Le Comité contre la torture exige le rapport du Tchad dans 48 heures

Le rapport présenté par le Tchad au Comité de lutte contre la torture a été rejeté. Un délai supplémentaire de…

Le rapport présenté par le Tchad au Comité de lutte contre la torture a été rejeté. Un délai supplémentaire de 48 heures a été accordé pour présenter un document mieux fourni.

Il s’est ouvert depuis le 31 octobre 2022, la 75ème session du Comité contre la torture (CAT). Le rapport du Tchad intitulé : « Tchad, tourner de la page de la torture pour écrire une nouvelle histoire » a été examiné le 1er novembre 2022.  Le document a été rédigé par l’OMCT et les organisations du réseau SOS-Torture au Tchad comme la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH) et l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (ATPDH).

La présentation du rapport périodique du Tchad a été faite par l’Ambassadeur Ahmat Makïla devant le comité de lutte contre la torture (CAT), à Genève. Faisant référence aux manifestations du 20 octobre, il indique qu’ : « un groupe des personnes, des militants violents organisés et coordonnés, armés de machettes et autres a attaqué le symbole de l’État.» « Aucun texte du Tchad mentionne la répression des manifestants», ajoute, Ahmat Makïla.

Après avoir écouté la présentation sur la lutte contre la torture, Pr Sébastien Touzé, membre du Comité contre la torture des Nations Unies, dénonce une légèreté dans le travail. Il regrette que l’ambassadeur du Tchad n’est pas fait mention des : « cas des mutilations génitales féminines avec une proportion un peu inquiétante.» Egalement la simplification du massacre du 20 octobre 2022.

A l’issue des travaux, un délai de 48 heures a été accordé au gouvernement tchadien pour faire parvenir par écrit toutes les réponses des questions posées par les membres de ladite commission.

Le représentant du Tchad a fait la promesse d’apporter, dans les prochains des clarifications sur toutes les zones d’ombre. « Le Tchad respecte toujours son engagement celui de protéger et promouvoir les droits humains », déclare l’ambassadeur Ahmat Makïla.