Tchad : 100 jeunes formés à Abéché sur l’installation de système solaire

Cent jeunes ont été recensés à Abéché, province du Ouaddaï, pour participer à une formation sur l’installation solaire. Allant du 19 au 22 août 2021

Cette formation qui vise à outiller les jeunes de la ville d’Abéché sur les mécanismes de l’installation solaire. Notamment, l’installation du système solaire et le dimensionnement des équipements des panneaux solaires, batteries et onduleurs.  C’est une initiative de, l’association des jeunes leaders pour le développement de l’emploi et de la formation, en collaboration avec ses partenaires de l’Agence nationale des investissements et des exportations (ANIE), l’Office national pour la promotion de l’emploi (ONAPE) et le Centre de développement des énergies renouvelables. Les travaux se déroulent dans l’enceinte de l’ADETIC.

Le président l’association des jeunes leaders pour le développement de l’emploi et de la formation, Mahayadine Mahamat Hassan a laissé entendre que l’objectif est d’aider les jeunes sur le processus du développement socioprofessionnel. A l’issue de l’apprentissage, les bénéficiaires auront les connaissances nécessaires pour se lancer dans la vie professionnelle.

Mahayadine Mahamat Hassan invite toute personne qui veut se faire former en installation sanitaire à se rapprocher de leur corporation, pour prendre part aux prochaines échéances.

Tchad : la marche du 21 août interdite à Moundou par le gouverneur

L’appel à marcher initié par le mouvement de revendication Wakit Tamma vient d’être interdite à Moundou, par le gouverneur de la province du Logone occidental, Tchouzeube Sindang Basile pour non conformité

Les habitants de Moundou, chef-lieu de la province du Logone occidental, privées de la marche de contestation contre le Conseil militaire de transition du 21 août 2021. Le numéro 1 de la circonscription administrative estime qu’une autorisation de marche délivrée à N’Djamena ne pourrait s’appliquer dans tout le pays et par ricochet sur sa zone de commandement. C’est du moins ce qu’il ressort de la note adressée au coordonnateur de la sous-coordination Wakit Tamma du Logone occidental, le vendredi 20 août 2021.

Le gouverneurTchouzeube Sindang Basile, relève également que les itinéraires de marche ne sont pas définis de la même manière. Il aurait souhaité qu’une demande d’autorisation de marche pacifique à Moundou, accompagnée des documents administratifs soient déposés en lieu et place de la note d’information présentée par la sous-coordination Wakit Tamma du Logone occidental. Le gouverneur ajoute que l’itinéraire de la marche doit être défini de commun accord avec les autorités locales et non de manière unilatérale, et la demande d’autorisation de marche au moins 5 jours avant le jour de la marche.

La plateforme de revendication Wakit Tamma, décide de marcher pour contester le décret créant le Comité d’organisation du dialogue national inclusif et celui sur le comité de négociation avec les politico-militaires. Pour Wakit Tamma, toutes les entités non pas été prises en compte. Le mouvement considère ces décisions comme : « des insultes à l’intelligence collective des tchadiens ».

Le Tchad a commémoré la journée mondiale de l’aide humanitaire

A l’instar des autres pays du monde, le Tchad a commémoré la journée mondiale de l’aide humanitaire le 19 août 2021, à la bibliothèque national de N’Djamena

 

Cette célébration en mémoire aux victimes de l’attentat contre le bureau des Nations Unies à Bagdad, en Irak le 19 août 2003, au cours duquel 22 personnes avaient perdu la vie, y compris le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Irak, Sergio Vieira de Mello, était placé sous le thème : « changement climatique ». Cette date a été retenue par l’assemblée générale des Nations Unies.

La journée mondiale de l’aide humanitaire vise à honorer l’engagement des travailleurs humanitaires qui bravant les dangers et les difficultés, se dévouent sans relâche pour fournir une assistance aux personnes qui en ont le plus besoin, parfois au péril de leur vie.

Le représentant de l’ONU, Claude Jubilar, a expliqué que les catastrophes telles que les inondations, sécheresses ou vagues de chaleur ont doublé ces 20 dernières années, touchant surtout les pays les plus pauvres. « Les risques climatiques affectent particulièrement les femmes et les filles, qui assument souvent une charge disproportionnée pour subvenir aux besoins de leurs familles, que ce soit en se privant de repas pour nourrir les autres membres du foyer ou en parcourant des distances de plus en plus longues pour trouver de l’eau potable et des aliments appropriés »

Selon les données de l’ONU, le Tchad compte environ 5.5 millions de personnes dans le besoin d’assistance humanitaire, dont environ 5.1 millions en situation d’insécurité alimentaire. A ces personnes, s’ajoutent plus de 500 000 réfugiés, plus de 400 000 déplacées internes et plus de 120 000 retournés. Toutes ces personnes vulnérables sont appuyées par une population d’accueil estimée à environ 700 000 qui partagent leurs ressources avec elles.

Le ministre de l’Economie, Dr Issa Doubragne pense que la journée mondiale de l’aide humanitaire devrait nous servir de cadre de réflexion sur le renforcement des capacités du Tchad à faire face à ces effets du changement climatique qui accroît la vulnérabilité des populations et les maintient dans un état de pauvreté chronique. Les phénomènes climatiques sont d’un ordre mondial et leur impact dépasse le cadre spécial du Tchad, d’où la nécessité d’inscrire les efforts du pays dans une action globale pour assurer une maîtrise des effets négatifs du changement climatique afin de sauvegarder l’avenir de la planète et des populations les plus affectées.

Tchad : Wakit Tamma appelle à une troisième marche de contestation le 21 août

La plateforme de revendication Wakit Tamma entend marcher le samedi 21 août 2021, pour siffler la fin du Conseil militaire de transition (CMT) et la confiscation du pouvoir

Le mouvement de revendication Wakit Tamma, exige l’arrêt immédiat de tout le processus de transition en cours. C’est dans ce sens qu’il annonce une marche dite de « sanction », le samedi 21 août 2021. Avec pour point de départ le rond-point Hamama, à partir de 06 heures du matin. Wakit Tamma estime que le processus de transition en cours, géré par le CMT est mal engagé, mal conduit, mal géré et conduit inévitablement vers le chaos et des lendemains incertains.

La plateforme de revendication, conteste le décret instituant le Comité d’organisation du dialogue national inclusif et le décret sur le comité de négociation avec les politico-militaires. Pour Wakit Tamma, toutes les entités non pas été prises en compte. Le mouvement considère ces décisions comme : « des insultes à l’intelligence collective des tchadiens ». Par cette troisième marche, la plateforme veut pousser la junte à associer les tchadiens de toutes les corporations  dans tous les organes de la préparation, de la gestion et du suivi de la transition.

Les exigences sont entre autres, l’arrêt immédiat de tout le processus de transition en cours qui selon Wakit tamma est mal engagé, mal conduit, mal géré et qui, inévitablement, inexorablement, nous conduit vers le chaos et des lendemains incertains ; la révision de la Charte de transition pour introduire toutes les préoccupations consignées par l’Union Africaine et autres organisations dans les organes de gestion et de suivi de la transition; l’impliquer des filles et fils du pays dans la préparation, gestion et suivi de la transition en annulant les décrets mettant en place les organes non-consensuels. « Nous allons marcher jusqu’à ce que notre pays marche », a déclaré Succès Masra.

Tchad : l’Hôpital de l’Amitié bénéficie d’un don d’équipements médicaux

Ce jeudi 19 août 2021,  un don annuel est composé de médicaments et d’instruments chirurgicaux a été remis à l’ l’Hôpital de l’Amitié Tchad-Chine. La valeur de l’offre est évaluée à 31 millions de FCFA

Le Directeur Général du Ministère de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale, Dr Ismaël Barh Bachar a réceptionné à l’Hôpital de l’Amitié Tchad-Chine un important don d’équipements médicaux. Ce don annuel est composé de médicaments et d’instruments chirurgicaux d’une valeur de 31 millions de francs CFA.

Le conseiller économique et commercial, Chen Xiao représentant l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Tchad a indiqué que ce geste a pour objet de renforcer les services sanitaires de l’Hôpital bénéficiaire. Il a ensuite rappelé la coopération agissante entre son pays et le Tchad, symbolisant un modèle d’unité dans la lutte contre la pandémie de covid-19 et les autres secteurs vitaux. Il a rassuré de la disponibilité de son pays à maintenir cet élan de solidarité dans l’intérêt de deux peuples frères.

En réceptionnant le don, le Directeur Général du Ministère de la Santé Publique et de la Solidarité Nationale, Dr Ismaël Barh Bachar a salué les efforts fournis par le peuple chinois au profit du peuple tchadien, l’hôpital de l’Amitié Tchad-Chine en est une parfaite Illustration. Il a ajouté que ce geste vient à point nommé et va aider la structure sanitaire à répondre aux besoins importants de la population. Il a recommandé une gestion rationnelle du don reçu.

Dr Ismaël Barh Bachar a saisi l’occasion pour féliciter et encourager les dirigeants de l’Hôpital et le personnel pour leur détermination et les a invités au dynamisme pour accomplir leur mission.

Tchad : un trafiquant de drogues tombe dans les mailles de la brigade mobile de Mangalmé

Les autorités administratives et judiciaires ont présenté à Mongo dans le Guéra, ce 19 août 2021, un présumé trafiquant de drogues, arrêté par les éléments de la brigade mobile

Le mis en cause détenait des produits prohibés, précisément le tramadol estimé à plus de 3 millions de FCFA. Le jeune présumé malfrat a été présenté publiquement en présence du gouverneur de la province du Guéra, Sougour Mahamat Galma. Les autorités traditionnelles et militaires y étaient également.

Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mongo, Eka Nicolas a évoqué les traités internationales que le Tchad a ratifié pour démontrer que la détention, la vente, la consommation des produits illicites est proscrite. Il précise la loi du Tchad à l’instar des autres condamne cette pratique. Le procureur a ensuite félicité les gendarmes pour le service rendu. Il exhorte le présumé malfrat à dénoncer son réseau afin de ne pas encourir une peine très lourde.

« Tous les malfrats ou trafiquants de drogue vont être traqués, surtout dans la province du Guéra pour que tous les réseaux soient démantelés », a déclaré le gouverneur de la province du Guéra, Sougour Mahamat Galma. Le présumé trafiquant a été mis à la disposition de la justice pour la suite de la procédure.

Tchad : le ministre de l’Education multiplie les rencontres avant la rentrée scolaire 2021-2022

Le 18 août 2021, le ministre de l’Education nationale, Kosmadji Merci a reçu tour à tour le représentant de  l’UNICEF et le chef de Délégation de l’Union Européenne au Tchad. Les discussions ont été axées sur l’investissement dans l’éducation

 

Le nouveau représentant de l’UNICEF au Tchad, Jacques Boyer a été reçu en audience par le ministre en charge de l’éducation, Kosmadji Merci. Le représentant de l’UNICEF a laissé entendre qu’il va œuvrer pour renforcer la collaboration entre son institution et le ministère de l’Education Nationale et de la Promotion Civique. Il a remercié le Tchad d’avoir pris l’engagement au sommet mondial sur l’éducation tenu fin juillet dernier à Londres d’augmenter le budget alloué à l’Education.

Après le représentant de l’UNICEF, le chef de département de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, M. Kosmadji Merci, a reçu le chef de Délégation de l’Union Européenne au Tchad, Kurt Cornelis, Les échanges ont porté essentiellement sur l’éducation. A cet effet, le Chef de Délégation de l’union Européenne annonce le démarrage, en 2022, d’un projet financé par son institution en faveur de l’éducation. L’UE, précise-t-il, a décidé de consacrer, de 2022 à 2027, ses ressources à l’éducation au Tchad. Par ce projet, l’UE voudrait contribuer à l’alphabétisation et à la scolarisation des filles. L’éducation, dit-il, constitue l’une des priorités des responsables centraux de l’UE. Pour lui, il faut relever les défis liés à l’alphabétisation et aux taux de scolarité des filles.

Le ministre de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, a indiqué que l’éducation a des besoins énormes et la concrétisation du projet annoncé pourrait bien aider son département à relever les défis.

 

CEMAC : Mahamat Idriss Deby fait des propositions pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté

A l’issue du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC, du 18 août 2021, le président de la transition au Tchad, Mahamat Idriss Deby a invité ses pairs à une réaction appropriée, coordonnée et solidaire

A l’effet de redessiner la situation économique et monétaire de la sous-région, les Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), se sont réunis par visioconférence, à l’appel du président camerounais, Paul Biya. Les travaux étaient placés sous le thème : « évaluation de la situation macroéconomique de la zone CEMAC en contexte de pandémie du Covid-19 et analyse des mesures de redressement ». Il était question d’évaluer et d’apporter les solutions aux maux qui empêchent l’épanouissement économique et monétaire de la sous-région. Notamment des défis sécuritaires, de la crise sanitaire liée au Covid-19 et de la baisse des cours et la production des produits pétroliers.

Nonobstant sa première participation  au Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC, le président du Conseil militaire de transition du Tchad, fait des propositions pour le redressement de l’économie de la sous-région et la renégociation de la dette conformément au Cadre commun du G20.

Pour lui, les principaux piliers de cette seconde génération des reformes qui vise à accélérer la croissance économique et réduire la pauvreté devraient reposer :

– Primo, sur la compétitivité, l’attractivité de nos économies et leur transformation en vue d’une croissance durable, inclusive, davantage digitale, pro business et créatrice d’emplois, mettant l’accent sur l’amélioration du climat des affaires,  l’industrialisation, le développement du secteur financier et le renforcement de l’intégration régionale ;

– Secundo, sur la gouvernance du secteur et des services publics, à travers l’amélioration de la gestion des finances publiques et parapubliques, l’accroissement des investissements dans les secteurs de l’énergie verte, de l’eau, de l’agriculture et de l’élevage

– Et tertio, sur le capital humain, par l’accélération des programmes de vaccination anti-covid-19, l’ouverture des économies, le renforcement des politiques et des offres publiques en matière de santé, de formation et d’éducation.

« Les reformes structurelles dans lesquelles nous nous engageons sont difficiles. Cependant, dans un environnement mondial de plus en plus compétitif, marqué par une récurrence des crises plus sévères les unes que les autres, nous, Etats membres de la CEMAC, n’avons d’autre choix que de bâtir une résilience fondée sur la transformation de nos économies », propose Mahamat Idriss Deby.

CEMAC : communiqué final du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la sous-région

Les Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), se sont retrouvés par visioconférence pour redessiner l’avenir économique et monétaire dans la sous-région

 

 

A l’invitation de Son Excellence Paul BIYA, Président en Exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC, Président de la République du Cameroun, un Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale s’est tenu par visioconférence le 18 août 2021.

Ce Sommet avait pour objectif d’évaluer la situation macroéconomique de la CEMAC, en particulier dans le contexte de la pandémie du Covid-19 et d’analyser les mesures de redressement appropriées pour renforcer la résilience des économies de la sous-région et accélérer leur transformation structurelle, en vue d’une croissance soutenue, durable, inclusive et créatrice d’emplois.

Ont pris part à cette rencontre :

  • Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun;
  • Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine;
  • Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise ;
  • Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale ;
  • Son Excellence MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, Président du Conseil Militaire de Transition, Président de la République du Tchad ;
  • Son Excellence Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre de la République du Congo.

Ont également assisté aux travaux :

  • Madame KRISTALINA GEORGIEVA, Directrice Générale du Fonds Monétaire International;
  • Monsieur DAVID MALPASS, Président du Groupe de la Banque Mondiale;
  • Dr Serge N’GUESSAN, Directeur Général du Bureau Afrique Centrale du Groupe de la Banque Africaine de Développement;
  • Monsieur Emmanuel MOULIN, Directeur Général du Trésor français ;
  • Pr DANIEL ONA ONDO, Président de la Commission de la CEMAC;
  • Monsieur ABBAS MAHAMAT TOLLI, Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).

Après le Discours d’ouverture du Président en exercice, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont suivi la Communication Spéciale du Président Dédié au PREF-CEMAC, S.E. Denis SASSOU N’GUESSO, délivrée par le Premier Ministre Congolais S.E. Anatole Collinet MAKOSSO, sur l’état d’avancement du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et les mesures de relance post COVID-19 adoptées par le PREF-CEMAC.

Les Chefs d’Etat ont préalablement rendu un vibrant hommage au Maréchal du Tchad, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, tombé sur le champ d’honneur le 20 avril 2021. Ils ont exprimé leur solidarité à la République du Tchad, au Peuple tchadien et au Président du Conseil Militaire de Transition, Président de la République du Tchad, Son Excellence MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO et exhorté la Communauté Internationale à apporter son soutien à la réussite de la transition.

Ensuite, ils ont suivi les Interventions de la Directrice Générale du FMI, du Président de la Banque Mondiale, du Représentant de la Banque Africaine de Développement, et du Représentant de la République Française.

A la suite de ces exposés, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont procédé à un large échange de vues sur l’ampleur des conséquences des crises sécuritaire, sanitaire et économique dans la sous-région.

Ces crises ont induit des déséquilibres économiques fondamentaux au sein de la CEMAC, alors que la Région commençait déjà à tirer profit des réformes engagées par les Autorités nationales et régionales, avec l’appui des partenaires extérieurs, dans le cadre de la stratégie régionale de sortie de crise adoptée lors du Sommet du 23 décembre 2016 à Yaoundé.

A cet égard, ils ont examiné les mesures prises aux niveaux national et régional pour endiguer les effets négatifs de ces crises sur les populations et les économies de la Sous-Région, ainsi que les politiques et réformes économiques prioritaires destinées à soutenir la relance post-COVID-19.

Au terme des échanges riches et fructueux, les Chefs d’État ont :

  1. Félicité le Président Dédié du PREF-CEMAC pour les progrès enregistrés jusqu’en 2019 dans la mise en œuvre dudit Programme, qui a donné des résultats positifs sur le redressement global des économies de la CEMAC ;
  2. Relevé avec satisfaction la consolidation progressive du niveau des réserves de change communautaires à plus de 3 mois d’importations, renforçant ainsi la stabilité extérieure et évitant un ajustement monétaire;
  3. Noté que les pays de la CEMAC ont enregistré, du fait de la pandémie et ses conséquences, une récession en 2020 et une détérioration de leurs équilibres macroéconomiques et financiers. Bien que les perspectives macroéconomiques en 2021 soient globalement favorables, de nombreux défis et incertitudes persistent;
  4. Salué les mesures exceptionnelles de riposte prises par les Etats et les Institutions communautaires, notamment la Commission de la CEMAC, la BEAC, la COBAC, la BDEAC et l’OCEAC pour limiter les effets négatifs sur les économies de la CEMAC liés à la propagation rapide de la COVID-19 et à la forte volatilité des cours du pétrole ;
  5. Affirmé leur détermination à accélérer les campagnes de vaccination pour protéger les populations, sauver des vies et favoriser une réouverture maîtrisée des économies de la Sous- Région, en tirant profit des initiatives bilatérales et multilatérales, et sollicité le soutien et la solidarité de la communauté internationale en faveur d’un accès large et équitable au vaccin et à la promotion d’une véritable industrie pharmaceutique dans la sous-région ;
  6. Exhorté les Etats et les Institutions communautaires, notamment la BEAC et la COBAC, à envisager une levée prudente et progressive des mesures exceptionnelles de soutien aux économies pour tenir compte de la persistance de la crise sanitaire dans la CEMAC et ses effets sur les économies;
  7. Accueilli favorablement toutes les initiatives internationales de soutien, notamment les financements d’urgence, l’Initiative de Suspension du Service de la Dette, la restructuration et l’allègement de la dette, la mise en place du cadre commun du G20, dans le but d’assurer de manière durable la viabilité des finances publiques et la soutenabilité de la dette;
  8. Salué la nouvelle allocation générale des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) décidée par le FMI à concurrence de 650 milliards de dollars américains et plaidé en faveur d’une réallocation des DTS des pays développés vers les pays en développement ainsi que pour une reconstitution ambitieuse des ressources de l’IDA 20 d’au moins 100 milliards de dollars américains;
  9. Exhorté les États membres et les Institutions sous régionales à faire du Plan communautaire de relance économique post- COVID-19 de la CEMAC une cause commune, et invité les Partenaires Techniques et Financiers à les accompagner massivement dans sa mise en œuvre;
  10. Réaffirmé leur attachement à la solidarité communautaire face aux chocs sanitaire, sécuritaire et économique, à travers la poursuite d’une stratégie cohérente et coordonnée pour préserver la viabilité des finances publiques et renforcer la position extérieure de la CEMAC;
  11. Prescrit aux Etats membres la mise en œuvre de politiques budgétaires propices axées sur la mobilisation accrue des recettes hors pétrole, le renforcement de la qualité et de l’efficacité des dépenses publiques et une gestion rigoureuse de la dette publique ;
  12. Engagé les Etats à poursuivre l’assainissement du système financier par la mise en place des stratégies d’apurement des arriérés de paiement, crédibles et exhaustives, tenant compte des impacts de la crise sanitaire et conformes aux engagements contenus dans les programmes.
  13. Réaffirmé leur engagement au renforcement de la stabilité extérieure de la monnaie, notamment par la poursuite d’une politique monétaire prudente et efficace et l’application judicieuse de la règlementation des changes à tous les secteurs d’activités. A cet égard, ils ont encouragé la BEAC à poursuivre toutes les actions entreprises ou envisagées dans ce domaine;
  14. Réitéré leurs orientations à la Commission de la CEMAC et la BEAC relativement à la réflexion ouverte sur le cadre et les conditions d’une nouvelle coopération monétaire avec la France ;
  15. Félicité le COPIL du PREF-CEMAC et la BEAC pour l’aboutissement satisfaisant de la première phase de la fusion des marchés financiers de la CEMAC, encouragé la BEAC à parachever la restructuration et l’opérationnalisation optimale des structures du marché financier unifié et engagé les États à dynamiser davantage ce marché vers une large mobilisation de l’épargne communautaire et le financement des économies de la sous-région;
  16. Décidé de mettre résolument en œuvre les politiques et réformes prioritaires dans le cadre de la deuxième phase du PREF-CEMAC pour opérer une réelle transformation structurelle vers l’industrialisation des économies de la CEMAC et créer les meilleures conditions d’une croissance soutenue, équitable tirée par le privé;
  17. Exhorté les États membres à améliorer le fonctionnement des institutions publiques, la gouvernance et la transparence dans les secteurs public et extractif, la gestion des finances publiques, notamment la qualité des investissements, ainsi que le suivi des risques budgétaires et d’endettement inhérents à la gestion des entreprises publiques;
  18. Encouragé les États à accentuer les efforts pour le développement du capital humain, en assurant un financement adéquat des secteurs de l’éducation, de la formation professionnelle et de la santé et renforcer les dispositifs de protection sociale pour faire face aux effets de la pandémie actuelle et se prémunir contre les éventuelles crises et vulnérabilités futures;
  19. Recommandé la mobilisation des financements extérieurs de forme hybride dans les nouveaux programmes avec les partenaires, afin de combiner les caractéristiques des appuis financiers des différents bailleurs de fonds et d’accroitre substantiellement les financements en privilégiant les ressources concessionnelles, ainsi que les Partenariats Public-Privé (PPP);
  20. Résolu de poursuivre la conception et la mise en œuvre des politiques environnementales visant notamment la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’écosystème ainsi que la mobilisation des financements afférents;
  21. Réaffirmé leur ferme volonté de promouvoir et d’approfondir l’intégration régionale, à travers la consolidation de la libre circulation des personnes et des biens, la promotion de l’économie numérique, la construction des infrastructures régionales, l’accès durable à l’énergie et la mise en œuvre des onze projets intégrateurs prioritaires, dont les financements ont été mobilisés avec succès lors de la Table ronde de Paris en novembre 2020, pour renforcer les échanges intracommunautaires et tirer davantage profit des potentialités de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF) ;
  22. Convenu d’ accélérer l’amélioration du climat des affaires, en facilitant et simplifiant, entre autres, les procédures de création d’entreprises et en assainissant l’environnement juridique pour renforcer l’attractivité de l’espace communautaire, attirer les investissements directs étrangers afin de combler le gap de financement des grands projets structurants, devant contribuer efficacement à l’industrialisation des pays de la CEMAC;
  23. Décidé d’impulser une nouvelle et forte dynamique à la stratégie régionale de redressement économique et financier, à travers les programmes économiques et financiers de deuxième génération à conclure avec le Fonds Monétaire International (FMI), appuyés entre autres par la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la France. A cet égard, la coordination accrue des interventions des partenaires multilatéraux et régionaux sera de nature à assurer une plus grande mobilisation des financements et un meilleur impact économique, financier et social ;
  24. Exhorté les Etats membres concernés à finaliser et à conclure des programmes avec le FMI, en vue de conférer à la stratégie régionale de relance son caractère communautaire et solidaire, lui garantir le plus grand succès avec le soutien du FMI, de la BM, de la BAD, de la France et des autres Partenaires Techniques et Financiers.

Préoccupés par les effets néfastes persistants des crises sécuritaire, sanitaire et économique sur les conditions de vie des populations, les Chefs d’Etat et de Gouvernement soutiennent et encouragent toutes les initiatives internes et externes visant à restaurer un cadre de paix, de stabilité, de sécurité et de santé favorable à l’émergence de la CEMAC.

Aussi, au moment crucial de la mise en œuvre de la Stratégie de sortie de crise, engagée par la Communauté, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEMAC marquent-ils leur volonté résolue et ferme de poursuivre les efforts déployés depuis 2016 dans le cadre d’un deuxième cycle de programmes économiques et financiers soutenus par le FMI et tous les autres Partenaires Techniques et Financiers, orientés vers les objectifs de croissance forte, verte, résiliente et inclusive, en créant plus de richesses et d’emplois.

Au terme de leurs travaux qui se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité, de compréhension mutuelle et d’entente cordiale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont salué la participation à ce Sommet des invités spéciaux et félicité la Commission de la CEMAC pour la qualité de la préparation de cette rencontre.

Ils ont enfin exprimé leur profonde et fraternelle gratitude à l’endroit de Son Excellence Paul BIYA, Président en Exercice de la CEMAC, Président de la République du Cameroun, pour la réussite de ce Sommet Extraordinaire.

Fait à Yaoundé, le 18 août 2021

Pour la Conférence des Chefs d’Etat,

Le Président en Exercice,

Paul BIYA

 

Tchad : les membres du Comité d’organisation du dialogue national ont été installés

Ce mercredi 18 août 2021, le premier ministre de la transition, Pahimi Padacké Albert a procédé à l’installation des membres du Comité d’organisation du dialogue national inclusif.

Un dialogue national inclusif est prévu au Tchad dans les prochains mois, en vue d’organiser l’élection présidentielle et les législatives. Les membres du Comité nommés à pour cette grande rencontre ont été installés ce jour par le premier ministre de transition. Les personnes désignées appartiennent à différentes formations politiques, également les acteurs des organisations de la société civile. C’est dans ce sens que le premier ministre note que c’est : « la méthode participative », qui a prévalu au moment de la nomination de ces membres.

Pahimi Padacké Albert exhorte les membres du Comité a dépassé leurs appartenances pour privilégier l’intérêt national : « Le peuple tchadien nous regarde et le monde nous regarde. Si votre choix a été impulsé par différentes sensibilités et corporations, c’est pour garantir l’exclusivité initiale de ce dialogue et mutualiser vos riches et diverses expériences. Mais pour l’intérêt de notre pays et de notre peuple, je vous invite à dépasser dans vos travaux les considérations partisanes pour regarder le Tchad et le Tchad seul ». Car pour lui, le gouvernement de transition n’exclut la participation de personne à ce rendez-vous historique. Il estime par ailleurs que le comité est : « équilibré et juste ».

« Nos compatriotes souhaitent mettre la main à cette pâte historique de notre pays », a déclaré le premier ministre de transition au cours de son allocation. « Nous avons volontairement choisi la méthode participative permettant à toutes les sensibilités et corporations de s’auto-désigner au sein du Comité d’organisation », conclut-il.