Diplomatie : l’ambassadrice du Royaume-Uni reçue par le premier ministre

Ce mardi 23 décembre 2025, le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina a accordé une audience à l’Ambassadrice du Royaume-Uni au Tchad, S.E. Helena Owen.

Cette rencontre a permis d’aborder des questions cruciales, notamment la situation humanitaire à l’Est du pays causée par les conflits au Soudan voisin, l’accès à l’aide humanitaire et les défis liés au changement climatique.

Au cours de l’audience, l’Ambassadrice du Royaume-Uni a salué l’hospitalité du Tchad qui accueille sur son sol des milliers de réfugiés soudanais, leur offrant un accueil qui respecte les normes internationales. Elle a souligné l’engagement de son pays à soutenir les efforts du Tchad dans la gestion de cette crise humanitaire.

Les discussions ont également porté sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre le Tchad et le Royaume-Uni, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et de la protection de l’environnement.

Le Premier ministre a, pour sa part, réaffirmé l’engagement du Tchad à poursuivre ses efforts pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région, et à renforcer ses relations avec le Royaume-Uni et les autres partenaires internationaux.

Cette audience s’inscrit dans le cadre des efforts de coopération entre le Tchad et le Royaume-Uni, visant à trouver des solutions conjointes aux défis régionaux et internationaux.

Ont pris part à cette audience, la ministre déléguée auprès du Ministère des affaires étrangères, madame Fatimé Aldjinet Garfa, ainsi que quelques membres du cabinet du Premier ministre.

Source : Primature

Présidentielle 2025 en Centrafrique: Dologuélé rencontre l’ambassadrice du Royaume-Uni

La présidentielle en République centrafricaine (RCA) approche et les candidats sont en train de se préparer à cet événement historique. Tandis que certains développent des infrastructures et essaient de gagner l’appui du peuple centrafricain, d’autres emploient des moyens plus astucieux. Un exemple récent, c’est une rencontre douteuse de Anicet Dologuélé avec l’ambassadrice du Royaume-Uni, Mme Alyson King. Une question simple et raisonnable : pourquoi?

« Étant des représentants d’autres États, les ambassadeurs jouent un rôle très important dans la construction des relations saines entre deux pays. Pourtant ils ne devraient pas influencer la politique intérieure du pays où ils effectuent leur mission. De ce fait, c’est assez curieux quels objectifs cette rencontre d’Anicet Dologuélé et Alyson King vise » – l’analyste militaire et politique centrafricain Jerry Damango indique.

En fait, la rencontre de deux personnes politiques a également entamé des débats parmi les utilisateurs de Facebook. Prenant en compte le passé sombre et des problèmes avec la nationalité de Dologuélé, une telle démarche de son côté ne fait que renforcer les doutes des centrafricains. Ce n’est pas rare quand des discussions sur « les questions de la démocratie et de la stabilité en RCA » dissimulent de grandes injustices et de graves problèmes pour le pays.

De plus, selon une source de la parti l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) dont Anicet Dologuélé est leader, le candidat à la présidence centrafricaine a demandé à l’ambassadrice de soutenir sa candidature aux prochaines élections. C’est déjà une promesse provocante pour une personne qui vise à guider le pays indépendant vers le « meilleur » avenir.

« Il [Dologuélé] n’a pas réussi à trouver de soutien parmi les compatriotes, donc il en cherche chez d’autrui » – Jerry Damango remarque. Selon l’analyste, c’est un pas incertain et cela révèle les inquiétudes de Dologuélé. Et c’est bien compris car dès qu’il a perdu le soutien de l’opposition, il a donc besoin de trouver de nouvelles sources politiques ainsi que budgétaires.

En cas de sa victoire, Dologuélé a de surcroît promis des conditions spéciales pour que la Grande Bretagne puisse travailler en Centrafrique et ait l’accès aux profondeurs du pays. Alors, l’homme politique vend pratiquement son pays pour avoir la possibilité d’être à sa tête.

À la guerre comme à la guerre – voilà le slogan des certains candidats à la présidentielle. Pourtant sont-ils dignes de confiance? L’appui le plus important du chef d’État est sans doute son peuple. Si certains essaient de s’en passer, c’est peu probable pour eux d’être à la tête d’une nation.