Tchad : l’UST se retrouve en assemblée générale extraordinaire

Ce 23 mai 2022, l’Union des Syndicats du Tchad se retrouve pour une assemblée générale extraordinaire. Tous les militants et militantes y sont conviés.

A travers un communiqué de presse du 22 mai, le Conseil National Syndical (CNS) de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) convie ses militants et militantes à prendre part à une Assemblée générale extraordinaire, prévue ce mardi 24 mai 2022, à la bourse du travail.

Cette rencontre fait suite à l’arrestation des acteurs de la société civile. Suite aux marches pacifiques des 14 et 15 mai 2022. Le Conseil National Syndical (CNS) de l’UST a exigé la libération de toutes les personnes arrêtées dans un délai de six jours. L’un des prisonniers est, Gounoung Vaima Ganfare, secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad. Il a été transféré à la prison de haute sécurité de Moussoro avec 4 autres leaders de manifestations.

L’assemblée générale de ce jour, viserait à donner le mot d’ordre d’une grève sèche et illimité.

A l’issue de l’assemblée générale du 18 mai dernier, le CNS de l’UST a annoncé des mouvements d’envergure, si les manifestants ne sont pas libérés dans un délai de 6 jours. L’union entend également quitter le pacte social triennal signé avec le gouvernement.

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Tchad : vers des partenariats interuniversitaires externes à l’université de Moundou

A l’issue du 16e conseil d’administration tenu à l’Université de Moundou, ce 23 mai 2022, plusieurs résolutions ont été adoptées dans l’optique de moderniser l’institution universitaire.

L’Université de Moundou a tenu ce lundi matin au CNRD son 16e conseil d’administration. Ledit conseil est dirigé par le ministre de L’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Dr Ali Waidou par ailleurs Président du Conseil d’Administration de cette université.

Ce conseil a regroupé les membres statutaires parmi lesquels le gouverneur de la Province du Logone Occidental Bachar, Ali Souleymane. L’Université de Moundou (UDM) qui compte plus de six mille étudiants est souvent secouée par des grèves répétitives tous azimuts, relève le conseil. Au cours des échanges, les administrateurs ont attiré l’attention des acteurs de cette université pour que règne la paix sociale conformément à l’esprit du pacte social triennal signé entre le Gouvernement et les organisations syndicales.

Pour l’exercice 2022, les responsables de l’UDM ont prévu plusieurs activités d’ordre académique et administratif. Il s’agit entre autres la numérisation des cartes d’étudiants, l’extension du réseau internet dans toutes les facultés, la réalisation des partenariats interuniversitaires externes, le développement de partenariat avec les entreprises locales, l’équipement des salles des travaux publics et bien d’autres. Un budget d’austérité a été examiné et adopté.

Tchad : les leaders de Wakit Tamma entament une grève de la faim en prison

 

Les leaders de Wakit Tamma transférés à la prison de Moussoro, suite aux manifestations des 14 et 15 mai contre la politique française, entament une grève de la faim ce lundi 23 mai 2022.

 

Me Max Loalngar et ses compagnons arrêtés suites aux manifestations contre la politique française au Tchad, du 14 au 15 mai, ont entamé une grève de la faim. Ils contestent leur déportation à la maison d’arrêt de Moussoro, situé dans le désert.

Ils sont accusés d’attroupement causant des troubles à l’ordre public, d’atteinte aux biens et à l’intégrité des personnes. Six stations de la compagnie française Total avaient été saccagées pendant les manifestations. D’après le parquet, la responsabilité incombe aux leaders de la coalition de revendication, Wakit Tamma, initiatrice de la marche.

Dans un premier temps, les 5 leaders ont été gardés à la maison d’arrêt de Klessoum à N’Djamena, avant d’être transférés à la prison de haute sécurité de Klessoum le 20 mai 2022. La grève de la faim entamé ce jour, vise à contester ce transfert. Car même les avocats des mis en causes n’ont pas été avisés avant la déportation.

Lire :Tchad : le coordonnateur de Wakit Tamma Me Max Loalngar enlevé

Les soutiens

Plusieurs organisations de défense de droits de l’Homme et de la société civile apportent leur soutien aux manifestants arrêtés. Elles font savoir que, les manifestations autorisées répondent aux principes des libertés publiques et des droits de l’Homme garantis par les conventions internationales et la charte de transition. Les politico-militaires en pourparlers à Doha au Qatar, quant à eux, exigent la libération sans conditions de tous ces prisonniers.

Les cinq leaders et grévistes, sont entre autres, Me Me Max Loalngar, coordonnateur de la Coalition de revendication Wakit Tamma.  Dr Hissein Masar Hissein, ancien PCA de l’université Roi Fayçal, Gounoung Vaima Gan-Faré, secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad et Youssouf Korom, secrétaire général du syndicat des commerçants fournisseurs de l’Etat.

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Tchad : les mouvements armés exigent la libération des manifestants du 14 mai

Les leaders de groupes rebelles, en pourparlers à Doha, exigent la libération des manifestants contre la France, arrêtés à l’issue des marches des 14 et 15 mai 2022

Dans un communiqué du 21 mai 2022, les patrons de groupes rebelles participant aux négociations de paix tchadiennes à Doha, interpellent sur l’arrestation arbitraire des manifestants. D’après eux : « les manifestants sont venus exprimer leurs revendications légitimes conformément au principe du droit et à la liberté d’expression qui est garanti par la Constitution. » Ils réclament ainsi, la libération des prisonniers transférés à la maison d’arrêt de Moussoro dans ce cadre.

Les politico-militaires condamnent également l’usage excessif de la force contre les manifestants pacifiques, et : « l’incident mortel survenu dans l’enceinte de l’Université roi Fayçal ainsi que la perte de la main droite d’un lycéen. » Ils précisent qu’ils soutiennent, les revendications légitimes exprimées par les manifestants à travers tout le pays.

Par ailleurs, ils invitent les manifestants à faire preuve de retenue et éviter tout acte incivique, notamment la destruction des propriétés publiques ou privés.

« Nous soulignons que dans notre projet d’accord, figure l’exigence de mettre fin à toute forme de répression des manifestations pacifiques et la libération de tous les prisonniers de guerre et prisonniers politiques sans condition », peut-on lire dans le communiqué.

Les patrons des groupes armés pensent que, les agissements du gouvernement ayant conduit å l’arrestation des manifestants et leur déportation ne favorisent pas un climat serein pour la poursuite des négociations de paix et la tenue du dialogue national inclusif et souverain à N’Djamena.

L’OCHA octroie plus de 4 milliards de FCFA au Tchad pour prévenir la faim

La coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), octroie 8 millions de dollars soit, plus de 4 milliards de FCFA au Tchad.

Le 20 mai 2022, l’OCHA a débloqué 30 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), pour aider à répondre aux besoins les plus urgents des populations en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. D’après l’institution, cet argent vise à prévenir l’insécurité alimentaire sévère au cours des trois prochains mois. Quatre pays ont bénéficié de cette aide. Notamment, le Burkina Faso, avec 6 millions de dollars et 8 millions pour le Tchad, le Mali et le Niger.

Cette dernière contribution porte à près de 95 millions de dollars le montant des fonds acheminés au Sahel par le biais du CERF depuis le début de l’année, y compris les récentes allocations pour la Mauritanie (4 millions de dollars) et le Nigeria (15 millions de dollars).

« Il n’y a pas de temps à perdre », a déclaré M. Griffiths. « Des vies sont en jeu ».

Selon le responsable de la coordination humanitaire, cette injection de fonds aidera les agences sur le terrain à intensifier la réponse d’urgence afin d’éviter une catastrophe.

« Elle ne peut toutefois pas se substituer aux contributions plus substantielles des donateurs dont nous avons besoin pour maintenir notre réponse et aider à construire des communautés résilientes », a souligné M. Griffiths.

Le CERF est un mécanisme par lequel les donateurs mettent en commun leurs contributions à l’avance, ce qui permet aux agences humanitaires de fournir une aide initiale et vitale en cas de crise, en attendant un financement supplémentaire.

Tchad : le parti politique Les Démocrates condamne l’assassinat de Danamadji

Le parti Les Démocrates  à travers un communiqué du 17 mai 2022, condamne, le massacre lâche et barbare perpétré contre les populations de Danamadji.

Pour cette formation politique, aucune raison au monde ne peut justifier un tel acte. Le parti Les Démocrates désapprouve également l’attitude et le comportement irresponsables du gouvernement qui fait la promotion de l’injustice et de l’impunité en payant le prix de la vie humaine (la DIA) aux familles des personnes froidement abattues par des criminels et laisser ces criminels de la pire espèce jouir de toutes leurs libertés.

« Tout se passe comme si le gouvernement et les criminels poursuivent les mêmes objectifs funestes.  On laisse les criminels qui ont ôté les vies humaines à N’Djaména, Faya, Abéché, Sandana, Gournaida, Danamadji et autres pavaner avec arrogance et on arrête arbitrairement ceux qui n’ont aucun conflit avec la loi. Quel sadisme. »

Le parti Les Démocrates exige du Gouvernement l’arrestation immédiate et la traduction en justice de tous les criminels qui ont endeuillé des familles tchadiennes pour qu’ils répondent de leurs actes devant la loi.

Tchad : le conflit intercommunautaire de Danamadji fait au moins 6 morts

Tchad : 248 jeunes convoitent l’école africaine de la météorologie

Les épreuves de la session 2022, du concours d’entrée à l’école africaine de la météorologie et de l’aviation civile ont débuté le 18 mai. 248 candidats sont en train de composer.

Le concours d’entrée à l’école africaine de la météorologie et de l’aviation civile (EAMAC) a débuté. Ce sont, le directeur général adjoint de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC) Mahamat Adam Houno et le superviseur envoyé par EAMAC Maboko Urbain, qui ont procédé ce matin au lancement.

Cette année, le Tchad a exprimé un besoin de 20 places sur 500 candidats ayant déposé leurs dossiers en ligne. L’EAMAC a sélectionné 248 dossiers pour les épreuves dont 9 filles.

Le DGA et sa suite ont sillonné toutes les salles des examens afin de souhaiter aux candidats plein succès et leurs encourager pour une réussite totale.

Les épreuves se déroulent du 18 au 20 mai pour les cycles d’ingénieur, de technicien et de EAC, au sein de l’Ecole nationale supérieure des travaux publics (ENSPT), et du 23 mai pour le cycle CCA au sein de l’ADAC.

Tchad : une délégation du ministère de l’Education au chevet d’un élève blessé

Le mercredi 18 mai 2022, le secrétaire d’État à l’éducation nationale s’est rendu au chevet d’un élève dont le bras droit a été amputé après des manifestations.

Une délégation du ministère de l’Education nationale rend visite à  l’élève Hissein Abdoulaye Mahamat Issa, hospitalisé à l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine. Il s’agit d’un élève du lycée Goudji Centre. Il a été grièvement blessé à l’issue des manifestations du week-end dernier. Son bras droit a été amputé. D’après l’apprenant, c’est une grenade lancée par un policier qui a explosé entre ses mains.

La délégation du ministère est conduite par Saleh Barma Ali, secrétaire d’Etat à l’Education. Il a laissé entendre qu’il compatit avec la famille du malade.

Avant l’hôpital, la même délégation sillonné, quelques établissements scolaires de N’Djamena. Dans l’objectif de sensibiliser les élèves sur la non-violence. Les établissements parcourus sont entre autres, Masdjid Annour (Harazay), lycée Ouara, Mahad Al Ilmi et le lycée Fort Lamy. Il est demandé aux élèves de se consacrer à l’apprentissage et d’éviter les mouvements de masse.

Tchad : probable retrait de l’UST du pacte social triennal

Suite à l’arrestation des leaders des manifestants contre la politique Française, l’Union des syndicats du Tchad (UST) pourrait se retirer du pacte social triennal signé le 21 octobre 2021.

A la demande de son Conseil national syndical, l’Union des syndicats du Tchad pourrait quitter, le pacte social triennal, signé avec le gouvernement. C’est l’une des résolutions prise à l’issue du conseil extraordinaire de ce mercredi 18 mai 2022. Le Conseil National Syndical (CNS) de l’UST donne un préavis de six (06) jours francs au gouvernement à compter de ce mercredi 18 Mai 2022, avant d’entamer les mouvements d’envergure et probablement du retrait du Pacte social triennal.

La Conseil extraordinaire organisé à la bourse du travail a examiné : « l’arrestation par guet-apens ». Le conseil extraordinaire du CNS s’est élargi aux différents responsables des syndicats et fédérations affiliées.

Le Conseil estime que, le ministre en charge de la sécurité a simulé : « une réunion dans son bureau en appelant les leaders des organisations citoyennes de WAKIT TAMMA, pour les faire arrêter et les conduire aux renseignements généraux. »

Pour le CNS, la marche pacifique autorisée et organisée le samedi 14 Mai 2022, s’est déroulée sans heurts selon l’itinéraire choisi et indiqué par les services de sécurité. Il juge donc, inadmissible de faire porter la responsabilité des actes de vandalisme isolés perpétrés par des individus après ladite marche.

Ainsi il exige : « la libération immédiate et sans condition des leaders détenus arbitrairement. »

Inquiet de la situation de ses camarades détenus, le Conseil National Syndical (CNS) de l’UST donne un préavis de six (06) jours francs au gouvernement à compter de ce mercredi 18 Mai 2022. Afin d’éviter qu’on ne : « retombe dans la même situation de 2012, où notre camarade Mbailaou Betar Gustave a trouvé la mort en prison. » De tout ce qui précède, les conseillers nationaux demandent à la centrale UST de se retirer du pacte social triennal signé le 21 octobre 2021.

Tchad : gouvernement et centrales syndicales font le point de l’avancement du pacte social

Tchad : un faux compte Facebook créé au nom du ministère des Finances

A travers un communiqué du 17 mai, le ministère des Finances et du Budget fait savoir qu’une fausse page Facebook est créée en son nom pour diffuser des fausses des informations.

S’adressant aux internautes, le Coordonnateur de la cellule de communication du ministère des Finances regrette, que des individus mal intentionnés ont créé une page Facebook au nom du ministère des Finances et du Budget afin, manifestement, de diffuser de fausses informations.

Il invite par ailleurs, le public à la plus grande prudence quant à l’offre de subvention en partenariat avec le nommé « GEN » qui serait publiée sur cette fausse page et également largement diffusée par mail. « Le Département n’est nullement associé, ni initiateur de cette démarche. », indique Adam Abakar Kayaye.

Par ailleurs, le Ministère rappelle qu’il y a qu’une seule page Facebook officielle du Ministère qui se présente comme suit : « Ministère des Finances et du Budget- Tchad comportant une certification en bleu ».

Facebook a été saisi en vue de la suppression de cette page et le Ministère des Finances et du Budget en appelle à la vigilance de tous.