Tchad : assassinant du jeune blogueur Marius l’Afroptimisite, la toile en colère

Au Tchad la toile s’indigne depuis l’annonce de l’assassinat, le 8 février 2024, du blogueur, Maruis Allaramadji Ismael (Maruis l’afroptimisite).…

Au Tchad la toile s’indigne depuis l’annonce de l’assassinat, le 8 février 2024, du blogueur, Maruis Allaramadji Ismael (Maruis l’afroptimisite).

 

Ses images accompagnées des légendes de lamentations, indignations et pleures font le tour des médias et réseaux sociaux depuis mardi, jour de la tragédie. Dans les quartiers et grands points de rassemblement c’est le sujet qui meuble les discussions. Maruis l’afroptimisite, n’est plus de ce monde, personne n’en revient!

Le jeune homme pétri de talent et plein de vie a été atteint par deux balles à la poitrine dans le 3ème arrondissement de la ville de N’Djaména. Son présumé assassin a été inculpé pour assassinat et détention illégale d’arme à feu le jeudi 8 février 2024, et conduit à la maison d’arrêt de Klessoum. Mais le peuple attend davantage d’explications sur le mobile du meurtre. Plusieurs observateurs croient qu’il y’aurait une main invisible derrière cet acte ‘’odieux’’. Un problème d’insécurité de plus qui soulève la problématique de circulation des armes.

Le gouvernement monte au créneau

Le premier ministre, Succès Masra exige que la lumière soit faite. « J’ai instruit le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits humains et le Ministre de la Sécurité Publique pour que lumière soit faite sur ce meurtre et que les auteurs soient recherchés et jugés conformément à la loi de la République. »

A la suite du chef du gouvernement, le ministre en charge des Infrastructures, Aziz Mahamat Saleh témoigne : « Marius l’afroptimiste, c’est sous ce pseudo que je t’ai découvert et cette photo de profil de ton compte WhatsApp te résume : souriant, confiant et chaleureux et pleins d’espoir. Lors d’un de nos échanges tu m’écrivais : grand, je veux intégrer l’école de journalisme nouvellement créée! Dieu en décidé autrement par un acte ineffable, lâche et condamnable. Notre destin ne nous appartient pas, Va en paix marius et condoléances à la famille. »

Le gouvernement à travers son porte-parole, condamne : « fermement de tels agissements qui mettent en péril la vie et le bien-être de nos concitoyens ». Et assure qu’il continuera à suivre de près l’évolution de cette affaire afin d’assurer que toutes les mesures nécessaires soient prises pour prévenir ce genre d’incidents tragiques à l’avenir.