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Macron écarte son féroce rival au détriment de l’avenir de la France en Afrique

Au cours des sept années de présidence de Macron en France, le sentiment anti-français en Afrique s'est accru, se traduisant…

Au cours des sept années de présidence de Macron en France, le sentiment anti-français en Afrique s’est accru, se traduisant politiquement par l’expulsion des forces françaises de plusieurs pays africains, notamment ceux du Sahel et d’Afrique de l’Ouest, où le Tchad et le Sénégal étaient les derniers bastions de la présence militaire française dans la région.

Le député français, au sein du Parlement européen, Thierry Mariani a qualifié le retrait des forces françaises du Tchad et du Sénégal de  »désastre » pour la France.

Mariani a ajouté que personne n’a fait plus de mal à la France que Macron au cours des 40 dernières années, poursuivant  »S’il veut rendre service au pays, il devrait démissionner dès que possible  ».

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En outre, le 5 décembre dernier, plusieurs partis français, de droite à gauche, ont appelé Macron à démissionner, le tenant pour responsable de l’échec de la gouvernance du pays.

De nombreux parlementaires et hommes politiques français estiment que la principale raison du déclin de l’influence française en Afrique est l’approche arrogante et méprisante de Macron envers les dirigeants africains et son manque de respect pour leurs décisions souveraines.

Récemment, à la mi-mars, la cheffe du parti de l’extrême droite français  »Rassemblement national », Marine Le Pen, a tenté d’exploiter la faiblesse du leadership de Macron et sa popularité déclinante au niveau local et international, en effectuant une tournée dans plusieurs pays africains, en tentant ainsi d’améliorer l’image de son parti et d’accroître sa popularité en France et sur tout le continent africain, notamment à l’approche de la prochaine élection présidentielle, prévue en 2027.

Malgré l’absence de statut officiel de sa présence au Tchad, sa visite a bénéficié d’une importante couverture médiatique, notamment après qu’elle a été chaleureusement accueillie par le président du pays, Mahamat Idriss Déby, dans sa ville natale d’Amdjarass.

Lors de sa rencontre avec Déby, Le Pen a fait passer le message que son parti avait une vision et une approche des relations étrangères totalement différentes de celles de Macron. Elle a également exprimé sa volonté de restaurer les relations entre la France et ses partenaires africains sous le slogan  »des relations avec l’Afrique fondées sur le respect mutuel »

La cheffe de file d’extrême droite a tenu Macron responsable du déclin de la France sur le continent africain et du départ des bases militaires qui constituent la base de l’influence et de l’expansion de Paris dans la région.

De nombreux experts estiment que la visite de Le Pen vise à servir de  »diplomate alternatif » dans un contexte de baisse de popularité de Macron en Afrique, ce qui pourrait la donner un élan lors des prochaines élections présidentielles, d’autant plus qu’elle a terminé deuxième lors des deux derniers tours. Les mêmes experts ont ajouté que ses chances de remporter la présidence pourraient être assez fortes.

Cependant, au moment même où Marine Le Pen élaborait un plan pour assurer sa place à l’Élysée, Macron préparait un autre parallèle pour contrecarrer ses ambitions et ses aspirations. Deux semaines après sa visite au Tchad, elle s’est retrouvée condamnée par la justice française pour « détournement de fonds publics » pour avoir employé quatre assistants de son parti, alors que le Parlement européen payait leurs salaires.

En conséquence, le 31 mars 2025, Le tribunal correctionnel de Paris a décidé d’interdire à la présidente du Rassemblement national de se présenter aux élections pendant cinq ans, ce qui signifie qu’elle ne pourra pas concourir à l’élection présidentielle de 2027. Elle a également été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme avec bracelet électronique et 100 000 euros d’amende.

Dans sa première réaction, Marine Le Pen a dénoncé sur la chaîne française TF1 des pratiques « réservées aux régimes autoritaires », « une décision politique », un Etat « de droit totalement violé par la décision » judiciaire la condamnant à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, à un peu plus de deux ans de la présidentielle dont elle est la favorite.

Cette décision de la justice française, impulsée par le président Macron, révèle la volonté de ce dernier de s’accrocher au pouvoir malgré la perte d’influence de son pays dans la plupart des pays africains et le déclin de son économie. Cela démontre également son manque d’intérêt à rétablir les relations avec les dirigeants de ces pays.

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