Tchad : Le patron de la diplomatie reçoit une délégation de l’Union africaine

Le 19 janvier 2026, le Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Son Excellence Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a reçu en audience une forte délégation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

La délégation était conduite par l’honorable Commissaire Hatem Essaiem, vice-président de la Commission. Les échanges ont porté essentiellement sur la situation humanitaire à l’Est du Tchad. Le vice-président de la Commission a apprécié l’accueil chaleureux et l’hospitalité des autorités tchadiennes. Il a remercié le gouvernement pour les facilités accordées à la mission, tout en saluant la disponibilité du Tchad.

Concernant la situation humanitaire découlant de la crise soudanaise, la délégation prévoit de se rendre à l’Est du pays, notamment à Adré, afin de constater directement la réalité sur le terrain et de mieux comprendre l’ampleur de ce drame humanitaire. Elle a reconnu le lourd fardeau supporté par le Tchad et a insisté sur la nécessité d’un partage de responsabilités au niveau régional et international. Le chef de la délégation a également salué l’engagement du Tchad en faveur des droits de l’homme.

Pour sa part, le Ministre d’État s’est réjoui de la visite de cette mission de l’Union africaine, à laquelle le gouvernement accorde une grande importance. Il a indiqué qu’il s’agissait de la première fois qu’il recevait une telle délégation. Le chef de la diplomatie tchadienne a rappelé la genèse de la crise soudanaise et l’afflux massif de réfugiés sur le territoire tchadien.

Le Tchad accueille aujourd’hui plus de 1 500 réfugiés, avec des conséquences lourdes qui pèsent sur les ressources et l’environnement.

Le Ministre d’Etat parlant de la guerre au Soudan évoque un contexte de déshumanisation marqué par de graves violations des droits de l’homme.

Il n’a pas manqué de rappeler les risques de transposition de cette crise au Tchad notamment à travers des incursions et des attaques sur le territoire tchadien ces derniers temps.

Malgré les risques sécuritaires et humanitaires évidents, le Tchad n’a jamais fermé ses frontières et a toujours mobilisé ses propres ressources pour venir en aide aux personnes en détresse, a souligné le chef de la diplomatie tchadienne, qui a exhorté la communauté internationale à ne pas reléguer cette crise au second plan.

Source : Tchad diplomatie

Tchad : Saleh Déby devant la commission des droits de l’homme

 Le frère cadet du président tchadien, Saleh Déby est accusé d’avoir tué un jeune berger près de sa plantation.

Le frère cadet du chef de l’Etat, Salet Déby a été convoqué mardi 26 mai par la Commission nationale des droits de l’homme. Il est au centre d’une polémique depuis plusieurs semaines après la mort d’un berger près d’une de ses plantations.

Les faits se déroulent le 28 avril dernier à Bardé, Salet Déby aurait pris son arme à feu et tiré en direction des bergers pour les faire fuir alors qu’ils abreuvaient leurs chameaux près d’un point d’eau situé non loin de son jardin. En prenant la fuite, l’un des bergers se serait noyé après être tombé dans une digue.

Mardi, des représentants de l’institution nationale en charge des droits de l’homme, qui s’est saisi du dossier, ont pu poser des questions au mis en cause dans le cadre d’une enquête sur l’affaire. Le petit frère du chef de l’Etat a nié toute implication.