banque « exclusivement dédiée au financement des logements sociaux et un crédit acquéreur concédé à des concessions conditionnelles, on va avoir des logements en volume », s’est-il félicité, saluant la réforme.  

En plus, poursuivra le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, l’Etat a lié ce programme à la promotion de l’entrepreneuriat national, tout en indiquant que « tous les logements qui seront réalisés à l’intérieur du pays, le seront exclusivement par des entreprises nationales ».  

Toutefois, les logements qui seront en hauteur, à une certaine complexité, seront réalisés par les entreprises internationales qui peuvent construire de façon massive, a-t-il renchéri, insistant que ces firmes doivent associer les compétences de PME nationales pour les outiller sur les ouvrages complexes.  

Le coût élevé de la vie menace la vie des enfants africains (enquête)

Les gouvernements africains sont invités à investir davantage dans la protection de l’enfance.En Afrique, les enfants subissent de plein fouet les multiples crises dues à la Covid-19, aux conflits, à l’inflation et à la guerre en Ukraine. En octobre 2022, le Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (MAEJT) a interrogé 335 enfants travailleurs, dont 193 filles et 142 garçons âgés de 9 à 18 ans, avec une moyenne d’âge de 15 ans, dans 63 localités pour déterminer leurs conditions de vie.

Cette enquête menée révèle que l’état actuel de l’économie mondiale a un impact direct sur la vie des enfants, de leurs familles et d’autres groupes vulnérables.

Si les États et les partenaires de l’aide au développement n’agissent pas rapidement, les risques d’exploitation et de mobilité transnationale des mineurs vont augmenter et devenir incontrôlables, rapporte l’enquête.

« Je suis sûr que certains de mes camarades de classe vont en rejoindre d’autres dans les sites d’extraction d’or », confie un garçon de 16 ans interrogé par les enquêteurs à Fada Ngourma, au Burkina Faso.

Pour cette jeune fille nigérienne de 16 ans, « nos fonds peuvent acheter des bombes nucléaires pour assurer la paix, mais pas pour des initiatives en faveur des droits de l’enfant ».

Les enfants africains se posent des questions sur le leadership africain et veulent savoir ce que l’État et le secteur privé ont investi en eux. « Nous avons si souvent entendu et vu les gouvernements allemand et suisse allouer des fonds pour l’éducation, la protection et la formation des enfants africains. Mais il est rare d’entendre ou de voir les gouvernements africains unir leurs forces pour soutenir des initiatives qui bénéficient directement aux enfants. Leurs priorités de dépenses sont les infrastructures, la politique et l’administration », déplore un jeune Ougandais de 15 ans.

La croissance économique n’est pas suffisante pour conduire le changement dont l’Afrique a besoin. Pour que les pays se développent réellement, réduire la pauvreté, construire de bonnes infrastructures et exploiter la paix, les communautés africaines doivent investir dans les droits de l’enfant et les initiatives de protection de l’enfance, éduquer les jeunes et créer des emplois décents.

L’absence de dépenses publiques suffisantes, efficaces, inclusives et efficientes en faveur des enfants est l’un des principaux obstacles à la réalisation des droits de l’enfant. Les engagements politiques et législatifs pertinents restent des promesses vides si les gouvernements ne génèrent pas et n’allouent pas équitablement des ressources adéquates pour leur mise en œuvre dans leurs budgets locaux et nationaux, et ne garantissent pas une utilisation efficace et efficiente de ces ressources.

La Convention relative aux droits de l’enfant ainsi que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant imposent à tous les États parties, y compris à la communauté internationale, l’obligation de mobiliser et d’allouer des ressources afin d’investir dans les enfants.

Ces deux instruments reconnaissent que ce n’est qu’à travers les budgets gouvernementaux que les services publics aux enfants, dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, sont réalisés.

A l’occasion de la commémoration de la journée internationale des droits l’enfant le 20 novembre 2022, les enfants africains appellent à des solutions locales, notamment la création de fonds africains pour les enfants africains.

COP27: création d’un fonds sur les pertes et dommages pour le climat

La création de ce fonds était le principal d’achoppement du sommet tenu du 6 au 20 novembre 2022.Les deux semaines de la 27e Conférence des Nations unies sur le climat (COP27) se sont terminées, dimanche dans la ville portuaire égyptienne de Charm el-Cheik, avec un accord sur la création d’un « Fonds pour les pertes et dommages » pour aider les pays en développement à répondre à l’impact négatif du changement climatique.

La conférence, qui devait se terminer vendredi dernier, a été prolongée jusqu’à dimanche afin de permettre aux délégués de démêler les détails du fonds au cours de négociations difficiles mais délicates.

La solution recherchée est intervenue après que les négociateurs africains et autres n’ont exprimé aucune objection au texte final, alors que le président de la COP27, l’Égyptien Sameh Shoukry, examinait le dernier point de l’ordre du jour.

« J’invite maintenant la COP à adopter la décision intitulée +Dispositions de financement+ pour répondre aux pertes et dommages associés aux effets néfastes du changement climatique », a déclaré Shoukry.

Cette décision marque un tournant dans l’histoire de la COP27, puisque les parties ont convenu de la création du fonds tant attendu pour aider les pays en développement qui sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique.

Cependant, l’approbation rapide d’un fonds dédié a laissé à l’année prochaine la plupart des décisions les plus controversées sur le fonds, y compris qui devrait y contribuer.

Sahel: Incertitudes autour de la mort d’un cadre de l’Etat islamique

Cadre de l’Etat islamique au Sahel, le Nigérien Iliassou Djibo, surnommé Petit Chaporé, aurait été tué fin octobre dans dans la guerre fratricide entre jihadistes sahéliens.Activement recherché par plusieurs services de renseignement sahéliens et occidentaux, Iliassou Djibo alias Petit Chaporé aurait été tué. Le jihadiste nigérien aurait trouvé la mort fin octobre dans des affrontements entre l’Etat islamique au Sahel et le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), dans l’est du Mali, non loin de la frontière avec le Niger. 

Plusieurs médias nigériens ainsi que des spécialistes des groupes jihadistes ont confirmé la mort du jihadiste. Cependant des sources sécuritaires contactées par APA préfèrent jouer la carte de la prudence. “Selon mes informations, il n’a même pas pris part aux affrontements entre l’EIS et le GSIM”, soutient l’une d’elles.

En tout cas, sa mort serait un coup dur pour la branche sahélienne de l’Etat islamique. Ancien membre du le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), un groupe créé en 2011 par le jihadiste mauritanien Hamada Ould Mohamed Heirou, alors en rupture de ban avec Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et l’arabe malien Ahmed Tilemsi, Petit Chaporé a milité à Almurabitoune, né en 2013 d’une fusion du MUJAO et de la Brigade des Signataires par le Sang du jihadiste algérien, Mokhtar Belmokhtar.  

Recherché par les Etats-Unis

Lorsque Adnan Abou Sahraoui fait allégeance à l’Etat islamique en 2015, il a compté sur des hommes comme Iliassou Djibo pour constituer le noyau dur de la succursale du “Califat islamique” proclamé par Abou Bakr al Baghdadi en Irak. Le 4 octobre 2017, des forces spéciales américaines et des soldats nigériens tombent sur une embuscade des insurgés islamistes. Le bilan est lourd. Huit militaires sont tués, dont quatre Américains et quatre Nigériens. Le 12 janvier 2018, Adnan Abou Walid al Sahraoui (AWAS) revendique cette opération, relevant l’aura de son groupe auprès du commandement central de l’État islamique dont les provinces syro-irakiennes étaient en difficultés. 

Les Américains lancent à travers le programme “Reward for justice” la traque contre les auteurs de cette attaque et offrent jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information facilitant leur capture. Mais Petit Chaporé échappe aux multiples opérations des militaires français visant le commandement de l’EIS en 2021 et qui ont permis de tuer en aout Adnan Abou Walid al Sahroui, avec l’aide des américains. Très actif à la frontière entre le Mali et le Niger, le jihadiste aurait joué un rôle important dans la montée en puissance de l’EIS dans l’est du Mali et les exactions contre les civils dans cette région.

Le Sénégal entre en lice à la Coupe du monde de football

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA traitent essentiellement du premier match du Sénégal à la Coupe du monde du Qatar face aux Pays-Bas, cet après-midi.« Test grandeur nature pour les Lions » du Sénégal qui affrontent cet après-midi les Pays-Bas pour le deuxième match de la poule A de la Coupe du monde, commencée dimanche avec la victoire (2-0) de l’Equateur sur le Qatar, pays organisateur, affirme Le Soleil qui souligne que le président Macky Sall a remis hier le drapeau national aux joueurs et « rend hommage à Sadio Mané ».

Le Quotidien et Walf Quotidien recommandent aux Lions de « presser à fond l’Oranje », surnom de l’équipe nationale hollandaise dont le sélectionneur, Louis Van Gaal, estime que « le Sénégal n’est pas n’importe quel adversaire ». Cela explique d’ailleurs l’enthousiasme de son homologue Aliou Cissé.

« Nous sommes confiants », a-t-il dit malgré le forfait de son chef d’orchestre Sadio Mané. « Nous avons une équipe forte », a insisté le sélectionneur sénégalais après avoir entendu le discours du chef de l’Etat estimant que « le champion d’Afrique doit sortir les griffes ».

Malgré l’absence du leader technique des Lions, « il y a de jeunes joueurs prêts à relever le défi. Le plus important ici, c’est d’avoir une complémentarité entre ces garçons. On ne cache pas l’importance de Sadio, mais il nous est aussi arrivé de jouer des matchs sans lui », a rappelé l’entraîneur sénégalais qui prend part à sa deuxième Coupe du monde en tant que technicien.

« Lions nos destins », appelle L’Observateur malgré que le couloir gauche de l’équipe du Sénégal soit « décimé » avec la blessure de Fodé Ballo Touré et les problèmes de naturalisation de « l’Allemand » Ismail Jacobs. Dans ces circonstances, Aliou Cissé est obligé de « se réinventer ». Le polyvalent défenseur des espoirs Moussa Ndiaye est appelé à la place de Sadio Mané face au « crève-cœur » de l’équipe sénégalaise de ne pouvoir sélectionner qu’un joker médical à ce stade de la compétition.

Economie, droits des enfants et santé au menu des quotidiens marocains

Le développement de la production locale, la promotion des droits des enfants et les enjeux de la prévention en matière de santé sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+L’Opinion+, qui s’attarde sur le développement de la production locale, écrit que malgré des avancées louables en matière d’industrie, la production nationale n’a pas encore atteint son rythme de croisière, du fait qu’elle reste grandement dépendante des importations et donc directement exposée aux aléas des cours internationaux.

Et si le Maroc avait à produire tout ce qu’il pouvait localement, non seulement son industrie gagnerait en performance, mais plusieurs autres secteurs monteraient immanquablement en performance et en résilience, relève la publication.

Indispensable à notre société, le verre fait partie de ces matériaux que le Royaume pourrait produire localement, et l’absence d’une industrie y afférente constitue un manque à gagner énorme pour toute l’économie nationale, estime-t-il.

Et pour remédier au problème de l’énergie, étant donné que l’industrie du float est énergivore, le Maroc, qui dispose de tous les ingrédients permettant de développer une industrie du verre en bonne et due forme, pourrait se servir du GNL pour attirer les opérateurs.

+L’Economiste+, qui revient sur la promotion des droits des enfants au Maroc, regrette de voir encore des enfants tendre la main dans la rue, alors qu’ils « devraient être en train de jouer, de rire, d’aller à l’école et d’apprendre ».

Associations civiles et ONG font de leur mieux, or, il faut une prise de conscience collective pour stopper l’hémorragie, soutient le quotidien, soulignant que ces petits d’aujourd’hui sont ceux-là mêmes qu’on ne pourra classer dans aucune catégorie, lorsqu’ils auront atteint l’âge adulte.

“Ce sont les NEET de demain. Ni éducation, ni emploi, dans un monde qui sera peut-être entièrement robotisé”, relève-t-il, estimant que toute la chaîne de responsabilité est coupable, de la cellule familiale jusqu’à l’État lui-même.

+Aujourd’hui le Maroc+ écrit qu’en s’érigeant comme tête de file pour l’initiative de la stratégie de réduction des risques en santé en Afrique, le Maroc met le doigt en fait sur la brique la plus importante pour la réussite de toute politique publique en matière sanitaire, à savoir toute la partie préventive.

La difficulté de la démarche de prévention est que, contrairement aux soins médicaux curatifs, elle ne relève pas exclusivement des gestionnaires du système sanitaire public mais d’une multitude de secteurs et d’acteurs, relève la publication.

L’école, l’université, l’entreprise, l’usine, l’administration, les ménages, la prévention est en fait l’affaire de toutes et de tous, mais cette complexité est largement compensée par son aspect budgétaire et matériel nettement moins lourd au sens financier,explique-t-il.

Même mieux: quand la politique de prévention des risques de santé est prise au sérieux et menée rigoureusement, elle peut conduire mécaniquement à une amélioration de la performance du système de santé lui-même à travers l’allégement de la charge des effectifs, le désencombrement des structures sanitaires et la libération de ressources humaines et budgétaires pouvant être allouées à d’autres priorités, estime-t-il.

Eclairage du Cojep sur les relations Blé Goudé-Gbagbo

Le deuxième vice-président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Joël Poté, explique l’enjeu des liens entre Charles Blé Goudé et l’ex-président ivoirien.« Quand Blé Goudé dit que Laurent Gbagbo est son père, (cela signifie que) Gbagbo est la source qui l’a inspiré et qui l’inspire politiquement », a déclaré ce week-end Joël Poté, en marge des préparatifs du retour du président du Cojep en Côte d’Ivoire.  

Il a fait observer que les batailles de positionnement autour de M. Gbagbo, sont des choses qui existent, martelant « nous, nous sommes formels, nous n’allons pas pour prendre le contrôle d’une maison », en allusion à son parti politique.  

« Ceux qui se battent pour contrôler la maison, ils vont se battre pour contrôler la maison, ils vont de battre qu’ils prennent la maison, nous on va porter la vision. Nous, c’est la vision de la politique du président Gbagbo qui nous intéresse, non pas des problèmes de personne », a-t-il dit.  

« On a aucun problème avec M. Gbagbo », poursuit Joël Poté qui rappelle qu’en tant qu’acteur majeur de la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011, Charles Blé Goudé, le président du Cojep « vient pour matérialiser cela ».

Appareil et vision politique  

Suite à la création du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), le nouveau parti de Laurent Gbagbo, des partisans de l’ex-président ivoirien ont souhaité que le Cojep, à l’instar d’autres formations et mouvements rejoignent le PPA-CI. Mais, M. Blé Goudé a préféré garder son appareil politique.  

Ensuite, fera remarquer Joël Poté, président du Comité d’organisation du retour de Blé Goudé, « les choix stratégiques et les orientations du Cojep se décident dans les organes de notre parti, notamment le Congrès ou la Convention ».  

« M. Laurent Gbagbo, pour nous autres, ne nous a pas distribué des billets de banque pour soutenir son combat comme certains le croient, c’est le symbole qui donne espoir au fils du pauvre. C’est un homme qui nous amène à rêver. Il est parti de rien et il est devenu quelqu’un », a-t-il souligné.

Le président du Cojep, « Charles Blé Goudé nous a appris à aimer notre pays : c’est le combat (pour la liberté). Il est parti à la CPI (Cour pénale internationale comme co-accusé de crimes contre l’humanité) au nom d’une cause et d’un combat », a-t-il mentionné.  

Retour en Côte d’Ivoire 

« Il ne rentre pas en tant que victorieux d’un camp sur un autre. Il vient prendre toute sa place dans un processus de réconciliation qui est en cours en ce moment », a insisté Joël Poté, chef de Cabinet de Charles Blé Goudé, et président du Comité d’organisation de son retour en Côte d’Ivoire.

Selon Joël Poté, le retour de Blé Goudé en Côte d’Ivoire le 26 novembre 2022, en provenance de La Haye, sera marqué par deux étapes, notamment l’arrivée à l’aéroport d’Abidjan et son adresse à la Place CP1 de Yopougon.    

« A l’annonce de la date consensuelle de son retour, c’est un sentiment de joie qui m’anime. Sur instruction de Charles Blé Goudé, nous avons opté pour un format d’accueil à deux étapes, une étape d’abord à l’aéroport et la seconde étape à la place CP1 de Yopougon », renchérit-il.

« L’étape de l’aéroport se fera de manière soft parce que Charles Blé Goudé ne souhaite pas un accueil triomphal. Il nous a clairement instruit de plutôt tremper dans la modestie ; (alors) on a décidé de danser à la place CP1 à Yopougon », dans l’Ouest d’Abidjan, a-t-il ajouté.  

A l’aéroport d’Abidjan, « je peux déjà vous dire que le ministre KKB (ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale) sera présent, ainsi que le chef de Cabinet du président de la République », a-t-il rassuré.

Le maire de Port-Bouet commune abritant l’aéroport d’Abidjan a « confirmé sa présence et il y a aura un bon nombre de personnalités au niveau de l’aéroport, des personnalités politiques, de même que (sa) famille et les collaborateurs », a-t-il noté.

A la place CP1 de Yopougon, « nous attendons au moins 5.000 personnes », a rapporté Joël Poté, insinuant que dans la dynamique des préparatifs, le secrétaire général du Cojep a rencontré les leaders politiques Affi N’Guessan, Simone Gbagbo et Hubert Oulaye (PPA-CI) qui a confirmé sa présence.

Pour les prochaines joutes électorales, notamment les élections municipales, le Cojep envisage de mobiliser les nouveaux majeurs à participer à l’enrôlement. Et ce, dans l’optique d’engager des militants dans la bataille électorale.  

Le retour de Charles Blé Goudé était inscrit dans la 5e phase du dialogue politique, ce qui a donné un coup d’accélérateur à la réconciliation. M. Poté a remercié le président de la République et le gouvernement qui permettent ce retour.