Tchad : la Commission de désarmement récupère 1 081 armes à feu

En plus des 3972 armes saisies la dernière fois, la Commission mixte de désarmement présente 1 081 armes saisies des mains inappropriées.

Au cours d’une cérémonie du 17 mai 2022, la Commission mixte de désarmement a présenté 1 081 armes à feu de divers calibres. Les armes ont été saisies dans le cadre des opérations menées dans l’ensemble du pays. Le vice-président de la commission explique que, ces opérations de désarmement sur l’ensemble du territoire tchadien entrent en droite ligne de la volonté des plus hautes autorités de transition, en vue de la sécurité de personnes et de leurs biens. Le général de Division, Djontan Marcel Hoïnati confie que : « toutes les ressources humaines, financières et matérielles mises à sa disposition », à cet effet.

Ça fait un total de 5 053 armes enregistrées depuis le 15 juillet 2021, date de mise sur pied de ladite Commission. Tous ces équipements sont déposés à la Direction générale de la Réserve Stratégique (DGRS).

La Commission mixte de désarmement rassure la population. « Je voudrais rassurer la population que la mission de désarmement ordonnée par le président du Conseil militaire de transition avance bien. », déclare le général, Djontan Marcel Hoïnati.

Tchad : lancement des travaux d’entretien des rues de N’Djamena

Pour permettre aux habitants de N’Djamena de mieux circuler pendant la saison pluvieuse, des travaux de reprofilage des routes ont été initiés par les autorités communales.

Le coup d’envoi des travaux de reprofilage des rues en terre s’est fait le 17 mai 2022, en présence du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, du délégué général du gouvernement auprès de la Commune de N’Djamena, du maire de la ville de N’Djamena, des 10 Maires d’arrondissement, du représentant de l’Agence d’entretien routier et des cadres du ministère et de la Commune.

Pour le maire Ali Haroun, les plus hautes autorités du pays ont répondu favorablement aux préoccupations des autorités municipales et surtout aux préoccupations de leurs concitoyens.

N’ayant pas de moyens financiers et matériels pour de tels travaux, la commune de la ville a plaidé auprès du Gouvernement qui a instruit le ministère des infrastructures pour les exécuter.

Lancée à l’avenue Doumro, dans la Commune du 2ème arrondissement, cette opération de reprofilage s’étendra dans les 10 arrondissements de la capitale.  »Chaque commune bénéficiera de 10 km » a informé Ali Haroun qui a précisé que pour cette avenue, ce sont des travaux sommaires qui vont être exécutés car le Président de la République, Chef de l’Etat, a déjà instruit pour les travaux de bitumage qui débuteront dès la fin de cette saison pluvieuse.

Cette opération de reprofilage permettra aux citoyens de vaquer normalement à leurs activités en saison pluvieuse.

Diplomatie : deux ambassadeurs présentent les lettres de créance au Tchad

Les ambassadeurs du Niger et d’Israël ont respectivement, présenté leurs lettres de créance ce mardi 17 mai 2022, au président du Conseil militaire de transition.

Deux nouveaux ambassadeurs ont été reçus ce jour à la présidence de la république. Le premier à se présenter devant le président du Conseil militaire de transition est, Aboubacar Hassane Dan Sokoto, ambassadeur du Niger. Il a présenté ses lettres de créance à Mahamat Idriss Deby. Il est donc à compter de cette date, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Niger au Tchad.

Le diplomate entend œuvrer davantage dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Engagé sur la voie de son développement socio-économique, le Tchad pourra compter sur le soutien du Niger, un pays frère et ami en guerre contre le terrorisme dans le bassin conventionnel du Lac-Tchad, un patrimoine que partage les deux pays.» assure le nouvel ambassadeur du Niger.

Après le nigérien, le tapis rouge a été dévoilé à, Ben Bourgel, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Etat d’Israël au Tchad avec résidence à Dakar au Sénégal et juridiction sur le Cap Vert, la Gambie, la Guinée et la Guinée Bissau. Il est désormais le patron de la diplomatie de l’Etat d’Israël au Tchad.

Avocat de formation, l’Ambassadeur Ben Bourgel est titulaire d’un DEA de droit européen et communautaire de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et d’une maîtrise de droit international et européen de l’Université de Paris 10 Nanterre.

 Le nouveau diplomate israélien accrédité au Tchad et le premier en plus de 50 ans, a, à cœur, un seul objectif : édifier une coopération tchado-israélienne dynamique et mutuellement avantageuse.

Avant le Tchad, l’ambassadeur Ben Bourgel a occupé plusieurs postes notamment Directeur Adjoint du Département de liaison à la Mission permanente d’Israël auprès de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique, Ministre Conseiller et Coordinateur Politique de la Mission permanente d’Israël auprès des Nations unies à New York.

Tchad : le coordonnateur de Wakit Tamma Me Max Loalngar enlevé

Le coordonnateur du mouvement Wakit Tamma, Me Max Loalngar a été enlevé ce 17 mai 2022, par des hommes non identifiés, à bord deux véhicules vitres fumées de marque Corrola.

Après avoir décliné sa convocation, hier lundi 16 mai 2022, Me Max Loalngar a été arrêté ce mardi. D’après ses proches, il a été enlevé par des personnes non identifiés à bord de deux véhicules. D’autres sources font savoir que c’était une interpellation policière.

L’arrestation ferait suite aux manifestations du week-end dernier qui ont connu certains débordements. Convoqué par la direction de la police judiciaire le 16 mai, Me Max Loalngar a refusé de s’y rendre. L’avocat de profession a évoqué une violation de la loi 33 régissant le corps du métier

Pour rappel, le coordonnateur de Wakit Tamma a obtenu l’autorisation d’organiser une marche contre la politique française au Tchad. La manifestation prévue le samedi 14 mai a connu des débordements. Dont le saccage des stations Total et la destruction de quelques biens appartenant à la France.

Tchad : la CTDDH scandalisée par les débordements des manifestants

Dans un communiqué du 16 mai 2022, la Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme, déplore des dégâts humains et matériels enregistrés au cours des manifestations.

La  CTDDH se dit scandalisée par les débordements intervenus lors des manifestions qui se sont déroulées à N’Djamena et dans plusieurs villes du Tchad du 14 au 16 mai courant.

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme, déplore qu’une manifestation autorisée avec un itinéraire précis ait occasionnée des débordements ayant entrainé plusieurs blessés dans les rangs des manifestants ainsi que la destruction des biens.

« Selon diverses sources plusieurs personnes avaient été arrêtées et sont mises sous mandat de dépôt. », indique le communiqué.

La Convention, dénonce la brutalité policière véhiculée par des images qui circulent sur les réseaux sociaux lors des arrestations et exige le respect de l’intégrité physique et morale des personnes arrêtées conformément aux dispositions de la loi.

« La CTDDH suit de très près l’évolution de la situation et appelle tous les acteurs de la vie sociopolitique au calme et à la sérénité dans le respect des lois de la république. », conclut la note.

Tchad : le conflit intercommunautaire de Danamadji fait au moins 6 morts

Un conflit opposant des autochtones de la sous-préfecture de Danamadji, dans la province du Moyen Chari aux commerçants a causé la mort d’au moins 6 personnes.

D’après des sources locales, un habitant de Danamadji dans le Département de la Grande Sido, a été poignardé à mort par un commerçant. L’éleveur après son acte, s’est rendu à la gendarmerie se cacher. Malgré tout, les parents de la victime, très en colère, sont allés extirper le présumé assassin.

Sauf que, d’après les mêmes sources, commandant de Brigade de Danamadji serait un proche de l’éleveur. Ce dernier a ouvert le feu sur les populations qui en voie d’appliquer la justice populaire. Au moins six décès sont enregistrés dont 3 de chaque côté, d’après les services de communication du gouverneur.

La version du gouvernement

D’après le ministre de la Communication, il s’agit d’une altercation entre des jeunes. « l’un accusant l’autre de vol. S’en est suivi l’assassinat de ce jeune autochtone par l’autre citoyen», explique Abderaman Koulamallah. D’après lui, le présumé tueur s’est rendu à la gendarmerie pour des raisons sécuritaires. Il « s’est dirigé immédiatement vers la gendarmerie. Il a été poursuivi par les parents de la victime et assassiné. Les parents ont attaqué la gendarmerie et ont trouvé une autre personne qui a été assassinée. Les forces de l’ordre étaient menacées et ont riposté. Les assaillants ont continué leur course folle dans la rue et ont assassiné une autre personne, ce qui porte le nombre à cinq. Ils ont blessé très grièvement une autre personne », fait savoir le porte-parole du gouvernement.

Le ministre de la Communication a fait les déclarations sur les antennes de la télévision nationale.

Le sentiment anti-français s’élève au cœur du Tchad

Malgré l’interpellation de certains leaders, les manifestations contre la politique française au Tchad se poursuivent. Certaines rues sont encore barricadées ce 16 mai à N’Djamena.

 

A la suite des Maliens, des Burkinabés ou des Nigériens qui ont tourné le dos à la France, les populations du Tchad prennent le relais depuis le 14 mai 2022. Des mouvements d’humeur sont organisés dans plusieurs parties du pays pour exiger le départ de la France. Les manifestations initiées par la plateforme de revendication Wakit Tamma ont connu la participation de plusieurs leaders de partis politiques et des acteurs de la société civile. Une forte présence de la jeunesse est également remarquée sur les sites de manifestations.

Samedi dernier, après avoir saccagé les stations-services Total, appartenant à la multinationale française, d’autres manifestations se sont poursuivies hier dimanche 15 mai. Ce lundi 16 mai, des pneus sont brulés sur les artères des quartiers de N’Djamena par des élèves. Ce qui rend la circulation difficile dans les grands axes de la cité capitale. Les manifestants de ce jour sont pour la plupart des élèves des établissements arabophones, situés dans les quartiers nord de N’Djamena. Le ton est donné par les élèves du lycée koweïtien. Les gaz lacrymogènes sont utilisés pour disperser ces derniers.

 

La position du gouvernement tchadien

 

« La liberté d’expression et le droit de manifester sont des droits constitutionnels mais il faut en faire un bon usage», a déclaré le porte-parole du gouvernement, invité à la télévision nationale. La déclaration d’Abderaman Koulamallah, fait suite aux manifestations du samedi 13 mai. « Ce qui s’est passé hier est extrêmement grave», ajoute le ministre de la Communication. Pour lui, il ne revient pas à certaines entités de demander la substitution d’une puissance contre une autre. «Vous avez le droit de manifester, de dire que vous n’aimez pas la France, mais pourquoi vouloir substituer une puissance à une autre ? Est-ce qu’ils sont allés demander l’avis à la Russie ? » Le porte-parole du gouvernement a terminé ses propos par des injonctions : « Les gens vont répondre de leurs actes. Maintenant, ce n’est pas la peine de pleurnicher sur les réseaux sociaux en disant qu’il faut libérer X ou Y».

Pour le ministre de la sécurité, il a été bien spécifié selon les termes de l’autorisation de la marche, « qu’en cas de casse, de vol, toute autre infraction ou débordements, les organisateurs de cette manifestation seront tenus pour responsables devant les juridictions de la république. »

 

Les représailles

 

Le porte-parole de la Coordination des Actions Citoyennes Wakit-tama, Me Max Loalangar est convoqué par le Directeur de la Police Judiciaire. Il doit se présenter aux Renseignements Généraux ce lundi 16 mai 2022. Avant lui, quelques leaders de l’opposition ont été arrêtés. Parmi lesquels, Hissein Massar Hissein, ancien conseiller à la présidence de la République, interpellé à son domicile. Il était également, président du Conseil d’administration de l’Université Roi Fayçal, sous l’ancien président, Idriss Deby Itno.

Les condoléances de Mahamat Idriss Deby au peuple des Émirats arabes unis

Le président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan a tiré sa révérence. L’annonce a été faite ce 13 mai 2022 par les autorités.

Le président tchadien du Conseil militaire de transition présente ses condoléances suite à la mort du président des Émirats arabes unis. « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la triste nouvelle du décès du Président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan. Le défunt a consacré sa vie à œuvrer pour le développement de sa patrie et la prospérité de son peuple. », écrit Mahamat Idriss Deby sur ses différentes plateformes.  « Je présente mes sincères condoléances à la famille éplorée, au gouvernement et au peuple émiratis. », ajoute-t-il.

En hommage à celui qui a gouverné les Emirats Arabes unis pendant deux décennies, un deuil officiel est décrété. Et les drapeaux mis en berne pour une durée de 40 jours.

Son Altesse Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan est au pouvoir depuis 2004. Il succède à son père, Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Nahyane.

Présidence de la BDEAC : le Tchad réclame le siège

Le Tchad exige le respect du critère de rotation par ordre alphabétique, dans le processus de désignation du président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale.

A l’issue des échanges, le 12 mai 2022, avec Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président actuel de la BDEAC, Mahamat Idriss Deby a exigé le respect des textes de l’institution bancaire. Mahamat Idriss Deby regrette que des manœuvres soient en cours pour attribuer la présidence de la BEAC à un autre pays.

En effet, le camerounais, Dieudonné Evou Mekou, est pressenti au poste de président de l’institution bancaire sous régional. En remplacement de l’Equato-guinéen, Fortunato-Ofa Mbo Nchama. Or les textes prévoient les nominations obéissent au critère de rotation par ordre alphabétique. Ce qui, d’après les autorités tchadiennes ne sera pas respecté si le siège ne leur revient pas.

«Nous avons avec une certaine surprise appris, qu’il y’a un changement qui va s’opérer au niveau de la banque, avec la nomination d’un nouveau président », s’étonne, Tahir Hamid Nguilin, ministre tchadien des Finances. « Le Tchad qui est membre historique de cette banque de développement et qui par ailleurs dépositaire des textes de la communauté s’en tient au respect des textes et des procédures. Pour ce qui est de la nomination des premiers dirigeants de nos représentants dans les organisations. », souhait-il.

Le ministre des Finances rappelle que, le Tchad n’a pas géré la BDEAC depuis très longtemps. En ce qui est d’un mandat complet.  « Et actuellement c’est le tour du Tchad qui est le prochain. » Par ces mots il s’oppose à la désignation d’un autre candidat. « Le Tchad a été surpris de cette décision. C’est une décision qui est tout à fait contraire aux règles de nomination. Nous avons eu des instructions fermes allant dans le sens de prendre des mesures pour que cette décision soit corrigée. Dans les jours à venir, avec les autres États, cette décision doit être corrigée ».

« Le Tchad n’a pas encore présenté mais il présentera son candidat », annonce le ministre tchadien des Finances.

Affaires : Afriland First Bank à la conquête du marché Tchadien

Une délégation de cette banque camerounaise, conduite par Célestin Nguela Simo, a été reçue, le 11 mai 2022 à Ndjamena, par le ministre tchadien des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin.

La délégation composée de Célestin Guela, Bouba Youssoufa et Adam Madji s’est entretenue avec Tahir Hamid Nguilin sur les problématiques de financement des économies pour booster la relance post Covid-19 et accompagner les différents acteurs économiques du pays. L’un des points majeurs évoqués lors de cet entretien était le projet de développement de la First Bank au Tchad.

La concrétisation du projet d’expansion d’Afriland First Bank au Tchad devrait permettre à cet établissement bancaire de renforcer son positionnement en Afrique centrale, après la cession de ses actifs en Guinée équatoriale. Leader du marché du crédit au Cameroun, Afriland First Bank affiche 20,83% des parts du marché au 31 janvier 2022, selon les données de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac).

« Le Tchad est un pays qui regorge d’énormes potentialités économiques. C’est un marché aux perspectives d’évolution prometteuses, qui bénéficie d’un positionnement géostratégique unique. Avec une population jeune et dynamique, le pays représente à nos yeux un bon risque à prendre », a expliqué le chef de la délégation d’Afriland First Bank.

Pour mémoire, Célestin Nguela Simo, chef de cette délégation prendra les rênes de cet établissement de crédit à capitaux à compter du 1er juillet 2022.