Tchad : en prévision des inondations, la commune de N’Djaména cure les caniveaux

Pour faire face aux inondations souvent causées par l’obstruction des caniveaux, les dépôts anarchiques de déchets et les branchements irréguliers des eaux usées, la mairie de N’Djaména a entamé l’opération de curage des caniveaux ce 24 février.

Pendant la saison pluvieuse, les caniveaux bouchés entraînent la stagnation des eaux, la dégradation des voiries et des risques sanitaires pour les populations. Pour prévenir ces dangers, le maire de la ville, Senoussi Hassana Abdoulaye, coordonne les opérations de curage des caniveaux et le débranchement des connexions des puisards et des déversements des eaux usées sur les canaux de drainage des eaux de pluie.

La municipalité explique que cette action vise à améliorer l’écoulement des eaux pluviales et à réduire les risques d’inondation à l’approche de la saison des pluies. Le lancement de curage est couplée à la sensibilisation des riverains sur la nécessité d’adopter des comportements responsables, en mettant fin aux dépôts d’ordures et aux branchements illicites qui compromettent le fonctionnement des infrastructures.

Tchad : le gouvernement exige désormais un engagement écrit de discipline pour tout étudiant

Désormais chaque étudiant, devra signer au début de l’année académique, un engagement écrit à observer strictement la discipline, l’ordre et le règlement intérieur de l’établissement.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi à travers une circulaire du 24 février 2025, serre la vis sur la discipline. Il instruit le respect du règlement intérieur dans le souci de de préserver un climat académique serein, propice à l’apprentissage, à la recherche scientifique et au vivre-ensemble. Tom Erdimi réitère que, l’enseignement supérieur a pour vocation première la formation intellectuelle, morale et citoyenne des étudiants.

À ce titre, les établissements d’Enseignement supérieur doivent demeurer des espaces dédiés exclusivement aux études, au brassage culturel, à la tolérance et au respect mutuel, conformément aux textes règlementaires en vigueur. Le ministre exhorte les responsables des établissements d’enseignement supérieur publics et privés de veiller scrupuleusement au maintien de la discipline, de l’ordre et du respect des normes académiques au sein de leurs structures.

Il invite chaque entité à, sensibiliser les étudiants sur leurs droits et devoirs ; faire signer à chaque étudiant, au début de l’année académique, un engagement écrit à observer strictement la discipline, l’ordre et le règlement intérieur de l’établissement. Veiller à l’application rigoureuse des sanctions prévues en cas de non-respect, dans le respect des procédures réglementaires.

Tchad : les éleveurs du Mayo-Kebbi Est demandent de l’eau et des parcs de vaccination

Leurs doléances ont été adressées au ministre de l’Elevage et de la Production animale, Abderahim Awat Atteib.

‎Le ministre de l’Elevage et de la Production Animale Abderahim Awat Atteib conduit la deuxième phase de sensibilisation et de supervision de la campagne de vaccination conjointe contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), dans la zone méridionale.

‎Ce mardi 24 février 2026, la mission ministérielle est arrivée à Medegué dans la Province du Mayo-kebbi Est, où elle a été accueillie par le secrétaire générale du département de Mayo-Lemié, Djamilatou Youssouf Lawane. Aussitôt arrivée, la délégation a été conduite dans une zone de forte concentration où les agents sont en pleine vaccination des petits et gros ruminants.

‎Les doléances des éleveurs de cette localité tournent autour du manque d’eau et de parcs de vaccination, le problème de couloirs de transhumance et le phénomène récurrent de vol de bétails.

Tchad : le Conseil constitutionnel s’oppose au renouvellement partiel à la CNDH

Le processus de renouvellement partiel visant à remplacer des commissaires à la CNDH avant l’expiration légale de leur mandat de quatre ans est jugé irrégulière par le Conseil constitutionnel.

En sa qualité de régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, le Conseil constitutionnel s’oppose au processus de remplacement engagé à la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH).  A travers une décision rendue le 19 février 2026, le conseil indique que cette irrégularité vient du fait que l’on tente de remplacer des commissaires avant l’expiration légale de leur mandat de quatre ans, violant ainsi la Constitution et la loi relative à la CNDH. Il faut souligner qu’il réagit suite aux recours de plusieurs autorités dont le secrétaire général adjoint de la Primature.

Le Conseil constitutionnel précise que, conformément à l’article 212 de la Constitution et à l’article 20 de la loi n°028/PR/2018, le mandat des commissaires de la commission est fixé à quatre ans, renouvelable une seule fois. L’institution rappelle qu’il existe un seul mécanisme de renouvellement partiel reconnu. Celui mis en place lors de la création de la CNDH pour garantir sa stabilité. A ce titre, certains commissaires avaient exceptionnellement reçu un premier mandat de deux (02) ans par tirage au sort en 2020.

Le Conseil constitutionnelle martèle que le mandat réduit de deux ans concernait spécifiquement la phase de mise en place initiale. Et regrette que le Comité ad hoc ait indûment attribué des mandats de deux ans à trois commissaires au lieu de quatre (04) ans. En conséquence, le Conseil constitutionnel désavoue le processus en cours et estime que les trois commissaires doivent rester en fonction jusqu’en 2028, soit un mandat normal de 4 ans, éventuellement renouvelable une fois.

Dans sa décision, le Conseil précise également que le secrétaire général adjoint de la Primature ne figure pas au nombre des autorités habilitées à saisir le saisir ; qu’il y a lieu, dès lors, de déclarer ladite saisine irrecevable pour défaut de qualité.

Ahmad Makaila présente le bilan post-transition du Tchad aux Nations Unies

Présent à la 61ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le représentant permanent du Tchad en Suisse, Ahmad Makaila présentera la situation du pays depuis la fin de la transition politique.

 

Il s’est ouvert à Genève, le 23 janvier 2026, les travaux de la 61ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Au cours du segment de haut niveau, l’ambassadeur, représentant permanent du Tchad en Suisse, Ahmad Makaila fera l’état des lieux depuis la fin de la transition politique au Tchad et présentera les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations issues des différents mécanismes du Haut- commissariat aux Droits de l’Homme.

Il interagira tout au long du Conseil avec les États membres sur les différentes thématiques inscrites à l’agenda de la session. La plénière du lundi 23 février 2026 a analysé les enjeux contemporains et opérationnels des droits de l’homme. Les personnalités ayant intervenues, notamment le Secrétaire général de l’ONU reconnaît que des progrès existent mais restent fragiles.

Antonio Guterres a fait observer que « Quand les droits humains s’effritent, tout le reste s’écroule la paix, le développement, la cohésion sociale, la confiance et la stabilité ». C’est pourquoi il considère indispensable les instruments du Conseil des droits de l’homme et plaide pour un Conseil de sécurité qui reflète le monde d’aujourd’hui.

Tchad : le ministre de la Santé active la lutte contre le ver de Guinée dans le Salamat

En mission dans le Salamat, le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a lancé ce 23 février à Haraze le plaidoyer de haut niveau pour l’éradication de la maladie du ver de Guinée.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’arrêt de la transmission de la maladie du ver de Guinée à l’horizon 2026 et son élimination totale en 2030, conformément à la feuille de route de l’organisation mondiale de la santé. En 2025, le département de Haraze Mangué a enregistré trois infections animales, deux chiens et un chat et un cas humain notamment dans le village kogne.

La préfète du département de Haraze Mangué, Zara Moussa Brahim a souligné que la visite du ministre de la Santé publique et de la prévention dans son département est une opportunité pour renforcer et encourager les actions qu’ils mènent sur le terrain au sein de département de Haraze Mangué. Elle permet d’en trouver des solutions adéquates à la lutte contre la maladie de ver de Guinée afin d’atteindre l’objectif 2030.

Elle a réitéré l’engagement des responsables administratifs, religieux et traditionnels de son département dans cette lutte pour zéro cas d’infection de la maladie de ver de Guinée à Haraze Mangueigne.

Le ministre de la Santé relève que, la complexité de l’épidémiologie de la maladie de ver de Guinée notamment l’implication probable des poissons dans la chaîne de transmission, exige une approche globale et multisectorielle. Cette limite ne relève donc pas uniquement du ministère de la santé publique et de la prévention. Elle requiert notamment l’accès durable à l’eau potable, la lutte antivectorielle à travers le traitement de mares et la maîtrise de morbidité canine par la stratégie de l’attachement prolongée des chiens et des chats.

Tchad : lancement de l’enrôlement biométrique pour le BEF à N’Djaména

La direction nationale des examens et concours (DNEC) a lancé ce 23 février 2025, l’enrôlement des candidats au Brevet d’Enseignement Fondamental (BEF) pour la ville de N’Djamena.

 

Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, Vaïbra Nicolas, a supervisé ce jour ; le lancement de cette opération au Lycée Félix Éboué. À cette occasion, il a rappelé que cette innovation, instaurée l’année dernière, vise à mieux maîtriser les effectifs des candidats et à sécuriser les diplômes.

Au total, 13 824 candidats de la délégation de N’Djamena n°1 répartis dans 8 inspections départementales de l’éducation nationale seront enrôlés sur une période de trois semaines.

(DR)
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Le Tchad annonce la fermeture de sa frontière avec le Soudan

Le gouvernement tchadien à travers un communiqué du 23 février 2026, annonce la fermeture de la frontière avec le Soudan jusqu’à nouvelle ordre.

 

Cette décision fait suite aux incursions répétées et aux violations commises par des forces en conflit au Soudan sur le territoire tchadien, fait savoir le ministre tchadien de la Communication. La partie tchadienne explique que cette décision, vise à prévenir tout risque d’extension du conflit sur son sol, protéger les populations réfugiées, de garantir la stabilité et l’intégrité territoriale de notre pays.

Les déplacements transfrontaliers des biens et des personnes sont suspendus. « Toutefois, des dérogations exceptionnelles, strictement motivées par des raisons humanitaires peuvent être accordées sur autorisation préalable des autorités compétentes », peut-on lire dans le communiqué.

Le gouvernement tchadien prévient qu’il se réserve le droit de riposter contre toute agression ou violation de l’intangibilité de son territoire et de ses frontières. Il invite les populations des zones concernées au calme, à faire preuve de vigilance et au respect de cette décision.

Diplomatie : Ahmad Makaila présente ses lettres de créance aux Nations Unies

Cette cérémonie marque l’entrée en fonction officielle de l’Ambassadeur et constitue une étape importante dans le renforcement de la présence diplomatique du Tchad au sein de la Genève internationale.

Ce jeudi 19 février, l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Tchad, Représentant permanent auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse, S.E.M. Ahmad Makaila, a présenté ses lettres de créance à S.E. Mme Tatiana Valovaya, Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève, lors d’une cérémonie officielle tenue au Palais des Nations.

Au cours des échanges qui ont suivi, les discussions ont porté sur les priorités du Tchad ainsi que sur le renforcement de la coopération stratégique avec les institutions multilatérales, notamment dans les domaines de la paix, du développement économique, social et culturel.

S.E.M. Ahmad Makaila a réaffirmé l’engagement du Tchad à œuvrer activement au sein des instances internationales et à promouvoir les intérêts du pays, tout en consolidant les partenariats au service d’une coopération constructive et mutuellement bénéfique.

Tchad : diplomatie

Tchad : le commissaire divisionnaire Issaka Haroun Bechir honoré par les Etats-Unis

Après deux ans de collaboration, le département d’Etat américain a décerné au commissaire divisionnaire, Issaka Haroun Bechir quatre médailles et un certificat d’appréciation.

En service au ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, l’officier tchadien, est récompensé pour son engagement exceptionnel en faveur du renforcement du partenariat sécuritaire entre les États‑Unis d’Amérique. Son département soutient qu’au cours deux années de collaboration soutenue au cours desquelles le commissaire divisionnaire Issakha Haroun Bechir a contribué de manière décisive à la consolidation de la coopération bilatérale en matière de sécurité. « Par ses orientations stratégiques et l’élaboration de politiques novatrices, il a hissé le partenariat américano-tchadien à un niveau supérieur, en instaurant des cadres opérationnels et des protocoles appelés à structurer durablement l’action conjointe des deux pays ».

Selon les termes de la reconnaissance officielle, l’engagement personnel du lauréat a profondément transformé le paysage opérationnel de la coopération sécuritaire. Le service de communication du ministère de la Sécurité relate que, son leadership a renforcé la protection du personnel et des installations de la mission américaine à N’Djamena, tout en favorisant des niveaux inédits de coordination interinstitutionnelle, de partage d’informations et de planification conjointe.

Par sa capacité à promouvoir des approches innovantes, à relever des défis complexes et à mobiliser, il a contribué directement à l’avancement des intérêts communs en matière de stabilité régionale et de lutte contre le terrorisme.