Tchad : les autorités et les partenaires se concertent pour améliorer la santé des populations

Le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a présidé ce 26 octobre la réunion de concertation sur le secteur de la santé au pays. Ebola et dengue étaient à l’ordre du jour.

 

Le président de la République tchadienne, le Premier ministre, des membres du gouvernement, les représentants du corps diplomatique et des partenaires intervenant dans le domaine de la santé ont tenu une concertation ce 26 octobre au Palais Toumaï. La rencontre a porté sur quatre points touchant au domaine de la santé. Il s’agit de la situation de l’épidémie dengue, de la prévention contre Ebola, de la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle et de la lutte contre les faux médicaments, informe la présidence de la République.

Ces sujets sont d’actualité en particulier la maladie Ebola qui sévit dans plusieurs pays d’Afrique en l’Occurrence en RDC avec au moins 9 952 cas confirmés dont 4602 décès au 19 octobre 2026, au Kenya et en Ouganda. Le premier cas confirmé signalé au Nigeria il y a peu, fait craindre le risque d’importation au pays voisin qu’est le Tchad. L’application des mesures déjà arrêtées et publiées par le ministère de la Santé publique et de la prévention le 23 octobre dernier s’imposent pour la prévention et la riposte éventuelle.

Le cas de l’épidémie dengue est encore plus préoccupant, du fait de sa présence sur le territoire tchadien. D’après les autorités sanitaires du Tchad, l’épidémie touche la population avec au moins 3 000 cas suspects ou confirmés dont 11 décès. Déclarée officiellement le 03 octobre dernier, l’épidémie touche six provinces. Elle progresse malgré la riposte organisée par les autorités, en l’occurrence une vaste opération de pulvérisation.

Vendredi dernier, le Premier ministre a présidé une rencontre interministérielle sur le sujet. Les échanges ont mis l’accent sur renforcement de la surveillance épidémiologique, l’amélioration de la prise en charge médicale, l’intensification de l’assainissement urbain, la mise en œuvre d’une stratégie de communication transparente.

Tchad : des acteurs renforcent la prévention contre les cancers féminins

Le gouvernement à travers le Programme national de lutte contre le cancer en collaboration avec l’hôpital de Niamy intensifie la sensibilisation à l’occasion de la campagne Octobre Rose.

 

Le ministère de la Santé publique et de la Prévention par l’entremise du programme national de lutte contre le cancer, en partenariat avec l’hôpital de Niamy, lance une campagne de sensibilisation contre les cancers féminins ce mardi 06 octobre 2026. Placée sous le thème « Toute la nation se mobilise, ensemble sauvons des vies », ladite campagne entend renforcer la sensibilisation des populations sur l’importance de la prévention et du dépistage précoce de cancers féminins, rapporte le ministère de la Santé publique.

Au cours de la période de campagne, plusieurs activités sont au programme. Les populations peuvent profiter de cette initiative pour faire des consultations gratuites, des séances de dépistage volontaire. Elles peuvent en effet compter sur l’engagement de l’hôpital de Niamy. La formation sanitaire va proposer, au-delà des séances de sensibilisation ou encore des consultations médicales, des opérations de dépistage. Le souci est de rapprocher un peu plus les services de prévention des populations.

Pour cet engagement à contribuer à la réussite de la campagne Octobre Rose, le Programme national de lutte contre le cancer par la voix de sa coordonnatrice Dr Fatima Ahmat Abdraman Haggar exprime sa reconnaissance à l’endroit de l’hôpital. Constituant une opportunité pour les femmes en général, cette campagne vise en particulier celles qui hésitent à se faire dépister.

Tchad : le SYNAME appelle à la mobilisation pour la grève des agents du ministère de l’Elevage

Le Syndicat National des Agents du Ministère de l’Élevage (SYNAME) a lancé un appel à la grève sèche de trois jours, du 1er au 3 octobre 2024, pour revendiquer une revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail au sein du ministère.

Ce mouvement, qui s’étend sur l’ensemble du territoire national, mobilise les agents du ministère de l’Élevage et de la Production animale. Dans un communiqué, le Bureau Exécutif du SYNAME a souligné l’importance de cette action, dénonçant les conditions précaires dans lesquelles les agents travaillent et l’absence de révisions salariales. Les syndicalistes insistent sur la nécessité de meilleures conditions de travail pour garantir un service de qualité au secteur.

Par ailleurs, le syndicat a alerté la population sur la qualité de la viande vendue sur les marchés. En raison de l’absence d’inspection vétérinaire, le SYNAME avertit que toute viande commercialisée pourrait être d’origine douteuse. Les agents vétérinaires précisent qu’ils ne sauraient être tenus responsables des risques sanitaires liés à la consommation de ces produits.

Le SYNAME reste néanmoins ouvert au dialogue avec les autorités afin de trouver une solution rapide aux revendications soulevées. Les travailleurs sont appelés à faire preuve de vigilance et à maintenir leur unité durant cette période de lutte.

Cette grève pourrait être renouvelée, indique Azido Hamide Batil, président du SYNAME.

Tchad : près de 300 millions de F des USA par an pour lutter contre le VIH au sein de l’armée

Le Programme de Prévention du VIH/SIDA du Département de la Défense Américain (DHAPP- Tchad) lance un appel aux organisations.

Les USA annoncent l’ouverture d’un appel à proposition de projets pour le financement d’un projet pour soutenir la réponse à l’infection au VIH/SIDA en direction des Forces des Défense et de Sécurité, de leurs membres de famille et des populations utilisant les services de sante militaire sur l’étendue du territoire du Tchad.

Le coût global estimatif annuel du projet est de quatre cent quatre-vingt-trois milles ($483,000.00) dollars américains soit 295 099 089 FCFA. La durée totale du projet est prévue pour quatre ans, et le projet est prévu démarrer le 1er octobre 2023.

Cette dotation va sans doute venir renforcer les efforts du gouvernement qui essaie de réduire le taux d’infection dans le pays et la discrimination dont sont victimes les personnes malades.

« Près de quatre décennies après le début de la réponse au VIH, certaines inégalités persistent au niveau des services les plus élémentaires tels que le dépistage, le traitement, le préservatif ou encore l’accès à la charge virale et la prise en charge pédiatrique », reconnait le secrétaire général du ministère de la Santé publique.

Pour améliorer la situation à laquelle les victimes du VIH font face au quotidien et réduire le nombre des personnes contaminées, le gouvernement a fait des efforts, comme l’explique Dr Mahamat Ahmat, secrétaire général au ministère de la Santé publique. Il s’agit « du renforcement de la qualité, de la disponibilité et de la conformité des services de traitement, du dépistage et de prévention du VIH, afin que tout le monde y soit accès correctement et sans distinction. La revue des pratiques pour lutter contre la discrimination et la stigmatisation », précise-t-il.

Ces efforts ont permis la réduction de la prévalence du VIH qui passe 3,3% à 1,3%. Mais aussi la mise sous traitement ARV de 84% des personnes vivant avec le VIH sans compter la réduction de la mortalité. Mais les défis demeurent.