Tchad : les manifestations des 28, 29 et 30 mai interdites (gouvernement)

Le ministre de la sécurité publique, Idriss Dokony Adiker, interdit les marches prévues les 28, 29 et 30 mai 2022. D’après lui, elles sont susceptibles de causer des troubles à l’ordre public.

A travers un communiqué de presse du 27 mai, le ministre de la sécurité publique, interdit les marches prévues ce week-end. Idriss Dokony Adiker pense que ces manifestations sont susceptibles de causer des troubles à l’ordre Public.

Ladite marche est organisée par Wakit Tamma, la plateforme de revendication citoyenne et certains partis politiques.

Le refus des manifestations par le ministère de la Sécurité publique fait suite aux incidents survenus à l’issue des marches précédentes. Les leaders de la société civile ont d’ailleurs été arrêtés et transférés en prison à cet effet.

Pour rappel, en marge des marches autorisées le 14 mai dernier, plusieurs dégâts ont été enregistrés. Notamment, le saccage d’une dizaine de stations d’essence de la compagnie française Total. Il s’agissait en effet, des manifestations contre la politique française au Tchad.

Suite à cela, 5 leaders de la société civile, parmi lesquels le coordonnateur de Wakit Tamma, Me Max Loalngar ont été arrêtés à N’Djaména et transférés à la prison de haute sécurité de Moussoro.

Plusieurs acteurs de la société de la civile et de défense des droits de l’Homme ont exigé la libération de ces derniers. L’UST a d’ailleurs ordonné un mot d’ordre de grève sèche et illimitée.

Malgré l’interdiction, la coalition d’action citoyenne Wakit Tamma entend maintenir sa marche.

Tchad : Wakit Tamma appelle à une troisième marche de contestation le 21 août

Tchad : A la suite des médecins, les pharmaciens refusent d’entrer en grève

Les pharmaciens du Tchad ont décidé, à la suite des médecins, de ne pas observer la grève sèche et illimitée, initiée par l’Union des syndicats du Tchad (UST).

Par un communiqué cosigné, les présidents de l’Ordre des pharmaciens du Tchad et le Syndicat des pharmaciens désapprouvent le mort d’ordre de grève de l’UST. Ils demandent à leurs membres de vaquer normalement à leurs occupations.

La résolution a été adoptée le 25 mai 2022,  suite à l’analyse de la situation de la crise sociale actuelle. Le syndicat des pharmaciens fait savoir qu’il n’est pas affilié à l’UST, et donc ne peut répondre au mot d’ordre de grève.  La note est conjointement signée par, Dr Souraya Zakaria, présidente du Syndicat et du Dr Masna Raksala, président de l’Ordre des pharmaciens.

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L’Ordre des Pharmaciens dit veiller au maintien des principes de moralité indispensable à l’exercice de la pharmacie et au respect par tous les membres des règles de la déontologie ainsi qu’à l’exécution par eux de leurs obligations professionnelles.

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Tchad : les médecins refusent d’observer la grève initiée par l’UST

L’ordre national des médecins du Tchad (ONMT), à travers un communiqué de presse, se désolidarise du mot d’ordre de grève lancé par l’Union des syndicats du Tchad (UST).

Le président de l’ordre national des médecins du Tchad fait savoir que sa corporation n’observe pas la grève initiée dans tout le pays.  Dr Mbaïnguinam Dionadji explique que, l’ONMT n’est pas affilié à l’Union des syndicats du Tchad. Or c’est l’UST qui a donné le mot d’ordre de grève.

Pour l’ordre des médecins, la grève des paramédicaux a un impact négatif sur les activités médicales. Ainsi, il appelle à la continuité des soins avec respect du service minimum dans toutes les structures sanitaires.  Le président de l’ordre national des médecins du Tchad appelle au dialogue entre le gouvernement et l’UST, pour un apaisement social nécessaire au bien-être collectif.

L’ordre appelle à la continuité des soins avec respect du service minimum dans toutes les structures sanitaires et au dialogue pour un apaisement.

Tchad : affrontements sanglants de Kouri Bougoudi, le gouvernement réagit

Des vidéos choquantes font le tour de la toile depuis le 22 mai 2022. On aperçoit de ces images, les corps sans vie de dizaines de personnes alignés les uns après les autres et un autre groupe brulant dans un feu vif.

Plusieurs médias et réseaux sociaux ont relayé ces contenus choquants. Il s’agirait selon ces sources, des vidéos des affrontements meurtrières entre les communautés Tamas et Arabes. Lesdits affrontements ont commencé dans la nuit du 22 mai dernier, sur le site d’orpaillage de Kouri Bougoudi, dans le Tibesti.

Selon plusieurs médias, les militaires sont à instigateurs de ce drame. Les mêmes sources parlent également d’au moins 200 morts et des centaines de blessés.

Le gouvernement par le biais du ministre de la Communication, Abderaman Koulamallah, rejette en bloc toutes les informations qui y circulent. Il s’agit selon lui, d’une désinformation.

Ainsi qu’une : « mission a été dépêché sur le terrain aux fins d’évaluer la situation et ramener le calme dans cette zone frontalière de la Libye. Afin de ne pas céder à la désinformation.» C’est du moins ce qu’a affirmé le ministre de la communication. Jusqu’ici aucun bilan officiel sur le drame n’a encore été donné.

Toutefois, le porte-parole du gouvernement indique, que c’est un conflit opposant des groupes d’orpailleurs entre eux et qui se serait soldé par des pertes en vies humaines et plusieurs blessés.

 « La mission dirigée par le ministre de la Défense fera le point sur la situation exacte. » Ce n’est qu’à l’issue de cette mission, que le gouvernement pourra donner la bonne information sur le déroulement de ces événements.

Quant à l’implication des militaires, le ministre de la Communication est ferme : « les forces de défense et de sécurité ne sont, en aucun cas, concernées par ces conflits qui n’opposent que des bandes d’orpailleurs entre elles. »

Le directeur de cabinet civil adjoint de la présidence de la république, dénonce une tentative de récupération. « Des groupuscules en débande depuis des lustres essayent de récupérer cette tragédie purement communautaire, en donnant des chiffres farfelus, et des informations erronées. », écrit Abdelnasser Garboa sur sa page Facebook.

Tchad : affrontements dans le massif du Tibesti

Protection des données : un accord entre le Tchad et le Maroc

L’accord a été signé le 12 mai 2022, en marge de l’Assemblée générale du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (NADPA-RAPDP).

Depuis le début de l’année, deux réunions internationales ont déjà rassemblé de nombreux experts publics et privés sur le respect de la vie privée à l’ère du numérique en Afrique. La question qui préoccupe de plus en plus a mis en lumière les faiblesses de nombreux pays.

La Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) du Maroc a accepté de partager son expertise avec ses consœurs du Tchad et du Niger. Elles ont signé un accord à cet effet, jeudi 12 mai, en marge de l’Assemblée générale du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (NADPA-RAPDP) close le 11 mai.

Abdel-Nassir Mahamat Nassour, le directeur général de l’Agence nationale de sécurité informatique et de certification électronique (ANSICE) du Tchad, a justifié le partenariat avec la CNDP au regard de l’urgence qu’a l’agence « à trouver des voies et des solutions pour à la fois protéger les données de nos concitoyens et apporter des réponses à leurs demandes » dans un monde qui se numérise rapidement. Un avis que partage Sanady Tchimaden Hadatan (photo), la présidente de la Haute autorité de protection des données personnelles (HAPDP) du Niger.

La transformation numérique qui s’accélère, en accentuant le recours quasi permanent des populations à Internet et aux systèmes d’information, a stimulé davantage la production de données personnelles en Afrique. De nombreux gouvernements et entreprises y accordent déjà un grand intérêt, pour diverses fins.

Mieux protéger les données personnelles devient une urgence au regard des enjeux autour de ces informations considérées actuellement comme des ressources précieuses à l’ère du numérique. Les Autorités du Tchad et du Niger sont conscientes qu’elles représentent les premières lignes de défense contre l’exploitation abusive des données des citoyens aussi bien au niveau national qu’international.

Tchad : le concours d’intégration à la Fonction publique annulé

Annoncé avec vigueur depuis fin mars 2022, le concours d’intégration à la Fonction public est annulé. La résolution a été prise le mardi 24 mai 2022.

Il n’y aura pas de concours d’intégration à la Fonction publique. On revient à la méthode ancienne. C’est-à-dire, le recrutement s’effectue sur études de dossiers, et en fonction l’ancienneté des dossiers déposés. L’accord a été trouvé à l’issue d’une réunion entre le premier ministre et le ministre de la Fonction publique. Quelques leaders d’organisations de jeunes et du collectif des diplômés en instance d’intégration ont également pris part aux travaux.

Tchad : la présidence ordonne le recrutement de 5000 jeunes à la fonction publique

Le ministre de la fonction publique a été instruit à l’effet de se mettre à l’œuvre pour sortir les premiers actes de recrutement au début du mois de juin prochain. D’ores et déjà, Brah Mahamat, déclare : « Il s’avère que le concours n’est pas la formule la mieux indiquée ». Il fait savoir qu’après avoir exemptés, les lauréats professionnels, il est honnête d’entendre le cri de détresse des autres diplômés. D’où la décision d’annuler le recrutement par voie de concours à la Fonction publique.

Tchad : les lauréats professionnels de l’Education s’opposent à l’intégration à la fonction publique par concours

Pour mémoire, en mars dernier, le cabinet civil de la présidence de la république a annoncé que désormais, les recrutements à la Fonction publique s’effectueront dans des conditions irréprochables de transparence et de justice. Cette décision a entrainé une vague de manifestations en guise de protestation.

Après de vives manifestations et requêtes, il a été décidé que les professionnels de l’éducation ne sont pas concernés par ledit concours. Car, les concours qu’ils ont passés pour être admis et formés à l’école professionnelle, sont suffisants pour leurs intégrations à la Fonction Publique.

Tchad : Les lauréats des écoles professionnelles publiques exemptés du concours d’entrée à la Fonction publique

Tchad : l’union des syndicats démarrent une grève sèche et illimitée

Réunie en assemblée générale extraordinaire ce mardi 24 mai, l’Union des Syndicats du Tchad décide d’observer une grève sèche et illimitée avec un service minimum dans les hôpitaux.

Suite à l’expiration du préavis de grève lancé par 1’Union des Syndicats du Tchad (UST) en date du 21 Mai 2022 demandant la libération immédiate et sans condition des leaders des manifestants placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Klessoum puis déportes a Moussoro, l’UST entre en grève sèche et illimitée.

Tchad : l’UST se retrouve en assemblée générale extraordinaire

La cessation de travail démarre le mercredi 25 mai 2022, sur l’ensemble du territoire avec un service minimum dans les hôpitaux. « Par contre, les centres de sante seront hermétiquement fermés». Cette grève vise à exiger, la libération des leaders de la société civile, arrêtés à l’issue des manifestations contre la politique française au Tchad du 14 mai 2022.

L’UST appelle toutes les travailleuses et travailleurs à observer strictement le mot d’ordre de grève pour exiger leur libération.

Tchad : probable retrait de l’UST du pacte social triennal

Tchad : les épreuves du baccalauréat 2022 démarrent le 20 juin

L’annonce a été faite ce mardi 24 mai 2022 par les départements ministériels en charge de l’éducation. Dès le 20 juin prochain, les candidats au baccalauréat démarrent l’examen.

A travers un arrêté conjoint, les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale ont rendu public, le calendrier des examens du Baccalauréat session 2022. Les dates ont été arrêtées, sur proposition du directeur général de l’Office national des examens et concours (ONECS).

Ainsi, dès le 20 au 25 juin 2022, les candidats composeront les épreuves écrites et pratiques. Elles concernent toutes les séries.

La correction se déroulera du 27 juin au 2 juillet 2022.

Les résultats de la première série des épreuves écrites seront prononcés le 20 juillet 2022.

Tchad : N’Djamena abrite les travaux des experts juristes de la CEN-SAD

Pour donner suite aux directives de la 21ème session ordinaire du Conseil exécutif de la CEN-SAD tenue du 29 au 30 mars 2022, les experts juristes ont débuté les travaux le 23 mai 2022.

Cet atelier qui se déroule à N’Djamena, dans la capitale du Tchad, a été précédé par la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante de l’institution panafricaine. Notamment la présidence, la vice-présidence et le poste de rapporteur de la Communauté des États Sahélo Sahariens. Qui reviennent respectivement au Tchad, à la Lybie et au Mali.

Dans un premier temps, les experts juristes de la CEN-SAD, présents à N’Djamena, doivent donner suite aux directives de la 21ème Session ordinaires du Conseil exécutif de la CEN-SAD. Ils examineront ensuite, 06 avant projets de textes relatifs à la question de la paix, la sécurité et la lutte contre le terrorisme. A l’issue des travaux, la CEN-SAD de contenir tous les maux auxquels elle est confrontée.

D’après Brigi Rafini, secrétaire exécutif de la communauté : « Le présent atelier constitue un creuset d’échanges entre spécialistes qui doit permettre un examen approfondi de tous les aspects devant concourir à disposer de projet de textes consensuels mais surtout adéquats, en vue d’assurer la viabilité et l’efficience des structures et organes concernés.»

Le représentant du président de la CEN-SAD, admet que l’institution est existentielle depuis sa réforme actée au sommet extraordinaire de Ndjamena, en 2013. Toutefois, Mogombaye Apollinaire assure que, CEN-SAD est en pleine renaissance et s’attèle, grâce aux efforts de tous, à sa redynamisation et à sa consolidation. Ainsi, il fait savoir que, la finalisation indispensable des textes juridiques viendra couronner tous les efforts consentis pour mettre définitivement la CEN-SAD sur les meilleures voies.

Tchad : plus de 280 cas de fistules obstétricales opérés à Abéché en 2021

Au cours de l’année 2021, le centre de prise en charge de la fistule obstétricale d’Abéché a opéré plus de 280 cas de fistules. L’information est donnée par le ministère de la Santé.

La première pierre de la réhabilitation du centre de prise en charge de la fistule obstétricale d’Abéché s’est tenue le 23 mai 2022. La pose a été faite par le secrétaire général de la province du Ouaddaï. En présence du secrétaire général adjoint du ministère de la Santé Publique Dr Mahamat Hamit Ahmat venu pour la circonstance.

A l’issue de cette cérémonie, les spécialistes de santé ont confié que, l’année dernière plus de 280 patientes ont été opérées de la fistule obstétricale. Ce qui, selon eux, qui constitue plus de 80% de cas de fistule de tout le Tchad.

La réhabilitation du centre de prise en charge de la fistule d’Abéché, construit en 2008 avec la construction d’un bloc opératoire autonome desservira toutes les provinces de l’Est, du centre et du nord du Tchad. Ce qui contribuera à désengorger celui du N’Djamena et améliorer la qualité de soins des femmes et filles victimes de la fistule obstétricale.

La fistule obstétricale est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d’un accouchement. Il s’agit d’une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum, due à un travail prolongé et qui se produit en l’absence de soins obstétricaux rapides et de qualité.