Le ministre en charge de la santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim a dirigé ce matin une réunion semi-virtuelle relative au financement du nouveau modelé de surveillance épidémiologique intégrée.
Doté le Tchad d’un système intégré, robuste et performant de surveillance épidémiologique, capable de détecter rapidement tout signal sanitaire, de vérifier les alertes en temps opportun et de déclencher une réponse coordonnée, multisectorielle et fondée sur des données fiables, afin de protéger durablement la santé des populations et renforcer la sécurité sanitaire nationale, c’est le souci des responsables sanitaires à concevoir ce document avec l’appui de l’organisation mondiale de la santé au Tchad.
Le directeur adjoint de la vaccination, de la lutte contre la maladie et la surveillance épidémiologique, Dr Abdoulaye Annour de dire que ce nouveau modèle vise à garantir une surveillance épidémiologique de haute qualité, malgré la réduction des financements traditionnels.
Ce modèle est constitué de 12 composantes qui sont : la surveillance active, surveillance basée sur les indicateurs, transport des échantillons, supervisions intégrées, appui aux laboratoires, surveillance environnementale et sentinelle polio et grippe, détection et investigation, appui au centre de réception des échantillons, le suivi et l’évaluation, la coordination et la gouvernance.
Des contributions et suggestions ont été apportées par l’assistance.
Le ministre a précisé que ce nouveau modèle de surveillance épidémiologique est conçu avec l’appui de l’OMS pour renforcer les capacités de détecter de façon précoce, d’investiguer rapidement et répondre efficacement aux éventuelles épidémies. Ce document est en cohérence avec la connotation de la stratégie mondiale.
Le nouveau Modèle National de Surveillance Épidémiologique Intégrée constitue aujourd’hui un cadre unique, cohérent et opérationnel pour structurer l’ensemble des interventions de surveillance au Tchad.
Il offre une vision consolidée des besoins réels du pays, un budget national harmonisé par rubrique, ainsi qu’une lecture claire des financements existants et des gaps prioritaires a mentionné le ministre.
Sa mise en œuvre effective permettra d’assurer une détection rapide et une réponse coordonnée aux menaces sanitaires, de renforcer la qualité du diagnostic, du transport des échantillons, de la surveillance active, et des supervisions intégrées, de garantir une meilleure utilisation des données pour la décision et de promouvoir une approche multisectorielle, durable et alignée avec les exigences du règlement sanitaire international (RSI).
Source : ministère de la Santé

