Tchad : vers une harmonisation des programmes de Terminale en français et en arabe

C’est l’une des recommandations formulées à l’issue du 17ème Conseil d’Administration de l’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) ce vendredi 26 décembre 2025.

La séance a été co-présidée par Tom Erdimi, ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Formation professionnelle, par ailleurs président du Conseil d’Administration de l’ONECS, et de son collègue de l’Éducation nationale, Dr Aboubacar Assidick Tchoroma.

Après débat les membres du conseil ont, unanimement, adopté le plan d’action pour l’exercice 2026. Aussi, des recommandations ont été formulées à l’issue des travaux. Elles concernent notamment, l’harmonisation des programmes de cours des classes de Terminales dans les deux langues nationales (français et arabe) ; l’harmonisation des procédures d’authentification des diplômes obtenus en ligne.

Le conseil a également recommandé aux ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur de prendre des textes réglementaires applicables sur l’interdiction stricte de l’usage de téléphone portable par les candidats dans les centres d’examen. Une mesure qui pourra permettre à l’ONECS de lutter efficacement contre les fraudes dans les salles d’examen.

 

Tchad : au nom du vivre ensemble, les français et les arabes y cohabitent avec plus de 120 langues locales

Au Tchad où le français cohabite avec l’arabe tchadien, la langue véhiculaire et majoritairement parlée par les quinze millions d’habitants.

Mais ces deux langues officielles doivent également cohabiter avec plus d’une centaine d’autres langues utilisées à travers le pays. Alors quand parle-t-on arabe, français, sara ou encore kabalaye ?

Dans un restaurant branché, perché sur le toit d’un immeuble de la capitale Ndjamena, pas besoin de tendre l’oreille pour distinguer plusieurs langues. Ici, jeunes travailleurs et étudiants passent du français à l’arabe en quelques secondes. « Ici, au niveau du restaurant, le plus souvent, on parle uniquement l’arabe. C’est une manière de se distraire parce que c’est une langue maternelle, et c’est très facile de l’utiliser. Ça ne demande pas beaucoup d’efforts. Mais dans le cadre du travail, c’est uniquement la langue française qu’on utilise », explique Abakar, un ingénieur de 28 ans.

A côté de lui, ses amis sirotent un thé. Et beaucoup disent utiliser aussi leur langue maternelle selon les sujets abordés. « Je parle kabalaye en famille quand notre sujet de discussion est un sujet sensible, sur les questions de parler des problèmes de la famille et que l’on est au milieu de plein de monde on parle le kabalaye pour ne que d’autres personnes ne comprennent », témoigne Leïla, la gérante du restaurant Ndjamena Fast Food.

L’arabe et le français, les deux langues officielles

Même constat pour Youssouf, un écrivain et doctorant. Lui utilise le kanembou pour mieux négocier ses prix au marché. « Je sais que la plupart des commerçants au marché sont des kanembou. Je pourrais ainsi oser une certaine familiarité. Et là, il va peut-être me recevoir avec beaucoup d’égards, et me faire des prix assez raisonnables », explique-t-il.

Au Tchad, le français et l’arabe sont les deux langues officielles. Et plus de 120 langues sont parlées à travers le pays.

 

Santé : 4 membres d’un hôpital français en mission humanitaire au Tchad

Confronté aux manques de moyens au sein de l’hôpital dans lequel il intervient durant ses séjours au Tchad, le docteur Daniel Ngardomte, chirurgien au centre hospitalier de Denain, a créé une association dans le but d’aider cet hôpital.

L’association se nomme Lolege, qui signifie «  notre bien  » en langue sara, parlée principalement dans le sud du Tchad. En 2017, une première action humanitaire avait été mise en place. Une seconde s’est déroulée il y a quelques semaines. Ils étaient quatre représentants denaisiens sur place et avaient dans leurs bagages 80 kg de matériel médical destiné précisément à l’hôpital Baptiste de Koumra.