Tchad : la France condamne les allégations sur son aide aux anciens combattants

L’ambassade de France au Tchad à travers un communiqué du 27 novembre, fustige les réactions des internautes Tchadiens qui minimisent l’aide apportée aux anciens combattants.

 

La Chancellerie condamne ce qu’elle considère comme tentatives malhonnêtes de réduire son engagement auprès des anciens combattants du Tchad en laissant entendre qu’elle se limite à une contribution dérisoire pour les seuls anciens combattants de Moundou. Dans son communiqué, l’ambassade de France dit honorer et rendre hommage à ses anciens combattants tout au long de l’année en leur apportant, ainsi qu’à leurs veuves et descendants, le soutien qui leur est dû en remerciement de leur engagement au service de la France: « pensions, prise en charge médicale, soutiens financiers, structures d’accueil. »

La chancellerie fait savoir que cette année, une aide complémentaire en vivres et matériels, représentant plusieurs millions de francs CFA, est fournie aux anciens combattants de Moundou, Mongo, Sarh, Doba, et de 10 autres villes du Tchad.

Pour rappel, le 23 novembre dernier, les diplomates français ont remis 300.000Fcfa d’aide aux anciens combattants des armées françaises du Tchad à Moundou. Les internautes tchadiens ont crié au manque de respect et à l’humiliation, estimant que la totalité de l’aide apportée n’équivaut pas au RSA en France.

 

Tchad : un an après la censure, les réseaux sociaux sont toujours interdits au pays

Depuis une année, le gouvernement tchadien a ordonné la censure de tous les médias sociaux pour des raisons sécuritaires. Toutefois, certains internautes parviennent à contourner la censure pour se connecter.

Depuis le 28 mars 2018, les médias sociaux tels que Facebook, Tweeter, Watthsapp etc. demeurent inaccessibles au Tchad.

Malgré de nombreuses actions des organisations de défense des droits humains, tant nationales qu’internationales, pour exiger la levée de cette censure, cela fait douze mois que les Tchadiens n’ont toujours pas accès aux réseaux sociaux.

Les internautes sont donc contraints de recourir à d’autres solutions en utilisant des adresses IP étrangères pour contourner la censure.

« Qu’importe les mesures qui sont prises, tant qu’on a un accès à internet on peut les déverrouiller à travers des applications telles que les VPN, donc aujourd’hui la plupart des utilisateurs ont compris. Ils arrivent à contourner la censure en utilisant des applications VPN.

Mais cela a un coût, parce que déjà le fait de transiter par d’autres serveurs à l’extérieur avant d’atteindre la destination finale fait que la connexion n’est pas fluide comme avant.

On met plus de temps à télécharger, donc plus de temps à consommer de la bande passante. Donc ça impacte par exemple le budget internet mensuel des personnes », explique Salim Azim Assani, entrepreneur des Technologies de l’information et de la communication.

D’autres internautes, en revanche, contournent la censure en se connectant sur les réseaux camerounais.

« C’est interdit mais lorsque je n’arrive pas à me connecter librement sur les réseaux sociaux dans mon pays et qu’à côté j’ai un accès libre, je n’ai pas le choix. Depuis qu’on n’a plus accès aux réseaux sociaux au Tchad, je me connecte beaucoup plus sur les réseaux MTN et ORANGE du Cameroun.

Il suffit d’aller aux quartiers Walia ou Sabangali, proches de la frontière Camerounaise, pour avoir la connexion garce à une Sim MTN ou Orange.

Non seulement la connexion internet du Cameroun est fluide, mais elle est dix fois moins chère que la connexion internet du Tchad donc je ne me casse pas la tête.

C’est un manque à gagner pour notre économie, mais tant pis », raconte l’étudiant Emmanuel Madjadoum qui dit n’avoir aucun autre choix.