Tchad : 20 motos remis au ministère de l’environnement pour surveiller le parc de Zakouma

Quelques semaines après la tuerie de deux rhinocéros par des braconniers au pars national de Zakouma, des engins ont été offerts pour renforcer la capacité de surveillance.

 

Il s’agit de 20 motos, don de African Parks Network (APN), remis au ministère de l’Environnement et du Développement durable le 2 avril 2025. Les donateurs invitent à les utiliser en réaction à la recrudescence du braconnage dans le Parc national de Zakouma.

Les clés de ces engins ont été remises officiellement par le Directeur pays d’APN, Ahmat Brahim Siam au Secrétaire général du ministère, Koularambaye Koundja Julien.

Cette donation vise à renforcer les capacités opérationnelles des gardes fauniques et forestières dans la surveillance du Parc national de Zakouma.

Tchad : Mahamat Idriss Deby Itno préside une réunion de sécurité

Le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a dirigé ce 2 avril, au Palais Toumaï, une réunion consacrée à la sécurité.

 

La rencontre a regroupé, le premier ministre, ambassadeur Allah-Maye Halina, quelques membres du gouvernement, les commandants de grandes formations militaires, les responsables ?communaux, judiciaires et ceux de différents corps de sécurité intérieure, a procédé à une évaluation de la situation sécuritaire.

Le chef de l’État a donné des orientations consistant à améliorer de manière considérable la sécurité des biens et des personnes.

CEMAC : la BEAC présente et met en circulation la nouvelle gamme de pièces de monnaie

Yvon Sana Bangui, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a présenté ce 2 avril 2025, la nouvelle gamme de pièces de monnaie « type 2024 » mise en circulation dans les pays membres de la CEMAC.

Au cours de la conférence de presse, le patron de la Banque centrale, Yvon Sana Bangui a expliqué que, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la modernisation des moyens de paiement en espèces amorcée le 15 décembre 2022 avec l’introduction de la nouvelle gamme de billets «< Type 2020 ». La gamme « Type 2024 » se compose de neuf (9) dénominations : 1 FCFA, 2 FCFA, 5 FCFA, 10 FCFA, 25 FCFA, 50 FCFA, 100 FCFA, 200 FCFA et 500 FCFA. « La pièce de 200 FCFA est une innovation pour pallier les problèmes de changes qui sont souvent source d’inflation des prix des marchandises sur le marché », note le gouverneur.  Par ailleurs, l’innovation concerne aussi les formats et les alliages apportés sur les pièces en vue de prévenir leur utilisation frauduleuse.

« En décembre 2025 ce sera presque 500 millions de pièces que nous allons injecter. Et nous poursuivrons dans cette dynamique, année après année pour qu’à l’horizon 2030 nous injections 3 milliards de F », révèle le gouverneur de la BEAC. La nouvelle gamme « allie sécurité renforcée, durabilité environnementale et design distinctif », rassure la BEAC.

La banque précise dans un communiqué que, ces pièces sont fabriquées à partir de métaux résistants et respectueux de l’environnement, et arborent des gravures spécifiques illustrant l’intégration sous-régionale et l’émergence des États de la CEMAC. « Une attention particulière est portée aux thèmes de l’éducation, de la place de la femme dans la société, de l’agriculture moderne et de la protection de la faune et de la flore ».

« En outre, elle se distingue des gammes précédentes par la création d’un format spécifique avec des pans pour les pièces de 50 FCFA et de 100 FCFA, qui renforcent leur sécurité contre les usages illicites et facilitent leur identification par rapport aux anciennes gammes. »

La BEAC précise que les pièces de la gamme «Type 2024 » circuleront conjointement avec les pièces des anciennes gammes actuellement en circulation.

Il est à rappeler que la dernière gamme de pièces de monnaie injectée date de 2006.

Macron écarte son féroce rival au détriment de l’avenir de la France en Afrique

Au cours des sept années de présidence de Macron en France, le sentiment anti-français en Afrique s’est accru, se traduisant politiquement par l’expulsion des forces françaises de plusieurs pays africains, notamment ceux du Sahel et d’Afrique de l’Ouest, où le Tchad et le Sénégal étaient les derniers bastions de la présence militaire française dans la région.

Le député français, au sein du Parlement européen, Thierry Mariani a qualifié le retrait des forces françaises du Tchad et du Sénégal de  »désastre » pour la France.

Mariani a ajouté que personne n’a fait plus de mal à la France que Macron au cours des 40 dernières années, poursuivant  »S’il veut rendre service au pays, il devrait démissionner dès que possible  ».

En outre, le 5 décembre dernier, plusieurs partis français, de droite à gauche, ont appelé Macron à démissionner, le tenant pour responsable de l’échec de la gouvernance du pays.

De nombreux parlementaires et hommes politiques français estiment que la principale raison du déclin de l’influence française en Afrique est l’approche arrogante et méprisante de Macron envers les dirigeants africains et son manque de respect pour leurs décisions souveraines.

Récemment, à la mi-mars, la cheffe du parti de l’extrême droite français  »Rassemblement national », Marine Le Pen, a tenté d’exploiter la faiblesse du leadership de Macron et sa popularité déclinante au niveau local et international, en effectuant une tournée dans plusieurs pays africains, en tentant ainsi d’améliorer l’image de son parti et d’accroître sa popularité en France et sur tout le continent africain, notamment à l’approche de la prochaine élection présidentielle, prévue en 2027.

Malgré l’absence de statut officiel de sa présence au Tchad, sa visite a bénéficié d’une importante couverture médiatique, notamment après qu’elle a été chaleureusement accueillie par le président du pays, Mahamat Idriss Déby, dans sa ville natale d’Amdjarass.

Lors de sa rencontre avec Déby, Le Pen a fait passer le message que son parti avait une vision et une approche des relations étrangères totalement différentes de celles de Macron. Elle a également exprimé sa volonté de restaurer les relations entre la France et ses partenaires africains sous le slogan  »des relations avec l’Afrique fondées sur le respect mutuel »

La cheffe de file d’extrême droite a tenu Macron responsable du déclin de la France sur le continent africain et du départ des bases militaires qui constituent la base de l’influence et de l’expansion de Paris dans la région.

De nombreux experts estiment que la visite de Le Pen vise à servir de  »diplomate alternatif » dans un contexte de baisse de popularité de Macron en Afrique, ce qui pourrait la donner un élan lors des prochaines élections présidentielles, d’autant plus qu’elle a terminé deuxième lors des deux derniers tours. Les mêmes experts ont ajouté que ses chances de remporter la présidence pourraient être assez fortes.

Cependant, au moment même où Marine Le Pen élaborait un plan pour assurer sa place à l’Élysée, Macron préparait un autre parallèle pour contrecarrer ses ambitions et ses aspirations. Deux semaines après sa visite au Tchad, elle s’est retrouvée condamnée par la justice française pour « détournement de fonds publics » pour avoir employé quatre assistants de son parti, alors que le Parlement européen payait leurs salaires.

En conséquence, le 31 mars 2025, Le tribunal correctionnel de Paris a décidé d’interdire à la présidente du Rassemblement national de se présenter aux élections pendant cinq ans, ce qui signifie qu’elle ne pourra pas concourir à l’élection présidentielle de 2027. Elle a également été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme avec bracelet électronique et 100 000 euros d’amende.

Dans sa première réaction, Marine Le Pen a dénoncé sur la chaîne française TF1 des pratiques « réservées aux régimes autoritaires », « une décision politique », un Etat « de droit totalement violé par la décision » judiciaire la condamnant à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, à un peu plus de deux ans de la présidentielle dont elle est la favorite.

Cette décision de la justice française, impulsée par le président Macron, révèle la volonté de ce dernier de s’accrocher au pouvoir malgré la perte d’influence de son pays dans la plupart des pays africains et le déclin de son économie. Cela démontre également son manque d’intérêt à rétablir les relations avec les dirigeants de ces pays.

Tchad : la STE constatent les difficultés d’approvisionnement en eau potable à Pala

Mahamat Younous Djibrine, le directeur général adjoint de la Société Tchadienne des Eaux (STE), s’est rendu le 1er avril à Pala, à la tête d’une équipe technique, pour une visite de travail.

 

Une descente pour constater les difficultés d’approvisionnement en eau potable dans la ville et d’y apporter des solutions.Les réponses envisagées portent sur l’amélioration de la production ainsi que la distribution. « C’est ainsi que des travaux de renforcement du réseau sont lancés pour améliorer la desserte dans certains quartiers. »

Le DGA de la STE a visité le centre d’exploitation de la STE de Pala, le centre de production de Pala Koro situé à une dizaine de kilomètres de la ville ainsi que les travaux de pose de conduites de renforcement du réseau, pour s’assurer de l’efficacité des mesures mises en place.

Tchad : la mairie de N’Djaména initie une consultation citoyenne

Les activités préparatoires de la première consultation citoyenne visant à impliquer les habitants dans le processus renforcement de la gouvernance locale ont été lancées le 1er avril 2025 à N’Djaména.

 

La mairie de N’Djaména a officiellement lancé, les activités préparatoires de la première consultation citoyenne visant à impliquer les habitants dans le processus décisionnel municipal et à identifier des solutions inclusives aux problématiques persistantes de la ville. La séance a été présidée par Mgr. Djitangar Goetbé Edmond, Archevêque de N’Djaména.

Les objectifs principaux de cette consultation sont entre autres, favoriser une gouvernance inclusive en intégrant les citoyens dans la prise de décision, mobiliser l’intelligence collective pour apporter des réponses adaptées aux défis locaux, sensibiliser la population aux enjeux de la gestion municipale, encourager un dialogue constructif entre les citoyens, la mairie et ses partenaires et explorer des alternatives de financement pour les projets municipaux.

Des thématiques identifiées pour la première phase de consultation sont, la lutte contre les inondations ; lutte contre l’insécurité ; lutte contre l’insalubrité ; rénovation urbaine et aération de la ville ; sensibilisation aux risques et à l’incivisme ; optimisation des ressources et modes de financement des urgences…

La consultation citoyenne se déroulera sur trois jours durant le mois d’avril 2025 et combinera diverses modalités de participation : conférences et visio-conférences avec des experts (retransmises en ligne et via les médias), une plateforme numérique dédiée aux contributions et aux votes, des groupes de travail thématiques réunissant experts et citoyens, une plénière d’adoption des recommandations et une phase de vulgarisation des conclusions auprès du public.

Environ six cents (600) participants issus de divers horizons sont attendus, incluant des représentants de la Mairie, des acteurs publics et privés, des forces de défense et de sécurité, des élus, des organisations de la société civile, des leaders religieux et traditionnels, des professionnels de l’urbanisme, des représentants des marchés et de la diaspora, ainsi que des citoyens des dix arrondissements de la ville.

Tchad : le nouveau secrétaire général de l’OEACP reçu aux Affaires étrangères

Le tout nouveau Secrétaire Général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (l’OEACP), le tchadien Moussa Saleh Batraki a été reçu leundi, 31 mars 2025, par le ministre d’État, ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Tchadiens de l’Étranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul.

 

Cette visite s’inscrit dans le sillage de séries de rencontres du Secrétaire Général de l’OEACP avec les parties prenantes de l’institution. Des consultations qu’initie Monsieur Batraki en ces premières semaines de sa prise de fonctions, pour une vision plus claire de la mission à accomplir.Au cours de la rencontre avec le Ministre d’État, le SG de l’OEACP a fait le point sur les conditions dans lesquelles, il a trouvé l’organisation qu’il coordonne désormais. Aussi, a-t-il exposé au ministre d’État Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, les défis à affronter et le plan de la mise en œuvre des aspirations des Chefs d’État et de Gouvernement des pays membres.Cet entretien a également permis au Secrétaire Général de l’OEACP de solliciter l’appui politique du gouvernement tchadien. A l’occasion, il a pu bénéficier auprès du Ministre d’État, des précieuses orientations et des conseils avisés, qui l’aideront certainement à mener à bien l’exaltante mission qui lui est assignée.