Tchad : Glencore accusé de pollution à Badila

Une digue de la compagnie pétrolière Glencore s’est rompue dans un village laissant échapper des eaux toxiques dans les champs.

 

Lors d’une conférence de presse animée ce jeudi 08 novembre 2018 dans les locaux du Centre Juridique d’intérêt Public (PILC), l’association des jeunes tchadiens de la zone pétrolière (Ajtzp) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (Fidh) appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités face à la pollution du village de Melom, dans la zone pétrolière de Badila par les eaux de production toxique de Glencore.

Badila une zone pétrolière située au Sud-Ouest du Tchad, dans la province du Logone Occidental est sous les affres de Glencore. Le 10 septembre 2018 à Melom village situé dans la zone pétrolière de Badila, une digue de la compagnie pétrolière Glencore s’est rompue laissant échapper des eaux de production toxiques dans les champs, et les cours d’eau et les habitations.  « Sur leurs chemins, ces eaux se sont déversées dans  « la Korè » et « la  Nya-Ya », deux bras de la « Nya », qui se jettent dans la « Nya-Pendé », explique le président de l’Ajtzp, Benaimou Ngarkaya. « Ceci démontre l’étendue des risques auxquels est exposée la majorité de la population tchadienne et plus particulièrement les 18 000 âmes qui vivent dans le canton Donia et qui dépendent des cours d’eau et rivières contaminés », a-t-il ajouté.

Cette pollution de l’eau a eu de nombreuses conséquences sanitaires au sein de la population notamment, des crises de toux, des démangeaisons, des sensations de brulures. Elle a également entrainé la mort d’une trentaine de bœufs et une vingtaine de moutons.

Face à l’ampleur de ces dégâts, l’Ajtzp et la Fidh appellent le gouvernement tchadien et Glencore à prendre leurs responsabilités. Il est « urgent de  mettre en place un mécanisme de prise en charge immédiate et appropriée des victimes connues et procéder au balisage des endroits touchés par le déversement notamment, les cours d’eau, les champs souillés et réaliser une étude indépendante pour déterminer l’étendue de la pollution, le degré de toxicité et l’impact sur la personne  et l’environnement », recommande Bénaimou Ngarkaya.

 

 

Une association française vend des vêtements pour aider les Tchadiens

Il s’agit de l’association Le Blanc Meiré au Tchad. Le 07 novembre, elle a organisé une vente de vêtements afin de collecter des fonds destinés aux populations tchadiennes.

 

L’association Le Blanc Meiré au Tchad organisait le 07 novembre, une grande vente de vêtements d’enfants, chaussures et jouets. A quelques semaines des fêtes de Noël, les membres bénévoles de l’association se sont mobilisés pour proposer un large choix d’articles, au prix de 1 € ou 2 € (650 FCFA et 1300 FCFA).

De nombreux parents se sont rendus à la salle des fêtes de la ville du Blanc en France pour acheter des jouets d’occasion et en très bon état, proposés à des prix très doux. Les actions de l’association permettront à une équipe médicale de s’envoler pour le Tchad dans les prochains jours, pour venir en aide à une population bien démunie, et qui manque de soin.

« Nous avons collecté auprès de nos amis et familles, des jouets, vêtements et chaussures d’enfants, et de nombreuses personnes ont également fait des dons ce qui nous a permis d’organiser cette vente pour collecter des fonds pour notre association », souligne Sandra Fresno, un membre de l’association. En fin de journée, les membres de l’association étaient très satisfaits de cette première vente au cours de laquelle 450 pièces ont été vendues.

L’association Le Blanc-Meiré a été créée, en 2012, par une équipe médicale de l’hôpital du Blanc, pour venir en aide à la population du village de Meiré (900 habitants), situé au sud du Tchad. De cette association est née un dispensaire en 2015, une équipe médicale blancoise s’est rendue sur place à l’occasion de l’ouverture.

 

Tchad : Acheikh Oumar Ibn a été reçu par des ministres

Il s’agit du ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale et celui de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains.

 

Rentré le 4 novembre 2018, Acheikh Oumar Ibn a été reçu ce mercredi 7 novembre 2018 par le ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale Ahmat Mahamat Bachir et  le ministre de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains Djimet Arabi.

Suite à l’amnistie déclarée par le Président de la République à la suite de l’avènement de la 4ème République, Acheikh Oumar Ibn, ancien rebelle exilé hors du pays pendant des décennies est rentré  au pays. Accueilli le 04 novembre dernier, Acheikh Oumar Ibn reçoit aujourd’hui une réquisition de non poursuite signée par le Président de la République, lui garantissant la sécurité et la liberté de circuler. C’est le ministre de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains Djimet Arabi qui lui a remis cette réquisition.

L’occasion pour le ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale Ahmat Mahamat Bâchir, d’appeler d’autres fils du Tchad en exile d’emboiter les pas d’Acheikh Oumar Ibn. « Nous souhaitons un bon retour à la maison à Acheikh et à sa délégation. Nous lançons par ailleurs un appel à tous les frères tchadiens demeurant encore à l’étranger de revenir au pays pour que nous puissions ensemble construire ce beau pays», lance-t-il.

Acheikh se dit ému : « je suis comblé de joie de me retrouver parmi mes frères, amis et collègues sur ma terre natale. Il n’y a pas de plus bonne chose que d’être chez soi. C’est pourquoi, je n’ai souhaité en aucun cas posé une condition pour mon retour au pays. Les conditions, je les poserai avec ma réinsertion ».

Acheikh Ibn-Oumar s’est fait connaitre dans les années 70, d’abord en tant que dirigeant du mouvement étudiant africain en France, puis dans la direction du mouvement révolutionnaire historique tchadien le FROLINAT (Front de libération nationale du Tchad). Ministre des affaires étrangères d’Hissène Habré en 1989-1990, il devient conseiller spécial du président Idriss Déby (1990-1991), après que celui-ci a renversé Habré. Il est ensuite ambassadeur du Tchad aux États-Unis, et haut-représentant auprès des Nations unies (1992-1993). Il rompt ensuite avec Déby et quitte le pays, fin 1994.

Tchad : objectif 50% de couverture en électricité dans deux ans

La question a été soulevée lors de la réunion de concertation avec les partenaires techniques et financiers sur la mise en œuvre du Plan national de développement.

 

Le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, M. Issa Doubragne a évoqué ce mardi 6 novembre la question de l’énergie qui a un impact sur les projets de développement, au cours de la réunion de concertation avec les partenaires techniques et financiers sur la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2017-2021.

« Le ministère du Plan et de l’Energie prévoit que d’ici 1 à 2 ans nous puissions augmenter le taux de couverture pour passer de 8% à 50% avec l’implication des partenaires techniques et financiers, notamment la SFI et la MIGA, des partenaires qui vont arriver pour appeler les investissements extérieurs dans le secteur de l’énergie, mais aussi le projet avec la partie chinoise pour le réseau de la ville de N’Djamena », a relevé le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragane.

Le gouvernement vise une évolution rapide de la couverture énergétique qui demeure une préoccupation majeure pour le confort des citoyens et le développement du pays. Depuis 1991, le taux de couverture énergétique est passé de 0,031% à 8,83%, soit une très faible évolution en 27 ans.

Tchad : 20 motocyclettes offertes à la police par la France

Ce don s’inscrit dans le cadre de la coopération française et a été remis hier 07 novembres aux éléments de maintien de l’ordre.

 

L’Ambassade de France au Tchad à travers la coopération française a remis ce mercredi 7 novembre dans les locaux de la Cfao, vingt motocyclettes à la police nationale tchadienne pour lutter contre la criminalité urbaine à N’Djamena.

Ces motocyclettes, de marque Yamaha 125, sérigraphies « Police », remises dans le cadre de la mise en œuvre du projet Fsp-Alat sont destinées à la police de proximité. Selon le 1er conseillé, chargé d’affaires à l’Ambassade de France au Tchad, Didio Marc, ce projet qui est mis en œuvre depuis 2014 prend fin en 2018. « Il est question d’aider la police à lutter contre la criminalité de la voie publique qui a sévi en été dernier dans la ville de N’Djamena. Cette remise vient clôturer les activités de ce projet », précise-t-il.

Selon Jean-Yves Mercier, chef du projet et conseiller à la direction général de la police, la coopération française à répondu favorablement à la  demande de la police nationale de renforcer ses capacités. « La coopération française a débloqué une somme de 44.000 euro, soit 29.000.000 fcfa », explique-t-il.

Pour Didio  Marc, cette remise s’inscrit dans un cadre d’accompagnement par la France de la montée en puissance de l’équipement d’unité spécialisée de la police et la gendarmerie nationale. « C’était l’objet du Fsp-Alat étendu dans son acception qui a permis d’identifier un nouveau besoin notamment la nécessité de lutter contre la délinquance des voies  publiques. C’est ainsi qu’une somme  de trente millions de Fcfa a été débloquée pour répondre à ce besoin », explique-t-il.

Selon le directeur général adjoint de la police, Sirandi Ongtoin, ces motocyclettes serviront d’outils de lutte contre la délinquance de la voie publique qui avait connu un pic particulier. « Ces motos seront données à l’unité spéciale concernée et seront utilisées de manière rationnelle. Nous souhaiterons que cette coopération soit pérennisée », annonce-t-il.

Tchad : les magistrats de retour sur les bancs

Ils prennent part depuis le 05 novembre à un atelier sur la vulgarisation de nouvelles dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale.

 

Un atelier organisé par l’Ecole nationale de formation judiciaire, de concert avec le Projet d’appui à la justice au Tchad (PRAJUST II), axé sur la vulgarisation de nouvelles dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale, s’est ouvert ce lundi 5 novembre à Bakara. L’atelier consacre des sessions de formation pour les magistrats.

Les travaux ont été ouverts par le ministre de la Justice, chargé des droits humains, M. Djimet Arabi. Selon Brahim Alkhali, directeur de l’ENFJ, l’objectif recherché est de renforcer les capacités des magistrats et éventuellement de permettre à ceux-ci de se spécialiser dans leur profession.

L’Ambassadeur, chef de Délégation de l’Union européenne au Tchad, Bertrand Soret a relevé « l’école nationale a un rôle primordial jouer pour contribuer à améliorer la qualité de la justice rendue et à rendre la justice fonctionnelle, indépendante, et impartiale ».

Pour sa part, le ministre de la Justice, DJimet Arabi, a déclaré que « l’atelier de vulgarisation des deux codes est une illustration de cette politique volontariste du gouvernement de la 4ème République ».

Tchad : Deux autres rhinocéros morts au parc de Zakouma

C’est le ministre de l’environnement, Sidick Abdelkérim Haggar qui en a fait l’annonce hier 06 novembre lors d’un point de presse.

 

La communication du ministre en charge de l’environnement confirme que deux carcasses supplémentaires de Rhinocéros noirs ont été découvertes au parc national de Zakouma, ce qui porte à quatre le nombre total de décès, sur les six bêtes réintroduites en mai dernier en République Sud-africaine. Deux autres rhinocéros ont été retrouvés morts dans le même parc fin septembre dernier. « Nous pouvons confirmer qu’aucun de ces rhinocéros n’a été braconné », informe le ministre.

Selon lui, les autopsies ont été effectuées sur les caresses des rhinocéros et divers échantillons de sang, de tissus et de matières fécales ont été envoyés à des laboratoires de pathologies spécialisées en Afrique du Sud et que les résultats histopathologiques obtenus jusqu’à présent n’indiquent pas qu’une maladie infectieuse ou la toxicité de plantes soit la cause du décès.

Il poursuit que des preuves sérologiques ont toutefois indiquées une exposition au trypanosome, un parasite dans le sang transmis par les glossines, mais qu’il n’est pas suspecté d’être à l’origine des décès. « Même si nous sommes toujours en train de réaliser des tests sur le cerveau et le liquide céphalorachidien pouvant nous éclairer davantage, leurs faibles réserves en graisse suggèrent que la cause sous-jacente probable pourrait être la mauvaise adaptation des rhinocéros à leur nouvel environnement », indique le ministre Sidick.

Il informe que suivant les conseils d’une équipe de vétérinaires dans la manipulation des rhinocéros noirs, les deux animaux restants ont été recapturés et placés dans des enclos afin de permettre une gestion plus étroite. A cette fin, un vétérinaire Sanparks a été envoyé au Parc national de Zakouma pour appuyer le processus. « Les engagements pris par les gouvernements de la République Sud-africaine et de la République du Tchad, ainsi que Sanparks et African Parks, restent d’actualité et les efforts se poursuivent pour établir clairement la cause du décès de quatre rhinocéros, ainsi que pour la sauvegarde des deux bêtes restantes », rassure le ministre.

Tchad : le USPR veut démasquer la face cachée de la 4e République

C’est sur cette idée que le parti politique fondé par l’ancien journaliste a décidé de faire sa rentrée politiqué le 03 novembre dernier.

 

Les membres et sympathisants du parti politique, Union Sacrée Pour la République (USPR), se sont réunis ce samedi 03 novembre à la Maison des Medias du Tchad. C’était à l’occasion de la rentrée politique de leur parti. Et le thème choisi pour marquer l’évènement est « démasquée la face cachée de la 4ème République ». Au cours de cette rencontre, le président du parti François Djékombé, a dénoncé le régime en place.

Pour lui, « le régime MPS est un régime tueur des Tchadiens avec une destruction planifiée et programmée de la jeunesse : du chômage ambiant à la fermeture des écoles en passant par la suppression des bourses d’études sensée aider le Cnou à améliorer les conditions d’études, rien n’est fait sur le terrain et les étudiants n’ont d’yeux que pour pleurer ».

Un autre point qui indigne l’ancien journaliste de BBC est que « depuis trois ans, l’Assemblée nationale fonctionne de manière légale, mais illégitime, parce que le mandat prolongé de ceux-ci est dans les seul but de satisfaire les besoins de Deby. Il est impératif de mettre sur pied sans délais une nouvelle législature. Il est de même pour le mandat des maires et autres conseillers municipaux arrivé à expiration cette année ».

Face à cet état de chose, l’USPR prône « une société basée sur l’égalité de chance pour tous les citoyens et sur l’équité. Une société basée sur une justice libre et indépendante. Une société basée sur le respect et la promotion de la dignité humaine ».

François Djékombé invite donc le President Deby à « organiser des élections anticipées et de se retirer du pouvoir de manière honorable. Ainsi, l’histoire retiendra de lui, un démocrate qui après 28 ans de règne sans partage a préféré prendre sa retraite pour assurer la stabilité du Tchad et la continuité de ses acquis démocratiques ».

L’USPR dont la couleur phare, le jaune, représente la lumière et l’espoir pour les Tchadiens, justifie la forte présence de journalistes dans son bureau exécutif par le fait que « Chacun a ses rêves et aucun texte n’interdit aux journalistes de faire la politique. Nous sommes des journalistes bien sûr, mais nous faisons la politique à visage découvert, pas de manière voilée ».

Pour rappel c’est le 17 août 2018 que l’Union Sacrée Pour La République (USPR) a été créée. Et quelques jours plus tard dont, le 27 aout 2018, il a lançait officiellement ses activités.

Tchad : Djimrabaye Bourngar commet « magistrature à Bégou »

La sortie officielle du livre de l’ancien directeur général du ministère de la justice et des droits humains a eu lieu 03 novembre 2018 au CEFOD.

 

Livre de 254 pages, scindé en plusieurs chapitres, « mangistrature à Bégou » expose  la gouvernance et la magistrature dans un pays imaginaire dénommé « Bégou » qui signifie en Sarah : « pays de force ou  de violence » et en Arabe locale « avec force » dont la capital est Arboutsoulbak.

Dans ce livre dont Derlesi (notre bouclier), le personnage principal est peint comme un magistrat compétent et consciencieux qui choisit de se battre contre un monde de magistrats et dirigeants politiques incompétents et inconscients. « Bégou est dirigé par Absoudour, un président inconséquent qui se laisse manipuler par des conseillers ayant un goût particulier du lucre, du pouvoir et de la richesse illicite et sans effort. Mangistrature à Bégou est une illustration d’un combat entre deux ethnies opposées : les Bunda contre la dictature des Gunda au pouvoir », peut-on lire dans le résumé de ce livre.

Le livre est non seulement le reflet du combat contre l’injustice caractérisée par la corruption, le népotisme et l’impunité mais il dévoile le combat de chaque magistrat contre soi-même pour se libérer de la facilité et du découragement dont le héro « Derlesi » incarne le visage du vainqueur. Ancien directeur général du ministère de la justice et des droits de l’homme, Djimrabaye Bourngar a occupé plusieurs postes dont l’attaché auprès des missions des Nations-Unies au Tchad, au Cameroun, au Nigeria et au Mali comme successivement spécialiste des affaires judiciaires et observateur civil, chargé des affaires politiques, il fut procureur général près la cour d’appel de Moundou.

Interrogé sur son départ au poste du directeur général du ministère de la justice et des droits humains, à quelques semaines de la publication de son livre, Bourngar assure : « je ne trouve réponse pour mon départ. J’ai fait six mois et c’est trop. Les gens viennent avec une natte lorsqu’on les affecte à un poste de responsabilité pour prier chaque jour en vue de faire dix ans mais pourquoi faire enfin? J’ai fait exactement ce que je dois faire et il faut partir et laisser la place aux autres ».

Pour lui, les premiers responsables de la déliquescence de la machine judiciaire sont les magistrats, tout en précisant que c’est à Bégou et non au Tchad. « Ce n’est pas au président de la République mais aux magistrats qu’on a confié la responsabilité de protéger la dignité de leurs concitoyens, de protéger leurs propriétés et de protéger leurs libertés. Toute explication aux alibis « j’ai reçu des instructions d’en haut et autres » sont des stupidités. C’est le cas de Bégou », ajoute-t-il.

Pour l’amour de son Bégou et pour être optimiste, il note : « je n’écris pas pour prophétiser le désespoir sur le métier que j’aime le plus. Le jour où nous n’arriverons pas à rappeler à l’ordre le brigand à lui faire subir ce qu’il doit exactement subir, ne nous étonnons pas que la scène politique soit envahie par des brigands de tous bords. Le jour où le juge ou le magistrat jouera correctement son rôle, naturellement le pays va changer sur la sécurité des personnes, des biens et surtout sur la dignité. A cet effet, il faut rétablir la justice à la justice », annonce-t-il avant de lancer : « nous sommes arrivés à un moment de déconfiture avancée donc le chef de l’Etat doit voir de près les nominations. Le pouvoir fait la justice et il ne doit pas avoir peur d’elle. Cette peur de vouloir absolument mettre des gens qu’on manipule ou des gens écervelés qu’on peut manipuler contre les autres à tout moment risque de lui retourner dessus un jour ».

 

 

Tchad : Acheick Ibni Oumar est de retour au pays

L’ancien opposant au régime d’Hissène Habré et ancien conseiller du président actuel, a été accueilli à sa descente d’avion ce 04 novembre par le ministre de l’Administration du territoire.

 

Après 25 années passées en exil, il est de retour sur sa terre natale. Il s’agit de Acheick Ibni Oumar. L’ancien homme politique tchadien a été accueilli à son arrivée par le ministre de l’Administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale, Ahmat Mahamat Bâchir. Ce dernier était accompagné du directeur de cabinet civil adjoint du Président de la République, M. Brahim Mahamat Djamaladine.

Ce retour de Acheick Ibni Oumar fait suite à l’amnistie générale qu’avait annoncé le Président Idriss Deby Itno au moment de la promulgation de la 4ème République, au mois de mai dernier. L’ancien ministre avait d’ailleurs ouvert la porte à un éventuel retour sur RFI son intention de rentrée quelques jours après l’annonce de cette amnistie.

Ses premiers mots à sa descente d’avion montrent bien qu’il est heureux de rentrer chez lui. « L’exil politique est une anomalie, une exception. La place normale de tout homme politique ou de tout citoyen soucieux de l’avenir du pays c’est être au sein de sa société. Mais les circonstances parfois, imposent ces genres de situations. Donc pour moi c’est juste un retour à la normale, un retour à la maison auprès des parents, des amis, des collègues, des amis de jeunesse et certains de mes maitres, qui m’ont formé à l’école ou à l’école de la vie », a-t-il déclaré.

Depuis son départ du Tchad en 1994, Acheick Ibni Oumar a parcouru de nombreux pays. En effet, il a séjourné en Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, au Moyen-Orient et en Europe soit la France qui est sa dernière ville de résidence hors du pays.

Homme fort de la politique tchadienne, il a été au cœur des tournants important de celle-ci. « Il a su cheminer avec les vagues, tendances et mouvements divers que le Tchad a vus naitre, évoluer et même disparaitre. Il a été partie prenante des luttes armées et des négociations en vue d’apporter le changement au Tchad », écrit tchadinfos.

Acheick Ibni Oumar, 67 ans, a été dans les années 70 l’un des leaders du Front de Libération Nationale du Tchad sous le régime de l’ancien président Goukouni Weddeye. En 1982, il avait pris la tête du Conseil Démocratique Révolutionnaire qui a combattu l’ancien régime d’Hissein Habré avant de devenir son ministre des affaires étrangères en 1989. A la chute de Habré il devient conseiller spécial du président Idriss Déby (1990-1991). Il est ensuite ambassadeur du Tchad aux États-Unis, et haut représentant auprès des Nations unies (1992-1993).

L’ancien ministre compte meubler ses journées en se consacrant à sa famille et en apportant son à la jeunesse. Cependant, il tient à ce que les choses soient claires pour tout le monde, en ce qui concerne la politique : « Je n’ai pas de rôle particulier à jouer ».

 

Tchad : l’agrobusiness au centre d’un Festival

A l’occasion de la semaine de l’entreprenariat, se tiendra les 14 et 15 novembre prochain le Festival Agrobusiness à N’Djamena.

 

Initié par le Réseau des Jeunes pour le Développement et le Leadership au Tchad (RJDLT), le Festival Agrobusiness Tchad se tiendra du 14 au 15 Novembre 2018 au Palais du 15 Janvier. Etant une des activités phares de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, ce festival vise à tirer les avantages de l’agrobusiness (agriculture, élevage, pêche) ainsi que toute la chaîne de productions connexes.

Le Festival Agrobusiness est une occasion de mobiliser, sensibiliser,  stimuler les jeunes à l’entrepreneuriat agricole. Il a pour but de valoriser, de célébrer et de promouvoir l’agriculture et l’agrobusiness au Tchad  à travers des services B2B pour permettre une connexion entre les investisseurs, les PME/PMI, les spécialistes du marché et les décideurs.

Dans le cadre de ce festival, deux activités majeures sont retenues. Il y a tout d’abord le Prix de l’innovation dans l’agro-industrie (Future agro challenge) pour mettre en avant l’innovation et une foire de sept jours, d’exposition et de vente de produits agroalimentaire ; et la foire du Festival Agrobusiness.

Placé sous les auspices du président de la République du Tchad et en partenariat avec le ministère de la Production, de l’Irrigation et des Equipements Agricoles, le Festival Agrobusiness a pour autre objectif d’explorer des approches novatrices et collaboratives pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, améliorer la productivité et la durabilité environnementale dans les principales chaînes de valeur des produits de base. Par conséquent, mettre en avant les opportunités économiques liées à ce secteur pour les jeunes.

Tchad : la Banque mondiale invite à plus concurrence dans les télécommunications

Selon l’institution, de cette manière ce secteur pourrait exploser dans ce pays où très peu de personne possède un téléphone portable.

 

Le secteur des télécommunications du Tchad, sous-développé à ce jour, pourrait s’améliorer avec l’introduction de la concurrence, selon un rapport récemment publié par la Banque mondiale.

Le pays compte un faible nombre d’abonnés à la téléphonie mobile et un faible taux de pénétration d’Internet. A l’échelle mondiale, seules la République centrafricaine et l’Erythrée obtiennent les résultats les plus bas du classement établi par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Les prix élevés contribuent largement à cette mauvaise performance du secteur. Pour les 20% de Tchadiens aux revenus les plus bas, un forfait voix et SMS coûte l’équivalent de 87% du revenu mensuel. Or, les taxes qui représentaient près de 50% des revenus des opérateurs en 2015 pourraient atteindre 60% aujourd’hui.

« Il apparaît donc que le gouvernement a privilégié la génération de revenus à court terme par rapport au développement d’un secteur privé dynamique fournissant à long terme un apport essentiel à l’économie », indique le rapport.

Selon celui-ci, un manque de concurrence pourrait être un autre facteur important. Au Tchad, le secteur des services mobiles est dominé par deux acteurs, Airtel (Bharti Airtel) et Tigo (Millicom), qui ont représenté 96% de toutes les connexions mobiles en 2017. Au niveau de la connectivité à la dorsale internationale, le Tchad dépend d’une passerelle unique, à savoir un monopole public légal.

Il n’existe actuellement aucune réglementation favorisant la concurrence dans le secteur des services mobiles, ni de réglementation sur le partage de l’infrastructure nationale, relève la Banque mondiale, qui propose donc au Tchad l’introduction de la concurrence.

Cette dernière augmente le taux de pénétration, améliore la qualité et diminue les prix. Au vu de l’importance de ce secteur dans l’économie nationale, cela devrait accroître la productivité et la croissance globale, indique le rapport.

 

Tchad : la BAD appui la relance économique dans le pays

C’est à travers le financement d’un programme pour un montant d’environ 20 millions de dollars soit environ 11 milliard de francs CFA.

 

Le Fonds africain de développement (FAD) a approuvé, mercredi, un don de 21,2 millions de dollars pour soutenir la première phase du Programme d’appui à la relance économique (PARE) du Tchad, qui débute en 2018, afin d’aider le pays à créer les conditions d’une croissance économique durable.

Malgré des signes de reprise économique après avoir été affecté par la forte baisse des prix du pétrole entre 2014 et 2017, le Tchad s’avère encore fragile et très dépendant de l’évolution des cours du baril de brut, explique un communiqué de presse.

Ce Programme repose sur deux objectifs. Premièrement, appuyer les réformes visant à améliorer la gestion des finances publiques afin de créer une marge budgétaire plus propice au financement des investissements publics, qui tirent la croissance hors-pétrole au Tchad. Il s’agit notamment d’améliorer la mobilisation des recettes fiscales non-pétrolières et de mieux maîtriser la dépense publique.

Deuxièmement, le programme entend soutenir des réformes visant à créer un climat plus propice aux investissements privés. Il s’agit de mesures à même de faciliter l’exécution des contrats, l’application des décisions de justice, l’obtention des permis de construire, la délivrance de titres fonciers, et d’améliorer la gouvernance du sous-secteur de l’énergie électrique.

Par ailleurs, le programme envisage de consolider les résultats obtenus dans le cadre des opérations d’appui programmatique que la Banque a financées depuis 2015 en faveur du Tchad. Ces opérations ont notamment contribué à atténuer les répercussions de la crise budgétaire et économique que le pays a traversée entre 2014 et 2017 à la suite de la baisse drastique des cours du pétrole.

« Ce programme, qui est financé par un don, vient en complément du programme triennal financé par le Fonds monétaire international qui contribue à la stabilisation de la situation budgétaire du Tchad », a précisé le directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré.

En tenant compte de cette première phase du PARE, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Tchad compte aujourd’hui 17 opérations représentant 217,91 millions de dollars d’engagements nets.

 

Tchad : l’Ordre des médecins dubitatif quant à la création d’une faculté de médecine à Emi Koussi

Cette faculté sera une filiale de la faculté de médecine de l’université de Sfax en Tunisie au sein de l’Université Emi Koussi à N’Djaména.

 

Alors que la deuxième promotion de la faculté de médecine de l’université Sfax délocalisée à l’Université Emi Koussi de N’Djaména attend patiemment de commencer les cours, l’Ordre des médecins du Tchad se manifeste pour mettre en garde les parents et les étudiants quant à la crédibilité de cette faculté.

Depuis la déclaration de l’OMT mettant en doute la crédibilité de cette faculté, les étudiants et les parents s’inquiètent. Pourtant, dans ses sorties médiatiques, le président du conseil d’administration de l’université Emi Koussi, Allah-Rady Koné, explique qu’il ne s’agit pas d’une faculté créée par son institution mais plutôt d’une implantation de la faculté de médecine d’une Université tunisienne, notamment celle de Sfax au sein de l’université Emi Koussi. Malgré tout, l’OMT garde sa position. D’ailleurs il prévoit un point de presse ce 31 octobre pour expliquer au public les raisons de son opposition.

Pour résoudre définitivement ce problème qui risque de décrédibiliser l’Université Emi Koussi, un comité tripartite composé de l’Ordre des médecins du Tchad, du ministère de l’Enseignement supérieur et de l’Innovation et de l’Université Emi Koussi est mise en place.  Le comité se réunit dans l’après-midi de ce 30 octobre 2018 au ministère de l’Enseignement supérieur pour étudier ce problème.

Tchad : la société civile s’insurge contre l’esclavage au Tibesti

Plusieurs personnes ont été libérées en début de cette semaine dans la localité, alors qu’elles y vivaient dans des conditions misérables, torturées par des autochtones.

 

Ils sont environ un millier. Les Tchadiens qui ont été secourus ce 29 octobre par des éléments des forces de l’ordre et de sécurité. Torturées, battues, traitées en esclaves, ces personnes ont désormais pu rejoindre leurs familles respectives. Leur tord est celui d’avoir quitté leur région d’origine afin de se lancer dans la recherche de l’or dans la région orpailleur du Tibesti.

L’annonce de la nouvelle avait choqué plus d’un Tchadien. Et les acteurs de la société civile ne sont pas en restent. Le coordonateur national de la Coordinateur des associations de la société civile et de défense des droits de l’Homme (CASHIDO), Mahamat Digadimbaye, a d’ailleurs dénoncé ces pratiques. « C’est avec stupéfaction que nous avons suivis ces images atroces, abominables, ces scènes de tortures infligées par des humains aux autres humains, c’est vraiment pire que le terrorisme », a-t-il déclaré.

En effet, non content d’infliger des sévices corporelles et morales à leurs victimes, ces bourreaux, tous autochtones du Tibesti et se réclamant propriétaires des richesses de la localité, filmait les séances de tortures qu’ils postaient ensuite sur le net. Dans l’une des vidéos disponibles, on peut voir un homme ligoté en train de se faire passer à t’abat avait d’être attaché à l’arrière d’une voiture et trainer sur une certaine distance.

Des images insoutenables qui ont fait promettre au procureur de la République de trouver rapidement les auteurs  de ses actes inhumains et de les traduire devant la justice. « Ces esclavagistes du 21ème siècle qui exploitent les autres hommes, au nom de la richesse vont être recherchés, et répondront  de leurs actes devant la loi. Car c’est un défi pour le pays par rapport à son état démocratique, protecteur de droit de l’Homme» insiste-t-il.

Le secrétaire général de la Commission nationale des droits de l’homme, Ngaroula Mbaire Bessingar pense lui aussi que la découverte de cette pratique est un défi. Mais cette fois-ci contre le gouvernement. En effet, selon lui, il faut garder en tête que « Cet acte d’esclavagisme s’est produit au moment où le gouvernement a pris une loi à travers l’Assemblée nationale pour renforcer la CNDH et donner plus de pouvoirs et de moyens pour faire la promotion des droits de l’Homme,

Et, « quand un acte arrive à ce même moment, ce n’est pas gratuit, c’est un défi contre le gouvernement. Le gouvernement doit donc relever ce défi. La CNDH ne peut que s’insurger avec la plus grande vigueur contre le fait que des tchadiens s’arrogent le droit d’humilier, de torturer, et de trainer leurs compatriotes comme des animaux ».

Tchad : Malgré quelques contrariétés, les fonctionnaires reprennent le boulot

Bien qu’ayant rejeté l’accord passé avec le gouvernement, les membres de la plateforme revendicative de Massakory  dans le Hadjer-Lamis ont également décidé de suspendre le mouvement.

 

Avec la signature le 26 octobre dernier du protocole d’accord entre la plateforme revendicative et le gouvernement, ils étaient nombreux les fonctionnaires en grève, à avoir repris ce 29 octobre, le chemin de travail.

Les enseignants qui étaient l’un des bras fort de ces revendications, ont recommencé à dispenser les cours. Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET) le leur avait explicitement demandé en fin de semaine dernière.

Même si en fait se syndicat n’est pas totalement satisfait des efforts du gouvernement. En effet, le SET exige des dirigeants d’instruire l’Inspection générale d’Etat à fin de trouver solution au problème de suspension des salaires de quelques enseignants et personnel d’appui.

D’autres personnes insatisfaites, ce sont les travailleurs réunis  dans la la plateforme syndicale revendicative de Massakory (Hadjer-Lamis). Ces derniers ont rejeté l’accord signé avec le gouvernement.

Selon eux, les propositions faites par le gouvernement ne répondent pas aux préoccupations des travailleurs. Toutefois, ils acceptent de reprendre le travail et exhortent les deux parties à continuer les négociations.

L’Alliance des défenseurs des Droits humains et de l’environnement invite pour sa part, le gouvernement et les partenaires sociaux à aller au-delà de l’engagement actuel, pour enterrer définitivement la grève.

Le bureau de l’Union nationale des étudiants tchadiens (UNET), a félicité le gouvernement et la plateforme syndicale revendicative pour avoir trouvé un compromis à la grève. Le bureau de l’UNET a demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour satisfaire les besoins des élèves et étudiants pour qu’ils reprennent normalement le chemin de l’école et des facultés.

L’Union des cadres musulmans du Tchad (UCMT) a invité les deux parties au respect des engagements pris.

N2A Teguil : « je ne suis qu’un artiste qui porte haut la voix de ces milliers de tchadiens »

L’artiste revient sur le déroulement des évènements qui conduit à sa garde à vue en début de semaine.

 

Vous-êtes arrêté dans l’après-midi de lundi 29 octobre, qu’est-ce qu’on vous reproche?

D’abord, j’ai reçu un appel anonyme lundi vers midi. Mon interlocuteur m’a fait comprendre qu’il veut se procurer le Cd de album « population gay kor », tout en me demandant si je suis à la maison. Dix minutes plus tard, des policiers débarquent chez nous et demandent à voir N2A. Je me suis présenté et ils m’ont fait comprendre qu’ils sont de la police judiciaire. Ils m’ont tendu un mandat de perquisition dont le motif n’était d’ailleurs pas bien lisible. Pendant la fouille, ils ont ramassé tous les supports de mon concept « population gay koor », qu’il s’agisse des t-shirts ou d’autres objets. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas pu mettre la main sur les Cd. Ils m’ont ensuite demandé de venir avec eux.

Où-est-ce qu’on vous a amené ?

A la coordination de la police judiciaire où l’un des policiers m’a demandé est-ce bien moi qui a chanté « population Gay gay kor ». Je lui ai dit que c’est bien moi et que c’est un concept que j’ai créé. Ensuite, un colonel à côté m’a dit: « tu as chanté ‘’population gay koor seï, alyom, acoumabasmakoor (tu as chanté population cri n’est-ce pas, aujourd’hui les autorités ont entendu le cri). Mon avocat s’est porté garant et il leur a demandé de me laisser rentrer mais ils n’ont pas accepté. Le colonel a vociféré sur mon avocat et lui a demandé s’il souhaite qu’on le renvoie de son travail ? Il nous a fait comprendre qu’il a reçu des ordres de ses chefs hiérarchiques et qu’il ne peut pas me libérer. C’est ainsi qu’on m’a gardé et mardi matin ils m’ont conduit devant le procureur de la République.

De quoi vous reproche-t-on ?

On me reproche d’avoir incité la population à la révolte à travers ma chanson « population gay koor ». Le juge m’a demandé si je reconnais les faits qui me sont reprochés notamment l’incitation à la révolte et à la haine. Je lui ai dit que je ne suis qu’un artiste qui porte haut la voix de ces milliers de tchadiens qui peinent à trouver de quoi mettre sous la dent. Je n’ai fait que plaider leur sort, ils n’ont pas la chance d’exprimer haut ce qu’ils subissent. Le juge a classé le dossier sans suite et on a ordonné ma libération.

Quel est votre sentiment après cette expérience?

En toute sincérité, si les plus hautes autorités ont écouté ma musique et qu’ils me font arrêter aujourd’hui, c’est qu’elles ont écouté le cri de cette population qu’elles font comprendre au monde entier qu’elle vit bien. Ce qui reste à faire, c’est de prendre en compte ce cri et essayer d’améliorer la situation des Tchadiens. Cette arrestation renforce ma conviction et me rend plutôt fort. J’ai appris une chose à travers cette arrestation, c’est que quand vous vous réunissez, vous-êtes plus forts. La mobilisation de mes confrères artistes, des avocats et des journalistes en est la preuve.

Quel est votre état d’esprit pour votre concert demain ?

Fatigué mais plus que jamais fort. Le moral n’est pas atteint et j’espère mettre le feu demain. Nous aurons tellement des choses à nous dire lors de ce concert. Demain, nous allons crier pour qu’on nous entende.

Tchad : Djim Radé sera en concert ce vendredi

L’auteur de « Jazz made in Chad », mettre le feu à la scène de l’institut français du Tchad, le 2 novembre prochain.

 

Passionné dès l’enfance de la musique, Djim Radé, guitariste, auteur-compositeur et interprète propose un mélange de musique intuitive et énergique aux tonalités de jazz entremêlant la rythmique subtile du répertoire tchadien.

Pour l’artiste, entre familiarité et contrastes, la musique tchadienne partage plus qu’on ne le croit avec les musiques occidentales actuelles. Le jeune artiste se souvient de son choix de faire de la musique, difficilement accepté par son entourage qui finira par le comprendre plus tard.

« Quand je disais à mes amis que j’étudiais la musique en France, ils me demandaient que c’est pour travailler dans quel pays ? Même mes parents n’étaient pas d’accord au départ mais tous ont fini par comprendre plus tard que j’aimais la chose », précise-t-il.

De la rue sur les bancs de l’école, Djim Radé assure avoir un parcours périlleux mais qui ne l’a pas détourné de son objectif. « J’étais parti en France en 2010 pour mes études en musique et en 2011, j’ai rencontré le groupe Toh-Nal, avec qui j’ai pu me perfectionner. Ils ont fini par gagner la confiance des autres artistes au campus universitaire et nous avons organisé une tournée européenne en 2015 à la fin de mes études. Je suis rentré au pays en 2016 et je travaille comme arrangeur pour plusieurs groupes », précise-t-il.

Fondateur des Jam session Sao Couleur Jazz, créateur du projet Mbassa héritage, collaborateur de Kaar Kaas sonn et chef d’orchestre de Geneviève Matibeye aux 8e jeux de la Francophonie à Abidjan, Rim Radé prépare un album intitulé « Jazz made in Chad« , qui selon lui est un mélange d’une musique intuitive et énergétique avec harmonisation et la complexité du Jazz.

Premier tchadien à décrocher un diplôme universitaire en musicologie, spécialisation compositeur et arrangeur, Rim Radé sera en scène le 2 novembre prochain à l’Institut français du Tchad pour présenter son album « Jazz made in Chad ».

Tchad : le rappeur N2A Teguil relâché

Il a été libéré hier 30 octobre suite à une décision du procureur de la République de N’Djamena.

 

Au final, il aura passé un peu plus de 24 heures en prison. Mais l’artiste rappeur tchadien N2A Teguil est désormais libre de ses mouvements. Le procureur de N’Djamena a autorisé sa libération le 30 octobre dernier, ayant classé son affaire sans suite. En effet, Youssouf Tom a affirmé n’avoir pas trouvé assez de preuves contre le rappeur.

Il avait été arrêté dans la matinée du lundi 29 octobre. Et il lui est reproché, les paroles un peu trop audacieuses de son dernier album « Populasson Gay Koor » qui signifie en arabe local « le peuple crie ».

La police munie d’un mandat, avait perquisitionné le domicile de N2A Teguil lundi. En portant avec elle, des dizaines de t-shirts floqués au nom de l’album « Populasson Gay Koor ». Album qui, sorti depuis fin septembre 2017, représente de l’avis des membres du gouvernement, un appel au soulèvement et une incitation à la haine.

L’artiste avait alors été conduit dans les locaux de la coordination de la police judiciaire, où il a été gardé à vue. Cet album de N2A Teguil qui serait interdit dans le pays, a été produit au Cameroun. Un concert de l’artiste est d’ailleurs prévu ce jour, 31 octobre, à ACAMOD où il fera la promotion de cet album.

 

 

 

 

 

 

Tchad: des drones de Handicap International vont déminer le nord du pays

L’ONG a présenté ses drones ce matin à Bruxelles. Ceux-ci effectueront entre février et octobre 2019, des essais d’identification de mines dans la partie nord du Tchad.

 

L’ONG Handicap International (HI) a lancé à Tours & Taxis (ancien et vaste site industriel bruxellois) son projet « Drones » en présence d’acteurs spécialisés dans les nouvelles technologies. L’organisation y a présenté les drones qui mèneront des essais d’identification de mines de février à octobre 2019 dans le Nord du Tchad. Les drones survoleront rapidement de vastes zones et permettront de déterminer avec précision le périmètre d’intervention des démineurs.

Ces drones fourniront des preuves aériennes et des données de géolocalisation qui seront centralisées sur tablette. HI travaillera également sur le développement d’un drone muni d’un radar capable de détecter la présence de mines en sous-sol.

Le drone permettra de réduire la durée de ce que les professionnels du déminage appellent « l’enquête non technique » : « La phase non technique consiste à identifier et délimiter le zones potentiellement minées et qui nécessitent l’intervention d’équipes de déminage. Cette phase peut être longue et est même parfois la plus longue dans des opérations de déminage », explique Xavier Depreytere, responsable du projet « Drones » chez Handicap International.

Les opérations de déminage de Handicap International qui mettent plusieurs semaines dans certaines zones pourront être effectuées en quelques jours. A l’heure actuelle, un démineur peut déminer entre 4 et 8 m² par jour. « L’utilisation de drones peut apporter une aide considérablement en réduisant, on espère, par 10 la durée de cette phase et en étant plus précis dans la cartographie des zones qui nécessitent l’intervention de démineurs. Ce qui permettra à nos équipes de gagner en efficacité », conclut Xavier Depreytere.

Les mines et les restes explosifs de guerres sont un danger quotidien pour les populations civiles dans 61 pays dans le monde. Au Tchad, 100 millions de m² sont contaminés. Handicap International et ses partenaires ont prévu de déminer 3 millions de m² en 4 ans, soit 18 fois la superficie de la Belgique.

Le projet « Drones » sera financé pour une durée de 12 mois par la Direction Générale Coopération au Développement et Aide humanitaire du gouvernement belge. Quatre entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies collaboreront avec Handicap International : Mobility Robotics (spécialisé dans le pilotage de drone), Third Element Aviation (fabricant de drones sur mesure et concepteur de capteurs), Inzentive (qui a développé un service gestion de données) et Dynergie (chargée de faire des propositions innovantes sur les méthodes de déminage).

 

 

Diplomatie : Macron en visite au Tchad d’ici la fin d’année

C’est ce qu’a révélé un article publié le 24 octobre sur le site internet français www.la-croix.com.

 

la-croix.com est clair. D’ici le mois de décembre, le Président tchadien Idriss Deby aura l’honneur de recevoir son homologue français, Emmanuel Macron. Et ce sera la première fois que le Président Français foule le sol tchadien.

Toujours selon ce journal en ligne, la date exacte de sa venue n’est pas encore décidée. Mais la destination, elle, est bien calée. « En allant au Tchad dans les prochaines semaines, Emmanuel Macron se rend dans un pays clé pour le dispositif sécuritaire français dans la région. Siège de l’opération Barkhane, la capitale tchadienne joue le rôle de tour de contrôle des éléments français en Afrique ».

Le Tchad est en outre une destination importante pour la France car c’est sa capitale, N’Djamena, qui abrite la centrale des renseignements français « dans la lutte contre Boko Haram dans la région du lac Tchad : un renseignement qui profite essentiellement au Tchad, au Niger et au Cameroun ».

Rappelons d’ailleurs que le prédécesseur d’Emmanuel Macron, François Holland, avait également effectué une visite au Tchad au cours de son mandant. C’était le 18 juillet 2014. Celle-ci entrait dans le cadre de la mise en place du dispositif de sécurité Barkhane.

L’armée française est installée au Tchad il y a de longues années. En effet, depuis le lancement de l’opération Épervier en 1986.

 

CEMAC : la situation économique de la sous-région inquiète les dirigeants

Ils se sont rencontrés le 25 octobre dernier au tour d’un sommet extraordinaire. Le seul sujet à l’ordre du jour portait sur la situation économique dans l’espace sous régionale.

 

La sonnette d’alarme est tirée. Il devient urgent d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles, préconisées notamment par le FMI, pour relancer la croissance dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est d’ailleurs la raison d’être du sommet extraordinaire des pays de la sous-région qui s’est tenu hier dans la capitale tchadienne.

Au cours de cette rencontre, les représentants des différents pays de la communauté ont pris de nouveaux engagements pour accélérer la sortie de crise. D’autant que le FMI commence à s’impatienter sur les faibles résultats enregistrés.

Les effets de la crise sont en effet toujours ambiants, et les efforts pour sortir de la difficile conjoncture dans laquelle les pays de la CEMAC pataugent depuis 2014, restent loin des attentes ainsi que des engagements pris, en décembre 2016 à Yaoundé.

Le président tchadien, Idriss Deby, en sa qualité de président en exercice de l’organisation sous régionale, invite ses pairs à accélérer le rythme de mise en œuvre des réformes structurelles convenues notamment avec le FMI.

Les dirigeants des pays d’Afrique centrale se sont donc à nouveau engagés à poursuivre les efforts de réformes afin de relancer la machine économique régionale et ainsi de permettre à la sous-région de sortir véritablement de la conjoncture.

«Notre stratégie commune pour sortir la CEMAC de la crise exige d’être urgemment relancée par la mise en œuvre, sans faille et dans un esprit véritablement collectif et solidaire, de mesures appropriées de redressement économique et financier. Nous n’avons pas le droit de trahir les espoirs que suscite légitimement ce rendez-vous de N’Djamena. Cette rencontre doit donner le ton d’un nouvel élan à imprimer à l’ensemble de notre communauté », a déclaré le président tchadien Idriss Déby Itno.

Stratégie d’ensemble de sortie de crise

Dans son allocution d’ouverture, le chef d’Etat tchadien, a insisté sur la nécessité de la mise en œuvre des mesures appropriées de redressement économique et financier, faisant échos à l’appel insistant du président de la commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo, sur «l’impérieuse nécessité de renforcer la solidarité communautaire pour avancer ensemble dans un même rythme ».

« Au niveau de la réserve de changes, la situation n’est pas très bonne, le taux de croissance n’est pas le meilleur, au niveau de rapatriement de recettes d’exportation, ce n’est pas dans la bonne direction. Donc, nous avons déblayé le chemin et avons mis à la disposition des chefs d’Etat les différentes réflexions que nous avons à notre niveau et qui vont permettre de nourrir la conférence des chefs d’Etat», avait expliqué Daniel Ona Ondo à Idriss Deby lors de leur rencontre la veille du sommet.

Le chef de l’Etat tchadien a présenté les prévisions actualisées pour la sous-région qui devrait renouer, en 2018 avec, une relative reprise de sa croissance estimée à 1,7%. Une sortie de la récession des deux dernières années qui a été portée par une amélioration des déficits budgétaires et extérieurs courants, grâce notamment aux mesures de redressement économique et financier adoptées par la Banque des états de l’Afrique centrale (BEAC).

Sonnette d’alarme du FMI

Avant ce sommet de N’Djaména, le FMI a été le premier à tirer la sonnette d’alarme sur les risques auxquels s’exposent les pays de la CEMAC si les réformes prévues tardent encore à être mises en œuvre. En marge des dernières Assemblées générales annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui se sont tenues du 8 au 14 octobre à Bali en Indonésie, une équipe de l’institution a rencontré les ministres des finances de la CEMAC, en présence du président en exercice de la Communauté ainsi que de AbassToli Mahamat, le gouverneur de la BEAC. C’est à la suite de cette réunion au cours de laquelle le FMI a de nouveau insisté sur l’urgence de la situation qu’a été décidée la tenue du sommet extraordinaire.

Comme en décembre 2016, au plus fort de la crise, plusieurs analystes s’inquiétaient même d’une probable dévaluation du FCFA, comme seule alternative pour que les pays de la CEMAC puissent sortir de la crise. Le même scénario a aussi plané sur le dernier sommet des chefs d’Etat qui tiennent jusqu’à présent à écarter toute idée de dévaluation.

Ils ont en ce sens réitéré leurs engagements à poursuivre les réformes notamment l’amélioration du climat des affaires dans la sous-région, la diversification économique, l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la réalisation de projets d’intégration en préservant la sécurité, et la conduite de politiques budgétaires ciblées en matière de dépenses publiques afin de préserver les acquis sociaux et rééquilibre des finances publiques.

Le sommet de N’Djaména a enregistré la présence des présidents équato-guinéen, Theodoro Obiang Nguema, et congolais, Denis Sassou Nguesso ainsi que le Premier ministre Cameroun, Philémon Yang, alors que le Gabon et la Centrafrique, se sont fait représentés par leurs ministres des Finances.

Un Belge condamné pour avoir vendu illicitement des armes au Tchad

Il s’agit du marchand d’arme Jacques Monsieur. Il a été condamné le 19 octobre dernier par la cour d’appel de Bruxelle pour avoir vendu des armes à plusieurs pays dont le Tchad.

 

La cour d’appel de Bruxelles a condamné, vendredi, Jacques Monsieur à quatre ans de prison ferme et à 1,2 million d’euros d’amende pour une dizaine de ventes illicites d’armes et de matériel de guerre, entre 2006 et 2009. Il a été reconnu coupable d’avoir servi d’intermédiaire dans des ventes de fusils d’assaut, de cartouches, d’avions de chasse ou encore de chars à destination notamment du Tchad, de l’Iran, de l’Indonésie et de la Mauritanie.

Il avait soutenu avoir cessé ses activités de marchand d’armes depuis le début des années 2000 mais disait avoir néanmoins été recontacté par d’anciennes connaissances du milieu.

«Le prévenu manque de toute crédibilité lorsqu’il affirme n’être qu’un intervenant ponctuel, sollicité en raison de son carnet d’adresses», a établi la cour. «Il s’est installé dans la délinquance nonobstant les avertissements sérieux que la justice lui adressa», a-t-elle poursuivi, rappelant que Jacques Monsieur était en état de récidive légale.

«Mépris»

«Alors qu’il fut libéré sous conditions par le tribunal de Grande instance de Bourges, le 13 juillet 2005, dont celle de s’abstenir de ‘recevoir, de rencontrer, d’entrer en relation de quelque façon que ce soit, notamment avec U.-B., D. et I. (anciens contacts de Jacques Monsieur dans le cadre de ventes d’armes)’, le prévenu n’en eût cure puisqu’il multiplia les contacts avec ces personnes à peine quelques mois plus tard, manifestant de la sorte le mépris qu’il a, nonobstant un discours policé, pour les décisions de justice », a souligné la cour.

Jacques Monsieur, un fils de notaire du Brabant flamand (une province belge), âgé de 64 ans, était prévenu pour avoir vendu des armes à destination de pays comme le Tchad, l’Iran, l’Indonésie, la Mauritanie, le Pakistan et la Guinée-Bissau, sans en avoir l’autorisation.

Il est question de la vente de milliers de fusils d’assaut, de millions de cartouches mais aussi d’avions de chasse, de chars d’assaut et d’hélicoptères.

Jacques Monsieur avait affirmé qu’il ne vendait plus d’armes depuis le début des années 2000, mais qu’il avait ensuite encore été régulièrement contacté par d’anciennes connaissances du milieu et qu’il avait accepté de les aider occasionnellement.

Geôles iraniennes, prison américaine

Par ailleurs, selon ses avocats, son activité de marchand d’armes était une couverture pour ses missions au bénéfice des services de renseignements américains. «Il a néanmoins fait des erreurs. Il ne s’est pas contenté d’être un espion. Il y a eu des ventes qui ont été opérées par lui. Mais après avoir passé deux années horribles dans les geôles iraniennes, puis condamné à nouveau par les États-Unis, il est revenu en Belgique depuis 2011 pour avoir une vie calme», avait assuré Me Daniel Spreutels.

Surnommé «the fox» ou «le maréchal», Jacques Monsieur avait déjà été condamné aux États-Unis en 2010 dans un dossier lié à l’affaire Iran-Contra, qui concernait la vente illicite d’armes iraniennes à des groupes rebelles.

Son nom avait aussi été cité dans l’affaire Elf-Aquitaine. Il avait été soupçonné d’avoir livré, au nom de la compagnie pétrolière française Elf, des armes à Pascal Lissouba, alors président du Congo-Brazzaville, fin des années 1990, lors de la guerre civile congolaise.

 

Tchad : la Chambre criminelle juge les dossiers de détournement

Depuis hier 24 octobre s’est ouverte la session spéciale de la Chambre criminelle chargée de juger les détournements des deniers publics.

 

Au total c’est cinq dossiers de détournement de derniers publics que les juges de la Chambre criminelle auront la charge de traiter durant cette session spéciale. L’audience solennelle qui s’est déroulée le 24 octobre en présence du ministre de la justice au Palais du 15 janvier, était réservée à des infractions spéciales à savoir crimes économiques et financiers.

Sur les cinq dossiers inscrits à l’ordre du jour, un a été renvoyé au 07 novembre prochain, afin de donner du temps à la défense de se préparer.

Cette cour est chargée de juger les auteurs ou complices de détournement de deniers publics, des crimes économiques et financiers. Désormais, tous les mercredis, cette cour se réunira pour se pencher sur le cas de crimes économiques.

Le procureur général près la cour d’appel de N’Djamena, Mouckhtar Abdelkerim Doutoum a mis en garde  « désormais, tous ceux qui confondent les fonds publics et leurs poches seront rassurés que la justice frappera systématiquement. Cette menace est valable pour les responsables qui cautionnent ou qui ne dénoncent pas les actes de détournement ».

Sommet de la CEMAC : la situation économique de la zone en discussion à N’Djamena

C’est ce 25 octobre que se sont ouverts les travaux du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.

 

L’avenir des économies de l’Afrique centrale est en débat ce jeudi à N’Djamena, à l’occasion du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Les dirigeants de la CEMAC se réunissent, en effet, dans des circonstances particulières marquées par une crise économique sévère, comme l’a concédé le président de la commission de la CEMAC à l’ouverture solennelle de la conférence. Pour Pr. Daniel Ona ONDO, les résultats des 21 mesures, prises en 2016 en réponse à la crise, sont en deçà des attentes. A la croissance économique très faible et contrastée, Pr. Daniel Ona ONDO ajoute une autre menace, celle de la faiblesse dans les efforts de redressement contenus dans les engagements avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Pour le patron de l’organe exécutif de la CEMAC, l’urgence est signalée pour maintenir le cap des reformes économiques. Face à cela, il faut agir urgemment, a laissé entendre le Président de la République Idriss Deby Itno, Président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. « Nous n’avons pas le droit de trahir les espoirs que suscite légitimement ce rendez-vous de N’Djamena », a déclaré le Chef de l’Etat, qui a aussi invité ses pairs à s’investir pour restaurer les grands équilibres macroéconomiques, doper la croissance et renforcer la soutenabilité extérieure de la sous-région.

Au nombre des facteurs qui plombent les efforts de redressement, le Président en exercice de la CEMAC a évoqué le relâchement de la discipline budgétaire, les délais importants enregistrés dans la conclusion des accords avec le FMI, le rapatriement insuffisant des recettes d’exportation, ainsi que les écueils constatés dans la réforme de certaines institutions communautaires. C’est à quoi doit se pencher le sommet. Un sommet qui d’après lui, doit donner le ton d’un nouvel élan à imprimer à l’ensemble de la communauté.

 

 

Tchad : Idriss Deby reçoit l’aval des élus pour ratifier une convention antiterroriste

Il s’agit de la Convention d’entraide judiciaire et d’extradition contre le terrorisme. Celle-ci avait été signée au Maroc en ai dernier.

 

Les députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°035/PR/2018, du 1er août 2018 autorisant le président de la République à ratifier la Convention d’entraide judiciaire et d’extradition contre le terrorisme, signée le 16 mai 2008 à Rabat au Maroc.

La raison d’être de cette convention de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme conforment aux obligations internationales des Etats Parties.

A travers cette convention, les parties s’engagent à s’accorder mutuellement une entraide judicaire, sur le spectre le plus large possible, dans la procédure relative aux infractions visées par les instruments juridiques contre le terrorisme. Elles s’engagent également à se livrer réciproquement, sur leur demande, les personnes recherchées dans leurs Etats respectifs aux fins de poursuites.

Ce qui signifie que l’entraide judiciaire en matière pénale peut notamment être demandée aux fins de la signification des actes judiciaires, de recueil des témoignages ou des dépositions et des perquisitions, des saisies et de gel des avoirs.

La convention compte actuellement 17 signatures et 4 ratifications. Elle entre en vigueur le 20ème jour suivant la date de dépôt du 10ème instrument de ratification. Le Maroc en est le dépositaire.

« Face à l’ampleur des actes des groupes terroristes, fragilisant la sécurité transfrontalière et, pour quelques-uns la sécurité intérieure des pays des zones sahéliennes, du Moyen-Orient et le reste du monde, une approche globale de solution s’avère nécessaire dans le sens du renforcement de leur coopération en matière pénale. C’est ainsi que les ministres de la justice de l’espace francophone ont adopté le 16 mai 2008, à Rabat au Maroc, lors de la cinquième conférence des ministres cette convention. Le Tchad l’a signée le 03 avril 2009 à New York », peut-on lire dans le rapport de l’Assemblée nationale.

En moins de deux mois, les députés ont adopté trois projets de texte relatifs à la lutte contre le terrorisme alors que plusieurs d’autres projets de lois ainsi que des questions orales avec débats inscrits dans le calendrier sont systématiquement reportés pour absence des ministres interpelés ou faute de quorum.

 

 

Tchad: la plateforme syndicale revendicative annonce la fin de la grève

C’était lors de l’assemblée générale qui s’est tenu ce matin à a bourse du travail de N’Djamena.

 

La plateforme syndicale revendicative a tenu son assemblée générale aujourd’hui, 25 octobre, à la bourse du travail. Le bureau exécutif de ladite plateforme annonce a ses militants qu’il est en négociation depuis plus de trois semaines avec le gouvernement représenté par le Cadre national de dialogue social et le Cadre national de dialogue politique.

D’habitude, dès 8 heures du matin, la Bourse du travail est prise d’assaut mais en cette matinée, ce sont moins de travailleurs qui ont pris part à la rencontre. Les travailleurs en grève, majoritairement des enseignants ne se sont pas déplacés. Certains d’entre sont mécontents et disent être déçus par leurs représentants.

Le porte-parole de la plateforme syndicale revendicative, par ailleurs président de l’Union des syndicats du Tchad annonce aux grévistes la proposition du gouvernement : « Le gouvernement dit être bloqué pour les deux prochains mois mais en discutant une solution est proposé : 15% des AGS seront augmentés dès Janvier 2019 donc 65% des AGS seront effectives ». Le gouvernement propose en outre aux grévistes de se mettre ensemble pour nettoyer les fichiers de la solde dans un délai de 45 jours.

« Après 5 mois de grève, nous sommes en négociation depuis trois semaines  avec le gouvernement. Les discussions étaient difficiles » reconnaît le porte-parole de la plateforme, Barka Michel. La plateforme syndicale a rencontré le président du Cadre National de Dialogue Social (CNDS) et celui du  Cadre National de Dialogue Politique (CNDP). Les discussions se sont déroulées avec beaucoup de difficultés car pour les deux représentants du gouvernement, l’Etat est dans l’impasse pour ce dernier trimestre de l’année.

« Nous avons discuté pendant deux semaines pour qu’il y ait augmentation mais le gouvernement se trouve dans une situation d’impasse. Malgré la grève le gouvernement continue à payer le salaire des grévistes. Nous sommes arrivés à une étape où il faut  savoir marquer un arrêt », précise Barka Michel.

Les militants et militantes de la plateforme, pas convaincus de la situation a montré son désarroi. Des gestes d’humeur de la main, à la fin de l’assemblée ont montré à suffisance que la reprise sera très timide jusqu’en janvier 2019.

Tchad : vers une entente entre la syndicale revendicative et le gouvernement

Depuis plusieurs maintenant des rencontre ont lieu entre les deux parties. Une assemblée générale de la plateforme revendicative des syndicats et centrales syndicales du Tchad est prévue jeudi.

 

Vivons-nous les dernières heures de la grève générale au Tchad ? On connaîtra le fin mot de l’histoire demain. En effet, la plateforme revendicative des syndicats et centrales syndicales du Tchad a annoncé la tenue demain 25 octobre d’une assemblée générale à la bourse du travail de N’Djamena. Et de l’avis de plusieurs observateurs, cette assemblée sera une occasion pour les grévistes d’annonce la fin du mouvement.

Selon plusieurs sources, ils ont pu trouver un terrain d’entente avec le gouvernement. Ce dernier a proposé de reverser les augmentations générales spécifiques (AGS) coupées. Selon cette proposition, 15% des AGS seront payés à partir de fin janvier et le reste graduellement. Mais la plateforme a fait une contre-proposition qui consisterait au payement de 50% des AGS coupées et 25% de l’ensemble des AGS, une offre que le gouvernement semble avoir validé.

Pour montrer sa bonne foi, La plateforme syndicale revendicative aurait déjà pris l’engagement auprès du gouvernement de suspendre sa grève. Cependant, la grève ne sera que suspendue. Le temps de voir d’ici janvier 2019, la concrétisation des promesses du gouvernement.

La plateforme syndicale revendicative composée de l’Union des syndicats du Tchad(UST), de la Confédération Indépendante des Syndicats du Tchad(CIST), d’une partie du Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur (SYNECS) et du Syndicat des médecins du Tchad (SYMET)

 

Musique : le rappeur RBS le Killer est « Sorry »

La sortie officielle du tout premier single de l’ancien membre du Wassalna a eu lieu le weekend dernier. « Sorry » est l’histoire d’un amoureux repentant.

 

L’ancien acolyte de NBR du groupe Wassalna, RBS le Killer a lancé officiellement ce 20 octobre son single dénommé « Sorry ». Comme son titre, le single est entièrement chanté en anglais. Ce single parle d’amour et de la confiance.

Lors de la conférence de lancement, l’artiste explique : « La chanson est un mea-culpa d’un jeune homme, qui courrait trop la gueuze. Il a perdu une fille qu’il a négligée avant. Et c’est après l’avoir perdue qu’il s’est rendu compte que cette fille est tellement importante dans sa vie. Donc il fait un mea-culpa envers cette fille lui demandant de revenir vers lui. Voilà pourquoi, il dit « désolé, désolé, tout ce que j’ai pu faire n’est pas de ma volonté, reviens-à- moi. »

Il rassure cependant que l’histoire racontée n’est pas son histoire propre mais celui de son ami. L’objectif de ce single est selon l’artiste d’interpeller les jeunes à ne pas négliger leurs relations. « Le plus souvent, on voit l’importance d’une chose qu’après l’avoir perdue », affirme RBS le Killer.

D’après Bodona Kobakréo alias Aslahda Zig Zag Zorro promoteur de la maison de production Makiz’Art, producteur de ce single, ce qui a poussé sa maison à produire le single en audiovisuel est le fait qu’au Tchad, il y a déjà des maisons qui produisent de bon audio. Selon le producteur ce single multimédia a coûté 1 325 000 FCFA. Pour se procurer cet opus, les mélomanes doivent débourser 5 000 FCFA.

Ce fan de 2-Pac et P.Daddy est né il y a 34 ans à Moundou. 3e d’une famille de 7 enfants, RBS le Killer de son vrai nom Benaibeu Sernin s’est lancé dès son jeune âge dans l’écriture. Membre de BSP (Black Soul Power), son premier groupe créé en 1998 puis de H2 (Hamai Habai) en 2003, de Wassalna en 2005, RBS a fait plusieurs scènes au Tchad.

Sport : le Tchad adhère à l’Union Francophone de Cyclisme

L’institution a tenu son 3e Congrès le 19 octobre dernier en présence de David Lappartient, président de l’Union de Cyclisme Internationale (UCI).

 

Tchad fait désormais partie de la grande famille que forme l’Union Francophone de Cyclisme (UFC). Après son adhésion au courant de l’année à l’Union de Cyclisme International (UCI), le pays vient de rejoindre les rangs de l’organe réservé aux pays francophones.

Quatre autre pays ont également fait leur entrée à l’UFC. Il s’agit notamment de deux pays européens : la Suisse et le Luxembourg ; et de deux pays africains : le Cameroun, le Sénégal. Il y a donc désormais 33 fédérations membres de l’UFC, dans les cinq continents.

C’est au cours du 3e Congrès de l’Union francophone de cyclisme qui s’est tenu au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, en marge de la Coupe du Monde, que ces nouvelles adhésions ont été révélées.

L’Assemblée générale élective a élu un comité directeur renouvelé qui a désigné un nouveau Président, le Rwandais Aimable Bayingana. Le Président sortant, Mohamed Belmahi obtient le titre de Président d’honneur.

En 2018, l’UFC a mis en place un programme de formations pour les entraîneurs au Rwanda et au Niger mais aussi pour les commissaires au Sénégal. « Au Niger, au mois de septembre, neuf stagiaires ont reçu le diplôme d’entraîneur de niveau II », se félicite Jonathan Chan, l’animateur de la structure.

Affiliée à l’Association francophone des comités nationaux olympiques (AFCNO), l’UFC a permis à l’entraîneur national du Burkina Faso de suivre une formation pour entraîneurs du haut-niveau à l’INSEP à Paris.

A l’avenir, la fédération francophone veut développer les programmes de coopération. « Au Tour du Rwanda, la sélection du comité départemental de Haute-Savoie et l’équipe rwandaise Bénédiction se sont entraînées ensemble et à la fin de l’épreuve, les deux directeurs sportifs ont tiré ensemble le bilan de la course », indique Jonathan Chan qui espère développer la coopération grâce aux nouveaux membres européens à la forte culture cycliste. « C’est important d’élargir la base des fédérations, avec la Suisse et le Luxembourg, qui peuvent en aider d’autres ».