Tchad : le gouvernement et le Centre Carter entendent éradiquer le Ver de Guinée

Le ministre de la santé publique, Abdelmadjid Abderahim a reçu le 20 mai 2024, le vice-président du Centre Carter P. Craig Withers, accompagné des représentants.

 

Les échanges ont porté sur les efforts communs à fournir pour l’éradication du ver de Guinée. Ils ont également discuté de la possibilité d’éliminer l’onchocercose et la filariose. « Le centre Carter à l’expérience en la matière pour avoir aidé d’autres pays à éradiquer l’onchocercose et la filariose a mentionné le vice-président tout en signifiant qu’en 2023, 45,3 millions des traitements ont été réalisés pour circonscrire la propagation de ces maladies », indique le ministère de la Santé.

Le système de santé est fragilisé par les situations d’urgences liées à l’afflux des réfugiés et la situation d’insécurité créée par la secte de boko Haram, laisse entendre le ministre de la Santé publique, Abdelmadjid Abderahim. « Éliminer les maladies tropicales négligées est une meilleure action et le ministère est disposé à soutenir cette initiative qui fait partie de son plan d’action », renchéri Abdelmadjid Abderahim.

Tchad : Dr Jacob Mbaihondoum explique la recrudescence du Ver de Guinée

Le sociologue Jacob Mbaihondoum donne des raisons qui sous-tendent cette résurgence dans sa thèse de doctorat qu’il vient de soutenir à l’université de Yaoundé 1.

Le Ver de Guinée ne quitte pas le Tchad. Malgré les stratégies déployées dans le pays, la maladie disparaît et réapparaît. Les statistiques montrent qu’après 9 ans sans notification de cas humains entre 2001 et 2009, la maladie est réapparue au Tchad en 2010. Des cas et infections ont été notifiés chez les humains et animaux dans plusieurs villages. D’où l’interrogation sociologique de l’auteur « pourquoi, malgré l’existence des politiques de santé et les dynamiques d’acteurs mobilisées, la dracunculose connaît encore une recrudescence remarquable en milieu rural au Tchad ? »

En réponse à cette question, le jeune docteur a procédé par une analyse qui s’étend sur six chapitres répartis en trois parties. Ces analyses démontrent que les politiques de santé et dynamiques d’acteurs mobilisées dans la lutte contre la dracunculose se limitent aux interventions sporadiques et dysfonctionnelles qui ne favorisent pas une réelle accessibilité du traitement et du contrôle de l’éradication de la maladie. Plus loin dans les détails, selon le sociologue, ce qui favorise le retour régulier de la maladie, c’est un ensemble de pratiques liées à la négligence et à l’insouciance qui constituent la difficulté réduisant la capacité du programme à agir avec efficacité.

Il invoque le relâchement de la surveillance épidémiologique, l’insuffisance des moyens d’actions, de la démotivation du personnel de santé et des difficultés logistiques. Pour lui, le problème d’accès à l’eau potable impacte négativement les ménages des zones endémiques. Les bonnes pratiques liées à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement ne sont pas observées chez les populations des zones endémiques. Des pratiques culturelles freinent la lutte contre le ver de Guinée en milieu rural tchadien.

Ces différentes analyses ont valu la mention très honorable à Jacob. C’est ainsi pour ce chercheur de 34 ans, le couronnement des plusieurs années de recherche entamées à la suite de son master en sociologie rurale obtenu en 2015 dans la même université. Une institution universitaire qu’il intègre après sa licence en sociologie obtenue en 2013 à l’Université de N’Djamena au Tchad.

Tchad: le gouvernement plaide pour la formation des agents d’éradication de ver de guinée

En séjour au Tchad, le directeur des programmes d’éradication de ver de guinée du centre carter, Adam Weiss, discute des stratégies de lutte contre le ver de Guinée avec le ministre de la Santé.

Le centre carter est un partenaire qui appui le Tchad dans la lutte pour l’éradication de cette maladie. Venu des Etats-Unis, le directeur des programmes d’éradication de ver de guinée de cette institution a rencontré, Dr Abdelmadjid Abderahim, ministre tchadien de la santé publique.

Le Directeur des programmes d’éradication de ver de guinée Adam Weiss, a exprimé ses remerciements au ministre de la santé publique et de la prévention pour son leadership et son engagement pour booster les actions de lutte contre le ver de guinée au Tchad. Cet engagement a permis de réduire de 32% les cas d’infection du ver de guinée. Il  annonce que le centre carter organisera en mars la : « revue annuelle des activités des programmes des pays endémiques de ver de guinée. » Le ministre de la santé est convié à ce moment de partages d’expériences dans la lutte pour l’éradication de cette maladie.

Adam Weiss a réaffirmé l’engagement et la volonté de son institution à accompagner le Tchad dans ce combat. Il a salué l’esprit de bonne collaboration entre le centre carter et le ministère de la santé publique et de la prévention.

« Le partenariat permet de renforcer le système de santé. Il est de la responsabilité du ministère d’organiser une mission conjointe de supervision des activités et de sensibilisation avec le programme dans les zones endémiques pour faire passer le message à tous les niveaux,» a fait remarquer Dr Abdelmadjid Abderahim.

La communauté doit être au cœur du système de santé. Le ministre a salué la bonne volonté de l’ensemble de l’équipe du programme et le centre carter qui a permis la réussite de la revue annuelle du programme national pour l’éradication de ver de guinée au Tchad. Il a souligné que son département reste disponible pour la continuité de cette lutte.

Le ministre plaide enfin,  pour la formation des agents et la promotion des compétences nationales.

Tchad : la surveillance épidémiologique de la maladie du ver de Guinée lancée

Le ministère en charge de la santé a lancé le 1er février 2023, les travaux préparatoires de mise à jour des nouvelles orientations de la surveillance épidémiologique de la maladie du ver de Guinée.

Le  représentant du centre Carter au Tchad, Moussa Sadi explique, « cette rencontre est d’importance capitale pour les acteurs de lutte contre le ver de Guinée au Tchad. » Il indique qu’il est disponible à accompagner le gouvernement à éradiquer cette maladie. Un numéro vert le : « 1300 » est créé pour déclarer tous les cas de Ver de Guinée.

« Le pays est devenu endémique depuis 2012 et jusqu’à nos jours en notifiant non seulement les cas humains mais également les infections animales de ver de Guinée. » Relève le SG du ministère de la Santé publique et de laPprévention,  Dabsou Guidaoussou. Il se réjouit qu’avec l’appui des partenaires techniques et financiers, le Tchad renforce les interventions de la surveillance épidémiologique de la maladie du ver de Guinée pour éviter les erreurs du passé notamment : « l’insuffisance dans la surveillance ou le ministère a jugé important de renforcer les directives de la surveillance de la maladie du ver de Guinée ». Il pense qu’il est préférable que, le ministère joue pleinement son rôle de premier plan et que les partenaires apportent leur appui technique et financier dans un seul système de surveillance épidémiologique intégrée.

Ce qui, selon le SG du ministère de la Santé doit passer par : « l’opérationnalisation de la couverture Santé Universitaires et le leadership. »

Pour rappel, le Tchad le programme d’éradication de la maladie du ver de Guinée a été mis en place en 1991.

Tchad : le Ver de Guinée est présent dans 8 provinces

L’information a été donnée ce mercredi 14 juillet 2021, au cours de la rencontre de présentation du Plan d’Action 2021 du Programme National de Ver de Guinée.

Le Ministre de la santé publique et de la solidarité nationale a dirigé une rencontre de présentation du Plan d’Action 2021 du Programme National de Ver de Guinée. Il en  ressort que 8 provinces et 24 districts sanitaires sont endémiques au Tchad. C’est alors que les autorités sanitaires ont de nouveau évoqué, la question relative à l’éradication du Ver de Guinée d’ici 2035. Les patrons en charge de la santé ont retenu que le moyen de lutte le plus sophistiqué  demeure le respect des mesures préventives.

Pour une stratégie de lutte se focalise sur la surveillance transfrontalière, la riposte et le rapportage.

Le ministre de la Santé publique, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a signifié que cette rencontre consiste à faire le point sur la mise en œuvre des activités de lutte contre le ver de Guinée et aussi de savoir les projections pour amplifier le bilan positif, d’encourager l’équipe à maintenir le cap et de la remobiliser pour faire preuve de dynamisme afin d’atteindre les objectifs escomptés.

L’accentuation et l’accélération de la stratégie de sensibilisation et de mobilisation des communautés sont primordiales fait savoir, le ministre tout en demandant à l’équipe d’associer tous les acteurs pour une lutte accrue en attaquant le mal à la racine. Il a exhorté les techniciens à renforcer la collaboration transfrontalière et à capitaliser les acquis pour des résultats meilleurs.

Le Tchad est l’épicentre de la maladie de Ver de Guinée

L’information est contenue dans le fourni par le programme national de lutte pour l’éradication de ver de guinée. . Le document a été présenté aux Chefs de canton et aux élus communaux à N’Djamena

Le 21 juillet dernier s’est tenue la présentation des Activités du Programme Ver de Guinée aux membres du Haut Conseil des Collectivités Autonomes. Il en ressort que sur 5 pays, notamment, l’Ethiopie, le Mali,  l’Angola, le Soudan du sud et le Tchad, le pays de Toumai est le plus touché. La situation épidémiologique de l’année 2019 relève que 1935 chiens infectés ; 47 chats et 48 personnes. Le rapport a été fourni par le programme national de lutte pour l’éradication de ver de guinée au Tchad.

Le thème de l’exposé était : « implication des autorités traditionnelles dans la lutte pour éradiquer la maladie de ver de guinée au Tchad ». Il a été expliqué que ver de guinée est une parasitose causée par un ver appelé communément ver de guinée. Elle est reconnue par l’apparition d’un ver blanc, filiforme venant d’ulcère ou d’une plaie sur la peau de la personne ou de l’animal infecté. La femelle adulte de ver de guinée peut atteindre un mètre de long et contient des milliers de macules larves.

Les provinces du Tchad touchées par cette maladie sont le Moyen Chari, le Salamat, la Tandjilé, le Wadi- Fira, le Mayo- Kebby Ouest, le Logone Oriental, le Guerra, le Chari Baguirmi et le Mandoul.