Tchad : 180 apprenants reçoivent leurs diplômes de fin de formation

C’était au cours d’une cérémonie organisé mercredi 4 juillet, par le Centre d’Apprentissage de la Langue Française (CALF) de N’Djaména.

Ils étaient 180 sur 453 apprenants du CALF, à avoir reçu leur Diplôme d’Etude Elémentaire en Langue Française (DELF) et de Diplôme Approfondi de la Langue Française (DALF).  Une cérémonie de remise de Diplômes qui a été marqué par la présence de l’Ambassadeur de la France au Tchad et du Secrétaire d’Etat à l’éducation et à la promotion civique.

« Le problème n’est pas simple (…) beaucoup de candidats s’inscrivent à des niveaux qui dépassent parfois leurs capacités », se justifie le directeur du CALF de N’Djaména, Idaïmbang Kemsol.

Parmi les lauréats, on peut noter la présence des étudiants, des enseignants, des militaires et de candidats à l’immigration. « Le français est pour nous une langue de travail, d’échange et de communication », a déclaré Fatimé Ali Ahmat, l’une des lauréats.

Justice: les avocats s’insurgent contre l’arrêté interdisant les marches

Les hommes en robe ont annoncé qu’ils allaient attaquer en justice la décision du Ministre de la Sécurité public, le 02 juillet lors de d’une Assemblée générale.

 

L’Ordre national des Avocats du Tchad a organisé une assemblée générale le 2 juillet 2018 au palais de justice de N’Djamena. C’est la première assemblée générale des Avocats après le procès de l’ex gouverneur du Logone oriental. A l’ordre du jour de cette assemblée les agressions et menaces sur les procureurs de Goz Beida et d’Iriba; l’assassinat en pleine salle d’audience d’Iriba de deux mises en cause; la menace en salle d’audience de Maître Doumra Manassé et enfin l’attaque en justice de l’arrêté interdisant les marches pacifiques par le ministre de la Sécurité publique.

Les avocats s’indignent et condamnent ces actions. «Nous condamnons cela et tiendrons pour responsables leurs auteurs de tout ce qui pourra arriver à un seul acteur judiciaire à partir d’aujourd’hui. Nous mettons en garde les auteurs des agressions et des menaces contre tout citoyen dans ce pays et nous disons: « ces attaques, ces menaces contre n’importe quel citoyen ne resteront pas impunies dans ce pays.» nous veillerons à ce que cela cesse. Voilà pourquoi nous nous sommes réunies aujourd’hui », déclare Me Emmanuel Djimadoum Koumtog.

Sur le dernier point à l’ordre de jour, l’assemblée estime que l’interdiction systématiquement des marches pacifiques est une violation des droits de l’homme. « Nous allons attaquer l’arrêté du ministre devant la chambre administrative de la cour suprême pour que le droit soit dit. Maintenant au niveau de la cour suprême si on nous dit qu’on a raison, il n’y a pas de problème mais si on nous dit qu’on a tort, nous porterons cette affaire devant la cour africaine des droits de l’homme et des peuples », affirme le secrétaire de l’Ordre national des avocats.

 

Education : le SET a décidé de boycotter es examens de fin d’année

Le Syndicat des enseignants du Tchad a en une Assemblée nationale le 2 juillet 2018 dernier à l’Ecole du centre de N’Djamena.

 

Les enseignants décident de poursuivre la grève jusqu’à satisfaction et boycottent l’organisation des examens de fin d’année. Pour eux, il faut décaler les dates de l’organisation de ces examens. En dépit de cette suggestion, le gouvernement a déjà organisé le concours d’entrée dans les lycées techniques, et depuis ce 2 juillet les élèves des classes de 3ème composent le brevet d’enseignement fondamental.

Les membres du Syndicat des enseignants du Tchad sont divisés quant au fait d’organiser ou pas les examens de fin d’année. D’aucuns trouvent que l’avenir des enfants est en jeu et qu’il faut tenir les examens, d’autres pensent que les élèves n’ont pas reçu tous les enseignements nécessaires pour être examinés.

Selon le secrétaire général du SET pour la commune de N’Djamena, Ngartoidé Blaise, « il y a une crise de confiance dans la tête des militants du SET ». Il affirme que son organisation n’est pas divisée et le problème de dissidence va trouver solution. Pour le moment les examens se déroulent sans les enseignants.

 

Tchad : la Fondation Moleskine organise un atelier sur le développement personnel

Celui-ci s’adresse principalement aux jeunes gens. Il a été lancé autour du  thème « I have a dream » hier 02 juillet au Musée national du Tchad.

Cet atelier est l’œuvre de la Fondation Moleskine et de M. Simon Njami. Il  consiste  à favoriser le développement personnel des jeunes tchadiens dans divers domaines. Concrètement, la rencontre permettra aux jeunes participants de construire des outils émotionnels et intellectuels leur permettant de conduire leur vie et construire leur avenir.  « Cet atelier aidera les jeunes à répondre à la question, comment réaliser son projet ? Comment réaliser son rêve ? », a déclaré Abdoulaye Abdeloumaté, l’un des organisateurs.

« L’objectif de cet atelier est de développer un esprit critique, amener les jeunes à construire leurs rêves et ainsi se déterminer dans la société », a affirmé Elena Korzhenevich, co-fondatrice de la Fondation Moleskine. Durant cet atelier, les participants vont s’engager dans des débats collectifs et à de l’auto réflexion sur des sujets choisis à partir du thème de l’atelier qui est «  I have a dream ».

Au total 25 jeunes dont des photographes, des peintres, des étudiants et des stylistes participent à cet atelier. Commencé le 02 juillet, l’atelier prendra fin le 08 juillet prochain. Il faut noter que N’Djaména est la deuxième ville de l’Afrique où se déroule cet atelier.

 

Tchad : le gouvernement veut renforcer la sécurité intérieure

Un projet d’appui à l’amélioration de la sécurité intérieure dans le pays a été lancé le 27 juin 2019 dernier à N’Djamena

 

Le ministre de l’économie  et de la planification du développement, Issa Doubragne  a lancé le 27 juin 2018, à la Maison de la femme, le Projet d’appui à l’amélioration de la sécurité intérieure au Tchad (PAASIT). C’était en présence de son collègue de la défense nationale et de l’ambassadeur de l’Union  européenne ainsi que de plusieurs invités.

Ce projet selon son coordonnateur Abdoulaye Moyalta Georges est de contribuer à réduire et à dissiper le climat général d’impunité et d’insécurité par l’offre de la sécurité comme bien public de qualité, qui répond aux besoins des citoyens. Il consistera à améliorer la gouvernance de la sécurité intérieure, les compétences du personnel des forces de sécurité intérieure. Ses axes stratégiques sont entre autres, le renforcement de la sécurité intérieure, celui des compétences des forces de défenses et de sécurité ainsi que le lien entre la  population et ces forces.

Les domaines d’intervention du PAASIT sont la bonne gouvernance, les infrastructures des forces de défenses et de sécurité, les équipements et/ou les dotations, la formation, la  gestion des ressources humaines puis l’enquête d’opinion sur la sécurité et la population. Les bénéficiaires seront les forces de défenses et de sécurité et la population tchadienne. Ce projet a une durée de 55 mois. Pour marquer ce lancement un match de football de brassage est joué cet après-midi entre les forces de défense et de sécurité, la société civile et les communicateurs au stade du quartier Paris Congo dans le 6e arrondissement de N’Djamena.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tchad : La CASAC œuvre pour la préservation de la paix

La coalition a organisé une journée de sensibilisation sur le sujet dans la ville de N’Djamena le 30 juin dernier.

 

La Coalition des associations de la société civile pour l’action citoyenne (CASAC) a organisé dans la soirée du samedi 30 juin 2018, dans quelques quartiers de N’Djaména, une séance de sensibilisation, relative à la préservation de la paix.

A la population des différents quartiers de la capitale, le président de la CASAC appelle les citoyennes et les citoyens à préserver la paix et la stabilité au Tchad. « Nul ne peut se prévaloir qu’il sera épargné si la paix venait à être menacée. De toute évidence, la préservation de la paix demeure pour ainsi dire, un devoir patriotique sacré » a relevé Mahamoud Ali Séïd, président de l’organisation.

Il rappelle que le Tchad a joué un rôle majeur dans le rétablissement de la paix dans beaucoup de pays en Afrique. Les exemples foisonnent, quand il s’agit de parler du rôle du Tchad en matière de paix et de stabilité en Afrique, aujourd’hui il est de bon aloi que les Tchadiens se sentent dans leur écrasante majorité fier de leur pays fait remarquer le président de la CASAC.

Mahamoud Ali Séïd demande aux populations de N’Djaména, de s’approprier de la paix et d’en faire un levier essentiel pour accompagner la marche irréversible que connaît le Tchad. « Est-il besoin de rappeler les vertus de la paix, quand on sait que sans elle, aucun développement ne verra le jour » renchérit le président.

La CASAC par la voix de son président appelle les Tchadiens à cultiver l’amour de la patrie et à œuvrer sans relâche pour que le pays soit à l’abri de toutes les péripéties. Il assure que : « la CASAC apporte son soutien à toutes les initiatives de préservation de la paix dans notre cher et beau pays le Tchad ».

 

Tchad: la riposte contre la rougeole s’organise

Le gouvernement tchadien a décidé d’envoyé 10 médecins dans la région du Tibesti, afin de lutter contre cette pandémie qui mine actuellement le pays.

 

Dans un communiqué de presse signé de son secrétaire général, Dr Hamit Djabar, le ministère de la santé publique annonce une mission de deux semaines composée des médecins et infirmiers dans la région du Tibesti. Cette mission intervient comme un plan de riposte contre l’épidémie de rougeole.

Cette mission est organisée par le gouvernement tchadien et ses partenaires techniques et financiers, dans les districts sanitaires de cette région. Le communiqué de préciser qu’un avion de l’armée de l’air est affrété pour le transport des équipes médicales y compris les vaccins contre la rougeole et la méningite, et des médicaments de prise en charge des malades. Ce plan de riposte prend en compte toute la population cible incluant celle des sites des orpailleurs.

Tchad : plaidoyer pour la création d’une loi interdisant l’expulsion des veuves

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale des veuves, la première dame Hinda Deby Itno a appelé à l’initiation de cette loi.

 

Normalement célébré le 23 juin à travers le monde, c’est ce 27 juin que les activités marquant la commémoration de la journée mondiale des veuves ont eu lieu au Tchad. Et c’est la grande salle de conférence du Palais de 15 janvier qui a servi de cadre pour leur déroulement.

Ce mercredi donc, de nombreuses femmes et associations œuvrant pour le bien-être des veuves au Tchad s’y sont retrouvées. Il était question pour elles de discuter des conditions des veuves. Et à travers les témoignages qu’elles ont écoutés, elles ont pu se faire une réalité concrète des idées qu’elles se faisaient déjà.

Les misères que vivent les femmes ayant perdu leurs maris est une crise silencieuse selon la fondation Tchad Helping Hands, Amina Priscile Longoh. La marraine de l’évènement, Hinda Deby Itno préoccupée par la question a d’ailleurs instruit aux ministres en charge de la justice et de la femme d’initier un projet de loi qui interdit l’expulsion de la veuve du domicile conjugal.

Selon la Première dame « nombre de veuves souffrent dans le silence et l’indifférence totale et vivent dans une situation infernale après la disparition de leurs époux. La lutte pour la promotion et la défense des droits des veuves doit concerner toute la société, fait-elle observée. Cette protection, poursuit la Première Dame, doit toucher la matière successorale et tous les droits qui concourent à l’épanouissement de la veuve » peut-on lire sur le site de la présidence.

Cette initiative de la première dame de créer une loi contre l’expulsion des veuves du domicile conjugal va sans doute en réjouir plus d’une. Mais Mekombe Thérèse de l’Association des Femmes Juristes du Tchad (AFJT) nous rappelle la situation que vivent les veuves est la conséquence de la non application des lois et des conventions y relative.

En quelques sortes le tout n’est pas de créer des lois mais de pouvoir veiller à leur application. Elle demande à la société tchadienne d’être compatissante à l’endroit des veuves. Un avis que partage la Ministre de la femme, de la petite enfance et de la solidarité internationale, Ardjoun Djalal Khalil. Celle-ci a déclaré que son ministère a pris « les dispositions nécessaires pour un accompagnent juridique et un encadrement nécessaire à l’exercice des droits des veuves ».

 

Tchad : les accords avec Glencore ont été signés

Le porte-parole en a fait l’annonce dans ne communiqué qu’elle a même lu sur les antennes de la télévision nationale hier soir.

 

L’entreprise Glencore et le gouvernement du Tchad ont signé un accord le 28 juin dernier. La signature s’est fait simultanément au Tchad et en France. Ce pacte porte sur la renégociation des accords commerciaux qui lient les deux parties.

Selon la ministre Alixe Ndolenodji Naimbaye, il vient consolider les « acquis obtenus le 23 février 2018 lors de la signature du protocole d’accord intérimaire, à savoir la soutenabilité de cette dette qui consacre l’obtention des marges budgétaires supplémentaires pour nos finances publiques ».

Dans un article publié sur le site tchadinfo.com, on apprend que « cette restructuration prévoit une extension significative de la maturité de la dette jusqu’à 10 ans, et offre une réduction importante du taux d’intérêt et une période de grâce de 2 ans ». Tout chose qui on espère va permettre au Tchad de sortir rapidement de la crise économique qui le secoue actuellement.

Glencore PLC est une importante entreprise anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières. Elle résulte de la fusion le 2 mai 2013 de Glencore, société de négoce fondée par le trader Marc Rich et de Xstrata, entreprise d’extraction minière. Elle est basée en Suisse à Baar, dans le canton de Zoug. En 2016, le groupe employait 155 000 personnes (dans 50 pays).

 

 

Tchad : cinq ans de prison ferme pour Adam Nouki Charfadine

Le verdict est le même pour le commandant de légion de la gendarmerie de Doba, Mahamat Djamal Nimir. Ils doivent en plus payé une amende de cinq millions de FCFA.

 

Le procès des personnes impliqué dans l’agression d’un avocat à Doba les 22 mai dernier s’est terminé ce 28 juin au Tribunal correctionnel de N’Djamena. Le verdict est donc tombé. L’ancien gouverneur de la région du Logone Oriental, Adam Nouki Charfadine est commandé à cinq années de prison ferme et une amende de cinq millions de FCFA.

Ce verdict, est le même pour le commandant de légion de la gendarmerie de Doba, Mahamat Djamal Nimir. Après requalification, les faits qui leur sont reprochés sont : atteinte à la liberté, discrédit sur la justice, empiètement sur les décisions judiciaires, destruction des biens et complicité d’enlèvement.

Pour tout ceci, le procureur de la République en charge de l’affaire avait requis une peine d’an et demi de prison. Les magistrats semblent avoir trouvé celle-ci trop petite. De plus, les trois gendarmes coupables d’avoir tiré sur le véhicule qui transportait Me Doumra Manassé et ses clients, ont écopé d’une peine de six ans pour atteinte à la liberté, empiétement sur les décisions judiciaires et de complicité d’enlèvement.

La cour a également demandé que le commandant de gendarmerie et ses trois éléments impliqués dans l’affaire soient radiés des rangs de l’armée tchadienne. Cependant, ne sachant pas où se trouve actuellement le commandant de gendarmerie, Mahamat Djamal Nimir, un mandat d’arrêt a été émis contre lui.

Cette décision de justice n’est pas du tout du gout du collectif d’avocats de l’ancien administrateur régional. L’un d’entre eux, Maître Pamkeré Wouze pense d’ailler que si le tribunal « est allé au-delà du réquisitoire du ministère public », c’est parce que  « ceux qui ont rendu cette décision ont voulu simplement satisfaire les professions libérales, ainsi que la magistrature ». Le collectif a ainsi annoncé qu’elle comptait introduire un recours en appel pour cette décision de justice.

Pendant ce temps la partie adverse se réjouit de la sentence. « C’est ce qu’on attend toujours de la justice tchadienne parce que certains se comportent comme s’ils étaient au-dessus de la loi », affirme un avocat. « Il y a beaucoup de gens qui ont été gouverneurs dans ce pays et qui n’ont pas été trainés devant les juridictions. Nous on voit la réalité en face, les actes que les gens ont commis. Le tribunal a apprécié et c’est comme ça que la sanction est tombée », continue-t-il.

 

 

 

 

Tchad: Conseil national de la jeunesse dissout

C’est ce qu’annonce la décision rendu publique par le ministre de la Promotion des jeunes, des sports et de l’emploi

 

Par une décision publiée le mardi 26 juin 2018, le ministre de la Promotion des jeunes, des sports et de l’emploi, Mahamat Nassour Abdoulaye retire la délégation du pouvoir accordée au Conseil national consultatif des jeunes (CNCJ).

Le ministre dit avoir constaté avec amertume les irrégularités et manquements lors du déroulement du congrès du CNCJ tenu le 23 mars 2018 dernier. Selon lui, c’est ce qui a conduit le ministère à suspendre les travaux dudit congrès. Le communiqué précise que le ministère annule purement et simplement les travaux du 4e congrès du CNCJ.

Un comité de normalisation sera mis en place dans les prochains jours et aura pour mission de préparer la tenue d’un nouveau congrès basé sur la transparence et l’équité.

Rappelons que le conseil national de la jeunesse avait fait une sortie médiatique le 23 juin dernier au cours de laquelle, elle avait lancé un ultimatum au ministère. En effet, ne comprenant pas les raison des décidons du report sans raison de la cérémonie de clôture du Congrès Ordinaire  du CNJT tenu du 21 au 23 mars 2018, la non-association des jeunes dans l’organisation de la Fête nationale de la jeunesse et la non-implication des jeunes dans les préparatifs du Forum National de la jeunesse.

Le conseil exigeait donc : la publication du procès-verbal du Congrès et l’installation du nouveau bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse du Tchad et l’implication du Conseil national de la jeunesse du Tchad dans l’Organisation du Forum National de la Jeunesse.

Tchad: 2 millions d’euros pour la lutte contre l’insécurité alimentaire

Avec cette somme, la France a apporté son soutien à trois nouveaux projets portés par le PAM, les ONG ACTED et ALIMA dans le pays.

 

La situation dans la région sahélienne est de plus en plus préoccupante. D’ailleurs le Programme Alimentaire Mondial (PAM) vient d’annoncer une hausse du niveau d’alerte. En effet, alors que l’alerte était jusqu’ici de niveau trois, elle est passée directement au niveau cinq. De quoi tirer la sonnette d’alarme.

Ce 27 juin donc,  la France par le biais de son ambassade au Tchad a fait un don de 2.250.000 euros (environ 1 milliard 650 millions FCFA) en soutien à la lutte contre la mal nutrition dans le Sahel. Ce don a été fait à l’adresse des projets du PAM et les ONG ACTED et ALIMA au Tchad.

L’argent profitera aux localités suivantes : la région du Lac Tchad, N’Djamena, le Batha, le Guéra et le Barh El Gazal. Ainsi, le projet du PAM qui concernant essentiellement les régions de Batha, de Guéra et de Barh El Gazal a pour objectif de renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés vulnérables.

Le programme de l’ONG ALIMA quant à lui vise à « consolider les activités de prise en charge de la malnutrition aigüe sévère des enfants âgés de 0 à 59 mois au sein de l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine de N’Djamena, ainsi que l’ouverture d’une nouvelle unité de prise en charge à l’hôpital Gozator », selon Tchadinfo.

L’ONG ACTED s’est donnée, elle comme mission de « répondre à la crise alimentaire et nutritionnelle dans le département du Wayi, situé dans la région du Lac Tchad, par l’organisation d’activités de transferts monétaires et des formations aux techniques de maraîchage ».

Selon l’ambassadeur de France au Tchad, Philippe Lacoste, par ce don « la France poursuit son soutien en faveur de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans un contexte d’aggravation de l’insécurité nutritionnelle au Tchad pendant la période de soudure 2018 qui requière l’attention de toute la communauté  internationale et une assistance humanitaire d’urgence pour les 990 000 Tchadiens dont les conditions de vie se sont détériorées. »

 

 

 

Musique : les Combattants sortent « On vient crier »

C’est le titre du nouvel album du groupe de rappeur tchadien. Ils en ont fait l’annonce ce 27 juin lors d’une conférence de presse à N’Djamena

 

C’est le restaurant Selesao qui a servi de décor à la conférence de presse qu’a donné le groupe tchadien Combattants. Cette rencontre institué par les trois rappeurs, était en effet le lancement officiel de leur premier nouvel album « On vient crier ».

Constitué de 11 titres, ce recueil de titres traite de sujets tels que l’injustice, la mauvaise gouvernance, la prostitution. Une peinture peu glorieuse, mais vrai de ce qu’est la société africaine actuelle.

« Nous sommes la voix des sans voix. Nous, combattants, venons crier pour nos pères qui n’ont pas de salaires, pour toutes les personnes défavorisées.  De nos jours, nos mères s’aventurent avec des jeunes qui ont l’âge de leurs petits fils et nos pères avec des jeunes filles qui ont l’âge de leurs arrières petites filles. Nous combattons l’homosexualité etc. », explique le leader du groupe, Jayson Larokette.

« On vient crier », est le résultat de quatre années de travail du groupe. Pour l’instant seul la version audio de l’album est disponible. Mais le groupe a affirmé se préparer pour débuter avec les tournages des clips.

Crée en 2006, le groupe est composé de Jayson Larokette, Malcom  et Aristide. Ces trois amis qui se sont rencontré dans les quartiers de N’Djamena ont remporté le prix du Lauréat N’Djam-Hiphop en 2016. Ils invitent leurs fans à débourser la somme de 2500 FCFA pour pourvoir entrer en possession de l’un des 100 exemplaires de cet album en circulations. Dans le cadre du lancement de ce premier album, le groupe sera en concert ce weekend à N’Djamena.

 

Tchad : la liberté provisoire refusée à Adam Nouki Charfadine

Les avocats de l’ancien gouverneur du Logone Oriental avait fait la demande lors de son procès qui a eu lieu ce 26 juin a Palais de Justice de N’Djamena.

 

Après deux heures d’attente, Adam Nouki Charfadine a fait son entrée dans la salle d’audience sous le murmure des magistrats et des dizaines de curieux venus assistés à son procès. Et pour la première fois, l’ancien gouverneur s’est exprimé devant les juges. Il ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés : atteinte à la liberté, empiétée à la justice, outrage aux magistrats…

Il dit être à N’Djamena pour des raisons personnelles le jour de l’incident le 22 mai 2018 à Doba, mais des informations lui sont parvenues : des victimes d’Oumarou Magadji veulent s’en prendre à sa personne. Elles trouvent la décision de la justice de Doba « pas normale ». « Ce n’est pas pour s’opposer à la décision de justice, mais pour mettre Oumarou Magadji et son avocat en sécurité que j’ai donné l’ordre pour qu’on appréhende son véhicule », dit l’ancien gouverneur, détendu dans son djalabia blanc.

L’ex-gouverneur dit avoir mis en sécurité Oumarou Magadji pour « éviter des troubles à l’ordre public ». Selon lui, des victimes se préparent à lyncher Oumarou Magadji et son avocat soit à la sortie de Bebidjia ou à l’entrée de Moundou. Des affirmations insuffisantes pour la partie civile qui lui a demandé plus de précisions : où se trouve Oumarou Magadji ? Est-il en vie ?

La réponse du prévenu est cinglante : « J’ai remis Oumarou Magadji aux services des renseignements, il détient des armes et il constitue une menace pour la paix sociale du Tchad », avant d’affirmer détenir une décharge des services de renseignements. Le camp Manassé exige du parquet la présence physique de Oumarou Magadji.

Autre point d’accroche lors de cette journée d’audience : le procureur a quitté subitement la salle. En cause : les propos de Me Doumra Manassé qui a évoqué « un traitement avec célérité du dossier ». Cet incident d’audience verra la démission du procureur Nedeou Tebdeou Gerard de l’affaire, remplacé par Mahamat Saleh Bréma. Ce dernier a calmé la salle à la reprise : « Il faut éviter de passionner les débats pour éviter ces incidents. Personne n’est au-dessus des lois ».

Finalement, les avocats de l’ancien gouverneur ont demandé la mise en liberté provisoire du prévenu. Selon eux, leur client est malade, qui d’après un certificat médical, doit de se reposer. « Une demande fantaisiste », rétorque la partie civile. Elle trouve que l’ancien gouverneur est entrain déjà de se soigner dans une clinique à N’Djamena.

Après délibération, le tribunal rejette la demande de mise en liberté provisoire des avocats d’Adam Nouki Charfadine, et renvois le procès pour le jeudi 28 juin 2018. Ce jour-là, les plaidoiries des deux parties seront faites au tribunal et le procureur de la République en charge de l’affaire fera ses réquisitions.

 

Tchad : le SET refuse de lever la grève

C’est ce qui ressort de l’Assemblé générale que ce syndicat a tenu hier mardi 26 juin à l’école du Centre de N’Djamena.

 

Visages serrés, c’est un brouhaha total qui a pris le dessus à cette assemblée. Les syndicalistes ne sont pas d’accords pour suspendre la grève conformément à ce que leur demande leur bureau exécutif. D’après les uns et les autres, le bureau exécutif aurait tenu une réunion le 25 juin avec le ministre de l’éducation nationale pour que les enseignants lèvent la grève afin d’organiser les examens qui se pointent à l’horizon. « Traitres, vous êtes tous des corrompus. On ne veut pas » lance un syndicaliste à l’un des représentants lors de son intervention.

En effet, les syndicalistes veulent une satisfaction à 100%, leur salaire intégral. La plupart d’entre eux ont même refusé d’entonner l’hymne des enseignants. Dogdaye Kogo, le chargé des revendications pour le bureau régional de la ville de N’Djaména pense qu’en principe, c’est la plateforme qui a lancé la grève, donc c’est à elle de la lever et non quelqu’un d’autre, du simple fait que le SET est affilié à la CISC. Cependant remarque-t-il: « Les enseignants ne peuvent pas empêcher au gouvernement d’organiser les examens comme ils ont l’habitude de ramasser les personnes de leur choix ». Toutefois, le chargé des revendications, Dogdaye trouve qu’il serait mieux que le gouvernement se concerte avec la plateforme. Ainsi, ils trouveront les modalités pour rattraper le temps perdu et fixer ensemble la date des examens.  « Ça ne sert à rien de se précipiter. Il est question de l’avenir des intellectuels » relève-t-il. En attendant, une assemblée générale de la plateforme revendicative va se tenir en matinée de ce 27 Juin 2018 à la bourse de travail.

 

Me Manassé Doumra : « ils ont ouvert le feu, des balles réelles (…) contre nous »

L’avocat raconte le déroulement de l’agression dont lui et ses clients ont été victimes le 22 mai dernier au Palais de Justice de Doba.

 

Maitre, racontez-nous ce qui s’est passé le 22 mai 2018 à Doba ?

En réalité, ce qui s’était passé, c’est que j’ai été constitué pour défendre trois personnes, donc au début c’était trois personnes qui sont arrêtées. L’un s’appelle Hissein, l’autre c’est Hassan, le troisième s’appelle Bouba. Le contingent qui les a arrêtés en date du 22 août 2017, les a amandés, de lourdes amandes et leur a demandé qui est leur chef de race. C’est ainsi que le chef de race qui se trouvait à Moundou a été appelé pour se rendre avec les parents de ceux qui sont arrêtés et gardés à vue. C’est ainsi qu’ils sont partie à Mbaibokoum et le contingent de Mbaibokoum a demandé le paiement [des amandes], les parents de Hissein ont donné 1 900 000 FCFA, les parents de Bouba ont donné 900 000 FCFA et les parents de Hassan ont donnée 250 000 FCFA.

 

Est-ce cela comblait l’amande demandé ?

C’est des amandes arbitraires, parce que la loi n’autorise pas un Officier de Police Judiciaire  de prendre de telles amandes. L’officier de police judiciaire son rôle est essentiellement réservé à la recherche, à l’enquête à l’arrestation, la garde à vue des criminelles et enfin de dresser les procès-verbaux pour communiquer au parquet, au magistrat instructeur. Lorsqu’il a collecté cet argent, il a décidé de son propre chef de libérer Hissein, celui à qui les parents ont payé un million 900 mille. Chose qui n’est pas normal également, parce que s’il est un briguant, il ne lui appartient pas en tant qu’OPJ de le libérer. C’est ce qui est fait pourtant.  Maintenant, ensuite les deux dont les parents ont payé 900 000 et 200 000, il a estimé que ces sommes sont peu donc il va étudier le cas et ensuite il se retourne vers le chef de race qui est venu parce que c’est les membres de sa communauté. Il procède à son arrestation en lui disant que c’est le commandant de Légion du Logone oriental qui a donné l’ordre de l’arrêter.

 

Qu’est ce qui s’est passé ensuite ?

Lorsque nous sommes allés faire les formalités, Mahamat Dongo, chef de poste titulaire de la maison d’arrêt de Doba, Ramadan Ibet Barh chef de poste adjoint ont appelé le gouverneur. Le commandant de la légion (de gendarmerie) titulaire, le commandant de GNNT comme ils sont les éléments de la garde nomade, ils ont appelé leur chef hiérarchique Mahamat Yoro aussi donc c’est ainsi que Mahamat Yoro a échangé avec le gouverneur qui a ordonné l’intervention.

Nous sommes sorties de la maison d’arrêt et à environ de 200 mètres nous avons été interceptés par 3 véhicules dont un appartient au commandant de groupement et les deux appartiennent à la légion de la gendarmerie. Et moi j’ai été instruit, comme avant de quitter le palais de justice, le régisseur titulaire m’as déjà dit que quelqu’un vient d’alerter le gouverneur. Donc quand moi j’ai les vu (3 véhicules) entrain de venir j’ai instruit le chauffeur « si une balle ne te traverse pas ne t’arrête pas, fonce jusqu’au palais de justice. Peut-être que nous aurons notre salut. C’est comme ça que le chauffeur a fait comme s’il allait s’arrêter mais a foncé. Et quand il a accéléré, eux ils ont ouvert le feu, des balles réelles nourries, en rafale même contre nous. Vous allez constater que, les roues arrières gauche comme droite ont pris plusieurs balles jusqu’au palais de justice. Et même dans l’enceinte du palais ils ont couru pour sauter dans le véhicule. Ils ont tiré des balles en rafale des cartouches ont sauté pour tomber dans le véhicule. Moi j’ai eu la vie sauve en entrant précipitamment dans la salle d’audience et j’ai informé au procureur titulaire et au président titulaire qui sont en audience pour dire que voilà « l’exécution de votre décision qui crée cette attaque ». Le président de tribunal a dit « Maitre vous n’avez pas besoin de parler, les gens continuent par tirer mettons-nous rapidement à l’abri dans le bureau ». On a été pris en otage, de 15h jusqu’à 17h au niveau du palais de justice. Ils ont pris mes clients, ils les ont bastonnés, ils les ont jetés dans le véhicule, ils les ont ramenés. C’est après plusieurs interventions que les deux sont libérés. Mais Oumarou Magadji est « tué », est tué pourquoi je vous le dit, moi j’ai parlé avec le ministre de la justice, avec le directeur général de la gendarmerie, ils n’ont pas pu le retrouver.

 

Avez-vous des preuves de ce que vous avancé ?

Ce n’est pas à moi d’avancer les preuves, c’est à eux parce que moi j’ai exécuté les décisions de justice. Aujourd’hui devant le tribunal, ils sont incapables, c’est pourquoi nous avons soulevé l’incompétence du Tribunal de grande instance par ce que l’affaire est un crime. Il n’appartient pas à moi de prouver, il appartient à l’Etat, l’administration publique qui a arrêté, confisqué, séquestré  mes clients de prouver qu’il est vivant. Il est porté disparu aujourd’hui, la disparition équivaut à la mort même s’il y a en matière de disparition, c’est encore plus grave parce que pour établir l’acte de décès on laisse couler un certain temps.

 

Qu’est-ce que vous espérez de ce procès ?

Je n’attends rien de ce procès. Tel que c’est parti, il y a déjà violation grave et frontale des principes du droit de l’homme et moi ce que j’attends, que la procédure finisse. Je vais saisir la Cour africaine de droit de l’homme pour obtenir la condamnation du Tchad. Parce qu’on ne peut pas tolérer qu’on exerce une activité légale qui contribue à l’instauration d’un Etat de droit et qu’on tire sur nous ce n’est pas normal.

 

Croyez-vous que la justice est indépendante ?

Non, je ne crois pas à cette indépendance. Ça peut venir mais aujourd’hui je ne crois pas à l’indépendance de la justice. Aujourd’hui des instructions fermes ont été données allant dans le sens la correctionnalisation de ce dossier. C’est pour ça que malgré ces exceptions faites la correctionnalisation a été retenue. Je suis optimiste, un jour on parviendra à l’indépendance de la justice mais aujourd’hui il y a l’immixtion notoire de l’exécutif dans la magistrature. C’est ce qui empêche l’épanouissement de la justice. Parce que pour un rien on te décrète, c’est ce qui conduit à la résiliation quelque fois et dans la plupart des dossiers comme vous voulez garder votre poste, vous êtes obligés de faire avec. Nous obtiendrons vraiment l’indépendance de la justice un jour, ça je le crois et je reste optimiste.

 

 

Sport : le Tchad se prépare pour les J.O 2024

Une semaine des Arts martiaux, de la lutte et de tir à l’arc a été lancé à N’Djamena ce 24 juin, afin de détecter des talents.

 

2024 c’est bientôt ! Et pour ne pas être surpris, le Tchad a déjà commencé à se préparer pour les Jeux Olympiques (JO). C’est donc ainsi, que le Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST) a le 24 juin dernier lancé la première édition de la semaine des Arts martiaux, de la lutte et de tir à l’arc.

Les activités marquant ce lancement se sont déroulées au  stade municipal de Diguel, dans le 8e arrondissement de N’Djamena. Cette semaine a pour but de trouver des talents. Cet objectif s’inscrit en droite ligne avec la politique de développement à la base prônée par les fédérations sportives du Tchad.

Le ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Sport et de l’emploi estime d’ailleurs que’« à travers cette semaine, le ministère en charge du sport et le COST doivent œuvrer ensemble pour avoir une vision commune quant à la préparation minutieuse de nos sportifs, en vue de leur qualification pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024 ».

Ainsi durant cette semaine, 30 athlètes issus de chacune des cinq fédérations à l’honneur (judo, de taekwondo, de tir à l’arc, de lutte et de karaté) s’affronteront. Le Comité Olympique et Sportif Tchadien voudrait ainsi, « repenser autrement le processus de développement du sport, car elle est née d’un réel constat technique dû à l’absence de circuit de compétions fiables sur le plan national pour le développement du sport à la base dans les catégories des équipes nationales cadettes et juniors de ces disciplines ci-haut citées », pense e président du Comité Olympique Tchadien Abakar Djarma.

Les Jeux olympiques d’été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIe olympiade de l’ère moderne, seront célébrés en 2024 à Paris, en France, officiellement désignée lors de la 131e session du CIO à Lima, au Pérou, le 13 septembre 20171,2. Les villes de Hambourg, Rome, et Budapest étaient également en lice jusqu’à leurs retraits.

 

Santé : le Tchad veut éradiquer la mouche tsé tsé

Le ministre tchadien de l’Elevage et des Productions animales a annoncé que les efforts doivent continuer d’être fait, pour arriver à une éradication de totale de l’insecte.

 

La mouche tsé tsé doit disparaitre au Tchad. C’est l’objectif qui s’est fixé le gouvernement de ce  pays. Et pour se cela, un projet-pilote de lutte contre la mouche tsé-tsé et la maladie du sommeil dans la localité  Mandoul a été mis sur pied en 2013.

Quatre plus tard, en 2018, la densité de la mouche tsé-tsé au Tchad a été réduite de 99%. De plus, prévalence de la trypanosomiase (la maladie du sommeil) est passée de 0,5% en 2013 à 0,07% en 2017. Des résultats plutôt satisfaisants donc.

Mais le ministre tchadien de l’Elevage et des Productions animales, Gayang Souaré, garde la tête froide. « Quelques couches de mouches tsé-tsé existent encore et pourront transmettre lesdites maladies », tient-il à rappeler.

Surtout que des personnes malades ont été signalées dans trois localités du pays. A savoir le Logone occidental, le Logone oriental et le Mandoul. La contamination ici se fait essentiellement dans les quatre foyers de Tapol, Goré, Moïssala et Doba, globalement appelé « foyer du Mandoul« .

Selon Xinhua : « pour pallier à cette situation, l’Institut tchadien des recherches en élevage pour le développement (IRED) et ses partenaires ont élaboré, avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) un nouveau projet qui consiste à lâcher des males stériles afin d’éradiquer les populations résiduelles des mouches tsé-tsé et ainsi de libérer durablement la région du Mandoul et le Tchad des trypanosomiases humaine et animale ».

Tchad : le CNJT se dit marginalisé

Le Conseil nationale de la jeunesse du Tchad a tenu point de presse vendredi 23 juin dernier dans les locaux de la Maison des Medias de N’Djamena.

 

Les membres du  Conseil national de la jeunesse du Tchad (CNJ-T) déplorent la marginalisation dont souffrent cette structure et les organisations des jeunes en générale. C’était lors d’un point de presse organisé ce 23 juin 2018 à la Maison des Médias du Tchad.

La sortie médiatique des membres du CNJT intervient suite aux multiples irrégularités constatées au sein de cette organisation faîtières de la jeunesse. C’est le cas notamment entre autres du report sans raison de la cérémonie de clôture du Congrès Ordinaire  du CNJT tenu du 21 au 23 mars 2018, la non-association des jeunes dans l’organisation de la Fête nationale de la jeunesse et la non-implication des jeunes dans les préparatifs du Forum National de la jeunesse.

Au regard de tout cela, les membres dudit conseil exigent :

La publication du procès-verbal du Congrès et l’installation du nouveau bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse du Tchad ;

L’implication du Conseil national de la jeunesse du Tchad dans l’Organisation du Forum National de la Jeunesse.

« Nous tenons donc informer l’opinion nationale et internationale que si les revendications ne sont pas prises en considération dans les 72 heures qui suivent, le CNJT, conformément aux textes qui le régissent procédera à la passation de service avec le Bureau Exécutif sortant afin d’exécuter mieux sa mission », déclare le Chargé de Communication du CNJT, Salzabo Dimougna. « Le Ministère en charge de la Jeunesse assumera les conséquences de tout ce qui adviendra », rajoute-t-il.

Tchad : l’éducation sur la table des parlementaires

Le rapport de l’enquête parlementaire sur le système éducatif tchadien a été adopté vendredi dernier par les députés.

 

L’Assemblée nationale a adopté le vendredi 22 juin 2018, le rapport de l’enquête parlementaire sur le système éducatif tchadien, à l’issue de plusieurs jours de débats et de discussions. Tous les maux qui handicapent le système éducatif tchadien ont été abordés. Du nombre pléthorique des enseignants, en passant par le manque de volonté politique et autres, les députés et les membres du gouvernement ont discuté sans ambages sur l’éducation nationale.

Des propositions pertinentes ont été faites et si elles sont mises en œuvre, l’école tchadienne retrouvera ses lettres de noblesse. Globalement, en tout cas, il ressort que l’école tchadienne est malade et très malade, si des remèdes appropriés ne lui sont pas administrés, elle risque de connaitre une fin très fatale.

Dans les vagues des propositions et d’observations des membres du Gouvernement, le ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Boukar Michel a relevé une problématique que les autorités doivent prendre au sérieux. C’est la question des matières scientifiques. Il révèle qu’en 1990, le nombre des candidats au baccalauréat série C était de 33 personnes. Et qu’en 2017, ils sont à peu près 300 candidats sur plus de 75 000 candidats au baccalauréat. Soit une progression géométrique de 11,3% en 27 ans.

Pour pallier à ce problème, il propose qu’on crée un Institut des Mathématiques et Sciences Fondamentales. Cet institut, selon lui doit être confié à un ancien professeur de mathématiques.

 

Tchad: 665 cas de rougeoles enregistrés

Le pays connait actuellement ne épidémie de rougeole. Celle-ci a déjà fait 33 morts dans différentes régions du pays.

 

Le Tchad enregistre, depuis le début de l’année en cours, des cas de rougeole qui ont fait à ce jour 33 victimes, a annoncé le ministère tchadien de la Santé publique dans un communiqué publié vendredi. A partir de la mi-mai jusqu’à nos jours, 12 districts sanitaires, situés essentiellement à l’est et au nord du pays, sont entrés en épidémie, précise le texte. Au total, 665 cas dont 33 décès ont été notifiés par 90 districts sanitaires sur les 117 que compte le Tchad.

Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, avec l’appui de ses partenaires et financiers, a entrepris une action de riposte contre cette maladie. Cette riposte a commencé par la vaccination et la prise en charge des cas par les districts de la région de Sila, à l’est du pays, puis s’étendra dans les autres régions affectées. « Le Tchad dispose des vaccins pour faire face à la situation de l’épidémie actuelle », rassure le ministère de la Santé publique.

 

La rougeole est une maladie très contagieuse avec des complications souvent irréversibles, voire mortelles qui persiste et fait des victimes au sein de la population infantile. Sa récurrence dans ce pays sahélien est la conséquence de la faiblesse de la vaccination de routine.

N’Djamena: le TGI se déclare compétent pour juger Adam Nouki Charfadine

À l’ouverture du procès de l’ancien gouverneur du Logone Oriental ce vendredi 22 juin la question a été posé par les deux parties.

 

Ouvert ce matin du 22 juin 2018 au Tribunal de grande instance (TGI) de N’Djamena, le procès de l’ancien gouverneur du Logone  oriental,  Adam Nouki Charfadine a été suspendu car la question de la compétence du tribunal a été évoquée.  A la reprise du procès cet après-midi, le TGI de N’Djamena s’est déclaré compétent pour juger cette affaire  et rejette les exceptions soulevées par les deux parties.

Le Tribunal ordonne par la même occasion la détention des prévenus et renvoie le dossier pour le mardi 26 juin 2018 pour les plaidoiries et réquisitions du procureur. Poursuivi entre autres pour Attentat à la liberté, Outrage à magistrat, Empiétement à la justice, destruction de biens, l’ancien gouverneur du Logone oriental ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. Il faut rappeler qu’à l’ouverture du procès ce matin, les avocats de Adam Nouki Charfadine ont estimé que le tribunal de N’Djamena est incompétent pour juger leur client car les faits se sont produits à Doba et la plainte a été déposée à Moundou.

Pour la partie civile, l’affaire doit être criminalisée car jusqu’à ce jour, personne n’a les nouvelles de Oumarou Magadi, le détenu relaxé par la justice de Doba. Comparaissent  avec l’ancien gouverneur du Logone oriental les accusés, Mhamat Djamal Nimir, colonel Adoum Mahamat Djibrine, Mahamat Yaya Abdelkerim, Chérif Nouki Tahir et Boukar Ramadji.

 

Tchad : vers la mise en œuvre du MAEP

La cérémonie de présentation du rapport du Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs (MAEP a eu lieu le 21 juin à N’Djaména.

 

Le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno, par ailleurs Président du forum des Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs (MAEP) a présidé hier à N’Djaména, la cérémonie de présentation publique du rapport du MAEP sur le Tchad et lancé officiellement la phase de mise en œuvre du plan national d’action.

Le MAEP est un instrument auquel les Etats membres de l’Union Africaine (UA) adhèrent volontairement en tant que mécanisme d’auto-évaluation de la bonne gouvernance. La présentation publique du rapport du MAEP sur le Tchad et le lancement de la phase de mise en œuvre du plan national d’action font suite à la réunion statutaire de cette institution panafricaine qui se tient ici à N’Djaména.

Plantant le décor de la cérémonie, le président de la Commission nationale de gouvernance, M. Bannaneh Ehnenk a remercié le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno pour son appui constant à l’endroit du MAEP. Il a ensuite remercié les 37 pays membres qui ont fait le déplacement du Tchad pour contribuer au développement du MAEP.

Le point focal du MAEP-Tchad, M. Khayar Oumar Deffalah, a, pour sa part  remercié le Chef de l’Etat de l’avoir confié cette noble mission et salué la présence des panélistes, membres du gouvernement, commissaires et secrétaires exécutifs nationaux de gouvernance des pays membres du MAEP.

Le Directeur Général du secrétariat du MAEP continental, Pr.  Edward Maloka, a, dans son speech exprimé sa gratitude au Président de la République Idriss Deby Itno avant de préciser que sous sa présidence, le MAEP vient de boucler son rapport.

Pour Pr. Abou Manga, membre du panel en charge d’évaluation du Tchad,  les conclusions du rapport prennent en compte les différentes questions d’ordre politique, démocratique, économique, sociale et de promotion du genre. Il a salué ensuite l’engagement du Chef de l’Etat en faveur du MAEP et sa volonté d’inscrire la bonne gouvernance au cœur  des affaires de son pays. Pr. Abou Manga note également la faiblesse dans le processus électoral et la violence faite aux femmes et salue la révision de la constitution du Tchad au profit de la femme et de la jeunesse et la réforme institutionnelle pour une gestion saine des finances publiques. Il a par la suite procédé à la remise du rapport du MAEP sur le Tchad au Président de la République Idriss Deby Itno.

Le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno, par ailleurs Président du forum des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du MAEP a au nom du peuple et du gouvernement tchadiens, souhaité la bienvenue aux illustres invités qui ont fait le déplacement de N’Djamena.

Pour le Président de la République, la présentation du rapport du MAEP sur le Tchad suivi du lancement de la phase de mise en œuvre du Plan National d’Action est une heureuse perspective pour notre pays qui vit les premiers mois de la 4ème République.

En ce qui concerne la pleine participation des femmes dans la prise des décisions, le Chef de l’Etat souligne qu’en matière de genre, notre nation a franchi un palier de taille avec la signature de l’ordonnance instituant la parité progressive dans les fonctions électives et nominatives. « Ce postulat nous a aussi conduit à inscrire la question de la jeunesse, au centre de notre politique de valorisation du capital humain » a-t-il déclaré.

Le Président de la République Idriss Deby Itno a lancé solennellement la phase de mise en œuvre du Plan National d’Action contenu dans le Rapport du MAEP sur le Tchad avant de clore la cérémonie.

Tchad : vers un nouveau plan de santé communautaire

Le sujet a été au centre de la rencontre entre la première dame Hinda Deby et la directrice de Gavi, Anuradha Gupta, le 21 juin dernier

 

La Première dame Hinda Deby Itno a accordé ce matin, une audience à une délégation conduite par la Directrice exécutive de l’Alliance Mondiale pour le vaccin et la vaccination (GAVI), Mme Anuradha Gupta. La mise en œuvre d’une politique communautaire de santé pour l’accès des femmes et des enfants à la vaccination était au centre des échanges.

C’est en sa qualité de Première Dame du Tchad, marraine de la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) et membre du Comité Directeur de l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le VIH-SIDA (OPDAS) pour le compte de l’Afrique centrale que Hinda Deby Itno a ouvert ses portes ce jeudi, à la Directrice exécutive adjointe de l’Alliance Mondiale pour le vaccin et la vaccination (GAVI), Mme Anuradha Gupta. Elle était accompagnée du Représentant de l’UNICEF au Tchad. Créée en janvier 2000, GAVI s’est fixé comme objectif de sauver la vie des enfants et protéger la santé des populations en rendant l’accès à la vaccination à un plus grand nombre.

En 2017 au Tchad, GAVI s’est illustrée aux côtés de la Première Dame lors du lancement de la Semaine Africaine de la Vaccination qui s’était déroulée simultanément dans 47 pays africains. Ce 20 juin 2018, en présence du ministre de la Santé publique Aziz Mahamat Saleh et du point focal de l’OPDAS au Tchad, Mme Ngarbatna Carmel Soukate, la Première Dame et la Directrice exécutive ont échangé essentiellement sur l’accès aux vaccins. Pour une couverture maximale des enfants, la Première dame Hinda Deby Itno, a pris l’engagement de montrer l’exemple en amenant ses propres enfants lors d’une séance publique de vaccination.

La synergie d’action GAVI-UNICEF-Première Dame du Tchad prendra un autre envol au grand bénéfice des parturientes et des enfants tchadiens et cela conformément à l’Agenda d’Actions 2016-2020 que s’est doté la Première Dame le 25 août 2017 à N’Djaména.

Tchad : le pays se remet de la crise économique

C’est ce qui ressort d’un rapport de la Banque mondiale, présenté le 20 juin dernier.

 

Pour sortir de la récession et soutenir une relance économique progressive, le Tchad doit accroître fortement sa production agricole et améliorer les conditions sécuritaires, tout en comptant sur une stabilité des prix du pétrole, a proposé mercredi la Banque mondiale dans son rapport semestriel.

Le Tchad se remet lentement d’une profonde récession et l’économie s’est contractée d’environ 3% en 2017 après avoir chuté de 6,3 % de 2016, selon la Banque mondiale dans ce rapport portant sur des questions de développement clés au Tchad et dans la sous-région du Sahel, présenté mercredi par vidéoconférence.

Suite à la chute drastique des prix du pétrole en 2014, la croissance est plus lente et elle a diminué plus vite que son potentiel, créant un écart de production négatif considérable.

« En 2017, le secteur primaire a contribué à la croissance à hauteur de 1,3 point de pourcentage, stimulé principalement par l’agriculture et le secteur pétrolier. Les contributions des secteurs secondaire et tertiaire ont reculé de -0,2 et -3,9 points de pourcentage respectivement, freinées par un manque d’investissement en capital ainsi que d’importants arriérés intérieurs », a expliqué Mme Soukeyna Kane, directrice régionale des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la Guinée Conakry.

Le déficit du compte courant extérieur a baissé de 13 % du PIB en 2016 à 5,2 % en 2017. Les importations se sont contractées de 1,3 % en 2017 en raison d’une consommation privée morose et des mauvaises conditions sécuritaires le long de la frontière Nigeria-Tchad. Cependant, la hausse légère des prix du pétrole a stimulé les exportations de pétrole.

« Le gouvernement est resté déterminé à poursuivre l’assainissement budgétaire en 2017 », a affirmé Jose Lopez-Calix, responsable régional des programmes macroéconomiques de la Banque mondiale.

« Même si les taux de pauvreté ont diminué depuis 2003, la croissance démographique a fait croître le nombre absolu de personnes pauvres et vulnérables », relève le rapport.

Pour la Banque mondiale, la reprise progressive de l’activité économique au Tchad dans les deux prochaines années dépendra des prix du pétrole relativement forts et soutenus, ainsi que d’une aide budgétaire extérieure constante. La croissance du PIB réel devrait atteindre environ 2,6 % en 2018, justifiée par deux facteurs clés: la croissance des exportations, pour laquelle une accélération de 3,6 points de pourcentage est prévue alors que le prix du pétrole reste élevé, et une reprise progressive de la formation brute de capital fixe. « Etant donné la poursuite de politiques budgétaires et monétaires strictes, il est peu probable que l’écart de production se comble à moyen terme », tempère le document.

« La reprise économique du Tchad reste fragile et pourrait être moins bonne que prévu », prévient la Banque mondiale.

« Face à ces risques, il est important de diversifier l’économie tchadienne afin de favoriser la résilience et la croissance durable, soutenues par des investissements dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture ou les télécommunications/TIC », conclut le rapport.

Tchad: les juristes mettent fin à la grève

Ils estiment que leurs doléances ont été entendues. En effet, comme ils l’exigeaient, l’ex gouverneur de la région du Logone Oriental est en détention préventive.

 

Après un peu moins d’un mois de grève, les professionnels des métiers de la justice du Tchad ont repris le chemin du travail. Ils ont décidé hier 21 juin de mettre un terme à leur manifestation après la mise sur mandat de dépôt de l’ancien gouverneur du Logone Oriental.

C’était d’ailleurs l’une de leur réclamation. L’ancien administrateur de cette région de l’est du pays n’est pas le seul dont les juristes tchadiens voulaient « la tête ». Deux hauts responsables de gendarmerie de la ville de Doba sont également en détention préventive depuis le 20 juin dernier. Ces derniers sont accusés d’avoir autorisé des tirs sur le véhicule, devant le Palais de justice de Doba, d’un avocat qi transportait ses clients qui venaient d’être libéré le 21 mai.

Les avocats sont plutôt satisfaits du dénouement qu’a connu cette affaire.  « Nous estimons que cette lutte qui a trop duré a quand même essayé de porter ses fruits et il était temps qu’on reprenne les activités après que l’ex-gouverneur et ses complices soient présentés au parquet », a expliqué le secrétaire général de l’Ordre des avocats du Tchad, Jean Sirina.

Sur la même longueur d’onde que les Avocats, les magistrats ont également décidé d’arrêter la grève. Mais, ceux-ci pensent qu’actuellement au Tchad on observe un regain de violence à leur encontre. Et pour exemple, on pense au Procédure de la République de la vile de Iriba qui fait actuellement l’object de menace de mort.

Autre cas, un magistrat a été passé à tabac par les forces de l’ordre, il y a seulement deux jours dans la localité d’Abéché. Cependant les magistrats tchadiens ne comptent pas « baisser les bras ». « Il y a eu des cas similaires avant, nous continuons à demander, à exiger que la sécurité et la protection des magistrats soient vraiment une réalité. Cette question est fondamentale », l’affirme le secrétaire général du Syndicat des magistrats, Djonga Arassi.

Cependant, il ne faudrait pas se réjouir très vite de leur reprise de travail. Ils ont annoncé se lancé dans la grève général que connait actuellement tous les secteurs public du pays, si leurs salaires « intégrales » ne leurs sont pas payés d’ici un mois.

 

 

 

 

 

Tchad : un accord avec le CORAF pour promouvoir la technologie agricole

Le gouvernement tchadien et ce conseil ont signé le 19 juin dernier un qui vise à promouvoir l’adoption des innovations intelligentes face au climat.

 

Le Tchad est sujet actuellement à de nombreux changement climatique. Et ceux-ci ont un impact certain sur la qualité de la terre et par conséquent sur l’agriculture. Pour faire face à  ceci, le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le Développement agricoles (CORAF) vient de signer un protocole d’accord avec ce pays d’Afrique centrale.

Selon Directeur Exécutif du CORAF, Dr Abdou Tenkouano, cet « accord que nous signons aujourd’hui à N’Djamena ouvre non seulement l’accès à l’utilisation des technologies générées par le PPAAO pour améliorer la résilience des communautés au Tchad, mais témoigne également de l’esprit fondateur et du principe du CORAF pour renforcer l’intégration régionale ».

Selon le communiqué de presse parvenu à notre rédaction,  l’accord signé le 19 juin « devrait accélérer l’adoption de technologies améliorées et en particulier les innovations intelligentes face au climat ».

Rappelons que le Tchad à bénéficier en début d’année d’ »un financement du Groupe de la Banque mondiale pour la mise en œuvre du ProPAD, le projet d’amélioration de l’agriculture et de la productivité axé sur la résilience face au climat ». Et l’objectif principal de ce projet est de promouvoir la technologie dans l’agriculture, mais aussi d’ « augmenter la productivité agricole et renforcer les systèmes de production des populations ciblées ».

En somme, « ProPAD cherche à utiliser l’approche du Programme de productivité agricole de l’Afrique de l’Ouest (PPAAO) pour accélérer la fourniture de technologies qui peuvent améliorer la productivité agricole ».

Selon le CORAF, « Plus de 200 technologies ont été publiées au cours des dix dernières années dans le cadre du PPAAO. Ces technologies ont été adoptées par près de 4,5 millions de producteurs et de transformateurs sur environ 4,8 millions d’hectares ».

Les chiffres de la Banque Mondiale sur le Tchad sont un peu alarmants.  En effet, « On estime qu’un Tchadien sur 10, soit 1,4 million de personnes, souffre d’insécurité alimentaire chronique, ce qui signifie qu’il est incapable de satisfaire ses besoins alimentaires de base, même pendant  les ‘’bonnes années de récolte ».

Il serait dont temps pour ce pays de bénéficier comme le Sénégal par exemple du fruit des recherches du « Centre régional d’excellence du CORAF, qui a développé des variétés d’arachide et de niébé qui aident aujourd’hui les agriculteurs à s’adapter aux effets du changement climatique ».

Tchad: des ressortissants d’une région opposé au découpage administratif

Il s’agit des natifs de a région du Borkou Ennedi Tibesti. Ils ont donné une conférence de presse le 19 juin dernier.

 

Des ressortissants,  dits « fils » de la région du Borkou Ennedi Tibesti ont animé le mardi 19 juin 2018, une conférence de presse à la Maison des médias du Tchad. A l’ordre du jour, le découpage administratif et territorial de leur région recommandé lors du Forum national inclusif de mars dernier et prévu dans la Constitution de la 4ème République.

Les « Fils du B.E.T » s’opposent à  la modification de la région de l’Ennedi qui, selon eux est basée sur les témoignages de personnes faibles,  ceux qui ont des fins spéciales et qui ne représentent pas la région ni les composantes de la communauté. Pour eux, le forum national inclusif sur les réformes institutionnelles tenu en mars dernier n’est pas crédible, et par conséquent  ne peut  prétendre modifier la carte administrative des régions. « Nous rejetons l’acceptation pure et simple ou la négociation de la fragmentation de chaque région ou partie selon les limites géographiques tracées par l’histoire ou la servilité ou d’une partie d’un territoire dans le but d’une autre satisfaction politique ou pour toute autre raison », proteste l’un des représentants, Issa Bourma Koudayo.

Ce dernier est soutenu par son confrère Salah Hangata qui précise que l’Ennedi malgré sa contribution considérable à l’économie nationale par les revenus du tourisme et de la richesse minérale, n’a pas bénéficié des efforts de la part des autorités, pour son développement tant sur le plan éducatif que sanitaire. « Nous, ressortissants de l’Ennedi après une longue réflexion et analyse des recommandations, trouvons que ce découpage administratif des régions ne respectent pas les normes historiques, administratives et culturelles », dit-t-il.

D’après eux la région de l’Ennedi a une économie dynamique. Depuis son histoire, elle fait preuve de cohabitation pacifique entre les communautés. C’est pourquoi ils insistent que l’ancienne ville de Fada reste la capitale éternelle de la Région de l’Ennedi. Enfin, les chefs de cantons de l’Ennedi Ouest ne sont pas également d’avis pour que la capitale Fada soit transférée dans une autre localité.

Tchad : l’ex gouverneur du Logone Oriental aux arrêts

Il a été placé sous mandat de dépôt hier 20 juin. En attendant son jugement, il occupe une cellule de la maison d’arrêt d’Amsinéné.

 

Adam Nouki Charfadine est en prison. Il a été placé sous mandat de dépôt ce 20 juin 2018 en attendant la date de son procès à la maison d’arrêt d’Amsinéné. L’ancien gouverneur du Logone Orientale est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusations : rébellion, arrestation arbitraire, séquestration, enlèvement etc. Pour tout ça, il comparaîtra donc en flagrant délit.

Pour assurer sa défense, un collectif d’avocats s’est constitué. Celui-ci selon tchadinfo est composé des maîtres, Pamkeré Wouzé, Calgwanbé Saint Juste Gouara et Mounè Koudanbe. Ces derniers ont tenu un point de presse hier au centre Almouna. Ils ont demandé au cours de ce point, le respect de la présomption d’innocence dont jouit leur client.

Selon eux Adam Nouki Charfadine fait l’objet d’un « acharnement de l’opinion qui ne se justifie pas ». Il serait donc bien que le droit à la défense soit respecté afin que l’ancien administrateur ait un procès équitable.

Les professionnels des métiers libéraux de la justice (avocats, notaires et huissiers) entrés en grève depuis le 31 mai dernier, pour réclamer l’arrestation de l’ex gouverneur,  devraient se réunir dans les prochaine heures afin de décider de la suite à donner à leur manifestation.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tchad : les assassins de Mme WANG ont été appréhendés

Il s’agit d’une bande de six hommes. Quatre d’entre eux sont actuellement entre les mains de la police.

 

La police nationale a réussi à mettre la main sur les braqueurs qui ont assassiné Mme WANG Li Fen, opératrice économique chinoise lors d’un braquage. Les présumés assassins sont au nombre de six dont quatre sont appréhendés et présentés ce lundi 19 juin 2018 à la presse.

Un des assassins reconnait avoir été employé par Mme WANG dans sa boutique non loin de la grande mosquée à N’Djamena. Les quatre présumés assassins sont confiés à la justice. Deux autres courent encore mais sont déjà repérés selon la police.

La présentation a été faite devant le chargé d’affaires de l’ambassade chinoise au Tchad qui demande à la partie tchadienne de faire de la sécurité des opérateurs économiques étrangers sa priorité. Le chargé d’affaires de dire que les présumés assassins seront jugés selon la loi tchadienne. Le ministre tchadien de la sécurité, Ahmat Mahamat Bachir a présenté ses condoléances aux Chinois tout en disant que les présumés assassins seront jugés avec toute les sévérités possibles.

Les malfaiteurs ont été appréhendés le dimanche 17 juin 2018 au quartier Guinebor dans le 1er arrondissement, selon le porte-parole de la Police, le commissaire Paul Manga.