Tchad : lutte contre le paludisme, une campagne de démoustication lancé à N’Djamena

Le ministère de la santé publique et de la solidarité nationale à travers le Programme national de lutte contre le paludisme va en guerre contre les anophèles vecteurs de transmission du paludisme.

 

Une campagne de démoustication des ménages pour tuer les moustiques a été lancée à N’Djamena et concernent tous les arrondissements de la cité capitale. 1450 agents pulvériseurs, 24 superviseurs ont été mobilisés à cet effet. Le secrétaire général du ministère de la santé publique et de la solidarité nationale Dr Ismaël Barh Bachar a relevé que la situation palustre se pose avec plus d’acuité dans la délégation sanitaire Provinciale de la santé et de la solidarité nationale de Ndjamena et dans certaines provinces du pays, et demeure la première cause de consultations et d’hospitalisations avec un pic pendant la saison de pluie.

C’est dans cette optique qu’il a été jugé nécessaire que la délégation provinciale sanitaire de Ndjamena soit dotée d’un plan de contingence du paludisme pendant la haute endémicité dont L’objectif est d’assurer à la population l’accès aux services de base de qualité pour accélérer la réduction de la mortalité et de la morbidité liées au paludisme, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du développement.

Il est important de préciser que le paludisme constitue la première cause de morbidité et de mortalité informe le ministère de la santé publique et de la solidarité nationale. Selon ENIPT 2017, 80% de la population est à haut risque du paludisme avec une prévalence de 40,9% dans la population générale.

Tchad : l’examen de fin de certification de l’école normale est en cours

Ce lundi 06 septembre 2021, a débuté l’examen de certificat élémentaire de fin d’études normales. Les élèves et futures démarrent les épreuves de pédagogie générale et langue

 

À l’école normale d’instituteurs de Bol, chef-lieu de la province du lac, 175 candidats dont 20 candidats arabophones affrontent les épreuves. Le coup d’envoi a été donné par le secrétaire général de la province, Yaya Ousmane Adoum. Il était accompagné par les autorités administratives et certains leaders de l’éducation de la circonscription. Il a ensuite fait le tour des salles de composition pour donner des orientations et conseils aux candidats.

Au Batha, 179 candidats dont 34 arabophones ont répondu présent. Le coup d’envoi de ce côté a également été donné par le secrétaire général de la province du Batha, Abdelaziz Maï Mahamat. Les deux secrétaires de provinces ont exhorté les futurs enseignants à se concentrer sur les épreuves. Car le certificat élémentaire de fin d’études normales est un diplôme qui ouvre la porte à la fonction publique.

Les épreuves retenus pour cet examen sont ‘’ la pédagogie générale, langues, sciences appliquées, calcul, psychologie, didactique des disciplines, législation et morale professionnelle’’.

Tchad : dix têtes de bœufs offerts aux détenus de la prison de Klessoum

C’est un don du ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale qui s’inscrit dans la logique d’appui qu’apporte le gouvernement aux personnes en conflit avec la loi.

 

Le 04 septembre 2021, une délégation du ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale a fait un don de 10 bœufs aux détenus de la maison d’arrêt de Klessoum. La Secrétaire Générale Adjointe du ministère a fait savoir que : « cette assistance du gouvernement s’inscrit dans la logique de l’appui apporté aux personnes en conflit avec la loi. ».

Le Directeur de l’administration et de réinsertion sociale pénitentiaire Madnangar Mbaissabé a, salué cet esprit d’humanisme qui anime le ministère de la santé pour répondre aux besoins les plus vitaux des prisonniers de la maison d’arrêt de Klessoum. Il relève que le soutien de ce département ministériel prouve à suffisance combien l’état tchadien se préoccupe des conditions de détention pendant cette période de transition.

la délégation du ministère a profité de l’instant pour visiter l’équipe médicale mobile déployée à la maison d’arrêt pour consulter les malades, procéder au dépistage du VIH- sida, de la tuberculose, la charge virale du VIH et la vaccination contre la covid19. L’engouement des détenus pour le dépistage et la vaccination contre la covid19 a été apprécié par les responsables.

Plusieurs institutions internationales condamnent le coup d’Etat en Guinée

Le président de Guinée Conakry, Alpha Condé a été renversé le dimanche 05 septembre 2021, par des officiers des forces spéciales guinéennes. Les putschistes ont capturé le président et dissout les institutions

 

Des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé dimanche avoir capturé le président Alpha Condé, pris le contrôle de Conakry et « dissous » les institutions, lors d’un coup d’Etat qui pourrait sonner la retraite d’un vétéran de la politique africaine, mais condamné par la communauté internationale. Aucun mort n’a été rapporté dimanche, malgré les crépitements intenses d’armes automatiques entendus dans la matinée dans la capitale de ce pays coutumier des confrontations politiques brutales. L’apparent épilogue de plus de dix années de régime Condé a donné lieu à des scènes de liesse dans différents quartiers de la capitale. « Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous () de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions », dont le gouvernement, a déclaré, dans une vidéo, le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, au nom d’un « Comité national du rassemblement et du développement » (CNRD), au côté de putschistes en uniforme et en armes. Il a également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes de ce pays d’Afrique de l’Ouest plongé depuis des mois dans une grave crise économique et politique. Dénonçant la « gabegie », le lieutenant-colonel Doumbouya, enveloppé dans un drapeau guinéen, a promis d' »engager une concertation nationale pour ouvrir une transition inclusive et apaisée », dans une déclaration à la télévision nationale qui a brièvement interrompu ses programmes. Les putschistes ont également diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s’il a été maltraité et Alpha Condé, 83 ans, en jeans et chemise froissée dans un canapé, refuse de leur répondre. Dans la soirée, ils ont annoncé au journal télévisé un couvre-feu « à partir de 20H00 sur toute l’étendue du territoire national », le remplacement des membres du gouvernement par les secrétaires généraux de chaque ministère pour expédier les affaires courantes et celui des préfets, sous-préfets, et gouverneurs de région par des militaires. En outre, ils « appellent les fonctionnaires à reprendre le travail dès ce lundi » et convoquent les ministres sortants et les présidents des institutions à une réunion lundi à 11H00 (locales et GMT), sous peine d’être considérés comme en « rébellion contre le CNRD ». – « Libération immédiate » – « On tient tout Conakry et on est avec toutes les forces de défense et de sécurité pour enfin mettre fin au mal guinéen », a déclaré à la télévision France 24 le lieutenant-colonel Doumbouya, personnalité très peu connue jusqu’alors. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a « fermement » condamné « toute prise de pouvoir » en Guinée « par la force du fusil », appelant « à la libération immédiate du président Alpha Condé ». Le président en exercice de l’Union africaine (UA) Félix Tshisekedi et le président de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat « condamnent toute prise de pouvoir par la force et demandent la libération immédiate du président Alpha Condé » et appellent à une réunion d’urgence de l’organisation. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Ghanéen Nana Akufo-Addo, de son côté, « exige le respect de l’intégrité physique » du chef de l’Etat guinéen, sa libération immédiate et « le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions ». La France a dit se joindre à la condamnation de la Cédéao et à l’appel à « la libération immédiate et sans condition du président Condé », à l’instar du chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell qui « invite tous les acteurs à agir dans le respect de l’Etat de droit, de l’intérêt de la paix et pour le bien-être de la population guinéenne ». A Conkary, de nombreux habitants de Conakry, notamment dans les banlieues réputées favorables à l’opposition, sont descendus dans la rue pour acclamer les militaires des forces spéciales. « Nous sommes fiers des forces spéciales, honte à la police, honte à la milice de l’ancien président Alpha Condé, mort aux tortionnaires et aux assassins de notre jeunesse », s’exclamait un manifestant. « Je ne pouvais pas imaginer qu’Alpha Condé allait quitter le pouvoir de mon vivant, tellement il m’a fait du tort », a confié Madiaou Sow, un chauffeur, lui imputant la mort dans des manifestations de sa soeur, son neveu et de son cousin. Il faisait référence à la répression sanglante des manifestations de l’opposition et de la mobilisation contre l’adoption par referendum en 2020 d’une nouvelle Constitution, dont M. Condé a tiré argument pour briguer et obtenir un troisième mandat. – « Beaucoup de morts pour rien » – « Nous allons réécrire une Constitution ensemble, cette fois-ci, toute la Guinée », a assuré le chef des putschistes, déplorant qu’il y ait eu « beaucoup de morts pour rien, beaucoup de blessés, beaucoup de larmes ».

Tchad : la présidence de la république déroule le tapis rouge aux ex rebelles de l’UFR

Le président du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby a reçu les anciens rebelles de l’Union des forces de résistance, ce jeudi 02 juillet 2021 au palais présidentiel

 

Les cadres civils et militaires du mouvement rebelle UFR sont rentrés au Tchad depuis le 24 août 2021, suite à l’appel des nouveaux hommes forts du pays. Ces anciens opposants armés ont été reçus en audience à la présidence de la république par, Mahamat Idriss Deby.

Après la rencontre le président du CMT écrit sur ses pages et médias sociaux : « Fidèle à notre volonté manifeste d’ouverture, de concorde, de réconciliation et à notre appel au dialogue incluant toutes les composantes de notre nation, nous venons d’accorder une audience, à un groupe de nos compatriotes politico-militaires conduit par M. Mahamat Hanno Abdelkerim, pour un moment d’échange fraternel, sincère et direct ». La délégation des anciens rebelles étaient conduite par Mahamat Hanno Abdelkerim.

Deby fils a également noté que le Tchad a trop souffert de : «  guerres fratricides et de déchirures sociales qui ont endeuillé les familles tchadiennes et retardé le développement socioéconomique de notre cher et beau pays ».

« Nous les avons aussi invités à contribuer au retour de nos frères politico-militaires encore réticents, pour tourner ensemble et définitivement la page de la guerre et de la déchirure et ouvrir une nouvelle page de réconciliation nationale pour construire ensemble une paix des braves » supplie Mahamat Idriss Deby. Il faut définitivement ranger les armes pour que le Tchad retrouve la paix, insiste Deby fils.

 

Tchad : une coalition plus solide se construit pour barrer la route au CMT

Les organisations de la société civile et les partis politiques qui s’opposent farouchement au mode de gouvernance du Conseil militaire de transition ont décidé de faire front commun. Ils ont signé une déclaration

 

Mardi dernier, la Coordination des actions citoyennes, Wakit Tamma, regroupant les mouvements et partis politiques, des syndicats, des associations, des artistes et le groupe de réflexion et d’action pour l’appel du 1er juin 2021, composé d’anciens ministres et universitaires ont créé une organisation dénommée : ‘’ déclaration des organisations tchadiennes pour une transition inclusive de toutes les forces vives des nations’’. Ce nouveau regroupement accuse le Conseil militaire de transition et son gouvernement de refuser d’organiser un dialogue national inclusif à l’image de Conférence nationale souveraine de 1993.

D’après la déclaration : « il y a des inquiétudes persistantes sur le dialogue inclusif sincère et la voie apaisée pour sortir définitivement les Tchadiens de la crise multidimensionnelle qu’ils vivent ». Cette nouvelle organisation qui se veut plus forte estime qu’il : «  y a une volonté manifeste du Conseil militaire de proroger le délai de la transition (18 mois) sous le prétexte fallacieux du défaut des financements et son forcing à mettre seul les organes de transition sans au préalable la tenue d’une conférence nationale véritablement inclusive. ». Ces opposants regrettent également que : « Les recommandations de l’UA ne sont pas mises en œuvre et elle ne dit rien. Elle a peiné à trouver un représentant spécial pour le Tchad, et ce dernier nous a exigés de passer par le ministère des Affaires étrangères pour prendre rendez-vous avec lui. Nous nous demandons donc sur son rôle et son utilité pour la facilitation du dialogue entre les Tchadiens »

Les signataires de la déclaration estiment que la seule préoccupation des Tchadiens, à l’issue de la transition actuelle, est de choisir librement et de façon incontestable les dirigeants de leur pays à travers des élections libres et transparentes qui puissent garantir la paix, la stabilité et la prospérité. « La seule et unique voie pour sortir pacifiquement et de façon durable le Tchad de la crise multidimensionnelle qu’il traverse, est d’offrir un cadre idéal de dialogue, d’inclusion, de compromis et de consensus qui garantissent la participation équilibrée et représentative de toutes les forces vives de la société tchadienne sans exclusion », ont déclaré les signataires de la déclaration.

Tchad : la Confédération indépendante des syndicats donne un préavis de grève d’un mois

Elle s’est réunie le 1er septembre 2021 pour analyser la situation sociale du pays. La Confédération indépendante des syndicats (CIST), regrette que les nouveaux dirigeants n’aient fait aucun effort face à la situation que traverse le pays

 

A l’issue de la rencontre du 1er septembre, sur l’analyse de la situation sociale, la CIST accuse le Conseil militaire de transition et son gouvernement de n’avoir fait : « aucun effort pour décrisper la situation sociale n’est perceptible et la cherté de vie devient insupportable ». La confédération des syndicats note également que le président du Conseil militaire de transition, n’a pas respecté les termes du Protocole d’accord du 09 janvier 2021.

Le bureau exécutif du CIST estime que attendre la bonne volonté des autorités en place, c’est peine perdue. Ainsi, la Confédération indépendante des syndicats donne un (01) mois ferme, en guise de préavis de grève, au CMT et à son gouvernement pour trouver une solution à ces revendications. En cas de non satisfaction et passé ce délai, la Confédération indépendante des syndicats du Tchad se verra dans l’obligation d’appeler ses militantes et militants à des actions de masse et tient pour seul responsable le CMT et son gouvernement de tout ce qui pourra advenir

La CSIT exige entre autre :

  • Le paiement sans délai et en intégralité des frais de transport à tous les travailleuses et travailleurs y compris celles et ceux qui devraient d’abord en bénéficier avant d’aller en retraite ;
  • La prise en compte sans condition des effets financiers des avancements et reclassements et leurs rappels à compter de janvier 2020 conformément à l’accord du 09 janvier 2020 ;
  • Le rappel des salaires des agents suspendus et réhabilités ainsi que les nouveaux intègres ;
  • Le paiement régulier des pensions des retraités ainsi que les allocations des agents admis à la retraite et le traitement rapide de leurs dossiers de pension.

Tchad : deux prisonniers admis d’office au baccalauréat 2021

Les résultats de la première session d’épreuves écrite du baccalauréat sont disponibles depuis le 29 août 2021. Sur 97.022 candidats, 22 725 ont été déclarés admis d’office dont deux détenus de la maison d’arrêt de Klessoum

 

Le ministre tchadien en charge de la justice, Mahamat Ahmad Alhabo se réjouit que deux détenus du centre d’examen du Centre pénitentiaire de Klessoum aient obtenu d’office le baccalauréat cette année. Sur 47 détenus ayant composé, 02 sont admis d’office et 5 autres sont déclarés admissibles. Le patron du département de la justice invite son collègue du ministère de l’Education national à : « faire un petit effort pour promouvoir l’éducation des prisonniers ! »

Les 5 détenus admissibles composeront la deuxième série d’épreuves écrites dès le 04 septembre. A l’issue de la proclamation des résultats du premier tour, le  président du jury, Dr Andjaffa Djaldi Simon a invité candidats résidant hors des centres retenus à prendre toutes les dispositions nécessaires pour se présenter. Tout en mettant en garde les retardataires : « quel que soit le motif, retardataires ne seront pas admis en salle d’examen ».

Tchad : le syndicat des enseignants interdit toute réunion de Wakit Tama dans son siège

Le syndicat national des enseignants du Tchad (SET) se retire, dès ce mercredi 1er septembre de la plateforme de revendication Wakit Tamma et interdit toutes les réunions du mouvement dans son siège

 

Par un communiqué de presse rendu public ce jour, le secrétaire général bilingue du SET, Youssouf Mahamoud Djala, fait savoir que le bureau exécutif national du syndicat s’est réuni en séance ordinaire et trois résolutions ont été adoptées vis-à-vis de la Coordination des actions citoyennes, Wakit Tamma.

Les trois décisions syndicat national des enseignants du Tchad : Il,

  • Informe l’opinian natianale et internationale que le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) n’est pas membre de la Coordination de Wakit-Tama:
  • Interdit toute réunion de Wakit-Tama dans son siège national
  • Les Camarades qui prennent part aux activités de Wakit-Tama sont à titre individuel et ne représentent pas le SET.

Par conséquent, le Bureau Exécutif National demande à tous ses militants de rester vigilants et soudés. Les raisons qui ont motivé ce retrait ne sont pas encore connues.

Il est à noter que la majorité des réunions de la plateforme Wakit Tamma a été organisé au siège national du Syndicat des enseignants du Tchad.

Tchad : en raison de la deuxième série du baccalauréat, les marches du 4 septembre reportées

Les marches pacifiques prévues les 04 et 05 septembre par la plateforme Wakit Tamma et d’autres organisation de revendication ont été interdites par le ministre en charge de la sécurité publique

 

Dans un communiqué de presse rendu public, ce mercredi 1er septembre 2021, le ministre de Sécurité Publique et de l’immigration, Souleyman Abakar Adam interdit les marches pacifiques prévues le weekend prochain. Il invite les organisations de la société civile et les partis politiques qui ont déposé des demandes d’autorisation de marche de manifestation à attendre une date ultérieure.

«  Les Forces de l’Ordre seront mobilisées pour l’organisation de la 2ème Session du Baccalauréat », annonce le ministre en charge de la sécurité.

Par conséquent les entités concernées sont priées de bien vouloir s’approcher du Secrétariat Général du Ministère de la Sécurité Publique et de l’Immigration, pour de nouvelles programmations.

L’acte 3, de la marche du peuple de la plateforme Wakit Tamma annoncé pour le 04 septembre 2021est ainsi interdite jusqu’à nouvel ordre.