En Mauritanie, le maire de N’Djamena plaide pour le rôle stratégique des communes dans la gestion des crises

Le maire de la ville de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdoulaye, par ailleurs président de l’Association nationale des communes du Tchad (ANCT), participe à Nouakchott à la Conférence internationale « Construire la paix par la diplomatie des villes ».

Au cœur des échanges figurent notamment, le partage des enseignements issus des ateliers menés avec les trois groupements de villes et faîtières du Bénin, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Nigeria et du Sénégal, lauréats de l’appel à projets lancé en 2025 dans le cadre de l’initiative de l’AIMF pour la paix, la sécurité et le développement au Sahel et dans les pays frontaliers. Egalement, la mise en exergue du rôle stratégique des villes face aux défis sécuritaires, aux crises sociales et aux fragilités économiques, afin de maintenir le vivre-ensemble, d’assurer la continuité des services essentiels et de préserver la stabilité des territoires.

Deux tables rondes de haut niveau ont marqué ces débats, dont celle consacrée à la sécurité urbaine et à la cohésion sociale : les maires en première ligne face aux situations de crise, à laquelle le maire de la ville de N’Djamena a pris part en qualité de panéliste.

En marge de la conférence, le maire a eu un entretien en tête-à-tête avec sa collègue, maire de Paris, Anne Hidalgo.

La commune de la ville de N’Djaména indique que, cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la coopération entre les deux capitales, concrétisée par la signature d’un pacte d’amitié et de coopération entre la ville de N’Djamena et la ville de Paris, le 23 juin 2025.

Tchad : les femmes revendiquent une meilleure considération dans la gestion des communes

Les femmes élues locales organisent une assemblée générale constitutive du 18 au 19 novembre 2020. Elles entendent mettre sur pied une plateforme chargée de revendiquer leur implication massive dans la gestion des communes

La gente féminine du Tchad estime qu’elle n’est pas réellement impliquée dans la gestion des affaires publiques en général et dans l’administration des mairies en particulier. C’est la raison qui a poussé les femmes élues locales à s’organiser pour exiger une meilleure implication dans la gestion des communes du pays.  « La femme tchadienne doit se battre, s’affranchir de cet environnement longtemps marqué par une timidité, voire une résistance dans la mise en œuvre de politiques favorables à l’égalité des sexes », a déclaré Allahissem Martine Yankal, représentant la ministre de la femme aux assises.

Les travaux de l’assemblée générale constitutive, s’attèleront à trouver des stratégies visant à renforcer les capacités des élues locales à l’échelle nationale en favorisant les échanges d’expériences et d’apprentissage mutuel. A l’issu des échanges un réseau de femmes élues locales sera mis en place dans l’objectif de promouvoir l’implication dans la gestion des communes et la coordination des activités  au Tchad et en Afrique. Elles proposeront également des stratégies visant à renforcer leurs capacités. Lequel réseau sera affilié au réseau des femmes élues locales d’Afrique.

Il est à noter que sur les 947 élus locaux, on dénombre 133 femmes, soit une représentation de 14,04% sur l’ensemble du territoire.