Tchad : le SENAT interpelle le ministre de la Sécurité sur la persistance des violences et de l’insécurité

Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache était face aux sénateurs le 1er juin 202 dans le cadre de la question relative à la persistance des violences et l’insécurité.

Les questions étaient relatives à la multiplication des violences communautaires dans les provinces, les agressions en plein jour, le bilan des conflits communautaires et les mesures pour restaurer la sécurité dans les zones affectées et le mesure d’accompagnement des populations sinistrés. L’auteur de question le sénateur le sénateur Mbaïgolmen Sébastien fait suite à une succession de plaintes et d’indignation dans l’ensemble du pays.  Les zones rurales principalement sont régulièrement le théâtre des actes attribué à des groupes armés.

Les questions des sénateurs étaient axées sur les causes et la persistance des phénomènes de violence ainsi que sur les mesures envisagées pour restaurer durablement la sécurité. À l’issue des interventions, le ministre a répondu aux différentes questions posées, détaillant les orientations et les actions à mener pour faire face à la situation évoquée par les parlementaires.

Dans son élément de réponse, le ministre de la Sécurité a révélé que les conflits intercommunautaires ont entrainé la mort de 318 personnes et fait 3015 blessés entre 2024-2025. D’importants dégâts matériels sont également cités. Le membre du gouvernement annonce des mesures visant à renforcer la sécurité des biens et des personnes. Le général Ali Ahmat Aghabache prévoit l’intensification des patrouilles dans les zones à risque, l’acquisition des motos destinées à améliorer la mobilité des forces de sécurité, et le recrutement de 1 000 policiers et de 1 000 gendarmes pour renforcer le dispositif sécuritaire national.

Tchad : le ministre de la Sécurité s’explique sur les dérives de la Commission de contrôle routier

Le 22 avril 2026, le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration Ali Ahmat Akhabache a été interpellé par les sénateurs sur les vives critiques qui entourent les méthodes de contrôle routier de commission dite« OK»

L’auteure de la question, la sénatrice Keimbadjé Betoudji Denise a présenté les préoccupations issues des dénonciations des usagers de la route. Elle s’est indignée des pratiques de corruption de la commission des véhicules dite « 𝐎𝐊 ». La sénatrice regrette que des agents exigent des paiements non traçables au faciès et en fonction du type de véhicule. Les victimes font des payements de  50 000 F CFA pour une quittance de 10 000 F CFA, tandis que d’autres auraient payé jusqu’à 100 000 F CFA et 175 000 F CFA pour une quittance de 25 000 F CFA.

Courroucés, les sénateurs ont cherché à connaitre la destination de ces montants exigés aux usagers qui ont tous les documents officiels au complet.

En guise de réponse, le ministre de la Sécurité Ali Ahmat Akhabache a indiqué que le contrôle mené par les forces de l’ordre vise essentiellement à accéder en temps réel à une base de données nationale regroupant des informations essentielles. Les agents ont pour instruction de vérifier la légalité de la plaque d’immatriculation, l’identité du propriétaire ou encore l’existence d’un signalement sécuritaire. Une opération qui consiste de manière concrète à réduire la circulation de plaques d’immatriculation falsifiées, assainir le parc automobile de l’État et démanteler les réseaux impliqués dans la falsification de cartes grises.

La ministre de la Sécurité a révélé que la mise en œuvre du système de contrôle des véhicules a permis de générer près de 1,96 milliard de francs CFA au trésor. Ces montants comprennent diverses pénalités, des frais de fiches techniques, des taxes routières ainsi que des assurances.

Tchad : deux ministres réitèrent l’interdiction des pratiques dangereuses lors des cérémonies

Un communiqué conjoint des ministres de la Sécurité et de la Justice du 8 janvier 2026, appelle au renforcement des mesures de sécurité dans les villes et villages afin de stopper l’usage des armes et des cortèges pendant les cérémonies festives.

Malgré les dispositions réglementaires contre les pratiques dangereuses à l’origine des incidents tragiques pendant certaines célébrations, la pratique demeure. C’est dans cette logique que le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration et son collègue de la Justice et des Droits Humains font un rappel à l’ordre et une mise en garde, dans le cadre de la sécurisation des villes et villages.

Les deux membres du gouvernement instruisent, instamment d’éviter les pratiques jugées à l’origine des accidents ou incidents malheureux. Il s’agit entre autres de, cortèges de mariage ;

  1. Les transports en amazone ; les tirs d’armes à feu lors des cérémonies (mariage, joie, …) ; et l’utilisation des feux d’artifice ou des jeux dangereux par les enfants.

« Dorénavant, tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par les textes en vigueur », préviennent-ils.

Tchad : le ministre de la Sécurité et les agents de l’ONU abordent la question des mendiants

Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, Ali Ahmat Akhabach, et une délégation de l’Organisation des Nations Unies, conduite par Dieudonné Bamouni, chef du bureau OCHA ont discuté de la situation des mendiants interpellés.

 

Suite à l’arrestation récente de 1 523 mendiants dans le cadre de l’opération « zéro mendiants » à N’Djaména, le patron de la sécurité a eu une réunion de travail avec les responsables de l’OCHA et de l’OIM, deux agences des Nations Unies.  Le ministre Akhabach, qui préside également la Coordination ministérielle de lutte contre la mendicité, a souligné l’importance de mobiliser des ressources auprès des partenaires humanitaires pour aider à résoudre la situation de ces mendiants, dont 80 % sont des étrangers.

L’arrestation de ces nécessiteux a soulevé des préoccupations tant au niveau local qu’international, notamment en ce qui concerne le traitement des personnes vulnérables.

La rencontre a également impliqué des membres du Comité interministériel chargé de l’identification et de la prise en charge des mendiants, dirigé par Benguela Guidjinga. Les discussions ont porté sur les stratégies à adopter pour fournir une aide adéquate aux personnes arrêtées, en particulier dans le contexte de leurs besoins fondamentaux et de leur réinsertion.

Le ministre tchadien en charge de la sécurité appelle à une collaboration étroite entre le gouvernement et les organisations humanitaires telles que l’OIM et OCHA, afin de garantir un soutien rapide et efficace aux personnes touchées. Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place des programmes de sensibilisation pour lutter contre la mendicité de manière durable, en tenant compte des réalités socio-économiques du pays.

 

Tchad : le ministre de la Sécurité publique interdit la manifestation prévue le 24 février

Le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, Mahamat Charfadine Margui, par arrêté du 22 février 2024, interdit la manifestation du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP).

La manifestation du GCAP contre l’augmentation des produits pétroliers vient d’être interdite. D’après le ministre en charge de la Sécurité publique, il s’agit des : « appels insurrectionnels.» Le motif d’interdiction évoquée par Mahamat Charfadine Margui, sont entre autres : le non-respect des dispositions portant manifestations sur la voie publique et le risque de trouble à l’ordre public.

Le ministre de la sécurité met les organisateurs en garde : « en cas de non-respect des termes du présent arrêté, les organisateurs seront tenus pour responsables devant les Juridictions de la République des éventuelles casses, d’effractions, de toute autre infraction ou de débordements. »

Pour rappel, les partis politiques membres du GCAP ont invité les populations à sortir massivement manifester le samedi 24 février 2024, si l’arrêté portant augmentation du prix des produits pétroliers n’est pas retiré.

Tchad : mise au point de la présidence sur le départ du ministre de la Sécurité

La présidence de la république a produit un communiqué ce 1er mars pour inviter  la population à éviter la manipulation qui circule depuis le remplacement du ministre de la Sécurité.

A travers un communiqué de presse de ce 1er mars, la présidence de la république du Tchad dément les : « supputations, les unes plus saugrenues que les autres » qui entourent le départ du général Idriss Dokony Adiker. Il invite la population à la vigilance afin d’éviter les manipulations de ceux qui véhiculent des fausses informations. Il précise que, c’est le président de transition qui a décidé de remplacer le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Idriss Dokoni Adiker par Mahamat Charfadine Margui, alors conseiller à la sécurité nationale.

« Cette démarche, au demeurant, normale et courante dans l’administration, a malheureusement donné lieu à des supputations, les unes plus saugrenues que les autres. Le Ministre sortant, appelé, il ya une année, pour une mission bien déterminée, a remplie celle-ci avec dévouement, ce qui lui a valu même des félicitations; il est et demeure, entant que haut cadre de l’armée, à la disposition de la République ; toute autre interprétation de ce qui est advenu, n’est que baliverne, savamment distillé par les adeptes du sensationnel. »

La Présidence de la République demande à la population de s’évertuer à s’informer via les sources officielles pour éviter d’être manipulée.

Tchad : le ministre de la Sécurité publique remplacé

 

Tchad : le ministre de la Sécurité publique remplacé

A travers un décret du dimanche 26 février 2023, ministre de la Sécurité publique, Idriss Dokony Adiker est remplacé par Mahamat Charfadine Marguié.

La décision a été lue sur les ondes de la télévision à capitaux publics par le secrétaire général du gouvernement. Le nouveau ministre en charge de la Sécurité publique, le général Mahamat Charfadine Margui est âgé de 47 ans. Il a été haut cadre onusien, magistrat, procédurier, point focal de la CPI, médaillé des nations unies, spécialiste de la sécurité et de l’anti-terrorisme. Il a été directeur adjoint de la police judiciaire.

Mahamat Charfadine Marguié a 04 médailles des nations unies pour le maintien de la paix (2005-2006).  Il a bénéficié de la distinction du mérite militaire avec palme d’or pour les actes héroïques rendus à la nation (février 2008). Et un certificat d’excellence pour les services rendus dans la mission des Nations unies.

Tchad : Wakit Tamma maintient sa marche malgré l’interdiction ministérielle

La Coordination des actions citoyennes Wakit Tamma a décidé de maintenir son ordre de marche de ce mercredi 21 septembre 2022, malgré l’arrêté du ministre de la Sécurité publique.

Par un arrêté signé le 20 septembre 2022, le ministre de la Sécurité Publique, Idriss Dokony Adiker interdit la marche pacifique de « quelques organisations de la société civile » prévue pour ce mercredi 21 et le samedi 24 septembre 2022 au motif qu’il n’a reçu de demande de marche ou de manifestation publique . L’arrêté de préciser qu’en cas de non-respect de ces termes, « les organisateurs seront tenus pour responsables devant les juridictions de la République de tout ce qui adviendra. »

Pour la plateforme, la décision ministérielle est une comédie : «Que cette comédie du ministère de la Sécurité publique ne vous décourage pas, chers tchadiens. Il est vraiment temps pour nous de prouver aux yeux du monde entier que le pouvoir est au peuple.» Peut-on lire sur la page Facebook de Wakit Tamma « Il n’y a rien à attendre de ce système. Tous les tchadiens sont appelés à sortir massivement demain dès 7 heures à la Place de la nation pour lutter contre le régime qui n’a de respect pour personne.»

Ainsi la coordination des actions citoyennes invite le peuple à : «braver la peur pour faire valoir ses droits et libertés fondamentaux qui leurs sont garantis par les textes de la République. N’admettons pas qu’ils soient bafoués par ce groupe de militaires au pouvoir. N’acceptons pas d’être esclaves dans notre propre pays en obligeant le pouvoir à respecter et écouter le peuple. En effet, il ne peut jamais y avoir du pouvoir sans l’existence du peuple. »

 

Tchad : grosse polémique sur la mort du colonel Nousradine Khamis

Alors que le ministre de la Sécurité déclare que le colonel Nousradine Khamis, s’est donné la mort, la famille riposte en apportant un démenti. Les deux parties se sont respectivement exprimées le 10 janvier 2021.

Le ministre e la Sécurité a fait une communication relative à la mort du colonel Nousradine Khamis, décédé en décembre 2020. Pour Souleyman Abakar Adam, le défunt est l’auteur de sa propre mort, il s’est tiré dessus. « Il est mort des suites de ses blessures après avoir été transporté à l’hôpital moderne pour des soins intensifs ».  Le défunt a monté le scénario où il s’est blessé par arme à feu à l’épaule droite pour faire comprendre aux gens qu’on lui a tiré dessus et gagner la maison objet du litige. Le membre du gouvernement ajoute que, « cette action est faite tout juste pour faire croire à l’opinion que des inconnus lui ont tiré dessus pour gagner la maison objet du litige. »

Bien que le ministre confirme que le compagnon du colonel a reconnu les faits, la famille du défunt apporte un démenti et n’entend pas abandonner l’affaire. « Nous apportons un démenti formel aux allégations du ministre et condamnons avec la dernière énergie la mise en scène voilée du gouvernement», clament les proches de Nousradine Khamis.

Il est important de préciser que 50.000.000fcfa étaient mis en jeu pour toute personne rapportant des informations concrètes liées à cet assassinat. Interpellé sur la situation, le ministre de la Sécurité se défend : « « Nous n’avons pas fait ça parce que c’est tel ou tel tchadien. C’est pour la protection de tous les tchadiens. Demain, s’il y a un cas pareil et qu’on n’arrive pas à mettre la main sur le criminel dans les 48 à 72 heures, nous allons faire la même chose. Nous sommes là pour travailler au profit de tous les tchadiens, nous ne faisons pas la différence »