Tchad : le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale fait ses adieux

Abdou Abarry, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) a été reçu en audience le 26 janvier par le ministre tchadien des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul.

En mission au Tchad dans le cadre de sa tournée de fin de mandat, Abdou Abarry est venu faire ses adieux aux autorités tchadiennes et exprimer, à travers le chef de la diplomatie, sa profonde gratitude au gouvernement pour toutes les facilités et l’accompagnement dont il a bénéficié durant son mandat. Il s’est félicité de la qualité de la coopération avec le Tchad, notamment durant la période de transition qu’il a qualifiée de succès, saluant l’engagement et la maturité politique des acteurs tchadiens.

Les échanges ont porté sur plusieurs sujets d’actualité régionale, notamment la guerre au Soudan, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et sahélienne, ainsi que la lutte contre le terrorisme. Le Représentant spécial du Secrétaire général a particulièrement salué l’hospitalité et la solidarité du Tchad qui, malgré la baisse de l’aide humanitaire internationale, continue d’accueillir plus de deux millions de réfugiés soudanais, supportant un lourd fardeau humanitaire et sécuritaire.

Après trois ans et demi à la tête de l’UNOCA, le diplomate onusien a salué au cours de l’audience, les résultats de son mandat, se félicitant notamment de l’évolution positive de la situation politique au Tchad. Il a souligné que « le Tchad a accompli des progrès significatifs, marqués notamment par le dialogue de Doha et l’aboutissement de la transition politique ».En retour, le ministre Abdoulaye Sabre Fadoul a souligné le rôle déterminant des Nations Unies dans l’accompagnement du pays durant la transition et dans la réussite du processus politique tchadien.

 

 

Tchad : formation à N’Djaména sur la lutte contre la malnutrition

A l’initiative de la direction de l’alimentation et de la nutrition appliquée (DANA), une session de formation sur la nutrition sensible a démarré ce lundi 26 janvier 2026, au CEFOD.

La session est pilotée par le chef de service de prévention et micronutrition de la DANA, Dr Dokain Jonathan. L’objectif pour l’organisateur est de renforcer les capacités des fonctionnaires des différents secteurs et autres acteurs de terrain. Dr Dokain Jonathan explique que dans la communauté, il faut savoir intervenir pour améliorer les conditions de vie de leur progéniture d’une manière générale et en particulier les enfants, les femmes enceintes et allaitantes qui sont aussi une couche vulnérable.

Au sujet de leur apport, il signale qu’il permettra à lutter contre la malnutrition car le pays fait face à des problèmes de malnutrition récurrent avec des taux élevés.

Le chef de service de prise en charge de la malnutrition, Boel Tina, a renchérit en ajoutant qu’une bonne nutrition permet d’être en santé et d’éviter des maladies à leur famille et l’entourage. Il exhorta l’assistance à suivre cette formation avec plus d’attention pour renforcer leurs capacités.

 

Tchad : Mahamat Idriss Deby invité à Paris par Emmanuel Macron

Le service de communication de la présidence fait savoir que l’ambassadeur de France Eric Gérad a transmis ce 26 janvier 2026, un message verbal du président Français, Emmanuel Macron, conviant son homologue tchadien à effectuer une visite en France.

L’ambassadeur de France, Eric Gerard a été reçu en audience ce jour par le président tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno. En sus de l’invitation auquel le numéro 1 tchadien a répondu favorablement, les deux hommes ont discuté de l’avenir de la coopération bilatérale, appelée à se renouveler et à se redynamiser, en s’adaptant aux enjeux actuels, rapporte la présidence. La même source indique que c’est un entretien dense, placé sous le signe du dialogue et de l’ouverture, qui a inauguré l’agenda hebdomadaire du chef de l’État. Un exercice qui consiste à redéfinir les contours d’une coopération bilatérale entre le Tchad et la France, appelée à se renouveler et à s’adapter aux enjeux actuels.

« Cette audience a surtout offert l’occasion aux deux personnalités de revisiter en profondeur la coopération tchado-française. Une coopération dense, appelée aujourd’hui à se renouveler, à se redynamiser et à s’adapter aux nouveaux équilibres. Cela doit se faire dans un esprit de concertation et de prise en compte des intérêts de chacune des parties, renchérit l’Ambassadeur Éric Gérard. »

Le Tchad accueille l’église catholique d’Afrique centrale

L’archidiocèse de N’Djaména abrite 25 janvier au 1er février 2026, l’assemblée plénière de l’ACERAC, Association des Conférences Episcopales de la Région de l’Afrique Centrale.

 

L’évènement a débuté dimanche avec la célébration d’une messe dans toutes paroisses de N’Djaména. Sont présents les conférences épiscopales du Cameroun, de la Centrafrique, du Gabon et du Ghana-Symposium des Conférences Episcopales Afrique et Madagascar. Le Vatican est représenté par : le cardinal Michael Czerny, préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral, envoyé spécial du Saint-Siège.

Le thème des travaux est : « l’Église, Famille de Dieu en Afrique : 30 ans après l’Exhortation Apostolique Ecclesia in Africa. »

L’assemblée plénière de l’ACERAC est un moment de recueillement et de découverte de ce lieu de foi.  « La présence des présidents de conférences épiscopales souligne l’importance et la portée des travaux », se réjouit l’archidiocèse de N’Djaména. Elle s’estime également heureuse de la présence préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral.

« Sa présence, directe depuis Rome, souligne le soutien et l’attention particulière du Vatican pour les travaux de cette assemblée plénière déterminante pour l’avenir de l’Église en Afrique Centrale. »

Tchad : le ministre de la Justice siffle la fin des gardes à vue abusives

Au regard des abus constatés dans les commissariats et brigades, le ministre de la Justice a prescrit de nouvelles directives sur les mesures de garde à vue. Il s’appuie sur la loi du 9 décembre 2025, qui redéfinit les contours de la garde à vue.

 

Dans sa circulaire du 23 janvier 2026, Youssouf Tom, le ministre de la Justice, siffle la fin du contrôle accru des magistrats, interdit les arrestations le week-end hors flagrance, et met fin à l’ingérence policière dans les litiges civils. Des mesures qui font suite aux abus constatés dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie. « Toute mesure de garde à vue doit être exécutée dans un local de police judiciaire pour une durée de 48 heures et sous la responsabilité d’un Officier de police judiciaire dans le strict respect des démarches procédurales suivantes », prévient le ministre de la justice.

Toute personne ayant une résidence connue ne peut, sauf cas de crime ou délit flagrant et s’il existe contre elle des indices graves et concordants, faire l’objet d’une mesure de garde à vue. En dehors des cas prévus ci-dessus, toute mesure de garde à vue doit être expressément autorisée par le juge compétent ; la mention de cette autorisation est faite au procès- verbal.

La circulaire précise que, le délai de garde à vue n’excédant pas 48 heures peut être renouvelée une fois sur autorisation du juge compétent et à titre exceptionnel être renouvelé deux fois. Il est mentionné que, chaque prorogation doit être motivée.  Sauf cas de crime ou de délit flagrant, la mesure de garde à vue ne peut être ordonnée le samedi, dimanche ou jour férié. Toutefois, si elle a commencé un vendredi ou la veille d’un jour férié, elle peut être prorogée dans les conditions précisées aux points 3, 4 et 5 ci-dessus :

Cependant, en matière d’enquête de flagrance, la prolongation peut être accordée sans présentation de la personne gardée à vue, sur instructions écrites ou téléphoniques du juge compétent. Les instructions téléphoniques doivent être confirmées par écrit dans les 12 heures.

Au regard de ce qui précède, les magistrats des parquets, des cabinets d’instruction et des justices de paix sont tenus de veiller au respect des délais de garde à vue et du contrôle régulier et de manière inopinée des violons;

« Les officiers de police ou de gendarmerie en charge des enquêtes de police judiciaire sont tenus de communiquer tous les matins au parquet de leur ressort, les tableaux des personnes gardées à vue sous leur responsabilité. »

Il est formellement interdit aux unités d’enquêtes de police judiciaire de traiter des affaires civiles relevant de la compétence des juridictions civiles, commerciales et sociales et de garder à vue les personnes concernées par le traitement de ces affaires, insiste Youssouf Tom.

 

Tchad : le chef de l’Etat change réforme les tenues vestimentaires des préfets et gouverneurs

Un décret du président de la République du 22 janvier détermine de nouveaux codes vestimentaires des délégués généraux du gouvernement, les secrétaires généraux de province, les préfets, les secrétaires généraux de département et les sous-préfets.

Les nouvelles normes vestimentaires et les attributs de fonction des administrateurs du territoire remplacent remplace l’uniforme de 2014 applicable à date. Le nouveau décret instaure une distinction entre les tenues de cérémonie et les tenues ordinaires. La première, la ténue de cérémonie se compose d’une vareuse bleu nuit à revers croisés, d’une chemise blanche, d’une cravate noire et d’un pantalon (ou jupe) à bande dorée. Elle est complétée par une casquette bleu nuit.

Tant disque, la tenue ordinaire se compose d’un abacost en toile blanche à col rabattu, boutonnement droit à quatre boutons d’uniforme de 21 mm recouverts, quatre poches, pattes d’épaules amovibles, insigne de poitrine amovible se fixant au bouton de la poche supérieure gauche ; un pantalon taillé dans le même tissu que l’abacost sans bande brodée pour les hommes et une jupe ou une longue robe pour les dames. Et une casquette du même modèle que celle prévue pour la cérémonie, avec coiffe blanche.

Le décret apporte également des précisions sur la hiérarchisation des grades. La hiérarchie administrative est visuellement marquée par des motifs spécifiques sur les pattes d’épaules et les insignes de poitrine (emblème du « soleil stylisé »). La distinction se fait par le nombre de motifs de « deux couteaux entrecroisés », 3 motifs pour les délégués généraux du gouvernement ; 2 motifs pour les secrétaires généraux de province et préfets et 1 motif pour les secrétaires généraux de département et Sous-préfets.

Des précisions ont également été apportées sur les détails techniques, notamment la casquette, les boutons des tenues et des chaussures.

Tchad : le ministre de la santé instaure des réunions hebdomadaires pour évaluer la couverture santé universelle

A l’issue d’une concertation avec les équipes de les équipes de la CNAS, de la CSU et de la CAMA ce vendredi, le ministre de la Santé publique a pris des mesures visant à produire de meilleurs résultats.

Abdelmadjid Abderahim a décidé d’instaurer pour tous les vendredis à 8h00 une réunion hebdomadaire pour évaluer le travail en vue de booster les activités de mise en œuvre effective de la couverture santé universelle. Le ministre de la Santé a rappelé les missions dévolues aux membres de ces différentes structures et exhorté à la cohésion, la collégialité et le dynamisme pour répondre aux préoccupations de la population en respectant les normes établies en faveur de chaque couche sociale.

Les responsables des organes reçus ont évoqué des démarches entamées et des étapes prochaines par rapport au processus de mise en œuvre. Ils ont également reconnu l’utilité de multiplier les réunions pour renforcer la méthode de travail et la fluidité dans la conduite des activités, rapporte la communication du ministère de la santé.

Le ministre de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a également fait état de l’assistance des projets en cours pour la modernisation du système de santé et souligné l’importance de l’abnégation des cadres pour la réussite des innovations.

Le Tchad se dote d’un Conseil national de la décentralisation

Le premier ministre a été désigné pour présider cette nouvelle institution chargée d’évaluer l’action de l’État et des collectivités.

Un décret du président de la République du 22 janvier 2025, crée le Conseil national de la décentralisation, en abrégé «CND ». Il s’agit d’après le texte, d’un organe est un organe d’orientation chargé du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre de la décentralisation. Les prérogatives du conseil consisteront entre autres à, coordonner et harmoniser les actions du processus de la décentralisation ; suivre et évaluer les actions, les bonnes articulations et la mise en œuvre par les parties prenantes au processus et veiller au transfert effectif par l’état des dotations et diverses ressources aux collectivités autonomes. Le CND se chargera également de la commande des études sur l’adéquation entre les dotations octroyées aux collectivités autonomes et les compétences et les ressources transférées et déterminera graduellement l’exercice effectif des compétences transférées en lien avec les prérequis.

Le Conseil national de la décentralisation présidé par le premier ministre soumet au président de la République, le rapport annuel sur l’état de la décentralisation et le fonctionnement des services locaux.

Le président du CND a le pouvoir d’inviter toute personne à participer aux travaux du Conseil, en fonction de ses compétences sur les points inscrits à l’ordre du jour. Son secrétariat permanent a pour missions d’assurer le secrétariat des réunions du Conseil ; mettre en état les dossiers à soumettre à l’examen du Conseil ; suivre et évaluer la mise en œuvre des directives du Conseil et préparer les rapports d’activités et les programmes d’action du Conseil et conserver les documents et archives du Conseil entre autres.

Le décret précise que le Conseil se réunit en session ordinaire deux fois par an et en session extraordinaire aussi souvent que nécessaire, sur convocation de son président. Les convocations, accompagnées de l’ordre du jour et des documents à soumettre à l’examen du Conseil doivent être adressées aux membres au moins quinze jours avant la date de la réunion.

 

Coopération : N’Djaména et Khartoum des enjeux de la frontière

Le 22 janvier 2026, les défis frontaliers et humanitaires étaient au cœur d’un échange entre le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul et l’ambassade du Soudan au Tchad, Abdallah Abakar Saleh.

Les discussions ont principalement porté sur les questions liées à la frontière commune entre le Tchad et le Soudan et aux réfugiés soudanais installés à l’Est du Tchad. Le diplomate soudanais a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement tchadien pour ses efforts en faveur des populations déplacées et pour ses appels constants à la paix au Soudan. Il a aussi salué les initiatives du Tchad pour l’intégration sociale et économique des réfugiés, et a déploré l’incident tragique ayant coûté la vie à plusieurs militaires tchadiens. Enfin, il a sollicité l’appui du gouvernement tchadien pour la tenue des examens destinés aux élèves réfugiés cette année, après leur organisation réussie l’an passé.

De son côté, le ministre tchadien a exprimé sa profonde préoccupation face à la guerre en cours au Soudan, qui dure depuis trois ans, et a réaffirmé l’engagement du Tchad envers la paix dans ce pays frère. Il a souligné que cette situation impacte également le Tchad, qui, malgré ses ressources limitées, continue d’accueillir les réfugiés soudanais. Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a précisé que la stabilisation du Soudan sera bénéfique pour l’ensemble de la région, notamment pour l’économie tchadienne qui souffre des conséquences de ce conflit prolongé.

 

Tchad : le renseignement démantèle cinq réseaux criminels

Quelques présumés malfrats tombés dans les mailles de la police dans le cadre d’une opération de sécurisation ont été présentés au commissariat n°1 Gardolet le jeudi 23 janvier 2026.

 

La police rapporte qu’au cours de l’opération menée du 10 au 20 janvier, total trente-neuf présumés malfrats ont été capturés. Ils sont tous placés sous procès-verbaux réguliers et répartis en cinq groupes distincts, selon leur mode opératoire.

Le premier groupe, composé de six individus, s’illustrait dans le braquage de véhicules. Leur méthode est d’intercepter, de neutraliser, puis de dépouiller. Leurs forfaits ont permis la saisie de plus de 23 millions de francs CFA, de 81 billets de 100 dollars, ainsi que de plusieurs matériels volés, retrouvés entre par les services de renseignements à N’Djamena, à Abéché et à Kousséri.

Le deuxième, fort de huit individus, était spécialisé dans le vol à main armée de motos. Les propriétaires, menacés sous la contrainte, se voyaient dépouillés de leurs engins en pleine circulation.

Le troisième groupe, de quatre individus, est poursuivi pour vol et recel de motos. Ceux-ci sont généralement des complices directs du deuxième groupe, chargés d’écouler ou de dissimuler les engins les engins et autres matériels.

Le quatrième groupe, réduit à un seul individu avec son mode opératoire si traumatisant. Celui-ci fait usage de produits toxiques pour empoisonner des conducteurs de motos-taxis, se faisant passer pour client avant d’abandonner ses victimes dans un état critique pour s’emparer de leurs motos.

Le dernier regroupe une vingtaine de personnes mises en cause pour divers vols d’objets et autres infractions, falsification des faux billets, des plaques d’immatriculation et autres papiers administratifs des engins.

Quatre pistolets automatiques, onze motos de différentes marques, dix-neuf téléphones portables, une quantité d’or d’une valeur importante, ainsi que divers autres matériels volés et récupérés par les forces de sécurité intérieure ont été récupérés.