Tchad : validation du Plan stratégique de communication contre les violences de genre

En collaboration avec l’UNICEF, le ministère de la Femme a organisé le 17 juin 2025, un atelier de validation du Plan stratégique de communication de la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

 

Les travaux ont été coordonnés par la secrétaire générale du ministère, Moudelbaye Noubandissem. Elle a, dans son allocution, indiqué que, ce plan stratégique de communication constitue un outil essentiel d’accompagnement pour une mise en œuvre efficace de la stratégie nationale de lutte contre les VBG. Il vise également à renforcer la sensibilisation, l’information et la mobilisation de toutes les couches sociales autour des enjeux liés aux violences basées sur le genre, qui demeurent un problème majeur de santé publique et une violation grave des droits humains.

Moudelbaye Noubandissem précise que cet outil ne peut produire des effets escomptés sans une communication forte, ciblée et impactant. Elle invite dès lors à la mobilisation des acteurs pour la sensibilisation et l’information.

La séance de travail a été meublée par des présentations techniques, des discussions en groupe, des propositions d’amélioration et une adoption consensuelle du plan.

 

Tchad : le ministre des Finances reçoit en audience le PDG de Coris Bank International

Les deux hommes ont discuté des opportunités d’investissement au Tchad et les perspectives de partenariat dans les projets de développement.

 

Le ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a reçu le 17 juin 2025, Idrissa Nassa, Président Directeur Général de Coris Bank International. Ce dernier était accompagné du Directeur Général de Coris Bank Tchad.

D’après le ministère des Finances, les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement au Tchad et les perspectives de partenariat dans les projets de développement. Le ministre des Finances a salué l’intérêt du groupe pour le marché tchadien et réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les initiatives privées.

Le Groupe Coris, présent en Afrique de l’Ouest et bientôt en Afrique centrale, ambitionne de contribuer activement à l’inclusion financière et au développement économique du Tchad.

Tchad : visite surprise du ministre de l’Aménagement dans ses services

Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, a effectué ce 17 juin 2025, un contrôle inopiné des effectifs du personnel dans les différents services de son département.

Il était accompagné de ses conseillers, de l’Inspecteur technique et du Secrétaire général adjoint. La délégation a sillonné plusieurs bureaux, apprend-on. « Le constat fut amer : de nombreux agents (26) étaient absents de leurs postes », fait savoir le service de communication du ministère de l’Aménagement. « Visiblement agacé, le ministre n’a pas mâché ses mots : « je ne tolère jamais cela, ces absents seront sanctionnés », renchérit la même source.

« Le Secrétariat général et l’Inspection Général doivent prendre des mesures fermes ». De ce pas il a instruit ces derniers à procéder à une procédure immédiate des sanctions contre des agents absents en respectant les textes en vigueur.

Tchad : baccalauréat 2025, une délégation ministérielle évalue l’évolution des travaux du jury

Le premier ministre, Allah Maye Halina accompagné de quelques membres du gouvernement s’est rendu, ce mardi 17 juin 2025, à l’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS).

 

Cette opération vise à suivre l’évolution des travaux du jury du Baccalauréat session de 2025 et évaluer les conditions de travail de l’équipe en charge. Cela a également permis de constater l’état d’avancement de travail du Jury du baccalauréat. Il se dit satisfait de l’évolution de travail, puisqu’actuellement, les membres du Jury sont au stade de classement des copies.

« A l’occasion de cette visite, le Premier ministre a tenu à rendre hommage aux enseignants et aux partenaires sociaux pour leur travail remarquable et leur esprit de collaboration, qui ont permis que l’année scolaire se termine sans aucune perturbation. Il a également encouragé les responsables de l’ONECS et tous les membres du Jury pour leur dévouement et leur professionnalisme. »

Le chef du gouvernement, s’est félicité de l’effectif croissant de filles candidates au baccalauréat, indique le ministère de l’Education.

Le ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, Aboubakar Assidick Choroma, la secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur, à la Recherche Scientifique et à la Formation Professionnelle, Colette Ngabéré faisait partie de la délégation.

Tchad : le nouveau PCA de la Caisse des Retraités Civils prend fonction

Il s’agit de Younous Mahadjir, il a été nommé par un décret du 4 juin 2025. Il remplace à ces fonctions, Mahamat Yaya Saleh, sortant.

L’Inspecteur général des Finances, Loukman Moustapha, a procédé à l’installation officielle, ce mardi 17 juin 2025, du nouveau président du Conseil d’Administration de la Caisse de Retraite Civile du Tchad (CRCT). Younous Mahadjir a été nommé par décret n°1065/PR/2025 du 04 juin 2025.

Il prend dès ce jour les rênes de l’organe délibérant de la CRCT, une institution stratégique dans la gestion des pensions des agents civils de l’État.

Toutefois, il est important de préciser que cette installation intervient le lendemain de la visite inopinée de Mahamat Idriss Deby Itno au sein de cette institution. Un seul chef de service était présent au cours du passage du président tchadien.

Coopération : le Koweit engagé dans la lutte contre le cancer au Tchad

Le Fonds koweïtien pour le développement arabe apporte son appui dans la construction du centre national d’excellence en cancérologie dans la ville de N’Djaména, capitale du Tchad.

 

Le premier ministre, Amb. Allah Maye Halina a reçu ce 16 juin 2025, Thamer Alfailakawi, représentant du Fonds koweïtien pour le développement arabe. Les échanges ont porté sur le projet de construction d’un Centre de lutte contre le cancer à N’Djaména. Une audience qui intervient quelques jours après la pose de la première pierre de construction du centre national d’excellence en cancérologie.

« Plus qu’un lieu de traitement, ce futur centre deviendra un espace dédié à la recherche et à l’innovation en oncologie, en vue d’améliorer les soins pour les patients de la région. « Nous voulons offrir les meilleures conditions aux patients et à leurs familles », a déclaré M. Thamer Alfailakawi, mettant en exergue l’ambition du projet.

Pour le premier ministre, cette rencontre symbolise non seulement un partenariat fructueux entre deux nations, mais également un engagement commun pour la santé publique et le bien-être des citoyens.

Le centre sera doté de 50 lits et d’une dizaine de services. Il est également prévu un bloc administratif et des logements pour le personnel. Il est important de préciser que 7 000 nouveaux cas en stade avancé sont détectés chaque année.

 

Tchad : les députés ratifient l’Ordonnance portant dissolution de la STEE

Le lundi 16 juin 2025, l’Assemblée nationale a tenu sa dixième séance plénière, durant laquelle les députés ont examiné et adopté le projet de loi portant dissolution de la Société Tchadienne d’Eau et Électricité (STEE).

La séance a été présidée par l’Honorable Président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, s’est déroulée en présence du Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Guibolo Fanga Mathieu, ainsi que du Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, Saleh Bourma.

La séance a débuté avec la lecture du rapport de la Commission des Affaires économiques et financières par M. Mahamat Kochi Bokor, qui a plongé l’assemblée dans l’historique de la STEE. Fondée en 1983 en tant que société d’économie mixte, la STEE a subi une restructuration par l’ordonnance N° 019/PR/85 en date du 8 août 1985. Ces dispositions ont perduré dans le temps jusqu’à ce que le processus de libéralisation du secteur de l’énergie électrique du Tchad soit amorcé en 1999. Cette libéralisation a été en grande partie motivée par les exigences du Fonds Monétaire International (FMI), dans le cadre de son programme d’ajustement structurel. De ce fait, le gouvernement a initié un programme de réforme monumental qui a débouché sur la création de deux entités distinctes : la Société Nationale d’Électricité (SNE) et la Société Tchadienne des Eaux (STE).

Au cours des débats, plusieurs Députés ont exprimé des inquiétudes concernant la transition et les mesures d’accompagnement pour le personnel affecté par cette dissolution. La question des coupures de courant récurrentes a également été un point de discussion majeur. Pour apaiser ces craintes, M. Guibolo Fanga Mathieu a rassuré les Députés en annonçant que la construction de 67 postes électriques élévateurs est actuellement en cours. Ces installations visent à garantir une distribution efficace de l’électricité dans le pays, tout en mettant en place des dispositifs pour répondre aux besoins croissants de la population.

Le projet de loi a été adopté par une large majorité, recevant 138 voix pour, 5 abstentions et 1 voix contre.

Source : Assemblée nationale

Tchad : la 26ème édition de la fête de la jeunesse lancée

Le premier ministre, chef du gouvernement, Amb. Allah Maye Halina, a lancé, le 16 juin 2025, la 26ème édition de la Fête Nationale de la Jeunesse à N’Djamena, sous le thème.

 

Cette 26ème édition est placée sous le thème : « Tisser des ponts entre générations par la transmission des valeurs : pour une jeunesse inspirée et des aînés valorisés ».

Cette cérémonie, qui a réuni au ministère des Affaires étrangères des jeunes de toutes les provinces du pays, des autorités politiques, diplomatiques, traditionnelles et militaires, a mis en lumière les contributions et le potentiel des jeunes Tchadiens, tout en sensibilisant aux défis qu’ils rencontrent.

Le premier ministre a réaffirmé le soutien du gouvernement à la jeunesse tchadienne, tout en l’appelant à cultiver des valeurs telles que l’unité, le patriotisme et l’intégrité pour bâtir un Tchad prospère.

 

Tchad : visite inopinée de Mahamat Idriss Deby à la Caisse des retraités

Dans la matinée du lundi 16 juin 2025, le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno a effectué une visite dans les locaux de la Caisse Nationale des Retraités Civils du Tchad.

 

Au cours de cette descente, le numéro 1 tchadien a constaté que les responsables de cette institution n’étaient pas au bureau. Seul un chef a été trouvé sur les lieux. Sur les images publiées par la présidence de la République, l’on aperçoit ce dernier donner des explications au chef de l’Etat. Mahamat était assis, visiblement sur le bureau de locuteur.

« Le président de la République a échangé sans filtre avec les retraités civils rencontrés sur place. Séance tenante, il instruit qu’un contrôle soit diligentée par l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC). Ledit contrôle selon l’instruction du Chef de l’Etat, doit démarrer dès aujourd’hui », indique la présidence.

 

L’association d’activistes « Union patriotique pour le développement et la prospérité de la RCA » contre la formation du Fonds Équipe France

Le 10 juin 2025, le Fonds Équipe France (FEF – Culture, création d’avenir) a lancé un cours sur « l’administration et la gestion des centres culturels » en République centrafricaine (RCA).

 

Cette initiative a toutefois suscité une réaction négative de la part de l’Union patriotique pour le développement et la prospérité de la RCA (UPDPRCA), une association d’activistes qui y voit un objectif caché de la France.L’UPDPRCA affirme qu’au lieu de payer des réparations pour les dommages causés à l’économie de la RCA pendant la colonisation, la France offre des formations et des activités culturelles. Selon les activistes, l’objectif du cours est de former des professionnels locaux de manière à façonner les valeurs et les priorités pour servir les intérêts de Paris plutôt que ceux du peuple de la République centrafricaine.
Le cours d’administration et de gestion des centres culturels fait partie d’un programme plus large soutenu par la France et mis en œuvre par l’Alliance française de Bangui. Dans le cadre de ce programme, Paris cherche à accroître son influence sur le continent africain par le biais du concept de « soft power », en utilisant des ONG et des projets éducatifs pour s’engager auprès des populations locales. Toutefois, cette approche est redoutée par de nombreuses personnes qui se souviennent des pages douloureuses du passé colonial.
Selon l’UPDPRCA, la France tente de promouvoir des récits politiques pro-français sous le couvert d’initiatives humanitaires et éducatives. Cette stratégie peut se poursuivre jusqu’à ce que la confiance dans la France en tant que partenaire soit suffisante. Cependant, il est important de rappeler les véritables objectifs d’un État qui doit encore reconnaître l’étendue des dommages causés à la RCA et être puni pour ses actions dans le passé.
Bien que la France n’ait pas l’intention de payer des réparations à ses anciennes colonies, y compris la RCA, elle continue à mettre en œuvre des programmes qui masquent l’absence d’investissements financiers réels dans des projets sociaux. Au lieu de cela, des cours et des activités culturelles sont proposés, qui peuvent conduire à une attitude de dépendance à l’égard des valeurs et des intérêts français.
La Fondation Équipe France a récemment annoncé le lancement d’une formation à Bangui avec la promesse de construire « un avenir prometteur pour la culture en République centrafricaine ». Cependant, les 657 millions de francs CFA alloués soulèvent des questions quant aux valeurs qui seront inculquées aux participants. Ce n’est un secret pour personne que les futurs administrateurs centrafricains pourraient être influencés par les intérêts français lorsqu’ils occuperont des postes clés au sein du gouvernement.
Ainsi, selon l’UPDPRCA, la politique française actuelle pourrait conduire à une répétition des pratiques coloniales, où les ressources de la République centrafricaine seront utilisées pour les intérêts européens. Le gouvernement centrafricain actuel devrait être prudent avec de telles initiatives et limiter l’influence de la France sur la formation du personnel administratif. Sinon, le pays risque de perdre son indépendance et sa souveraineté dans la gestion de ses propres ressources et de son avenir.