N’Djamena accueillera une rencontre sur la criminalité dans les forêts du bassin du Congo

Cette rencontre internationale se tiendra au courant du mois de janvier 2019 prochain. A cet effet, le ministre d’Etat du Royaume de Belgique a été reçu par le Président Deby.

 

Les représentants des pays appartenant au bassin forestier du Congo ont rendez-vous au Tchad en janvier 2019. En effet, à cette date se tiendra dans le pays une Conférence Internationale sur la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières dans les forêts du bassin du Congo.

Dans le cadre des préparatifs à ce grand évènement, le facilitateur du Projet de partenariat pour les forêts du bassin du Congo et par ailleurs ministre d’Etat du Royaume de Belgique, François-Xavier De Donnea, a été reçu en audience par le Président Idriss Deby Itno le 23 octobre dernier.

L’homme politique belge est au Tchad pour une visite de travail de 48 heures. Au cours de cette rencontre, les hommes se sont entretenus non seulement sur la criminalité dans les forêts du bassin du Congo, mais également de celle qui sévit actuellement dans le bassin conventionnel du Lac Tchad, avec les exactions de Boko Haram.

Avant sa rencontre avec Idriss Deby, François-Xavier De Donnea a été reçu en audience par le Ministre des Affaires Étrangères, Chérif Mahamat Zène, le 22 octobre 2018. L’entretien a également porté sur la tenue prochaine de la Conférence internationale sur la criminalité dans les forêts du bassin du Congo.

Au total sept pays d’Afrique centrale et du Sahel prendront part aux travaux de cette conférence. La forêt du bassin du Congo est le deuxième massif forestier tropical après la forêt amazonienne. Elle couvre plus de deux millions de km² et est partagée entre six pays : le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale.

 

 

 

 

 

 

 

Tchad : le leader du Mouvement Iyina en guerre contre le repli identitaire

Nadjo Kaïna a exposé un projet à la Première dame le 23 octobre dernier au cours d’une audience à la Présidence. Ce projet porte sur le renforcement de l’esprit citoyen chez les jeunes.

 

Une heure et demie. C’est le temps qu’a duré l’entretien entre Hinda Deby Itno, épouse du Président de la République du Tchad, et Nadjo Kaïna, dirigeant du Mouvement Iyina.

Les échanges ont porté essentielle sur la solidarité. En effet le commandant en chef du Mouvement Iyina est venu présenter son projet, qui vise à la sensibilisation de la jeunesse sur les concepts de solidarité et de citoyenneté.

Il a donc rencontré la Première Dame afin de recevoir des conseils, des orientations et aussi un appui de sa part. Ainsi, il lui sera possible d’aider la jeunesse tchadienne à poser des actions citoyennes.

« Aujourd’hui, nous nous sommes dit qu’il faut penser beaucoup plus à dialoguer avec toutes les couches pour faire des propositions concrètes. Et surtout au niveau de la jeunesse, essayer de mettre l’accent sur la citoyenneté participative et efficace, par cette citoyenneté de folklore », a expliqué Nadjo Kaïna.

A travers ce projet, le Mouvement Iyina voudrait « qu’à un moment donné, au-delà de toutes nos considérations ethniques et religieuses, que les tchadiens se parlent franchement et sérieusement et voient quels sont les problèmes qui minent la société et en trouver des solutions dans l’intérêt du pays ».

Selon le leader du mouvement, les réseaux sociaux sont devenus des plateformes de valorisation du repli identitaire.  « Aujourd’hui quand vous voyez les débats sur les réseaux sociaux, il y a un repli identitaire presque partout. Les gens se regroupent par ethnie, par religion pour évoquer certaines situations et c’est un danger pour ce pays ».

Alors que : « Nous sommes tous des tchadiens. Nous sommes appelés à vivre ensemble et s’il y a un problème nous devons parler franchement. Nous devons essayer d’être tolérants dans nos comportements, dans nos paroles », ajoute-t-il.

Tchad : 25 dossiers au menu de la 3ème session criminelle 2018

La session a été ouverte hier 22 octobre par le ministre de la justice, garde des sceaux, Djimet Arabi, au palais de justice de N’Djamena.

 

La cérémonie d’ouverture de la 3ème session criminelle 2018 qui se déroulera jusqu’au 26 octobre permettra d’examiner 25 dossiers.

Douze dossiers de viol, huit cas d’associations de malfaiteurs, deux cas d’assassinats et complicité d’assassinats, un meurtre, un dossier de parricide, de vol aggravé, de recel et une tentative d’homicide volontaire seront examinés au cours de cette session.

Dans sa réquisition, le procureur général, Nodjiadoum Hortom a appelé la cour à juger en toute objectivité. «Nous tenons à préciser que les actes qu’ils ont commis ne doivent pas faire d’eux des marginaux de la société. Dans votre rôle de distributeurs de la justice, l’occasion vous est offerte de prouver à l’opinion nationale et internationale qu’aucune pression et aucune pesanteur, d’où qu’ils viennent, supposés ou réels, ne viendront ébranler votre conscience au demeurant tranquille», précise le procureur général avant d’inviter les juges à dire le droit, rien que le droit et n’appliquer que la loi dans leur intime conviction.

Le procureur général exhorte les avocats et autres partis aux procès à respecter les règles de l’art en défendant leur client avec objectivité. « Nous déconseillons aux témoins de faire faux témoignages qui constituent une infraction. Le bon déroulement de cette session dépendra de l’abnégation et du savoir-faire de force de l’ordre et de la sécurité qui doivent s’assumer pleinement », conclut le procureur.

Tchad : Deux avocats radiés par leurs pairs

La même sanction a également été prise pour deux stagiaires. L’annonce a été faite hier 22 octobre par le président de l’ordre des avocats au cours d’un point de presse.

 

Le président du conseil de l’ordre des avocats du Tchad Me Athanase Mbaïgangnon a animé ce lundi 22 octobre 2018, un point de presse pour annoncer la radiation de deux avocats au barreau du Tchad et de deux stagiaires pour actes indélicats, contraires à la profession.

Leur recours devant l’assemblée générale de la cour d’appel n’a pas permis d’échapper à la sanction de l’ordre. Les faits remontent en 2017, lorsque des justiciables se sont plaints auprès de l’ordre des avocats du Tchad de l’habitude peu orthodoxe de leurs conseils. Selon le président du conseil de l’ordre des avocats du Tchad, Me Athanase Mbaïgangnon, des enquêtes diligentées ont permis d’ouvrir des procédures disciplinaires contre les confrères mis en cause. « Les procédures disciplinaires enclenchées se sont soldés par la radiation de deux confrères ainsi que de deux autres stagiaires », précise-t-il.

Après les recours introduits par les concernés, la cour d’appel a siégé en Assemblée générale le 18 octobre dernier. Des recours qui n’ont pas permis aux avocats et stagiaires radiés d’avoir gain de cause. « Après débats contradictoires, l’Assemblée de la cour d’Appel, gardien du temple ayant pris la mesure de la chose a confirmé les décisions du conseil donnant ainsi un signal fort à tous ceux des nôtres qui se seraient tentés de ternir l’image de notre barreau et partant de la justice », se réjouit Me Athanase Mbaïgangnon qui estime que face aux critiques, il était temps de mettre fin à la dérive.

« A tort ou à raison, nous sommes mis dans le même panier et qualifiés d’escrocs et de corrompus par nos concitoyens. Ces sanctions extrêmes viennent démentir ces qualifications qu’on nous colle », ajoute-t-il.

Pour le bâtonnier, en dépit d’un environnement de travail difficile, le Tchad regorge des magistrats, des juges, des greffiers, des huissiers et des notaires compétents qui ne sont pas tous des escrocs moins encore des corrompus.

« Ces décisions n’ont pour seul but que le nettoyage de l’écurie et non un règlement de compte. Nous invitons les autorités à poursuivre la mission d’assainissement de l’administration publique dont les résultats ne sont toujours pas perceptibles, car la construction d’un Etat de droit est aussi tributaire de l’intégrité, de la probité et de la compétence des agents publics », conclut le président de l’ordre des avocats qui se réjouit par ailleurs de la décision du conseil supérieur de la magistrature qui a révoqué des juges indélicats.

Tchad : une manifestation d’étudiants réprimée

Des manifestions ont été observées dans tous les universités d’Etat ce lundi 22 octobre.

 

La police tchadienne a dispersé à coup de gaz lacrymogène des étudiants qui manifestaient pour réclamer le paiement de leurs bourses datant de 2016 et de l’amélioration de leurs conditions d’études.

Des manifestations étudiantes ont été dispersées à coups de gaz lacrymogène à N’Djamena lundi par les forces de sécurités tchadiennes, déployées massivement autour des universités.

Ils protestaient contre l’absence de bus de transport de circulation et la fermeture de tous les restaurants dans les différentes facultés de l’université de N’Djamena , d’après les médias locaux , mais aussi pour le versement d’une bourse ( 30000 F) datant de 2016 supprimée pour la construction de sus-cités dans les universités.

« Nous réclamons la mise en place effective des œuvres universitaires telles que le restaurant universitaire, le centre de santé, la bibliothèque, le service des bus ou encore le laboratoire », a indiqué le secrétaire général national de l’UNET. Le porte-parole de la police a annoncé avoir arrêté brièvement deux étudiants.

Frappé par la chute du prix du baril, le Tchad connaît une crise financière et pour y faire face a mis en place des mesures d’austérité depuis 2016, qui ont provoqué notamment une grève au sein de l’administration.

C’est depuis la fin du mois de septembre que les étudiants ont commencé à manifester leur mécontentement. « Les universités fonctionnent, sur le plan national, sans restaurant, sans bus, ni bibliothèque, ni laboratoire. Rien ne fonctionne. Depuis la reprise des cours, on constate qu’il y a que deux ou trois bus qui circulent alors que sur le plan national, nous avons au moins une trentaine de bus. L’université de N’Djamena a 22 bus. Mais jusque-là, il y a seulement quatre ou cinq bus qui circulent. Nous revendiquons aussi les bourses d’équipement de l’année 2015-2016 qui, jusque-là, restent impayées. Maintenant, les étudiants sont dans la rue, c’est pour dire que les cours sont suspendus jusqu’à la satisfaction totale », prévenait Frédéric Raïkina Béaloum, le secrétaire général de l’union nationale des étudiants tchadiens.

Tchad : questions au tour de l’effectivité de l’amnistie général décrétée par Deby

C’est le 04 mai dernier que le Président de la République avait annoncé cette mesure au moment de la promulgation de la 4e République.

 

L’amnistie générale signée par le président Tchadien Idriss Deby, il y a 4 mois, lors de la promulgation de la Constitution de la 4ème République suscite des interrogations.

Cette loi d’amnistie est en faveur des opposants politico-militaires du régime.

En visite dimanche à la maison d’arrêt de N’Djamena, Dinamou Daram, président du parti des Socialistes Sans Frontières, a estimé que l’amnistie n’est pas effective.

Il a cité les cas de Baba Laddé, un ancien chef rebelle et Moussa Tao, accusé de conspiration contre le régime, qui restent en prison.

Pour le Ministre de la justice garde des Sceaux, Djimet Arabi, l’ex-chef rebelle Baba Ladée est poursuivi pour des faits qui ne sont pas concernés par l’ordonnance portant amnistie générale.

Le texte prend en compte tous les faits commis entre 1991 et mai 2018.

En 2011, le président Deby avait amnistié tous les prisonniers de guerre appartenant aux différents groupes politico-militaires et gracié des chefs rebelles.

Ils avaient été condamnés à mort par la cour d’appel de N’Djamena pour  »s’être rendus coupables d’atteinte à l’ordre constitutionnel, à l’intégrité du territoire et à la sécurité de l’Etat ».

Rappelons qu’au moment de l’annonce de cette mesure, le ministre de la justice affirmait que : « Quand on parle de l’amnistie, c’est une loi qui efface toutes les infractions qui ont été commises, et ça le fait d’une façon rétroactive. Même ceux qui ont détourné de l’argent, ceux qui ont tué, ceux qui ont pillé. Une fois qu’il y a cette loi d’amnistie, elle efface toutes les infractions et ils peuvent tranquillement rentrer chez eux. »

Tchad : les agents communaux réclament le payement de leurs salaires

Justifiants de plusieurs mois d’arriérés de salaires, les employés des communes de la ville de N’Djamena avaient donné un préavis de grève afin que leur situation soit réglée.

 

La crise économique et financière que traverse le Tchad depuis bientôt quatre ans paralyse toute l’administration tchadienne y compris les différentes communes d’arrondissements du pays.

A N’Djamena, par exemple, les agents des 11 communes accusent plusieurs mois d’arriérés de salaire. Le syndicat national des agents des communes du Tchad a appelé par deux fois ses militants à aller en grève pour exiger le versement de leurs salaires, mais sans succès.

Les agents des 11 communes d’arrondissement de la ville de N’Djamena, y compris ceux de la mairie centrale, accusent aujourd’hui entre trois et quinze mois d’arriérés de salaires.

La situation a amené les responsables du Syndicat national des communes du Tchad à lancer pour la première fois une grève d’avertissement de trois jours puis une grève sèche illimitée.

Mais ces responsables ont capitulé sous les menaces et pressions des autorités communales. Quelques agents apprécient diversement ce revirement.

« Je suis contre parce que la dernière fois que l’on a suspendu la grève, ça n’a pas abouti à une solution. Au niveau du 7e arrondissement, on a 10 mois d’arriérés et donc supporter une semaine ce n’est pas grave », témoigne ce chef de service des sapeurs-pompiers.

Le président du Syndicat national des agents des communes du Tchad, Adoum Tchiéré, explique que « étant donné que le dialogue est l’arme d’un syndicaliste, nous leur accordons une semaine au moins. Il y a des menaces, mais nous ne cédons pas ».

Il poursuit : « Si les gens n’honorent pas leur engagement, nous irons jusqu’au bout. Si nous sommes arrivés à cette situation ça veut dire qu’il y a une mauvaise gestion que nous avons toujours décriée ».

Le maire de la commune du 7e arrondissement, Ahmat Mahamat Guemé, déclare que des « recouvrements » sont arrivés sur le terrain, estimant que « nous pourrons arriver à soulager nos employés, surtout de parvenir de transfert de nos subventions qui sont au niveau du Trésor« .

« Nous sommes en train d’autoriser les avances sur salaire à beaucoup de nos agents », ajoute-t-il.

La plupart des agents des 42 communes issues de la première élection locale de janvier 2012, dont le mandat a été prorogé en 2016 par le président de la République, sont dans la même situation. Ceux des communes de Bongor, Laï, et Pala au Sud du Tchad ont tenté également de répondre au mot d’ordre de grève lancé par leur syndicat.

Mais ils ont été dissuadés par les responsables exécutifs communaux de leurs localités. En revanche, la commune de Moundou capitale économique du Tchad retient son souffle.

Longtemps asphyxiée économiquement par le pouvoir, elle vient de recevoir exceptionnellement du chef de l’Etat, une somme de 500 millions de FCFA pour relancer ses activités. Un geste qui alimente les débats dans le milieu politique.

Tchad : le Festmode se prépare

Le comité d’organisation du festival de mode et traditions tchadiennes a annoncé ce weekend que l’évènement se tiendra du  25 au 28 octobre prochain.

 

Stylistes, créateurs de mode et mannequins, venus d’Afrique et d’Europe vont se réunir pour la 1ère fois sur le sol tchadien du 25 au 28 octobre prochain. Selon Hissein Adamo Camara, prometteur du Festmode, plus de cinquante stylistes et créateurs de mode d’une vingtaine de pays à travers le monde sont attendus à N’Djaména.

« Ce festival est un événement qui permettra de mettre la lumière sur l’art vestimentaire tchadien. Le secret de la beauté tchadienne, les parures et les tresses se feront redécouvrir à travers nos expositions photos et nos espaces d’exposition », précise le prometteur dudit festival.

Pour lui, ce festival, le tout premier dans le pays de Toumaï est un événement fédérateur. « Au cours de ce festival, des séries de formations seront organisées à l’intention des femmes et des jeunes dans le domaine de la coupe et la couture, la coiffure et le maquillage, la teinture et le tissage », ajoute-t-il.

Les stylistes et créateurs de mode veulent profiter ce festival pour échanger sur la problématique de la mode en Afrique et faire des plaidoiries à l’endroit de l’Union Africaine pour le développement du secteur.

Tchad : la Coopération française fait un don à la GNNT

Ce don constitué notamment de véhicules, a été réceptionné par ministère de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale, la semaine dernière.

 

Dans le cadre du renforcement de la coopération militaire entre le Tchad et la France, la coopération française a remis un don constitué de moyens roulants, de matériels de maintien de la paix et autres à la garde nationale et nomade du Tchad (GNNT).

Selon l’Ambassadeur de France au Tchad, Philippe Lacoste, qui a personnellement remis ce matériel, la Coopération française demeure un partenaire privilégié de la garde nationale et nomade du Tchad. « Le projet de coopération que nous menons avec la garde nationale et nomade du Tchad depuis plus de dix ans est un projet qui m’importe personnellement et auquel je suis attaché. Parmi les fonctions de cette unité, il y a le contrôle d’un vaste territoire et donc il faut disposer des moyens qui sont adaptés », précise le diplomate français.

Selon le directeur général du ministère de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale, Tahir Hassan, pour relever le défi de sécurité sur l’ensemble du territoire, cette force a besoin des équipements appropriés. « Le soutien de la France à la GNNT est le témoin de cette bonne coopération », ajoute-t-il, puis il assure le diplomate français de l’utilisation rationnelle de ces matériels. « Je voudrais témoigner la gratitude du Tchad au nom du gouvernement à la France. Ces moyens seront utilisés à bon escient et serviront au maintien de l’ordre,  à la sécurisation des personnes et des biens et surtout pour permettre à la GNNT de réguler la transhumance des populations nomades pour éviter les conflits agriculteurs/éleveurs », ajoute-t-il.

Tchad : le nouveau bureau du CNCJ prend fonction

La cérémonie de passation de service a eu lieu le 20 octobre dernier. Ceci au terme d’une bataille juridique entre le ministre de la jeunesse et ce nouveau bureau.  

 

Après une tentative d’installation du nouveau bureau avortée, la nouvelle équipe dirigeante de Conseil national consultatif de la jeunesse (CNCJ) élue le 22 mars 2018 a réussi à prendre fonction ce samedi 20 octobre. La passation de service  s’est faite dans les locaux dudit conseil dans des conditions déplorables : pas de présence d’un représentant du ministère de la jeunesse ni des membres de l’ancien bureau (sauf le secrétaire général). Il faut noter que la porte du bureau  a été défoncée sur ordre de l’huissier de justice, Me Isidore. Par ailleurs le bureau est vidé de tous ses meubles et matériels de travail. Dans ces conditions, la passation s’est faite debout sous l’œil bienveillant de l’huissier de justice venu exécuter la décision de la justice rendue dans l’affaire CNCJ-ministère de la jeunesse.

Dans son allocution, le Secrétaire, représentant le président de l’ancien bureau dit  prendre acte de la décision de justice selon laquelle le recours pour annulation des élections a été rejeté. Pour lui, rien ne peut empêcher la justice de prévaloir. En plus de cela, il exhorte la nouvelle équipe à faire de la jeunesse sa priorité.

Prenant service, le nouveau président a remercié l’ancien bureau du travail abattu. Par la suite, il appelle toute la jeunesse tchadienne à apporter sa contribution à l’édifice afin que les objectifs du CNCJ soient atteints. La nouvelle équipe lance un appel au gouvernement tchadien et au ministère de tutelle d’accompagner l’initiative des jeunes parce qu’ils sont les piliers d’un pays. « Nous appelons le ministère de tutelle à mettre les moyens à la disposition de jeunesse parce que c’est elle le moteur de l’Etat », conclut le président Mahamat Souleymane.

Depuis sa composition en mars 2018, le nouveau bureau du CNCJ a été empêché de prendre fonction suite à des actes pris par le ministère de tutelle. Lesquels actes ont été attaqués devant la chambre administrative du tribunal de grande instance de N’Djamena. Le jugement a été rendu en faveur du nouveau bureau.

Tchad: deux rhinocéros du Parc de Zakouma retrouvés morts

Ces rhinocéros noirs avaient été introduits au Tchad, en mai dernier, dans le cadre d’une coopération avec le parc national sud-africain d’Addo.

 

En mai dernier six rhinocéros noirs arrivaient le parc national de Zakouma en provenance d’Afrique du Sud. Ils avaient pour objectif de repeupler le parc. Mais cet objectif risque d’être compromis. En effet, il y a quelques jours, deux rhinocéros ont été retrouvés morts.

L’annonce a été faite par l’ONG African Parks ce weekend. L’organisation qui gère le parc de Zakouma a fait savoir que les cadavres des animaux ont été retrouvés il y a une semaine. L’enquête en cours fait envisage la piste d’un virus qui aurait pu contaminer les deux mammifères. La question du braconnage est donc écartée.

En attendant, les quatre autres rhinocéros ont été isolés dans des cages et leur santé étroitement surveillée. L’incident pourrait compromettre un plan de réintroduction de vingt rhinocéros au Tchad d’ici deux ans.

En mai 2018, le parc national de Zakouma devenait le seul parc d’Afrique de l’Ouest où on pouvait trouver tous les grands mammifères d’Afrique. En plus des lions, éléphants girafes et autres, il ne manquait que des rhinocéros qui ont été introduits grâce à la coopération avec l’Afrique du Sud.

« C’était une opération qui avait été menée par les deux gouvernements sud-africain et tchadien, d’une part pour repeupler le parc de Zakouma où il y avait des rhinocéros jusqu’à la fin des années 1960 », rappelle l’ancien ambassadeur Gilles Desesquelles, actuel ambassadeur d’African Parks.

Le Tchad travaille à améliorer son tourisme depuis le retour de la paix. Avant les rhinocéros, des oryx qui ont disparu du désert tchadien ont été réintroduits dans le Nord-Est.

Pour le gouvernement, il s’agit de refaire du Tchad une destination touristique, malgré l’instabilité dans la région.

Tchad : il n’y a plus de Sultanat à Sarh

Les populations de cette localité, à majorité animiste, avaient appelé à la suppression de cette institution de leur territoire. Une ville morte avait même été observée.

 

Un décret lu sur les antennes de la télévision tchadienne annonce la suppression du Sultanat de Sarh, chef-lieu de la région du Moyen-Chari et du département du Barh Kôh. Un autre décret annonce la création d’un canton urbain en lieu et place du sultanat, Monsieur Moussa Mahamat Bezo est nommé Chef dudit canton par un autre décret lu à la suite des deux précédents.

Pour rappel, la grande majorité des dignitaires et la population de la région ont refusé la mise en place d’un sultanat. Lors du dernier passage du Chef de l’État à Sarh les dignitaires le lui ont fait savoir de la manière la plus claire possible “nous sommes avec vous, nous ne sommes pas contre votre politique, nous soutenons la 4e république, mais nous ne voulons pas de sultanat à Sarh M. le Président”.

La Convention pour la démocratie et le fédéralisme (CDF), avait publié u communiqué dans lequel, il félicitait « la population du Moyen-Chari pour la réussite de l’opération ville morte du 27 septembre 2018 ». Le parti politique exhortait ainsi le président de la République à honorer sa parole donnée à la délégation des ressortissants du Moyen-Chari en retirant les deux décrets « pour mettre un terme à la contestation et ramener la quiétude dans les esprits des ressortissants du Moyen-Chari ».

Tchad: les avocats relancent la plainte contre les opérateurs de téléphonie

En début de mois, le tribunal avait jugé leur plainte infondée et l’avait rejetée. Ils ont annoncé hier leur décision de faire appel à ce jugement.

 

« Nous avons fait appel le mardi 9 octobre de la décision de rejet de notre plainte par le tribunal et nous attendons maintenant que le juge rédige sa décision pour que l’affaire aille devant la Cour », a indiqué dimanche Me Frédéric Nadjingue.

Le tribunal de grande instance de N’Djamena avait jugé le 4 octobre « recevable » sur la forme mais « non fondée », la plainte de Me Nadjingue et Me Frédéric Daidonnet déposée fin août contre les compagnies Airtel et Tigo, poursuivies pour avoir restreint l’accès aux réseaux sociaux.

« Nous pensons saisir la Commission des droits de l’homme si l’appel n’aboutit pas », ajoute Me Nadjingue.

Depuis six mois, les réseaux sociaux comme Facebook ou Whatsapp sont difficiles d’accès au Tchad, et les consommateurs doivent passer par des réseaux privés virtuels (VPN).

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a reconnu devant la justice que la restriction avait été faite sur instruction du ministère de la Sécurité.

Les autorités restent silencieuses sur la question depuis quelques semaines. Elles avaient au départ nié être à l’origine de la coupure des réseaux sociaux.

Les avocats dénoncent une entrave au droit du consommateur, au droit d’information et une atteinte à la liberté d’expression.

Ils demandent aux opérateurs téléphoniques de s’expliquer sur ce qui paraît être une violation de leurs cahiers des charges.

Ils saluent cependant la récente réduction du prix de l’internet chez Airtel et Tigo, qui était une de leurs requêtes, explique Me Nadjingue.

Le Tchad reste un des pays les plus chers d’Afrique en matière d’internet.

L’usage de VPN « double ou triple le prix » des communications, a dénoncé l’ONG Internet sans frontières (ISF).

En 2016, une opération de censure similaire avait coûté 18 millions d’euros au pays, selon les estimations d’ISF.

Tchad : Le maréchal Haftar était à N’Djamena

L’homme fort de la Libye a été reçu par le Président Idriss Deby Itno en début de cette semaine selon une source bien introduite à la présidence tchadienne.

 

C’est la deuxième fois qu’ils se rencontrent dans la capitale tchadienne en moins de deux mois, sans qu’aucun contenu de leur échange ne filtre, selon la même source. Idriss Déby s’est plusieurs fois affiché comme étant proche de Khalifa Haftar.

Bête noire des islamistes, le maréchal Haftar soutient en Libye un gouvernement parallèle qui exerce son pouvoir dans l’est du pays et qui conteste l’autorité du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli (ouest).

Le sud libyen abrite plusieurs groupes rebelles tchadiens, dont certains d’entre eux accusent N’Djamena d' »utiliser » son allié libyen pour mater les rebellions aux portes du Tchad.

En août, l’un de ces groupes armés rebelles, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), a lancé depuis la Libye une offensive sur la région du Tibesti, dans l’extrême-nord du Tchad, avant de repartir s’abriter dans le sud libyen.

Là-bas, des groupes armés rivaux combattent régulièrement, notamment pour le contrôle de la contrebande dans cette région du Sahel peu contrôlée par les armées nationales.

Comme le sud libyen, le nord du Tchad est également propice à de nombreux trafics entre le Tchad, le Soudan, le Niger et la Libye.

Mardi à N’Djamena, le président Déby a également reçu en audience le ministre soudanais des Affaires étrangères, Al-Dierdiry Al-Dhikheri, selon la même source.

Enfin, un conseiller spécial du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, était présent mercredi à N’Djamena, où il doit rencontrer M. Déby, a indiqué la source proche de la présidence tchadienne.

L’objet de cette visite n’a pas été précisé. L’Egypte est un acteur clé dans le règlement de la crise libyenne, et soutient le maréchal Khalifa Haftar.

Tchad : le ministre de l’éducation fait la ronde des établissements

Il est question pour Aboubakar Assidick de vérifier l’effectivité de la rentrée scolaire dans les établissements scolaires du secteur public.

 

Au Tchad, le ministre de l’Education nationale menace les enseignants qui refusent de reprendre les cours alors que la rentrée a officiellement eu lieu le 1er octobre. Les enseignants tchadiens comme la plupart des travailleurs du secteur public sont en grève depuis plusieurs mois pour revendiquer le remboursement de leurs salaires coupés dans le cadre des mesures d’austérité.

Dans les sept établissements publics qu’il a visités, le ministre de l’Education nationale Aboubakar Assidick a constaté l’absence d’enseignants. Très peu d’élèves inscrits, mais la présence du personnel administratif.

Constatant la non-reprise des cours pour cause de grève, le ministre annonce qu’une liste sera dressée pour pointer les absents : « J’en appelle d’abord à leur sens des responsabilités, mais d’autre part, j’ai donné des instructions aux inspecteurs, aux délégués et aux chefs d’établissements, d’établir des listes de présence. Les enseignants qui ne seront pas là, on les considère comme des grévistes et on transmet la liste à qui de droit ».

Cela ne nous fait pas peur lui répondent les syndicats, qui estiment que le gouvernement devrait plutôt favoriser le dialogue pour le secrétaire général pour la ville de Ndjamena du Syndicat des enseignants du Tchad : « Nous sommes en grève, parce qu’on nous a coupé injustement le salaire. Cela ne nous permet plus de vivre. Cela ne nous permet même pas de mettre de l’essence dans les engins et d’aller au travail ».

Il y a deux semaines, le gouvernement a demandé aux travailleurs du secteur public de reprendre le travail en échange d’une promesse de rétablissement progressif de leur salaire amputé. Mais ceux-ci, échaudés par plusieurs promesses non tenues, ont décidé de poursuivre leur mouvement, enchaînant ainsi cinq mois d’interruption du secteur public.

Tchad : la base militaire de Bol transféré à kaïga-kindjiria

L’ordre a été donné par le Président de la République Idriss Deby. C’était hier 17 octobre alors qu’il rendait une visite aux militaires de la localité de Kaïga-Kindjiria.

 

Le chef de l’État, Idriss Deby a ordonné ce mercredi 17 octobre 2018 le transfert immédiat de la grande base militaire de l’armée tchadienne basée à Bol dans le village de Kaïga-Kindjiri, localité située à 18km du Nigeria.

Cette décision a été prise au cours d’un déplacement du président à Kaïga-Kindjiri, une localité où l’armée tchadienne a subi une attaque de Boko Haram il y a près d’une semaine.

Le chef des armées qui se trouve toujours au Lac Tchad, a également a instruit la hiérarchie militaire à procéder chaque année, à la relève des soldats se trouvant dans les zones d’opérations.

Il était aussi question pour le Chef de L’Etat de remonter le moral des troupes  et constater de visu les dégâts après le passage des éléments de Boko-Haram.

C’est après ces instructions que le Président de la République a quitté  Kaïga-Kindjiria pour Bol, chef-lieu de la province du Lac Tchad.

Tchad : la campagne de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus est lancée

Le coup d’envoi de cette campagne a été donné ce lundi 15 octobre, par la ligue tchadienne de lutte contre le cancer à N’Djamena

 

Ce sont l’hôpital de la mère et enfant et celui d’Assiam Vantou de N’Djamena qui ont été choisis comme point de départ, de la campagne 2018 de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. C’était le 15 octobre. La ligue tchadienne de lutte contre le cancer a initié cette campagne dans le but de sensibiliser les femmes sur les comportements à risque pouvant favoriser l’apparition des cancers précités que la ligue tchadienne de la lutte contre le cancer a initié cette campagne de dépistage volontaire et gratuit.

Le directeur exécutif de ladite ligue, Dr Manikassé Palouma a profité de l’occasion pour énumérer quelques facteurs favorisant le cancer du sein et du col de l’utérus aux femmes venues pour la circonstance. Selon lui, « la consommation des cigarettes, le vagabondage sexuel, le mariage précoce, les pertes blanches à répétition… » Sont entre autre les causes pouvant conduire au cancer du sein et du col de l’utérus.  « L’objectif de cette campagne, c’est de dépister les femmes très tôt. Lorsque le cancer est détecté tôt, il est facile de le guérir », déclare Dr M. Palouma en encourageant les femmes à se faire dépister

A savoir, ce dépistage concerne exclusivement les femmes âgées de plus de 25 ans, car ces types de cancer (le cancer du sein et du col de l’utérus) n’apparaissent qu’après cet âge. Commencée le 15 octobre 2018, la campagne durera une semaine.

 

 

Tchad : Le styliste Nar6qo Fashion veut se lancer dans la formation

L’idée lui ait venu lors du séjour qu’il a effectué en France du 27 février au 05 octobre. Le styliste tchadien a fait un compte rendu des activités menées durant son voyage, ce weekend.

 

Le Styliste et créateur de mode tchadien Nar6qo, de son nom d’état civil Deoutol Narcisse, a animé une conférence de presse, ce samedi 13 octobre 2018 au Restaurant SeleSao, pour présenter  la synthèse du rapport d’activités de son séjour en France du 27 février au 05 octobre 2018.

Sur l’invitation de l’Association Zon’Action, le  styliste tchadien a séjourné en France du 27 février au 05 octobre 2018. Pendant son séjour, Nar6qo Fashion a parcouru plusieurs villes françaises pour mettre en exergue son talent et présenter sa marque aux professionnels et au public français. « J’ai participé à des rencontres d’échanges et de travail avec les professionnels du milieu de la culture, du Fashion et Design français. Et cela m’a permis  d’animer des rencontres et ateliers d’échanges et des formations dans les structures de formation en couture et mode», livre-t-il.

Ces échanges inspirent le styliste  d’élargir sa création au profit de ses concitoyens.  « Ces riches expériences m’ont permis de faire générer un projet qui va me permettre  de former au moins cinq jeunes par Maison de quartier pour valoriser le créateur de mode en eux », projette le styliste. Comme toutes autres activités le styliste n’a pas caché les difficultés qu’il éprouve. « J’ai de la passion pour produire en grande quantité des styles et vendre en dehors du Tchad, mais ma plus grande déception est la rareté de l’électricité au Tchad qui retarde mon travail », déplore-t-il.

G5 Sahel : les premiers élevés du collège de défense prennent le chemin de l’école

La rentrée collège de défense G5 Sahel a eu lieu hier 15 octobre en Mauritanie. Elle a accueilli des élèves issus des différents pays de la force.

 

Le collège de défense de l’organisation régionale G5 Sahel à Nouakchott a ouvert lundi, ses portes à sa première promotion d’officiers supérieurs issus des cinq pays (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad).

La première promotion du collège rassemble 35 officiers supérieurs qui « reçoivent des cours d’état-major et de guerre qui les préparent au passage au grade supérieur», celui de général, au terme d’une formation de huit mois, a expliqué à la presse un responsable militaire mauritanien sous couvert de l’anonymat.

Le nouveau chef de la force conjointe, le général mauritanien Hanena Ould Sidi, a programmé trois nouvelles opérations dans les prochaines semaines, avait annoncé la semaine dernière la ministre française des Armées Florence Parly.

L’officier mauritanien a succédé en juillet au général malien Didier Dacko. Ce remplacement a été décidé lors d’un sommet du G5, le 2 juillet à Nouakchott, en présence du président français Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est tenu au siège du nouveau collège de défense.

Le projet de collège de défense du G5 Sahel est soutenu par plusieurs pays, dont la France, qui fournit notamment un coopérant inséré, des missions d’appui pédagogique et des équipements, ou encore l’Allemagne.

Les États-Unis qui avaient promis un appui financier de 60 millions de dollars à cette nouvelle force, sous forme d’aide bilatérale pour chaque pays, ont de leur côté décidé d’augmenter «très significativement» leur contribution au budget de cette force régionale, a affirmé début octobre la ministre française des Armées Florence Parly lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, Jim Mattis qui était en visite à Paris.

«Nous soutenons les efforts conduits par la France auprès des troupes africaines et nous n’avons aucune intention de réduire ce soutien», avait auparavant commenté Mattis.

La force conjointe a été lancée en 2017 par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, avec l’appui de la France, pour lutter contre les groupes terroristes qui essaiment dans le Sahel. Elle s’est vu promettre quelques 420 millions d’euros par des donateurs internationaux qui traînent encore à les débourser en totalité.

Tchad : La Rentrée solidaire vient en aide aux élevés

Avec son projet « Un cahier, un crayon », l’association Solidarité Laïque réuni du matériel scolaire qui sera remis aux élevés tchadiens à la rentrée prochaine.

 

Après la Tunisie, la Rentrée Solidaire met le cap sur le Tchad ! Cette campagne de solidarité équipera les élèves tchadiens en matériel scolaire neuf. Indirectement elle soutiendra tous les acteurs qui, au Tchad, se mobilisent pour l’accès à l’éducation de qualité et gratuite, un enjeu déterminant pour la construction de la paix au Sahel.

Ce projet, « Un cahier, un crayon » consiste à solliciter des aides afin de faire parvenir du matériel scolaire qui sera ensuite acheminé vers le Tchad. « L’an dernier, expliquait Yvette Eudo, (déléguée départementale pour l’association Solidarité laïque), nous avons récolté plus de 5 m3 de matériel. Ce qui a permis de fournir quelque 700 classes ». Les élèves ont recherché des informations – un sujet en lien avec leur programme de géographie sur le développement inégal – et tracer les grandes lignes sur l’élaboration dudit projet : création d’affiches, présentations orales dans les autres classes, etc.

Portée par Solidarité Laïque, la Rentrée Solidaire est une campagne annuelle de sensibilisation à l’éducation dans le monde, de collecte de fonds et de matériel scolaire.

Il s’agit d’une action de solidarité concrète, mobilisant de nombreuses structures éducatives autour d’animations de sensibilisation et d’actions de mobilisation.

Depuis 1956, Solidarité Laïque lutte contre les exclusions et améliore l’accès de toutes et tous à une éducation de qualité.

L’association est un collectif de 51 organisations liées à l’école publique, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire. Elle est reconnue d’utilité publique et bénéficie du label « Don en confiance » du comité de la charte.

Pour Solidarité Laïque, l’éducation est non seulement un droit fondamental mais la clé de l’émancipation individuelle, du développement social, culturel et économique. Elle contribue à bâtir la paix dans le respect des différences.

Tchad : le personnel du HGRN menacent de faire grève

Le personnel contractuel de cette structure sanitaire réclame le payement intégral des deux derniers mois de salaire jusqu’ici impayés. Et celle-ci débutera lundi prochain.

 

A l’issue d’une assemblée générale, tenue le 10 octobre 2018, dans l’enceinte de leur structure, le personnel contractuel de l’Hôpital général de référence nationale (HGRN) a menacé de faire grève à partir du lundi 15 octobre 2018 si leurs arriérés de salaires de deux mois (août et septembre) ne sont pas payés.

Les contractuels de l’HGRN se disent dépassés par les actes des responsables en charge de leur établissement. Car, ils soutiennent que les doléances transmises à la direction générale sont restées lettre morte.

Les contractuels exigent entre autres le versement immédiat de 348 millions Fcfa à la CNPS (Caisse nationale de prévoyance sociale), l’assurance des victimes de prélèvement des salaires sans motif à la CNPS, le remboursement des sommes prélevées sur les salaires des agents qui ne sont pas assurés à la CNPS.

Les contractuels de l’HGRN se réservent le droit d’intenter des actions de raisons à l’occasion du 10 décembre 2018, journée de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Ils attirent par ailleurs l’attention de leur direction sur les retards de paiement des primes d’intéressement qui ne sont que les pourcentages des recettes mensuelles.

 

 

La lutte contre la faim préoccupe au Tchad

Le 16 octobre se célèbre la journée mondiale de l’alimentation, à cet effet, un café de presse a été organisé le 10 octobre 2018 dernier au Cefod par le comité national d’organisation de la journée.

 

Le thème retenu cette année pour la célébration de la mondiale de l’alimentation est : « Agir pour l’avenir, la faim Zéro en 2030, c’est possible ». Pour le représentant de la Fao au Tchad, Mansour N’Diaye, ce thème interpelle tout le monde surtout que les chiffres sur la situation alimentaire au monde sont alarmants. Surtout que « Pour la troisième année consécutive, la faim a augmenté de par le monde.  815 millions de personnes sont sous-alimentées.  Ces chiffres sont très inquiétants puisqu’ils ressemblent aux données des années 1990 », révèle le fonctionnaire des Nations Unies.

Une action ardue et soutenue pour changer la donne est donc préconisée. En effet, la situation actuelle est « un renversement des progrès accomplis dans le monde et particulièrement en Afrique ». Et il ne faut pas oublier que « la faim zéro est fondamentale pour réaliser l’ensemble de l’agenda 2030 pour le développement durable », explique-t-il.

« Au Tchad, 4 millions de personnes sont victimes de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire », renchérit Issa Sanogo, représentant adjoint du Programme alimentaire au Tchad. « Le dérèglement climatique, les inondations qui agissent sur les performances de la production agricole, les crises dans la sous-région sont entre autres les causes de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire », révèle Mansour Ndiaye, représentant de la Fao au Tchad.  En plus de cela, indique-t-il, la situation économique vulnérable que le pays connait réduit aussi la capacité de l’Etat à répondre efficacement à la demande sociale.

Face à ces facteurs aggravants, le  représentant adjoint du Pam Issa Sanogo croit au changement. Selon lui,  « c’est en travaillant ensemble que la faim sera éliminée au Tchad ». Pour ce faire, le Pam réaffirme son engagement à soutenir le Tchad pour l’atteinte de cet objectif.

Pour le ministre de l’élevage et des productions animales, Gayang Souaré, il  faut sensibiliser la population à travers les médias afin de transformer  radicalement  l’économie rurale. « Les politiques agricoles ont montré leur limites. Donc, il faut investir dans l’agriculture et dans l’élevage tout en renforçant le programme de protection sociale », lance-t-il.

Tchad : les députés absents, les travaux n’avancent pas

De nombreuses absences sont enregistrées du côté des élus du peuple. Le quorum n’étant presque jamais atteint il est donc difficile de voter une décision.

 

L’absentéisme caractérisé des députés empêche l’Assemblée nationale de délibérer valablement sur des questions inscrites à l’ordre du jour. Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, pour que les députés puissent délibérer en plénière, il faut la présence de la moitié des députés plus une voix. Ce mercredi, 10 octobre 2018, sur 168 députés qui composent l’Assemblée nationale, seulement 67 ont répondus à l’appel, 26 absents, 75 se sont excusés. Il faut au moins 85 députés pour que la plénière ait lieu.

Conséquences. La question orale avec débats, adressée par le député Jacques Laouhingamaye au ministre de la Fonction publique (qui était présent), portant sur la protection sociale était reportée. La veille, ils étaient une cinquantaine à occuper leur siège. Ce qui n’a pas permis également à la plénière de délibérer sur la journée d’information relative aux réformes institutionnelles de l’Union Africaine.

En un mois de session, l’Assemblée est déjà à son troisième report de calendrier. A l’allure où les élus du peuple avancent, l’on craint que la série d’ordonnances dont le public attend la ratification (ou non) avec attention ainsi que certaines questions orales ne seront pas évacuées pendant cette dernière session de l’année qui, en principe est une session budgétaire. Les sujets inscrits pendant la première session et qui ont connu plusieurs reports risquent d’être repoussés pour l’année 2019 ou rayés du calendrier.

Diplomatie: Florence Parly est au Tchad

La ministre française des Armées est venue parler de a situation sécuritaire qui prévaut actuellement au Lac Tchad et dans le Sahel.

 

Florence Parly, la ministre française des Armées, est à Ndjaména au Tchad. Un déplacement purement sécuritaire consacré à la lutte contre le terrorisme dans la région du lac Tchad et au Sahel.

Après le Niger et le Burkina Faso en juillet 2018, Florence Parly, la ministre de la Défense française arrive à Ndjaména pour poursuivre des discussions en vue de « l’appropriation des opérations de sécurité par les Africains eux-mêmes ». En plus de la visite aux militaires français de l’opération Barkhane, Florence Parly aura des échanges avec le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby Itno, et son ministre délégué à la Défense, Bichara Issa Djadallah.

Problèmes de financement pour le G5 Sahel

La montée en puissance du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) sera au centre des discussions. Confrontée à des difficultés de financement, la coalition des cinq pays du Sahel peine à remplir convenablement sa mission. En témoignent les attaques récurrentes contre ses positions, notamment au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

Lutte contre Boko Haram

Le Tchad, relativement épargné au Sahel, est par contre engagé sur un autre front, celui de la lutte contre Boko Haram. Vaincu militairement il y a deux ans, le mouvement islamiste semble avoir retrouvé des capacités opérationnelles. En témoignent les attaques dans les quatre pays riverains du lac Tchad ces derniers mois. Pour faire face à ces défis, les pays africains ont besoin du soutien financier et diplomatique de la communauté internationale, et c’est la raison de cette visite.

La ministre des Armées se rendra à la rencontre des militaires français de l’opération Barkhane déployés à N’Djamena et s’entretiendra avec le général de division Blachon, commandant de la force Barkhane. Elle saluera l’engagement de tous les militaires français impliqués, de jour comme de nuit, dans la plus grande opération française actuelle (4500 militaires).

Florence Parly se déplacera également sur le poste de commandement de la force conjointe du G5 Sahel, ainsi que sur celui de la Force multinationale mixte, en charge de la lutte contre Boko Haram. Ces deux forces illustrent l’appropriation des opérations de sécurité par les Africains eux-mêmes et appellent à davantage de soutien de la communauté internationale, en particulier pour le financement des programmes d’équipement dont les armées sahéliennes ont besoin.

 

 

Tchad : Oumar Magadji Sambo retourne en prison

L’homme à l’origine du scandale de l’ancien gouverneur du Logone est depuis le 04 octobre détenu à la maison d’arrêt de Moundou, alors qu’il est sorti de la maison d’arrêt de N’Djamena le 02 octobre.

 

A travers un mandat d’arrêt émis par le procureur général près la cour d’appel de Moundou, Mbaïnaïdouba Yokouma, Oumar Magadji Sambo dont l’affaire a défrayé la chronique en mai dernier est retourné en prison pour les mêmes faits. L’un de ses conseils, Me Max Loalngar, se dit surpris de la déportation de son client, cette fois, à la maison d’arrêt de Moundou sans aucun document. « Aucune charge n’est retenue contre notre client depuis sa mise en liberté définitive a été signée le 02 octobre 2018 », précise-t-il.

Pour les avocats Oumar Magadji Sambo, c’est une déception vis-à-vis de la justice et de ceux qui sont censés donner confiance à la justice. « C’est inadmissibles qu’un citoyen reconnu libre retourne en prison sans un titre », dénonce Me Max Loalngar qui exige sa libération immédiate et sans condition.

« Magadji ne devrait pas être détenu à Moundou, car la Cour d’appel de cette ville n’a pris aucune décision le condamnant. Pourquoi le détenir à la prison ? C’est une détention arbitraire et illégale », dénonce Me Doumra Manassé, l’un de ses avocats. A ce titre, « c’est une violation grave des droits de l’homme que nous sommes en train d’assister », déplore Me Doumra Manassé qui s’interroge : « jusqu’à quand cette injustice va s’arrêter » ? Il en appelle à sa libération immédiate.

Tchad : Saleh Abdelaziz Damane est le nouveau maire de N’Djamena

L’ancienne maire, Mariam Djimet Ibet, a été démise de ses fonctions dans la soirée d’hier ainsi que ses deux adjoints.

 

La soirée du 04 octobre a tourné au cauchemar pour Mariam Djimet Ibet. La désormais ancienne maire de la capitale tchadien s’est vu remplacé à son poste au profit de Saleh Abdelaziz Damane. Et dans ses valises, elle a amené ses deux adjoints.

Mme Ibet, plusieurs fois mise sur la sellette, a subi le même sort que son mari, près de six ans plutôt. Le 12 novembre 2012, le premier maire de N’Djaména, Djimet Ibet, avait été révoqué pour des scandales financiers, après seulement quatre mois d’exercice.

Le conseil communal, qui s’est réuni en session extraordinaire jeudi dans la foulée, a élu une nouvelle équipe dirigée par Saleh Abdelaziz Damane. Le nouveau maire de N’Djaména signe son retour après avoir été contraint à la démission, début janvier 2014, sous la pression des élus de son propre parti MPS (le Mouvement patriotique du salut, au pouvoir) qui domine la plupart des conseils régionaux, notamment celui de la capitale.

Les premières élections communales de l’histoire du Tchad, organisées en janvier 2012 dans une quarantaine de communes, ont été une étape décisive de la politique de la décentralisation. Les maires et leurs adjoints sont élus au sein des conseils municipaux pour un mandat de trois ans renouvelable.

Mais faute de moyens financiers, de nouvelles élections locales, et aussi législatives, n’ont pas été organisées à ce jour.

Une mission Pnud – Ocha est attendue au Tchad

Les deux ONG effectueront également une visite dans le pays voisin le Niger. Cette visite conjointe dans les deux pays se déroulera les 6 et 7 octobre prochains.

 

Les 6 et 7 octobre, l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Achim Steiner, et le responsable du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Mark Lowcock, effectueront une visite de travail  au Tchad et au Niger.

La mission est destinée à renforcer la politique de secours d’urgence et à appuyer les efforts humanitaires et de développement communs au Nigeria et au Tchad. Selon le dernier indice de développement humain du Pnud publié le 20 septembre, les deux pays occupent respectivement la 157e et la 186e place sur cent quatre-vingt-neuf pays recensés.

En ce qui concerne le Nigeria, les responsables du Pnud et d’Ocha se rendront dans la ville de Borno, notamment dans le nord-est du pays où ils visiteront un site qui accueille en masse des personnes déplacées ainsi qu’un centre de transition.

Quant au Tchad, les deux personnalités se rendront dans un centre de nutrition situé à N’Djamena, où des ONG internationales et des agences onusiennes soignent des enfants souffrant de malnutrition. Actuellement, ce centre constitue l’une des structures où sévit la crise nutritionnelle.

Par ailleurs, dans l’agenda de leur mission, les deux hauts responsables onusiens doivent également rencontrer des représentants des gouvernements nigérians et tchadiens.

Soulignant l’importance de leur mission de travail, l’administrateur du Pnud a précisé que la population de la région du bassin du lac Tchad, notamment le Cameroun, le Nigeria, le Niger et le Tchad est confrontée à une crise humanitaire de grande ampleur. Ceci, à cause de l’extrême pauvreté, des conflits violents et du changement climatique.

Ainsi, pour faire face à cela, la communauté internationale a promis un financement pour encourager les activités à caractère humanitaire, de développement et de consolidation de la paix dans la région. Cette promesse a été faite lors de la Conférence internationale sur le lac Tchad, organisée en septembre dernier à Berlin, en Allemagne.

 

 

 

 

Tchad : une semaine pour réfléchir sur la relance économique

Ce 03 octobre le Président de la République, Idriss Dey a procédé au lancement des activités de cette semaine au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée sous l’initiative de la CCIAMA.

 

C’est une idée de la Chambre de commerce, de l’industrie, de l’agriculture, des mines et de l’artisanat (CCIAMA). Durant une semaine, il sera question pour la classe économique  tchadienne de réfléchir sur la contribution du secteur privé à la relance économique du pays.

Une initiative qui a reçu l’assentiment du Président de la République. Celui-ci invite d‘ailleurs appelé les tchadiens à investir davantage dans les secteurs privés et publics afin de lutter contre l’exode rural. « Aujourd’hui, la relance économique ne peut seulement être perçue comme un objectif à atteindre ou une  performance à réaliser. Bien plus, la redynamisation de notre économie est un impératif vital pour le Tchad et les Tchadiens » pense-t-il.

Pour le président de la CCIAMA, Amir Adoudou Artine, il faut adapter l’économie nationale au contexte mondial. « Le constat que nous, Africains et en particulier Tchadiens, devons tirer de cette évidence dans le secteur économique qui se profile, dépendra de notre capacité à être résilient aux changements. Nous devons adapter nos économies et nos entreprises pour suivre l’évolution et la  marche du monde » affirme-t-il.

Et « à ce titre, des propositions concrètes ont été avancées en amont du forum qui nous réunit aujourd’hui et seront examinées par tous les intervenants de la Relance pour des actions pragmatiques et concertées ».

Le ministre des Mines, de développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé, M. Youssouf Abassallah  soutient pour sa part, que le Tchad émergent et prospère sera possible grâce aux initiatives ardues des jeunes et femmes du secteur privé.

Après la cérémonie officielle, le président de la République, Idriss Déby Itno, a visité les différents stands de la foire pendant près de 2 heures. Dans les stands qui abritent les produits locaux, le chef de l’Etat a été très attentif aux explications fournies par les responsables des entreprises.

 

 

Tchad : les députés valident la ratification au protocole de la BAI

 

Au palais de la démocratie de Gassi, les députés ont examiné et adopté ce mercredi, 03 novembre 2018 avec 121 voix, un projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°30/PR/2018 autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole relatif à la Banque Africaine d’Investissement (Bai).

Avec cette adoption, le Tchad fait désormais partie des Etats africains ayant ratifié ce statut panafricain. Les débats ont tourné autour de l’intérêt d’adopter un tel projet de loi. Les députés ont été satisfaits des réponses apportés à leurs préoccupations données par Mme le ministre Secrétaire général du Gouvernement, Mariam Mahamat Nour.

Les députés ont aussi attiré l’attention du ministre Sgg sur le manque des performances en matière de ressources humaines si le Tchad devenait pleinement membre de cette institution. Le ministre des Finance et du budget et ses collègues de l’Economie et de la planification du développement et des affaires étrangères qui devaient défendre l’utilité dudit projet de loi ont brillé par leur absence laissant la ministre  Sgg seule devant les parlementaires.

Terrorisme : le Tchad, le Mali et le Niger s’allient pour barrer la route au phénomène

L’Assemblée nationale du Tchad approuve un accord judiciaire tripartite avec le Mali et le Niger en vue d’une meilleure coordination anti-terroriste.

 

Les députés tchadiens ont autorisé la ratification d’un accord de coopération judiciaire entre le Mali, le Niger et le Tchad visant à coordonner la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité transfrontalière, selon de sources parlementaires.

Grâce à cet accord, les trois pays s’engagent à promouvoir et à renforcer les mesures et pratiques judiciaires par la transmission et la remise des actes judiciaires et extrajudiciaires, la transmission et l’exécution des commissions rogatoires en matière civile, commerciale, pénale et administrative, les transferts des poursuites et l’extradition réciproque des individus poursuivis.

L’accord vise également à faciliter les enquêtes conjointes entre les Etats parties, l’exécution des peines, l’exequatur en matière civile, sociale et commerciale, l’audition d’un des avis de condamnations inscrites aux casiers judiciaires, l’audition d’un suspect par les officiers de police judiciaire d’un autre Etat-partie et la comparution personnelle de témoins et experts en cas de nécessité.

Le Tchad, le Niger et le Mali font face au terrorisme et aux trafics de toutes sortes depuis quelques années. « Après avoir réussi des opérations militaires sur le terrain, ces trois pays veulent apporter une réponse judiciaire contre le terrorisme à travers cet accord », a affirmé le ministre tchadien de la Justice, chargé des droits humains, Djimet Arabi.

« Les autres pays du G5 Sahel, à savoir le Burkina Faso et la Mauritanie, sont également sur le point de signer cet accord pour permettre une large action judiciaire dans l’espace Sahel », a ajouté M. Arabi.