Tchad : tension entre policiers et civils après la mort d’un détenu

Les proches d’un jeune mort après sa mise en garde à vue au commissariat de sécurité publique du 3e arrondissement de N’Djamena, accusent la police de torture mortelle.

Le commissariat de sécurité publique du 3e arrondissement de N’Djamena a été le théâtre d’un évènement tragique le 3 mai 2022. Un présumé voleur, en garde à vue serait mort des suites des tortures.

Un véhicule pick-up, transportant un cadavre a stationné devant le commissariat de sécurité publique du 3e arrondissement. Il s’agirait de la dépouille d’un jeune torturé à mort par les éléments de maintien de l’ordre au CSP3. Le corps inerte est celui d’un jeune arrêté pour cas présumé de vol chez un colonel de l’armée. Les parents de la victime rapportent que ce dernier souffrait des troubles mentaux.

La famille regrette que leur proche ait été : «torturé puis relâché pour des soins ». Il poussera finalement son dernier souffle à l’hôpital. Après avoir essayé de le ramener à la vie en vain, la famille a transporté le corps au commissariat pour demander les comptes et obtenir réparation.

La police dément les faits de tortures dans un communiqué. « Contrairement à ce qui se dit sur la toile le défunt khalid Youssouf a été surpris en flagrant délit de vol d’argent et autres objets dans une voiture de marque Corolla où il a brisé les vitres. », peut-on lire.

« Il a été aussitôt conduit au Commissariat de sécurité publique No 3 par le propriétaire de ladite voiture. Informés de la situation, ses parents ont tenté de régler le problème à l’amiable puis ils ont demandé au commissaire de leur confier l’enfant qui, selon eux, souffrirait d’une maladie. Ce qui fut fait. La Police Nationale dément formellement les informations selon lesquelles ce dernier est décédé des suites de tortures. », conclut la note.

Tchad : un centre de formation en couture inauguré à Koumra

Un centre de couture pour femme, dénommé YANYEDJI a été inauguré le 28 avril 2022 à Koumra, dans la province du Mandoul.

La ministre en charge de la Femme, Amina Priscille Longoh, a inauguré à Koumra, le centre de formation de couture pour femmes. Il vise à l’autonomisation économique de la femme et au développement de la province.

Le gouverneur du Mandoul le Général Hissein Dakou encourage et motive la gente féminine du Mandoul qui ne cesse de se battre au quotidien pour son épanouissement. hamat Idriss Deby Itno qui fait de l’épanouissement de la femme l’une de ses priorités.

Ce genre de structure sera établit dans toutes les provinces du pays, assure la ministre de la femme. S’adressant aux bénéficiaires, elle demande de faire bon usage de ce centre.

Pour la déléguée de l’action sociale du Mandoul, Manguem Blanche, ce centre permettra de renforcer les femmes en les poussant vers la création d’activités génératrices de revenus.

Les bénéficiaires remercient le ministère en charge de la Femme pour l’ouverture de ce centre de couture et les efforts consentis dans le cadre de la promotion et de l’autonomisation des femmes du Mandoul.

Tchad : 12 malfrats en route pour la prison de Korotoro

Les forces de défense et de sécurité ont mis en déroute 12 présumés malfrats dans la province du Sila. Des armes à feu ont également été saisies.

Dans la journée du 28 avril 2022, le gouverneur de la province du Sila, Ismail Yamouda Djorbo a présenté des présumés hors la loi. Ils ont été au cours des opérations de forces de défense et de sécurité. Au total, 12 malfrats et 23 armes dont 17 de guerre et 6 de petit calibre ont été présentés par le patron de la province.

« Ces malfrats sans foi ni loi qui continuent à commettre leurs forfaits et arracher le sommeil à la population et l’administration seront envoyés à Korotoro », a laissé entendre le gouverneur du Sila. Ismail Yamouda Djorbo note que c’est grâce à la vigilance de la population que cela a été possible.

Pour précision, la prison de Korotoro est un centre de détention de haute sécurité, bâtit dans le désert. La présententation de ces 12 s’est déroulée en présence, des autorités administratives et traditionnelles de la circonscription.

Le Tchad ouvre des assises sur la situation des droits de l’Homme

Le ministère de la justice en collaboration avec les organisations de défense des droits humains ont ouvert, le 27 avril 2022, des travaux sur la situation des droits de l’Homme au Tchad.

Après le premier forum des droits de l’Homme organisé en 2009, place au deuxième. Le gouvernement du Tchad et les acteurs de défense de droits de l’Homme analysent pendant 3 jours, la situation des droits humains dans le pays. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du deuxième forum national des droits de l’Homme.  Les travaux sont organisés quelques jours de la tenue du dialogue national inclusif prévu le 10 mai 2022. Il est question pour les participants, de discuter sans tabous des sujets liés aux libertés fondamentales. Car les recommandations issues des travaux seront prises en compte au dialogue national inclusif.

D’ores et déjà, le ministre de la Justice estime qu’une avancée notable a été enregistrée. « Qui l’aurait cru, à peine plus d’une année, moi qui vous parle actuellement, étais régulièrement traqué et pourchassé comme un gibier». Il évoque également la réhabilitation de certains activistes. Notamment Makaila Nguebla, nommé conseiller du président du Conseil militaire de transition. Et la désignation de Mahamat Nour Ibédou à la présidence de la CNDH.

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Pour le représentant du bureau du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les droits de l’homme au Tchad : « Cette initiative offre un espace d’expression et de discussion aux acteurs des droits de l’homme, pour mieux analyser, de manière générale, la situation de droits de l’homme au Tchad ».

Les recommandations issues de ce forum de 3 jours seront transmises au gouvernement et à la Commission d’organisation du dit Dialogue.

Le Tchad cible l’amélioration des résultats d’apprentissage de l’éducation de base

La Banque mondiale a approuvé le 15 avril 2022, un don de 150 millions de dollars de l’Association Internationale de Développement (IDA). Pour soutenir l’amélioration des résultats d’apprentissage de l’éducation de base au Tchad.

Le Projet d’amélioration des résultats d’apprentissage de l’éducation de base au Tchad (PARAEB) vise à accroître l’accès à l’enseignement primaire tout en ciblant également la qualité de l’enseignement pour la lecture, l’écriture et le calcul par des réformes du système de développement professionnel continu des enseignants, et par le renforcement de leurs capacités, celles des directeurs d’école et du personnel de soutien pédagogique.

Le projet vise aussi à fournir des outils numériques pour une pédagogie efficace, et étendre l’usage de la langue maternelle en tant que langue d’enseignement dans environ 1.200 écoles. Il viendra également renforcer la qualité de l’enseignement dans cinq écoles normales d’instituteurs bilingues (ENIB). Par ailleurs, le projet contribuera au renforcement des capacités des systèmes de gestion tel le système d’information et gestion de l’éducation, et la gestion des ressources humaines.

« Le projet va au-delà des opérations précédentes de la Banque mondiale dans le domaine de l’éducation en introduisant les conditions basées sur la performance (CBP). Elles seront utilisées pour renforcer les systèmes d’intégration des maîtres communautaires dans le secteur public et améliorer leur gestion et leur financement sur une base durable », a déclaré Rasit Pertev, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. Les conditions basées sur la performance seront utilisées pour garantir la prise en charge par le gouvernement de la gestion des maîtres communautaires de manière durable après la clôture du projet.

En effet, le PARAEB va renforcer le recrutement et le financement des enseignants du primaire et plus particulièrement des maitres communautaires à travers deux options : 2.000 maîtres communautaires niveau 2 seront progressivement intégrés à la fonction publique, dont 50 % des femmes, et 10.800 autres bénéficieront des subsides de l’Etat durant les cinq années de vie du projet.

En termes d’accès équitable, le projet appuiera les écoles publiques et communautaires dans trois domaines : la fourniture d’infrastructures scolaires de base aux communautés qui n’en ont pas ; l’élargissement des espaces dans les écoles existantes permettant la gestion des classes surchargées ; enfin, des cours de rattrapage dispensés aux enfants hors du système scolaire, ainsi qu’aux enfants à la traîne et risquant d’abandonner l’école.

Environ 2,8 millions d’élèves inscrits dans les écoles primaires publiques et communautaires bénéficieront du renforcement des capacités de 31.500 enseignants, directeurs d’école, et personnel d’encadrement pédagogique. Et quelques 3,2 millions d’élèves bénéficieront de l’augmentation de l’accès équitable à des environnements d’apprentissage de qualité et l’élargissement d’espaces couverts pour l’accueil de salles de classe surpeuplées.

La Centrafrique adopte légalement la cryptomonnaie, Le Bitcoin

En plus du Francs CFA, la RCA a une nouvelle monnaie. Faustin Archange Touadéra a promulgué ce mercredi 27 avril 2022, la loi donnant cours légal à la Cryptomonnaie, Le Bitcoin.

C’est officiel, la RCA devient : « le premier pays d’Afrique à adopter le bitcoin comme monnaie de référence ». Cette monnaie est désormais légale dans toute la Centrafrique au même titre que le Francs CFA. La déclaration du président de la république précise que le Bitcoin, a un pouvoir d’émission illimité dans toute sa transaction et à tout titre, effectuées par les personnes physiques ou morales, publiques ou privées.

Le taux de change entre les cryptomonnaies entre les cryptomonnaies et la monnaie utilisée en RCA (Francs CFA) est librement déterminé par le marché. Les échanges en cryptomonnaies ne sont pas soumis à l’impôt.

« L’adoption du Bitcoin en tant que monnaie officielle représente un pas décisif vers l’ouverture des nouvelles opportunités pour notre pays », indique le directeur de Cabinet civil de la présidence, Obed Namsio.

Il assure que, Faustion Archange Touadéra va soutenir tous les efforts nécessaires, dans le respect de la loi, afin de mener à bout cette démarche qui place la République Centrafricaine sur la carte des plus courageux et visionnaires pays au monde, pour tout ce qui signifie et implique l’acceptation des cryptomonnaies en tant que moyens de paiement.

Ce projet de loi a été adopté par les députés le 21 avril 2022. Pour le ministre centrafricain de l’Economie numérique, cette loi entre dans le cadre du : « redressement économique et de consolidation de la paix »

Tchad : Restitution et adoption du rapport d’évaluation du PNDS 3

Le ministère de la Santé Publique organise un atelier de restitution et d’adoption du rapport d’évaluation du Plan National de Développement troisième génération (PNDS 3).

Cet atelier qui réunit des cadres du ministère en charge de la santé et d’autres parties prenantes a pour objectif : présenter une synthèse du rapport, relire le rapport en travaux de groupe, intégrer toutes les observations afin d’améliorer le rapport, valider en plénière les différentes parties du rapport d’évaluation du PNDS 3 et adopter le rapport de l’évaluation du PNDS 3.

Le représentant de l’OMS Dr Eyong John dans son intervention a loué les efforts du ministère de la santé pour la mise en œuvre de ce plan malgré les difficultés rencontrées depuis le début du processus. Dr Eyong John a affirmé la disponibilité de son organisation à accompagner l’Etat tchadien à travers le ministère de la santé publique dans sa lutte pour la santé de la population.

Le secrétaire général du ministère de la santé publique et de la solidarité nationale Dr Ismael Barh Bachar a exprimé sa satisfaction au comité qui a fait le travail malgré les difficultés liées au Covid-19 et tenu à finaliser ce document très important. Dr Ismael Barh Bachar a demandé une franche participation pendant les travaux pour permettre de lancer un nouveau PNDS, que les difficultés du plan passé permettent de relever les défis et atteindre les objectifs des ODD. Le secrétaire général a dit qu’à partir de cet atelier, les attentes sont grandes pour sortir un document bien affiné dans la mise en œuvre.

Tchad : formation des jeunes filles sur les métiers des TIC

Dans le cadre de la Journée internationale des jeunes dans le secteur des TIC, deux ministères initient une opération de sensibilisation.

En prélude à la journée internationale des jeunes filles dans les TIC qui sera célébrée le 28 Avril prochain à Abeche dans la Province du Ouaddai, le Ministère des postes et de l’Economie Numérique et celui en charge de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance organisent des formations en Informatique et des sensibilisations dans les Écoles et Universités des quelques provinces du pays.

Les sites retenus sont Abéché (site National), N’Djaména, Doba et Kelo.

Le Thème retenu cette année est : «Accès et Sécurité des jeunes filles du Tchad aux TIC».

L’objectif de ces rencontres avec les jeunes filles est de les inciter à embrasser les TIC mais aussi à se méfier de mauvais usage.

D’autres rencontres sont prévues dans d’autres Écoles et Universités.

Notons que l’Union Internationale des Télécommunications a instauré le dernier jeudi du mois d’avril de chaque année à la célébration de la Journée Internationale des jeunes filles dans les TIC.

 

Port de Pointe-Noire (Congo) : Bolloré cherche à rassurer sur l’emploi après la cession à MSC

Les gestionnaires du port de Pointe-Noire, au Congo, ont cherché à rassurer sur le maintien des emplois, après l’annonce de la cession des activités logistiques du groupe français Bolloré en Afrique à l’armateur italo-suisse MSC.

MSC (Mediterranean Shipping Company) nous a « certifié qu’il conserverait l’emploi. Nous sommes totalement sereins face à cela », a déclaré cette semaine Christophe Pujalte, directeur régional de Bolloré transport et logistique pour les deux Congo, lors d’un voyage de presse organisé par l’entreprise.

Parmi les salariés, certains se montrent moins confiants. « Personne ne connaît les vraies motivations du repreneur. Il peut nous surprendre par des licenciements, des réductions d’effectifs… », a dit sous couvert d’anonymat un conducteur de portique.

« MSC a confirmé l’option d’achat qu’il avait donnée au mois de décembre 2021 (…). Ce n’est pas un rachat des actifs, mais un rachat d’actions », a souligné M. Pujalte. En Afrique, « MSC est faiblement implanté dans nos métiers. D’où l’intérêt qu’ils portent à notre réseau », a-t-il expliqué.

Basé à Genève, MSC appartient à la famille italienne Aponte et revendique une flotte de 560 navires et plus de 100.000 employés, avec la gestion de terminaux à Singapour, Long Beach (Californie) ou Rotterdam. Au Congo, MSC va reprendre les actions de Congo Terminal, filiale congolaise de Bolloré qui compte 900 agents et a obtenu en 2009 (jusqu’en 2030) la concession du port de Pointe-Noire, le plus grand en eau profonde du Golfe de Guinée.

Depuis lors, Congo Terminal a investi près de 400 millions d’euros sur 570 millions prévus pour moderniser et faire de Pointe-Noire la principale porte d’entrée de l’Afrique centrale, puis un hub de transbordement, assurent ses dirigeants.

« Sur le million de conteneurs manipulés en 2021 (contre moins de 200.000 en 2009, ndlr), 900.000 étaient des conteneurs en transbordement », a expliqué Anthony Samzun, directeur général de Congo Terminal. Ces conteneurs, a-t-il affirmé, arrivés directement d’Europe, d’Asie ou d’Amérique, ont été déchargés au port de Pointe-Noire avant d’être acheminés vers leur destination finale : République démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad…

Par ailleurs, a assuré M. Pujalte, Pointe-Noire ne craint pas la concurrence du futur port de Banana, dans le sud-est de la RDC voisine, dont les travaux viennent d’être lancés, avec des capitaux émiratis.

« Ce n’est pas parce qu’on a posé la première pierre que ce port va être opérationnel demain », a-t-il commenté

Tchad : les coupeurs de route qui ont tué un père et son fils écopent de 10 ans de prison

Le Tribunal de grande instance de Goz Beïda, condamne à 10 ans de prison et deux millions d’amende, les 3 coupeurs de route qui ont tué un père et son fils dans la province du Sila.

Des coupeurs de route dont un gendarme, par ailleurs commandant de brigade ont attaqué un père et son fils en début de mois d’avril, sur l’axe Ableley-Goz Beîda, dans la province du Sila. Les agresseurs étaient armés et à bord de deux motos. Les deux victimes (le père et son fils) ont été tuées pendant l’attaque.

Mais avant de décéder, les victimes sont parvenues à blesser l’un des bourreaux, notamment le gendarme de la bande. C’est le sang de ce dernier qui a permis de mettre la main sur ses complices. Grièvement blessé, le militaire a essayé de s’échapper, en s’enfuyant, il a laissé les traces de sang.

Les forces de défenses et de sécurité de Goz Beïda ont suivi ces traces. Plus loin, ils vont découvrir son cadavre. Après enquête, il est révélé que ce bandit est commandant de brigade, par ailleurs chef de poste de Dogdoré.

Tchad : trois coupeurs de route dont un gendarme tuent un père et son fils

Ses complices ont été répérés dans une grotte dans laquelle ils étaient cachés. Ils ont été désarmés et arrêtés, et leurs motos ont été saisis. Le Tribunal de grande instance de Goz Beïda a rendu son verdict. Les coupeurs de route sont condamnés à 10 ans de prison ferme, pour assassinat sur un père et son fils. Les malfrats doivent également verser 2 millions Fcfa d’amende.