Tchad : Mahamat Ahmat Alhabo auditionné par la Commission Éducation de l’Assemblée nationale

La commission Education, Enseignement supérieur et Recherches de l’Assemblée nationale a auditionné le ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civile, Dr Mahamat Ahmat Alhabo le 13 avril.

La séance a été présidée par le président de ladite commission, Mahamat Nimir Hamata. L’objectif principal de cette rencontre était de clarifier plusieurs points du projet de loi portant ratification de la Convention créant l’Institut régional pour l’Éducation au Sahel (EDU SAHEL), texte qui sera examiné lors de la prochaine plénière.

Au cours des échanges, le Ministre d’État s’est félicité de la qualité de la collaboration avec les parlementaires. Il a répondu aux questions adressées à son ministère et apporté des précisions jugées pertinentes sur le projet de loi.

Cette séance de travail, riche en discussions, a permis à la Commission Éducation et Enseignement supérieur de se préparer à défendre le projet de loi lors de la séance plénière prévue le vendredi 17 avril 2026, conformément au troisième calendrier de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale.

Tchad : Mahamat Ahmat Alhabo revient sur la disparition du Pr Ibni Oumar

L’actuel ministre de la Justice, Mahamat Ahmat Alhabo, par ailleurs secrétaire général du parti PLD, se prononce de nouveau sur la disparition tragique du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh.

« JE NE SUIS PAS UN CANCRE »!

« Dans la présentation des rapports de la Commission N°1 : Paix, Cohésion sociale et Réconciliation nationale, il a été recommandé, en page 25, de mettre en place un mécanisme de vérité, justice, réparation et Pardon, notamment en ce qui concerne la situation des personnes disparues forcées.

Pour ceux qui ne le savent pas, Ibni Oumar Mahamat Saleh, ancien SG du PLD, est une personne disparue forcée depuis le 3/2/2008. Le PLD a déposé une plainte contre X, le 5/2/2008 au Parquet de grande instance de N’Djaména. L’affaire a été jugée, après une longue enquête. Une décision de non-lieu a été rendue par la juridiction nationale.

La disparition forcée est, selon la règlementation en vigueur, un crime. Et tout crime est imprescriptible.

Dès lors, ce dossier peut être rouvert par le juge si des informations ou éléments nouveaux et tangibles peuvent être lui présentés par la défense.

Tous les éléments en notre possession dans cette affaire ont été versés au dossier par nos soins, lors du premier procès.

C’est pourquoi, en tant que partie civile dans cette affaire, nous avons lancé, solennellement au DNIS, un appel à toute personne qui détiendrait une information précieuse sur la disparition de Ibni-Oumar Mahamat-Saleh de nous la transmettre, car cela permettra à nos avocats de saisir à nouveau la justice pour que la vérité et le droit soient dits. Interviendra ensuite le pardon dans le cadre de la réconciliation et la refondation d’un nouveau Tchad.

Vous aurez compris que je n’ai pas parlé en ma qualité de Garde des Sceaux, Ministre de la Justice mais en tant que Secrétaire Général du PLD.

Et j’ai toujours, autant que faire se peut, éviter le mélange du genre. Et je ne peux pas non plus profiter de ma fonction ministérielle pour faire pression sur les magistrats pour des intérêts personnels. Il s’agit là d’une question des principes et d’éthique pour éviter tout mélange du genre. Ce faisant, je pense, en mon fort intérieur, que je ne suis pas un cancre !

Mais je peux aussi comprendre que la morale et l’éthique ne sont pas la tasse de café de tout le monde et que les règles de la justice ne sont pas, non plus, à la portée des petits esprits et des novices !».