Tchad : la CTDDH dénonce les tortures infligées à 3 frères par un agent du service de renseignement

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH) est profondément outrée par le comportement cruel, barbare, humiliant et dégradant de Khawadji Tidjani chef d’antenne de l’Agence nationale de renseignement (ANS) d’Amtiman dans la province du Salamat.

« En effet, ce dernier accuse faussement trois frères d’une même famille de posséder des armes; ceux-ci: Ibrahim Youssouf, Ishakh Youssouf et Moussa Fadoul Youssouf arrêtés arbitrairement par cet individu de l’ANS sont soumis à des tortures inouïes allant de l’introduction du piment dans l’anus, les organes génitaux et les yeux aux brûlures du corps après les avoir aspergé d’essence.

C’est ainsi que le vieux père de ces malheureux n’ayant pas pu supporter le supplice de ses enfants et étant de santé fragile meurt brusquement après avoir appris la nouvelle de leur torture. Ce sinistre personnage de l’ANS a pris du grand frère de ces victimes en l’occurrence le nommé Brahim la somme de 200 000 francs sans raison aucune.

La Convention Tchadienne de Défense des tcah (CTDDH) exige l’arrestation immédiate de ce criminel et sa radiation totale du corps des agents de l’ANS.

La CTDDH exige que ce Khawadji Tidjani soit jugé et sévèrement condamné pour ce comportement digne des pratiques nazies.

La CTDDH exige par ailleurs des dédommagements conséquent des victimes pour l’énorme préjudice subi », écrit le secrétaire chargé de sensibilisation et de mobilisation Abdelkader Djibia de la CTDDH.

Tchad : huit roquettes et deux mines anti-personnel ont été saisies dans le Borkou

La coordination mixte de sécurité de la province du Borkou a saisi, huit roquettes et deux mines anti-personnel le 24 août 2021, dans le cadre de ses opérations

Un réseau des malfrats et leurs complices ont également été appréhendés dans la circonscription. Ces munitions et les présumés malfaiteurs ont été présenté en présence du gouverneur, Ismat Issakha Acheikh, initiateur de la coordination mixte de sécurité de la province du Borkou

Le gouverneur a souligné que : « l’instauration de la quiétude pour le bien-être de tous est nécessaire, raison pour laquelle le général de division, Ismat Issakha Acheikh, se dit investi et porte le chapeau pour mener à bon port la province du Borkou ». La sécurité des personnes et de leurs biens demeure au centre des préoccupations du Conseil militaire de transition, note le général de division, Ismat Issakha Acheikh.

Le numéro 1 de la circonscription a félicité les agents de sécurité pour le travail remarquable.

Tchad : création d’un comité chargé de la mise en place de la banque de la famille

Le premier ministre de la transition, par N°0906/PCMT/PMT/2021, du jeudi 26 juin a créé d’un comité de pilotage pour la mise en place de la Banque de la Famille au Tchad

Ledit comité sera chargé de coordonner les activités pour la mise en place de la banque de la famille au Tchad. De se fait le comité est présidé par le ministre de la Femme et de trois vice-présidents. Ainsi il sera également assisté par un comité technique.

La mission du comité de pilotage pour la mise en place de la Banque de la Famille consistera à engager les démarches auprès des institutions spécialisées de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), pour l’accompagnement de la mise en place diligente de la Banque de la famille. Le comité technique qui assiste peut faire appel à toute personne compétente pouvant l’aider dans ‘accomplissement de sa mission

C’est une des recommandations issue de la septième Conférence ministérielle du G5 Sahel sur le rôle des femmes dans le développement des États membres de l’OCI tenu du 30 novembre au 1er décembre 2018.

Tchad : le maire de N’Djamena interdit l’élevage dans le périmètre urbain

Dans un communiqué de presse rendu public, le 26 août 2021, le maire de la commune de N’Djamena, Ali Haroun interpelle les éleveurs sur la pratique de l’élevage dans le périmètre urbain

 

Le patron de la commune de N’Djamena rappelle, une fois de plus, les propriétaires des bétails que l’élevage dans le périmètre urbain est : « strictement interdit. »

« Cette mesure est prise pour éviter les accidents causés par la divagation des animaux esseulés ou en groupe dans les rues et autres espaces publics », poursuit le maire Ali Haroun dans son communiqué qui s’apparente à un rappel à l’ordre et à une mise en garde.

Le maire invite les propriétaires et éleveurs à faire sortir leurs bétails en dehors du périmètre urbain. « Les animaux de compagnie, tels que les chiens, doivent être maintenus à l’intérieur de la concession », insiste-il.

« En cas de non-respect des termes du présent communiqué, le Mairie sera dans l’obligation de prendre des mesures qui s’imposent », conclut le communiqué.

Tchad : sensibilisation des jeunes du Batha contre les pratiques déviantes

 

Une conférence débat a été organisé à Ati pour sensibiliser les jeunes sur les conséquences de la toxicomanie, le banditisme, les mesures-barrières sur le Covid-19, la violence et la culture de la paix, la migration et l’exode rural

Les travaux se sont déroulés au Centre de lecture d’animation culturel (CLAC). C’est une initiative de délégation provinciale de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’entreprenariat du Batha, en partenariat avec le Projet de Formation et insertion des jeunes (FORMI). C’est le secrétaire général du département du Batha Ouest. Il représentait le gouverneur Hisseien Pale Mbaïmakreo

Les bénéficiaires ont été invités à jeunes à donner le meilleur d’eux-mêmes et d’être attentifs aux différents thèmes, et aux conférenciers d’être indulgents et à l’écoute des jeunes participants. Dans le cadre de cette séance de travail de sensibilisation sur la toxicomanie, le banditisme, les mesures-barrières sur le Covid-19, la violence et la culture de la paix, la migration et l’exode rural, et la formation professionnelle des petits métiers et l’entrepreneuriat.

L’ancien président tchadien Hissein Habré sera inhumé ce jeudi au Sénégal

C’est officiel, l’ex président du Tchad, de 1982 à 1990 reposera au Sénégal. La levée de corps se fera à la mosquée Omarienne de Dakar ce 26 août 2021 et il sera enterré au cimetière de Yoff

 

Mort le 24 août 2021 des suites de Covid-19, l’ancien président tchadien reposera dès ce jour au Sénégal, son pays de refuge. Il sera inhumé au cimetière de Yoff. Son épouse, Fatimé Raymonne Habré a décidé que la dépouille d’Hissein Habré ne rentre pas au Tchad, tant qu’il n’est pas entièrement réhabilité.

Or le ministre tchadien de la communication, porte-parole du gouvernement avait indiqué qu’aucun texte n’empêche le retour de la dépouille au Tchad et que gouvernement  ne s’opposera au rapatriement de l’ancien président, Hissein Habré. Il a d’ailleurs noté que c’est droit fondamental pour la famille. Néanmoins, le ministre a précisé que compte tenu de sa condamnation et par respect pour les victimes, il n’y aurait pas d’hommages officiels.

C’est donc finalement en terre sénégalaise, où il a vécu les trente dernières années qu’Hissein Habré se reposera.

Hissein Habré a dirigé le Tchad de mains de fer de 1982 à 1990. L’ancien président tchadien a été condamné en 2016 à la prison à perpétuité, par les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises pour : « crimes contre l’humanité, torture, viols, esclavage sexuel,  crimes de guerre ».

Tchad : la plateforme de 212 associations est allée à la rencontre de la délégation de l’UFR

Le 25 août 2021, la plateforme de 212 associations est allée à la rencontre des anciens rebelles de l’Union des forces pour la résistance (UFR), revenus au pays pour participer au dialogue national inclusif

Dans le cadre du processus de réconciliation nationale, certains leaders des mouvements politico-militaires ont accepté la main tendue du gouvernement. Notamment ceux de l’Union des forces pour la résistance de Timan Erdimi. Une délégation de ce mouvement conduite par son conseiller politique du mouvement, Mahamat Doki Warou est arrivée à N’Djamena le 24 août dernier.

Les membres de la plateforme de 212 associations sont allés à leur rencontre et pour les féliciter d’avoir opté pour la voie de la consolidation de la paix et de l’unité nationale. « C’est dans le cadre de nos activités, surtout dans la recherche de la paix et l’unité nationale que nous sommes venus vous rendre visite », explique le coordinateur de la plate-forme, Mahamat Nour Hagar. Pour lui, l’acte que pose ces ‘’anciens rebelles’’ est à saluer. Il invite les autres mouvements de la rébellion et de la diaspora à faire de même.

« Nous avons répondu à l’appel du chef de la transition. Nous n’avons pas besoin de garantie, le Tchad c’est notre pays. Nous pouvons venir et repartir comme tout autre. C’est la question de mal gouvernance qui nous a fait sortir du Tchad », s’exprime conseiller politique du président de l’UFR, en guise de reconnaissance. Il a indiqué que comme tout tchadien, ils peuvent venir et partir du pays.

Un atelier des experts de la CBLT sur l’eau se tient au Tchad

Il s’est ouvert ce mercredi 25 août à N’Djamena, un atelier de deux jours sur la  restructuration et de redynamisation du réseau d’acteurs de l’eau, de la sécurité et de la paix dans le bassin du Lac-Tchad

 

Les experts, des pays membre de Commission du bassin du Lac-Tchad (CBLT),  venus de la RCA, le Cameroun, le Burkina Faso, le Niger et le Nigeria sont à N’’Djamena pour passer au peigne fin, les maux entravent bon fonctionnement en vue d’en tirer des solutions. Les travaux Ils vont se pencher sur la : « Restructuration et de redynamisation du réseau d’acteurs de l’eau, de la sécurité et de la paix dans le bassin du Lac-Tchad ».

Le maire de la ville de N’Djaména à travers sa représentante, Mme Joëlle Madibé a laissé entendre que l’atelier : « fera ressortir des axes de réflexion qui le feront grandir et débattre sur les questions liées au mécanisme de plaidoyer auprès des décideurs. Un document sera produit à ce sujet pour traduire les actes de cette rencontre »

Le coordonnateur de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Tapsoba Ludovic rappelle que : « l’eau est une ressource limitée et vulnérable qui est indispensable à la vie, au développement et à l’environnement. C’est un principe que nous connaissons bien et qui s’avère être un défi que nos population rurales et urbaines relèvent quotidiennement tant bien que mal »

« La maîtrise de l’eau et son utilisation constituent dès lors, l’une de ces questions majeures devenues aujourd’hui un défi majeur à toutes les échelles d’un pays ou d’un bassin hydrographique », poursuit-il.

Donnant le coup d’envoi des travaux, le ministre de l’Hydraulique urbaine et rurale,  Alio Abdoulaye Ibrahim demande de : « négocier et s’entendre sur des principes directeurs, notamment comment mettre en œuvre des grandes réflexions susceptibles d’entraîner des effets positifs significatifs transfrontaliers dans le bassin avec l’accord de tous. Et comment mettre en œuvre les ouvrages d’intérêt commun pour partager les coûts et les bénéfices y afférents »

 

Tchad : la SNE se lance aux trousses des fraudeurs d’électricité à N’Djamena

Le directeur général adjoint de la Société nationale d’électricité (SNE),  Hamid Djoumino a décrié un phénomène de fraudes d’électricités à N’Djamena. Il fait savoir que deux démarcheurs appréhendés ont d’ores et déjà été mis aux arrêts

A travers un point de presse de ce mercredi 25 août 2021, la SNE a fait le point de l’opération de recouvrement, et recensement des clients lancée du 12 juillet au 23 août 2021. Il en ressort que dans ce processus de lutte contre la fraude d’électricité, 2 démarcheurs ont été captivés et enfermés à la maison d’arrêt et les dossiers de 8 autres sont en instance traitement en attendant leur procès. Ces démarcheurs externes à la SNE : « suivent les pas des agents sur le terrain et se mettent à remettre les clients coupés ».

Le directeur général adjoint de la SNE a expliqué que l’objectif de cette opération de recouvrement et recensement de ses clients vise à lutter contre la fraude sur ses branchements en matière d’électricité. Et donc sur 98 000 abonnés, la commission a visité 14 801 pendant 40 jours. 327 clients ayant des engagements avec la SNE ont été identifiés. 77 clients qui n’avaient jamais été facturés ont été décelés, 760 ont été convoqués et 1177 compteurs ont été déposés à la direction. 38 adresses ont également été modifiées.

L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc

L’Algérie a annoncé mardi la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc voisin, accusant le royaume « d’actions hostiles » à l’égard d’Alger après des mois de tensions exacerbées entre ces deux pays du Maghreb aux relations traditionnellement difficiles, une décision « unilatérale » dénoncée comme « injustifiée » par Rabat.

 

« L’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc à partir d’aujourd’hui », a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, lors d’une conférence de presse.

  1. Lamamra a reproché à Rabat de « n’avoir jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie ».

« Les services de sécurité et la propagande marocains mènent une guerre ignoble contre l’Algérie, son peuple et ses dirigeants », a-t-il accusé.

Dans un communiqué publié tard mardi, le ministère marocain des Affaires étrangères a regretté la décision « complétement injustifiée mais attendue » de l’Algérie, condamnant une « logique d’escalade » et rejetant « les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent ».

Fin juillet, le roi Mohamed VI avait déploré les « tensions » avec l’Algérie, invitant le président algérien Abdelmadjid Tebboune « à faire prévaloir la sagesse » et « œuvrer à l’unisson au développement des rapports » entre les deux pays.

« C’est une mauvaise décision, c’est comme rompre les relations avec le voisin de ta maison », a déploré Mohamed, un chauffeur de bus marocain interrogé par l’AFP.

Traditionnellement difficiles, les relations entre l’Algérie et son voisin marocain ont connu une récente dégradation en raison, notamment, de l’épineux dossier du Sahara occidental.

– Menaces israéliennes –

La normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël — en contrepartie d’une reconnaissance américaine de la « souveraineté » marocaine sur ce territoire — a encore avivé les tensions avec l’Algérie, soutien de la cause palestinienne, qui a dénoncé des « manœuvres étrangères » visant à la déstabiliser.

Alger a très mal pris des propos du chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid qui a exprimé, lors d’une visite officielle le 12 août à Casablanca, ses « inquiétudes au sujet du rôle joué par l’Algérie dans la région, son rapprochement avec l’Iran et la campagne qu’elle a menée contre l’admission d’Israël en tant que membre observateur de l’Union africaine (UA) ».

« Des accusations insensées et des menaces à peine voilées », selon M. Lamamra.

Les liens diplomatiques avaient été rompus une première fois entre les deux pays quand le 7 mars 1976, Rabat mettait fin à ses relations avec Alger qui avait reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD), autoproclamée par les indépendantistes du Front Polisario.

« La provocation marocaine a atteint son paroxysme lorsqu’un délégué du Maroc aux Nations unies a appelé à l’indépendance du peuple de la région de Kabylie », a encore dit mardi M. Lamamra, une démarche qu’il a qualifiée de « dangereuse et irresponsable ».

– « Actes hostiles » –

Alger avait rappelé en juillet son ambassadeur à Rabat pour « consultations avec effet immédiat », à la suite de « la dérive de la représentation diplomatique marocaine à New York qui a distribué une note officielle aux pays membres du Mouvement des non-alignés dans laquelle le Maroc +soutient publiquement et explicitement un prétendu droit à l’autodétermination du peuple kabyle+ ».

Durant une réunion du Mouvement des non-alignés les 13 et 14 juillet à New York, l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, avait fait passer une note dans laquelle il estimait que « le vaillant peuple kabyle mérite (…) de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination ».

Une ligne rouge pour Alger qui s’oppose à toute velléité indépendantiste de la Kabylie, région berbérophone du nord-est de l’Algérie.

Le diplomate marocain avait alors exprimé son soutien au séparatisme kabyle en réaction à l’appui apporté par Alger aux indépendantistes sahraouis du Polisario qui combattent le Maroc.

Mercredi dernier, Alger avait déjà accusé le Maroc d' »actes hostiles », disant « réviser » les relations entre les deux pays et « intensifier les contrôles sécuritaires aux frontières Ouest ». La frontière entre l’Algérie et le Maroc est officiellement fermée depuis le 16 août 1994.

Ces annonces de la présidence faisaient suite à une réunion extraordinaire du Haut conseil de sécurité algérien consacrée aux gigantesques feux de forêt qui ont fait au moins 90 morts dans le nord du pays.

Les dirigeants algériens ont accusé le MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), une organisation indépendantiste, d’être responsable des incendies et du lynchage le 11 août d’un jeune homme accusé à tort de pyromanie en Kabylie, région ravagée par les feux.

Le Haut conseil de sécurité algérien avait accusé le Maroc ainsi qu’Israël de soutenir le MAK. Alger a également mis en cause le mouvement islamo-conservateur Rachad établi à Londres.

Ces deux mouvements, bêtes noires du pouvoir algérien, sont illégaux en Algérie où ils ont été classés comme « organisations terroristes » le 18 mai dernier.