Tchad: les tchadiens ont voté pour élire leur président, le maréchal-président Idriss Déby archi-favori

Les électeurs tchadiens étaient appelés, dimanche, à participer à un scrutin sans surprise où le maréchal-président Idriss Déby Itno, au pouvoir sans partage depuis 30 ans, brigue un 6e mandat qu’il est assuré de remporter.

C’est sans conviction que les électeurs tchadiens se sont rendus dans les bureaux de vote, dimanche 11 avril, pour une élection présidentielle sans suspense. Dans ce pays du Sahel, le maréchal-président Idriss Déby Itno, au pouvoir sans partage depuis 30 ans, brigue un 6e mandat qu’il est assuré de remporter face à six candidats sans envergure.

Les rares ténors d’une opposition divisée qui pouvaient lui faire un peu d’ombre ont été écartés.

Le véritable enjeu de ce scrutin reste la participation des quelque 7,3 millions d’électeurs, sur 15 millions d’habitants. Les deux camps crient déjà victoire : l’opposition la plus dure, qui considère que son appel au boycott du scrutin a été suivi, et le pouvoir, qui assure que les Tchadiens se sont massivement déplacés pour voter.

Un bureau de vote à Mardjadanfac, un quartier pro-Déby de la capitale, vient de fermer et les bulletins de vote sont dépouillés. Quelque 141 personnes ont voté, sur les 393 inscrits, et ont donné une majorité écrasante à Idriss Déby Itno, candidat du Mouvement patriotique du salut (MPS), a constaté un journaliste de l’AFP.

Le vote s’est déroulé dans le calme à N’Djamena et dans le reste du pays, à l’exception d’une urne qui a été brûlée dans un arrondissement de la capitale par un groupe d’individus, a rapporté à l’AFP la présidente du bureau de vote.

« Paix et sécurité »

« C’est important de voter car j’aime mon pays et je vote pour le Maréchal car grâce à lui, je suis libre de me promener où je veux, jour et nuit, en toute sécurité », a déclaré à l’AFP Bernadette, une commerçante de 25 ans devant un bureau de vote.

De nombreux soldats d’élite de la Garde républicaine ont été déployés devant le bureau de vote Carré 3 Hassan Ibrahim dans le centre-ville de N’Djamena, où le chef de l’État est venu voter, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le maréchal Déby a fait campagne principalement sur la « paix et la sécurité » dont il dit être l’artisan, dans son pays mais aussi dans une région tourmentée : le Tchad, enclavé entre la Libye, le Soudan, la Centrafrique entre autres, est un contributeur de poids au combat contre les jihadistes au Sahel, en projetant des troupes aguerries jusqu’au Mali et parfois au Nigeria.

Un scrutin « joué d’avance »

La majorité des habitants semble cependant se désintéresser d’un scrutin « joué d’avance » et tente péniblement de joindre les deux bouts, entre deux coupures d’eau et d’électricité, parfois plusieurs jours d’affilée.

Le Tchad est classé au 187e rang sur 189 au classement selon l’Indice de Développement Humain (IDH) du programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en 2020. En 2018, 42 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Depuis plusieurs mois, le régime interdit systématiquement les « marches pacifiques pour l’alternance » que tentent d’organiser chaque samedi les partis d’opposition les plus virulents. Et la redoutable police anti-émeute disperse manu militari chaque début de rassemblement, lesquels n’attirent pas plus que quelques dizaines de convaincus ou téméraires. L’ONG Human Rights Watch a qualifié jeudi de « répression implacable » cet usage de la force.

Tchad- élection présidentielle : le candidat Pahimi a voté dans son village

Le candidat à la présidentielle tchadienne de ce 11 avril 2021, Pahimi Padacké Albert a voté dans un bureau de vote à Gouin, Sous-préfecture de Torrock, sa circonscription d’origine

Le candidat Pahimi Padacké Albert a déposé son bulletin de vote, à la suite du chef de canton, qui était la première personne à voter. Le président du parti de l’opposition RNDT-LE Réveil était accompagné de quelques militants et sympathisants et de ses proches

L’ancien premier se ministre, a invité l’organe en charge de l’organisation des élections au respect du choix du peuple. « En temps que démocrates, nous sommes aujourd’hui très conscients et restons à l’écoute du résultat qui tombera d’ici peu », laisse entendre le président du parti RNDT-LE Réveil

Toutefois, la mobilisation demeure timide dans cette localité. Les candidats à cette élection sont répartis dans plusieurs localités

Tchad-présidentielle : Idriss Deby Itno vient de voter au bureau de Djambal Ngato

Le président candidat, Idriss Deby Itno a voté ce matin du 11 avril 2021, dans le bureau de vote de Djambal Ngato, dans la commune du deuxième arrondissement de N’Djamena

Il s’est rendu dans ce bureau de vote accompagné de son équipe. Après avoir jeté le bulletin dans l’urne, le candidat du consensus a déclaré : « Cela dit c’est une élection présidentielle qui se déroule dans le délai constitutionnelle. Nous sommes venus accomplir notre devoir citoyen, nous sommes venus accomplir notre droit de citoyen tchadien, pour voter librement »

Il a également appelé les citoyens tchadiens à voter massivement pour effectuer leur devoir et droit.

Le candidat Idriss Deby Itno exhorte les électeurs à choisir librement : « le candidat qu’il pense être le meilleur pour eux et qui présidera à la destinée du Tchad les six années avenir ».  « Nous avons fini nous allons rentrer attendre que les urnes parlent », confie Idriss Deby. Le Maréchal a assuré que tout se passe : « dans le calme et la sérénité dans un pays en paix ».

Cette élection se déroule en présence des observateurs nationaux et internationaux.  Les bureaux de vote sont ouverts dans toutes les provinces du pays.

Les militaires et les gardes nomades ont également voté hier. Les dépouillements de leurs bureaux de vote ont commencé dans la soirée du 10 avril. Les délégués des différents partis politiques en lice n’ont pas pris part à cette étape.

Tchad-Bénin-Djibouti, ces présidentielles jouées d’avance (décryptage)

Après Djibouti, vendredi 9 avril, des élections présidentielles sans rivaux majeurs pour les présidents sortants, sont organisées ce dimanche 11 avril au Bénin et au Tchad. Chercheur au très dynamique think tank Wathi, basé à Dakar, Babacar Ndiaye décrypte les enjeux de ces scrutinsLes
trois élections présidentielles organisées à Djibouti, au Bénin et au Tchad, entre vendredi et dimanche, ont en commun l’absence de challenger de taille face à chacun des trois présidents sortants. Qu’est-ce qui explique cette situation ? 

La situation actuelle de ces trois pays et le déroulement de la séquence électorale, ne laisse presque pas de doute sur une victoire de chacun de ces trois présidents sortants. Le Tchad et Djibouti ont des points communs.  Dans ces deux pays, nous avons des présidents qui sont candidats à leur propre succession et qui sont en fonction depuis plus de deux décennies au moins. Idriss Déby est candidat à un sixième mandat présidentiel à la tête du Tchad. 

L’absence de challengers réels à ces différentes présidentielles est dû à plusieurs facteurs. Pour le Tchad et Djibouti, il y a le fait que ces dirigeants, présents depuis des années à la tête de ces pays, ont mis en place des mécanismes ou systèmes qui renforcent toujours leur pouvoir. Il y a un contrôle quasi absolu de tous les secteurs de la vie politique et institutionnelle du pays. L’opposition n’a pas beaucoup d’espace pour se faire entendre. La justice est souvent perçue comme un « instrument » du pouvoir.

Dans ces deux pays comme au Bénin, il  y a une pratique qui est de plus en plus courante un peu partout en Afrique, il s’agit de l’exclusion d’une partie de la classe politique du champ politique ou simplement de la compétition électorale. Cette exclusion se fait de plusieurs manières. Il s’agit de règles que l’on édicte sans un consensus de la classe politique. Au Bénin, nous avons eu le parrainage comme l’un des critères de validation des candidatures à la présidentielle. Les candidats devaient réunir au moins 16 parrainages.  

 La quasi-totalité de ceux qui peuvent transmettre ce parrainage qui sont les députés et les maires appartiennent au camp présidentiel. Au final au Bénin, les candidats les plus sérieux ne sont pas présents à cette élection. L’opposition parle même d’une « élection présidentielle avec Patrice Talon contre Patrice Talon ».

 La capacité du pouvoir à édicter les règles du jeu politique, le contrôle quasi absolu des institutions supposées démocratiques et la perception d’un manque d’intégrité du processus électoral ne jouent pas en faveur des opposants politiques. Le débat n’est pas forcément celui des idées et des offres programmatiques mais celui de personnes.

 Il y a une autre donne: l’opposition va souvent en rang dispersé aux élections présidentielles.  Au Tchad, 15 partis d’opposition souhaitaient avoir un « candidat unique » face au président Idriss Déby Itno, mais cela n’a pas pu se concrétiser du fait des ambitions personnelles. La Cour suprême a invalidé sept candidatures et l’opposant « historique » Saleh Kebzabo a décidé de se retirer de la course pour protester contre les violences et appelle au boycott du scrutin. Au fond, l’enjeu de ces trois scrutins présidentiels sera le taux de participation pour légitimer la victoire du président sortant.  

 Les différentes mobilisations ou initiatives pour empêcher ou troubler ces trois scrutins ne semblent pas porter leurs fruits. Est-ce à dire que les oppositions africaines sont faibles ?

 La faiblesse de l’opposition même une réalité dans beaucoup de pays africains. Il est clair qu’elle peine souvent à mobiliser les populations. Il faut d’ailleurs poser la question de la pertinence des partis politiques telle que nous la concevons. Il semblerait qu’il y ait un essoufflement quant à leurs capacités à renouveler leur discours. Nous avons souvent les mêmes visages au sein de l’opposition et qui sont candidats élections après élections. A Djibouti, il est reproché au président Ismaël Guelleh d’avoir favorisé la candidature d’un homme indépendant et inconnu du champ politique pour tenter de donner du sang neuf à son opposition.

 Il faudrait une nouvelle génération de politiques capables de remobiliser les populations autour de nouvelles idées et idéaux.

 Il y a aussi la crédibilité dans le discours et la cohérence dans les postures. Au Tchad, le général Bala Ladé, qui se plaçait comme un opposant dur à Deby, le soutient finalement.  Les populations peuvent être déroutées par le positionnement des acteurs politiques. La grande majorité des populations semblent se désintéresser de ces scrutins qu’on dit joués d’avance. Il faut rappeler aussi que les populations sont plus préoccupées par leur situation au quotidien.

 Quand vous avez un appareil sécuritaire qui interpelle et réprime les manifestants et que les marches mêmes pacifiques sont interdites. Il est difficile de mobiliser les populations. A Djibouti, les réseaux sociaux sont devenus un moyen d’expression privilégié pour la population car dans ce pays, 73 % de la population a moins de 35 ans.  Il est clair que les formes actuelles de l’opposition à travers des partis politiques peinent à trouver un discours réceptif auprès des populations surtout lorsque tout converge vers une victoire du président sortant.

 La communauté internationale, y compris l’Union africaine, semble s’accommoder de cette situation. Comment expliquer cela ?

 La situation du Tchad et de Djibouti est intéressante à observer au regard de ce que ces 2 pays représentent sur le plan sécuritaire en Afrique. Le Tchad est devenu est quelques années un allié incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le président Deby a projeté son armée comme une force sûre contre le terrorisme. Son pays a connu de lourdes pertes dans le domaine militaire.  L’efficacité de l’armée tchadienne est reconnue et surtout sa capacité à se projeter avec des troupes très mobiles avec très peu de logistique dans des terrains très difficiles.

 Le Tchad a démontré au sein du G5 Sahel qu’elle dispose de l’armée la plus outillée pour faire face aux groupes terroristes. Il est évident que le rôle joué par le Tchad dans le contexte actuel de lutte contre le terrorisme au Sahel le place en position intéressante. Il semble difficile pour les pays engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et notamment la France de formuler des critiques sur la présence de Déby.

 Le président tchadien a su se rendre indispensable et donc il bénéficie d’une sorte « d’immunité » face aux critiques qui peuvent être formulées.  Finalement, cette situation renforce l’adage que les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. L’intérêt de l’heure est de lutter contre le terrorisme au Sahel et le Tchad y joue un rôle majeur.

 Djibouti également reconnu sur le plan sécuritaire pour son emplacement stratégique. Le pays accueille des bases militaires de la France, des États-Unis, du Japon et de la Chine depuis 2017. Il faut se rappeler qu’en 2008, l’Union européenne y avait installé une base navale pour lutter contre la piraterie dans les eaux somaliennes.

 La position géographique et stratégique de Djibouti en fait un pays prisé par les grandes puissances étrangères qui doivent à intervalle régulier la présence de leurs bases militaires. Ce positionnement stratégique de Djibouti ne laisse guère la place à des critiques et les grandes puissances s’accommodent des victoires successives du président Guelleh.

Tchad : la CNDH félicite les acteurs politiques pour le bon déroulement de la campagne électorale

Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 09 avril 2021, La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), s’est félicité du déroulement de la campagne électoral sans heurts majeurs, dans le calme et la sérénité

La commission demande aux candidats et à leurs partisans d’observer le même comportement responsable pendant les périodes du scrutin et post-électorales.

Le président Djidda Oumar Mahamat indique qu’il manifeste sa plus vive indignation contre le comportement rapporté : « d’un groupe d’individus circulant à bord des véhicules sans plaques d’immatriculation dans les quartiers de la capitale en achetant, contre espèces sonnantes et trébuchantes, la conscience de jeunes afin que ces derniers brûlent des bureaux de vote, le dimanche 11 avril 2021 »

« Plus grave, un autre groupe d’individus se serait organisé pour assassiner certains responsables des partis politiques  de l’opposition démocratique et de la majorité, ainsi que des responsables de la société civile dans le but de semer la terreur et le chaos dans le pays »

« la CNDH  demande-t-elle à la population d’être grandement vigilante lors de l’exercice de droit de vote, et de dénoncer systématiquement toute personne appartenant à ces groupuscules qui n’ont d’autre intention que de miner la paix la paix et la stabilité du pays »

 

Tchad-présidentielle : les électeurs peuvent voter avec les récépissés de 2020 et les cartes de 2015

C’est une information de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), contenue dans un communiqué de presse du jeudi 08 avril 2021

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Dr Kodi Mahamat Bam, a porté à la connaissance des électeurs tchadiens à la présidentielle du 11 avril 2021 que, des dispositions sont prises pour permettre à tous les électeurs qui n’auront pas retirer leur carte d’électeur de 2020, de voter avec les anciennes cartes de 2015 ou le récépissé de l’enrôlement de 2020 le jour du scrutin.

Le patron de l’organe tchadien en charge de l’organisation des élections, fait savoir que cette disposition est prise, conformément aux dispositions de la Directive n° 06 relative au vote des 10 et 11 avril 2021 avec les anciennes cartes d’électeur ou le récépissé d’enrôlement.

Présidentielle tchadienne : Amnesty dénonce la coupure d’internet

A deux jours de l’élection présidentielle au Tchad, Amnesty International a dénoncé les longues coupures d’Internet, entre autres « entraves à la liberté d’expression ».Selon l’ONG des droits humains, les autorités tchadiennes ont accentué les restrictions dans l’espace d’expression civique ces derniers mois, à travers de longues coupures d’Internet, des arrestations arbitraires et des atteintes aux libertés de manifestation et de réunion pacifique.

« Depuis plusieurs années, elles procèdent à des restrictions volontaires d’Internet lors de mobilisations de voix critiques. Cumulées, celles-ci correspondraient, selon les chiffres avancés par différentes organisations, à deux ans et demi de coupures ou perturbations de l’Internet depuis 2016 », a-t-elle souligné dans le communiqué parvenu vendredi à APA.

Selon Amnesty, des organisations comme Netblocks, Internet Sans Frontières et Access Now, ont comptabilisé un chiffre cumulé de 911 jours de perturbations intentionnelles d’Internet entre 2016, année de la dernière élection présidentielle au Tchad, et 2021. Ces chiffres comprennent les ruptures totales d’accès à Internet et les restrictions concernant certains réseaux sociaux.

« Au cours des cinq dernières années, on a pu constater une concomitance entre les ruptures d’accès à Internet et les moments de contestation politique au Tchad. Ces perturbations qui touchent l’ensemble des usagers portent atteinte à la liberté d’expression », a déclaré Abdoulaye Diarra, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

Entre février et mars 2021, l’accès à Internet, les appels téléphoniques et les messages textes envoyés d’un téléphone à un autre ont été perturbés durant une quinzaine de jours. Internet avait été perturbé pendant 192 jours en 2020, a également noté Amnesty. « Dans le contexte politique, économique et social actuel, les autorités tchadiennes doivent s’abstenir de couper Internet et assurer la liberté d’opinion et d’expression avant, pendant et après l’élection », a estimé M. Diarra.

« L’accès à Internet est indissociable de la liberté d’expression. Les autorités doivent garantir les droits de tous à jouir de leurs libertés conformément au droit international et aux lois du pays », a ajouté le chercheur.

En outre, Amnesty International a documenté au cours de l’année dernière et en début de celle en cours de nombreuses atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation et de réunion pacifique au Tchad.

Un exemple récent est l’arrestation le 6 février et la condamnation à des peines de prison ferme ou avec sursis de plusieurs membres d’une coalition d’associations de jeunes chômeurs, de partis politiques et de défenseurs des droits humains. Ces derniers voulaient organiser une manifestation, « interdite par les autorités », pour protester contre la situation économique, sociale et politique du pays, a-t-elle souligné.

L’élection présidentielle du 11 avril du Tchad reçoit dix candidats dont le président sortant Idriss Déby, 68 ans. Trois parmi ses adversaires ont déjà annoncé leur retrait, ramenant la liste publiée le 3 mars par la Cour suprême à sept candidats désormais.

Dirigeant d’une main de fer le pays depuis 1990, Déby s’est autoproclamé « Maréchal » et brigue un sixième mandat.

Tchad : des présumés terroristes arrêtés avec des armes et à bord des véhicules à vitres fumées

Le ministre de la Sécurité publique et e l’Immigration fait savoir qu’en date du 06 et 08 avril 2021, projeté l’assassinat ciblé des leaders des partis politiques de l’opposition démocratique et des Associations de la société civile

L’information est contenue dans le communiqué de presse du 08 avril 2021. D’après le ministre, ces présumés terroristes ont : « projeté l’assassinat ciblé des leaders des partis politiques de l’opposition démocratique et des Associations de la société civile pour faire porter la responsabilité au gouvernement ». La note précise que parmi ces personnes, figurent des responsables politiques, « qui ont planifié des actes terroristes, notamment l’attaque du siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et le saccage des bureaux de vote »

Le membre du gouvernement informe que, ces faits sont   tentatives d’actes terroristes, d’assassinat, des atteintes graves à l’ordre public et à la sureté de l’Etat. Par conséquent, toutes ces personnes appréhendées comme auteurs, co-auteurs ou complices seront mises à la disposition de la justice

Le ministre assure que ce groupe interpellé avec des fausses plaques d’immatriculation et en possession des armes de guerre a été complètement démantelé et mis à la disposition de la justice.

Afrique : « le déficit de culture démocratique » à l’origine des crises électorales (chercheur)

Sur le continent noir, la lutte pour le pouvoir donne souvent lieu à des élections sous haute tension. Pour Gilles Yabi, analyste politique, il faut couper le mal à la racine.Du diagnostic du fondateur du Think tank Wathi, il ressort que « le déficit de culture démocratique » a plongé un certain nombre de pays africains dans des violences électorales récurrentes.

Pour que les scrutins, surtout la présidentielle, ne soient plus des moments d’instabilité, Gilles Yabi propose un remède : « Il faut investir dans les dimensions non électorales de la démocratie. Il s’agit notamment de l’éducation civique, de la culture politique, de la qualité de l’offre politique et de toutes les institutions impliquées dans l’organisation des élections. Il faut toujours penser à ces éléments même si on n’est pas en période électorale ».

S’exprimant ce mercredi 7 avril à Dakar, en marge de la conférence de presse de Partners West Africa Sénégal qui prépare un hommage au Général Lamine Cissé, le spécialiste des questions politiques a déconseillé la recherche de « solutions faciles ».

Par rapport au troisième mandat ayant divisé des pays africains, M. Yabi a soutenu que cette quête prouve « le manque d’éthique dans la gestion des affaires publiques », non sans mentionner qu’ « on ne peut pas consolider la démocratie si les gouvernants n’ont pas de culture démocratique ».

Les sources d’instabilité sont à éviter en Afrique de l’Ouest d’autant plus que les mouvements jihadistes y sévissent déjà. De l’avis du politologue, la région est confrontée à d’ « énormes défis sécuritaires » qui pourraient se corser « davantage dans le futur ».

Pour que cette prédiction ne se réalise pas, le Directeur exécutif de Wathi a invité à repenser la relation entre les gouvernants et les gouvernés. « La réponse strictement militaire ne suffit pas à régler durablement les problèmes de sécurité. On le voit bien au Sahel. Il faut également une approche politique, sociale et économique », a-t-il préconisé.

Dans le cadre de la célébration du second anniversaire de la disparition du Général Lamine Cissé (1939-2019), Partners West Africa Sénégal, dont il fut le tout premier président du Conseil d’administration, organise un colloque international le 16 avril prochain dans la capitale sénégalaise.

Le thème retenu pour ces activités de réflexion en mixte, présentiel et dématérialisé est « L’intégrité, l’éthique et la bonne gouvernance au service de la paix et de la sécurité, sur la voie tracée par un homme d’exception : le Général Lamine Cissé ».

Ce dernier fut notamment ministre de l’Intérieur du Sénégal, Chef d’Etat-Major Général des Armées du Sénégal, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest.

La FIFA suspend les fédérations tchadienne et pakistanaise

Les sélections et clubs du Tchad et du Pakistan sont provisoirement interdits de toute compétition internationale, à cause «d’ingérences politiques»

 

La FIFA a suspendu les fédérations tchadienne et pakistanaise de football en raison d’ingérences politiques, privant provisoirement les sélections et clubs des deux pays de toute compétition internationale, a-t-elle annoncé mercredi.

Concernant le Tchad, l’instance a sanctionné la récente dissolution inexpliquée de la fédération (FTFA) par le ministre des Sports, qui avait déjà valu au Tchad d’être disqualifié le 22 mars, des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations.

Les autorités de N’Djaména ont «définitivement retiré» à la FTFA sa délégation de pouvoirs, se sont emparées de ses locaux et ont établi «un comité national chargé de gérer temporairement le football tchadien», énumère la FIFA.

L’instance lèvera sa suspension «dès que les décisions gouvernementales seront annulées et que la direction de la FTFA, avec à sa tête le président Moctar Mahamoud Hamid, aura pu confirmer à la FIFA qu’elle a repris possession de ses locaux», précise-t-elle.

«Ingérence de tiers»

La Fédération pakistanaise de football (PFF) est-elle suspendue «en raison d’ingérence de tiers», après la récente prise de contrôle de son siège par l’ancien président de la fédération, Syed Ashfaq Hussain Shah, et ses partisans.

Le Bureau du Conseil de l’instance a fustigé «une prétendue décision de certains individus» visant «à destituer le comité de normalisation désigné par la FIFA» et chargé d’organiser des élections régulières, afin de réinstaller au pouvoir Syed Ashfaq Hussain Shah.

«Cette suspension ne sera levée qu’une fois que le comité de normalisation de la PFF aura confirmé à la FIFA avoir repris le contrôle des locaux de la fédération, de ses comptes, de son administration et de ses canaux de communication», précise la FIFA.

Source : lematch.ch

Tchad : flambée des prix des denrées alimentaires à l’approche du ramadan

Les prix des denrées alimentaires ont commencé à augmenter sur les étals et dans certaines boutiques de N’Djamena et dans les provinces. La majorité des produits de grande consommation commencent à être impactés

 

Les usagers de N’Djamena ont commencé à se plaindre de la flambée des prix des produits sur le marché. Cette attitude des commerçants qui est devenu coutume, tend à s’éterniser sous le regard des pouvoirs publics. Une dame que nous avons rencontrée au marché d’Abena regrette que le prix des prix des produits de premières nécessités grimpe. Elle explique que : « le mais de 1000 francs est monté jusqu’à 1500 FCFA, le litre d’huile qui coutait 800 coute déjà 1000 francs ».

« Même le prix des fruits ont augmenté », regrette Denenodji Philomene. Ceci, alors que la pandémie à coronavirus d’un côté, freine le développement des activités. Comme plusieurs autres, cette femme souhaite que le gouvernement intervienne avant que le phénomène ne s’amplifie. Les acheteurs pensent que ce sont les commerçants qui essayent de faire de la surenchère en période du mois sacré de ramadan qui se pointe.

Les commerçants quant à eux pointent du doigt les fournisseurs et vice versa. Au marché Dembé, un boutiquier explique qu’il prend le sac de farine à 21 500 Fcfa, voire plus. Le prix du sac de sucre est passé de 32 000 à 33 500 Fcfa. Les plus nantis ont commencé à se procurer les vivres en quantité pour éviter qu’il y ait pénurie.

Les gendarmes tchadiens s’édifient sur le respect des droits humains en période électorale

Ce mardi 06 avril 2021, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH) a organisé en faveur des gendarmes tchadiens, une séance de travail sur la protection des hommes en période électorale

 

Les travaux ont porté sur la définition de l’élection, les questions liées aux droits de l’Homme pendant les élections, le droit à la vie, l’interdiction de la torture et des peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants, le droit de participer à la vie publique, le droit à la liberté d’opinion et d’expression, le droit à la liberté de réunion, le droit à la liberté d’association, le droit à la liberté de circulation, l’interdiction de procéder à des arrestations et détentions arbitraires ou illégales.

La session de travail s’est tenue à la direction de la gendarmerie à N’Djamena, capitale du Tchad. Le HCDH a exhorté les forces de l’ordre aux respects des droits humains pendant la période des élections.

Un accent a été mis sur, le respect scrupuleux de l’égalité entre citoyens, l’usage de la force sauf en cas de  nécessité et enfin au cas où il y’a des manifestations, la réponse de la gendarmerie doit être proportionnel aux troubles. Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme a également invité les bénéficiaires au respect du principe de responsabilité, qui exige des rapports si l’usage des armes et de la violence ont été constatés pendant les troubles. Lequel rapport est présenté aux supérieurs hiérarchiques. Le HCDH a insisté sur le recours à la force seulement pour maintenir légalement l’ordre et cas de nécessité absolue.

Tchad : le ministre des sports rencontre le comité de gestion provisoire du football

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Routouang Mohamed Ndonga Christian s’est entretenu ce 06 avril 2021, avec le comité gestion provisoire du football au Tchad, piloté par Japhet Ndoram et le comité technique

Il était question pour le ministre de situer ce dernier sur leurs responsabilités respectives. C’est la première rencontre officielle depuis le retrait des pouvoirs la fédération de football. Routouang Mohamed Christian a également attiré l’attention de l’ancienne gloire du football tchadien, Japhet Ndoram, sur les attentes du gouvernement et de la population.

Le ministre en charge des sports a précisé que, la mise en place de ce Comité : « marque le départ de la réforme des textes et de l’organe de gestion du football tchadien ». Il exhorte les personnes auxquelles les responsabilités ont été confiées à œuvrer du football afin le football suscite l’espoir auprès des jeunes. Il rassure que les ressources nécessaires seront affectées pour un meilleur fonctionnement.

L’ancien footballeur tchadien, Japhet Ndoram, en sa qualité de président du Comité de gestion provisoire du football au Tchad confie qu’il : « réalisera le rêve du peuple tchadien de voir l’équipe nationale à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations ». Il compte toutefois sur les membres du Comité qui connaissent bien le football tchadien, afin d’inventorier les maux qui entravent son développement et proposer des solutions idoines et durables.

Diplomatie : la réaction du Tchad surprend l’ambassade de Russie en RCA

Un communiqué de presse de l’ambassade de Russie en RCA publié ce 6 avril 2021, remet en cause les accusations du Tchad, selon lesquelles, la Russie outrepasse ses prérogatives de diplomatie en RCA et s’arroge le droit de gérer les relations entre le Tchad et la Centrafrique

 

L’ambassade de la Fédération de Russie en République centrafricaine note qu’elle est surprise du communiqué de presse, publié par le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des tchadiens de l’étranger le 03 avril 2021

« L’ambassadeur de Russie en RCA n’a jamais accusé le gouvernement tchadien de quelque ce soit. En revanche, l’ambassade de Russie en RCA compte sur le soutien du Tchad dans la stabilisation de la situation en RCA et considère ce pays comme un acteur clé dans le développement de la région », poursuit la note.

Lors de la conférence de presse qui a eu lieu le 29 mars 2021 et à laquelle ni les représentants de l’ambassade du Tchad, ni les journalistes tchadiens n’ont été présents, l’ambassadeur a appelé tous les pays voisins de la RCA à : «  sécuriser la frontière afin de mettre fin à la circulation illégale des armes et des hommes au nom de la paix et de la stabilité », indique le diplomate

L’ambassade de Russie prie les autorités tchadiens de vérifier les informations pour ne pas défigurer la réalité. Elle informe que ce n’est pas la première fois que les journalistes falsifient les paroles de l’ambassadeur de Russie en RCA.
« Il est regrettable que le Tchad, l’un des pays qui entretient des bonnes relations de longue date avec la Russie, condamne les propos que Monsieur l’ambassadeur n’a jamais prononcés tout en croyant aveuglement aux fausses nouvelles »

Fmi -Dette : des mesures en faveur de 22 pays africains

En raison de son intérêt, nous reproduisons cet article de notre partenaire Financialafrik.com.(Financialafrik.com) Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 5 avril avoir approuvé le 1er avril, une troisième tranche de subventions pour l’allégement du service de la dette de 28 pays membres dits pauvres dans le cadre du Catastrophe Containment and Relief Trust (CCRT). Parmi eux, 22 sont africains.

Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la Centrafrique, des Comores, de la RD Congo, de Djibouti, de l’Éthiopie, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de Haïti, du Libéria, de Madagascar, du Malawi, du Mozambique, du Népal, du Niger, du Rwanda, de Sao Tomé-et-Principe, de la Sierra Leone, de la Tanzanie, du Tchad et du Togo. A eux s’ajoutent l’Afghanistan, Haïti, le Népal, les Îles Salomon, le Tadjikistan et le Yémen.

Selon le FMI, cette nouvelle approbation fait suite à deux tranches antérieures approuvées respectivement le 13 avril 2020 et le 2 octobre 2020. Elle permet le décaissement de dons du CCRT pour le paiement de tous les services de la dette éligibles dus au Fonds par ses membres les plus pauvres et les plus vulnérables du 14 avril 2021 au 15 octobre 2021, estimés à 238 millions USD.

« Cette tranche de subventions pour l’allégement du service de la dette continuera à aider à libérer des ressources financières limitées pour un soutien sanitaire, social et économique d’urgence vital afin d’atténuer l’impact de la pandémie de Covid-19 », indique l’institution dans un communiqué. D’ailleurs, elle ajoute qu’un allégement du service de la dette pourrait être accordé pour la période restante allant du 16 octobre 2021 au 13 avril 2022.

Tchad : qui est Alladoum Djarma Baltazar, candidat du parti ASTRE à la présidentielle

Depuis l’annonce de sa candidature pour l’élection présidentielle du 11 avril 2021, le candidat Alladoum Djarma Baltazar est fortement contrarié sur les réseaux sociaux par les tchadiens de tout bord

 

Les internautes estiment que le candidat investi par le Parti Action socialiste tchadienne pour le renouveau (ASTRE) a été fabriqué par le régime en place pour jouer les marionnettes. Accusation que le mis en cause rejette de toute pièces en présentant un programme politique ‘’solide’’.

Cet homme politique, par ailleurs enseignant de mathématique au Lycée Félix Eboué de N’Djamena est engagé dans la campagne présidentielle depuis le 11 comme tous les autres candidats. Il a décidé d’aller conquérir l’électorat de la partie méridionale du pays. De passage à Kélo, dans la province de la Tandjilé, dans le cadre de la campagne électorale, déclare qu’il va dissoudre la Constitution et la restituera la primature par voie référendaire. Il a également annoncé la dissolution du Centre national des œuvres universitaires pour procéder à des réformes au ministère de l’Enseignement supérieur.

Après la création de son parti, Action socialiste tchadienne pour le renouveau (ASTRE), Alladoum Djarma Balthazar est depuis 2015 rapporteur du Cadre national du dialogue politique.

Bien qu’au centre des railleries sur la toile, l’homme politique poursuit sa mission. Il avait annoncé un grand meeting dans le Tchad profond, et cela se réalise. Dans la province du Logone oriental, il a déclaré qu’il est : « l’homme providentiel qui ne sort de nulle part pour les sauver ». Le président du parti ASTRE a laissé entendre qu’il est le seul candidat en lice, à n’avoir pas mangé à la table du Maréchal.

Tchad : Saleh Kebzabo sensibilise sur le boycott de la présidentielle

A moins cinq jours de l’élection présidentielle prévue le 11 avril 2021, certains partis politiques de l’opposition dont l’UNDR sensibilisent au boycott alors que la campagne bat son plein dans les provinces du pays

 

« Je continue la campagne pour sensibiliser au boycott actif du scrutin du 11 avril », a laissé entendre Saleh Kebzabo, président du parti, Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR). Il insiste sur le départ du président du Consensus, Idriss Deby Itno et la volonté d’un nouveau système de gouvernance. « Nous ferons de 2021 une année d’alternance », clame Saleh Kebzabo. Cet homme politique considéré comme le principal adversaire d’Idriss Deby, mène depuis quelques semaines des marches de protestations contre un sixième mandant du Maréchal.

Le député à l’Assemblée nationale a décidé de se retirer de la course à la présidentielle du 11 avril 2021, suite à l’attaque orchestrée chez l’opposant Yaya Dillo. Laquelle avait entrainé la mort de deux personnes, sa maman et son neveu. Le leader de l’UNDR, a accusé le chef de l’Etat de recourir à la violence pour intimider ses adversaires. Le député a indiqué que son parti ne participera à une mascarade dont les résultats sont connus d’avance.

L’opposant Saleh Kebzabo a été quatre fois candidat malheureux face à Idriss Deby Itno. Il est venu en deuxième position à la dernière présidentielle de 2016, avec moins de 13% de suffrages.

Certaines personnes s’interrogent sur l’effet que peut avoir ce boycott très concentré dans la capitale, alors que les candidats en lice gagnent du terrain dans les campagnes. En dehors d’Idriss Deby et Pahimi Padacké Albert qui essayent de mobiliser à N’Djamena, les autres candidats sont en quête des suffrages dans les provinces.

Le gouvernement tchadien confirme la mise aux arrêts des soldats accusés de viol au Niger

D’après le communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères du 03 avril 2021, les militaires tchadiens, présumés auteurs de viols et abus sexuels sur des femmes nigériennes ont été arrêtés 

Le ministère tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des tchadiens de l’Etranger a signalé qu’il suit avec une très grande attention les faits et d’abus sexuels dont sont auteurs certains soldats du 8ème bataillon du contingent tchadien basé à Tera au Niger.

En effet, ces militaires sont accusés d’avoir violé une fillette de 11 ans et deux femmes au Niger en présence de leurs maris. Ces derniers auraient pointé les bouts des armes sur leurs victimes avant de passer à l’acte. C’est du moins ce qui ressort du rapport de la Commission nationale des droits humains (CNDH), du Niger. Lequel rapport a été présenté le 02 avril 2021.

Le gouvernement du Tchad précise que c’est un cas isolé qui ne devrait pas être utilisé pour ternir l’image du contingent tchadien, et d’une manière générale, celle de l’armée celle de l’armée tchadienne qui démontré à suffisance sa discipline sur les différents terrains d’opération.

Cet acte a également été condamné par les autorités administratives du Niger, les militaires, les ONG et les mouvements citoyens. Ces éléments tchadiens du 8ème bataillon étaient en poste dans la zone des trois frontières (Burkina Faso, Mali, Tchad), dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Tchad-présidentielle : le parti PRET maintient son mot d’ordre de boycott

Dans un communiqué de presse du PRET (Parti pour la renaissance et l’équité du Tchad), parvenu à notre rédaction, il est demandé aux militants de retirer les cartes d’électeurs mais de rester à la maison le jour du vote

 

Cette décision du PRET de boycotter l’élection présidentielle du 11 avril 2021 a été adoptée le 10 mars 2021 et confirmé le 16 mars de la même année.  Ceci suite à la délibération du Conseil des présidents de l’Alliance victoire, dont le parti est signataire.

Le secrétaire national à l’information et porte-parole du PRET, Armand Dobsoumouna Doumgoul, précise que : « le mot d’ordre en vigueur reste et demeure, le boycott actif de la présidentielle du 11 avril 2021 ». Il exhorte les militants et sympathisants à collaborer avec les missions déployées sur le terrain pour relayer l’information en direction de nos camarades les plus reculés.

Dans le communiqué, il est également demandé aux adhérents de se retirer leurs cartes d’électeur et de rester chez eux, le 11 avril 2021, jour de vote, et en gardant soigneusement et en lieu sûrs, les cartes pour les échéances futures qui vous seront communiquées par les instances autorisées du parti

Précisons que le 11 avril 2021, jour de l’élection présidentielle c’est dimanche prochain. Cet évènement politique d’envergure se tiendra dans moins d’une semaine.

Tchad : le siège d’un parti politique a été vandalisé

Le siège du parti, Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), de l’opposant Saleh Kebzabo a fait l’objet d’une double attaque le samedi 03 avril 2021.

Les militants de ce parti pointent du doigt, le Mouvement patriotique du salut. D’après Saleh Kebzabo, les personnes qui s’en sont pris au siège de son parti étaient : « habillées avec des foulards du MPS ». Ils font savoir que les agresseurs aient passé à tabac quelques militants présents au QG.

Le président dudit parti, Saleh Kebzabo déplore le fait que : « ce sont nos militants maltraités qui ont été arrêtés et transférés au CSP7 ». « Voilà les réalités de notre démocratie : une vraie dictature où on cherche à éliminer les voix discordantes par tous les moyens. Nous résisterons jusqu’au départ de Déby du pouvoir », regrette le leader de l’UNDR.

Le vice-président du parti, Célestin Topona, précise que la première attaque a eu lieu à 7h30min. Après le forfait, les oppresseurs ont indiqué qu’ils reviendront. Et ce fut le cas, ils sont revenus à 14 heures. Cette fois, ils ont saccagé les bureaux et bruler le drapeau du parti hissé au siège. Célestin Topona confie qu’ils vont s’organiser en interne pour une meilleure défense.

« Global Africa », la nouvelle revue scientifique africaine

Lancement au Sénégal d’une ambitieuse revue de recherche scientifique sur l’Afrique.L’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal (UGB) a annoncé, ce jeudi 1er avril 2021, le lancement de « Global Africa », une revue scientifique internationale et pluridisciplinaire, associée à des actions de renforcement de la recherche africaine, soutenue par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 1,5 million d’euros. Ce programme mobilisera plus d’une dizaine d’institutions partenaires africaines ou françaises.

La revue, rattachée au Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs / Afrique-Diasporas (LASPAD) de l’UGB, vise à rendre compte des enjeux politiques, sociaux, économiques, écologiques, technologiques de l’Afrique et du monde.

Editée en quatre langues (français, anglais, arabe et swahili), cette publication dont les premiers appels à contribution vont être diffusés prochainement, est dotée des standards internationaux d’évaluation des articles. Au-delà des sciences sociales, elle est ouverte à la science de la durabilité et aux approches pluridisciplinaires.

« Global Africa » a été imaginée par un consortium, qui comprend, aux côtés du LASPAD de l’UGB, l’IRD (Institut de recherche pour le développement, France), le Center for Global Studies de l’UIR (Université internationale de Rabat, Maroc) et le LASDEL (Laboratoire d’études et de recherche sur les dynamiques sociales et le développement local, Niger). L’AFD apporte pendant quatre ans un soutien au lancement du programme à travers un financement d’1,5 million d’euros pour un budget global de 2,65 millions d’euros.

Un programme de formations et d’événements est prévu pour compléter l’offre éditoriale de la nouvelle revue scientifique africaine.

Tchad-Présidentielle : l’ancien chef rebelle Baba Ladé apporte son soutien à Idriss Deby

Il a mystérieusement répondu présent ce jour au meeting d’Idriss Deby Itno à Bongor, province du Mayo Kebbi Est. Baba Ladé a ouvertement manifesté son soutien au candidat du consensus

 

L’ancien rebelle Baba Ladé, dont le dossier de candidature à la présidentielle a été rejeté par la Cour suprême a décidé de rallier le parti au pouvoir. Il a fait son apparition ce 1er avril au meeting du Maréchal qui se tenait à Bongor, sa province d’origine. Tout aurait été fiscellé au préalable, les ‘’bongorois présents sur les lieux étaient stupéfiaient d’entendre Idriss Deby introduire l’homme longtemps voué aux gémonies

C’est en ces termes que le président du consensus signale la présence de Baba Ladé « Arrêtez la musique s’il vous plait. Je voudrais vous annoncer qu’un de vos enfants du Mayo Kebbi Est a fait un parcours extraordinaire. D’une rébellion à une autre, de la prison à la sortie, il est parti en exil à Dakar. Après l’affaire de Mongo, il a entendu mon appel, il est rentré au pays, il est ici avec moi ». L’ancien chef rebelle a accompagné le récit en déclarant qu’il a répondu au Maréchal, président du consensus.

Pour rappel, le 22 mars dernier, le président candidat a posé un acte similaire en réhabilitant le général Ahmat Koussou, dégradé au rang de soldat et radié des effectifs de l’armée en juin 2020. Cet acte avait également été posé dans le cadre de la campagne électorale.

 

Tchad : près d’un milliards Fcfa mis en jeu pour éviter les inondations à N’Djamena

Le Tchad et la France ont signé ce 1er avril, une convention d’1,5 millions d’euros dans le cadre du projet visant à épargner la capitale des inondations à la prochaine saison pluvieuse

Cette nouvelle convention a été signée entre le ministre tchadien des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin, l’Ambassadeur de France au Tchad, Bertrand Cochery et le directeur de l’AFD, Olivier Cador.

La tâche reviendra services de la Mairie de N’Djamena afin d’effectuer des travaux d’urgence permettant d’éviter les inondations dans de nombreux quartiers de la capitale lors de la prochaine saison des pluies. Les travaux consisteront à remettre en état, le réseau de drainage pluvial des quartiers Nord et Est de la cité capitale.

Rappelons  que l’année dernière, les inondations ont créé d’énormes dégâts matériels et humains dans les quartiers périphériques de N’Djamena. Plusieurs familles ont encore les séquelles de ravages des pluies. Avec la résurgence de la covid-19, la situation pourrait être plus critique si le travail n’est pas réalisé avant la prochaine saison pluvieuse.

Tchad : 300 motos ont été offertes à trois délégations sanitaires

C’est un don des Fondations Bill et Melinda Gates et Aliko Dangoté, remis ce 1er avril 2021, aux  délégations de  santé des provinces de Hadjar-Lamis, Kanem et du Lac pour faciliter la mobilité des agents de santé

Le montant  de ces dons est estimé à plus de 600 millions de FCFA. Au nom de deux fondations, Ayodeji Ibrahim a rassuré le ministère de la santé publique et de la solidarité nationale de la disponibilité de ces institutions à soutenir le Gouvernement dans sa vision tendant à améliorer les indicateurs de la santé.

Le Directeur General du ministère a rappelé le bien-fondé de la convention signée en 2019 avec les fondations Bill et Melinda Gates et Aliko Dangoté. Il a signifié également que cet accord répond au besoin exprimé par les services déconcentrés des localités bénéficiaires dans le but de mener à bien leurs activités.

Dr Ismaël Barh Bachar a au nom du ministre salué la volonté de ces fondations et souhaité le raffermissement de la coopération pour plus des réponses aux sollicitations de la population en matière de santé.

Il a demandé aux responsables de santé de trois provinces de gérer rationnellement ces engins pour valablement rehausser les résultats des actions vaccinales. Il a ensuite adressé ses reconnaissances au nom du Gouvernement qui sous la conduite du Maréchal du Tchad fait de la santé des populations l’une des prioritaires de sa politique de développement du pays.

Tchad : le projet Formi a remis à 40 jeunes leurs attestations de fin de formation

Quarante jeunes de la province du Batha formés sur, les techniques en énergie solaire et mécaniciens des engins à deux roues ont reçu leurs parchemins le 31 mars 2021

 

C’est une initiative du projet, formation et insertion des jeunes au Tchad. La formation a été financée par la Coopération Suisse. Ces jeunes formés sur les techniques en énergie solaire et mécaniciens sont près pour le marché de l’emploi, estiment les responsables dudit projet.

Ces attestions viennent sanctionner la formation et permettre à ces nouveaux techniciens de se lancer sur le marché de l’emploi. Plusieurs conseils ont été prodigués aux jeunes pour une meilleure insertion socioprofessionnelle.

Le chef d’antenne Nord de Fomi, Rassoumbaye Ngaradoumbaye, confie que, le projet continuera sa mission de soutien aux jeunes afin de faciliter l’insertion socioprofessionnelle. Il met en garde la jeune contre l’immigration. Les 40 jeunes nouvellement sortis peuvent mettre leur savoir au service de la société.

 

 

Tchad : l’OIF renforce les capacités des journalistes pour la couverture des l’élection

Dans le processus de soutien du processus électoral au Tchad, l’Organisation internationale de la francophonie a financé la formation d’une centaine de journalistes tchadiens du 26 au 27 mars 2021

 

Les travaux ont été organisés en lien avec l’organe tchadien de régulation des médias, la HAMA. Ce séminaire de renforcement de capacités des journalistes s’est déroulé au CEFOD de N’Djamena. Ces hommes de médias ont été édifiés sur le traitement médiatique de l’élection, le cadre juridique et déontologique, et la lutte contre les fausses nouvelles. Ceci pour bien se déployer pendant l’élection présidentielle du 11 avril 2021

La formation a été conduite par des experts internationaux, des correspondants de la presse internationale, et de responsables tchadiens de médias publics comme privés. Cette session de travail financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, entre dans le cadre d’un soutien aux processus électoraux, et s’inscrit dans la continuité d’une précédente formation de journalistes sur le même thème, assurée par l’ambassade de France en décembre 2019.

Le séminaire de formation a été financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, entre dans le cadre d’un soutien aux processus électoraux, et s’inscrit dans la continuité d’une précédente formation de journalistes sur le même thème, assurée par l’ambassade de France en décembre 2019.

Sahel : la BM octroie 375 millions de dollars à un projet pastoral

Des éleveurs et agropasteurs du Sahel vont bénéficier d’un financement de 375 millions de dollars, soit près de 210 milliards FCFA, de la Banque mondiale pour améliorer leurs activités.Les efforts pour renforcer la productivité et la résilience des systèmes pastoraux au Sahel vont bénéficier d’un nouveau financement de 375 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale. Il a été approuvé mardi 30 mars par le Conseil des administrateurs afin d’accompagner le déploiement de la phase 2 du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-2).

« Véritables moteurs de la croissance, les systèmes pastoraux font vivre plus de 20 millions de personnes au Sahel. La nouvelle phase du projet, qui concerne le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, permettra d’améliorer la résilience des éleveurs et des agropasteurs dans des zones ciblées », a fait savoir l’institution de Breton Wood dans un communiqué reçu mercredi à APA.

Elle souligne que le nombre des bénéficiaires directs du PRAPS-2 devrait s’élever à 13 millions de personnes environ, y compris des jeunes, dont au moins 30% de femmes.

La première phase du PRAPS, lancée en 2015, a bénéficié à pas moins de 2,2 millions de personnes vivant principalement de l’élevage nomade. Selon la banque, il avait entre autres permis de construire plus de 65 marchés aux bestiaux, 12 abattoirs et près de 300 parcs à vaccination.

Fort du  succès de la première phase du projet, le PRAPS-2 poursuivra les investissements destinés à renforcer les systèmes de santé animale, améliorer l’accès aux ressources naturelles et leur gouvernance (y compris à travers la création de nouvelles zones de pâture et de points d’eau). Il va favoriser aussi des déplacements pacifiques locaux et transnationaux le long des axes de transhumance et accroître les revenus. En outre, il confortera les capacités de gouvernance du secteur dans les institutions nationales et régionales et chez les principales parties prenantes.

Selon la Banque mondiale, les restrictions imposées par la pandémie de COVID-19 ont rejailli sur les activités pastorales, induisant une forte hausse des prix du bétail tout en pénalisant les éleveurs par la fermeture des marchés et les limitations de circulation. Ainsi, le nouveau projet contribuera aux réponses ciblées pour faire face à ces difficultés : amélioration des chaînes de valeur de l’élevage, facilitation du commerce de bétail, soutien à l’intégration des marchés régionaux et poursuite du développement des infrastructures de marché stratégiques le long des axes commerciaux.

« L’inclusion socioéconomique des femmes et des jeunes dans tous les programmes de développement destinés à la région du Sahel est cruciale. Le projet PRAPS-2 va y contribuer en renforçant les interventions destinées aux femmes et aux jeunes vulnérables dans les ménages vivant du pastoralisme, en améliorant leur accès à des formations, y compris pour assurer leur alphabétisation fonctionnelle, numérique et financière et renforcer leurs compétences commerciales », Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Par ailleurs, indique la BM, le PRAPS-2 travaillera en concertation avec les institutions régionales pour contribuer à l’intégration des politiques, l’harmonisation des réglementations et le renforcement de la coordination entre pays afin de permettre au pastoralisme de contribuer pleinement à la réduction de la pauvreté dans les pays du Sahel.

La Mauritanie succède à la Côte d’Ivoire à la tête du Comité régional de pilotage du SWEDD

La Mauritanie a succédé, mardi, à la Côte d’Ivoire à la tête du Comité régional de pilotage (CRP) du projet de l’Autonomisation des femmes et dividende démographique au sahel ou Sahel Women’s Empowerment and Demographic Dividend (SWEDD).

Après son mandat de deux ans arrivé à terme, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné a passé la main au ministre de l’Education nationale, de la formation technique et de la réforme de la République islamique de la Mauritanie, Mohamed Melainine Ould Eyih, au cours de la cinquième réunion ordinaire du CRP tenue en mode virtuel.

Les travaux de cette cinquième réunion ordinaire du CRP ont été marqués notamment par le bilan de la ministre Mariatou Koné à la tête de cette instance du SWEDD.

A ce propos, en dépit de la crise sanitaire mondiale de Coronavirus (Covid-19), les participants ont noté qu’elle a mené des actions de plaidoyer auprès des premières dames du Niger et de la Côte d’Ivoire.

Le mandat de Mariatou Koné a été également marqué par le nombre de pays membres du projet SWEDD qui est passé de six à neuf, mais aussi l’obtention d’un financement additionnel de la Banque mondiale.

Au regard de ces « bons résultats obtenus durant son mandat » grâce à son leadership pour relever les importants défis dans la communauté SWEED, la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné a été distinguée par ses pairs au cours de ce passage de témoin.

Le projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel  (SWEDD) est une initiative régionale impliquant neuf pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre confrontés à des défis sociodémographiques identiques. Il s’agit du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire,  du Mali, de la Mauritanie, du Niger,  du Benin, de la Guinée, du Tchad et du Cameroun.

Ce projet vise à renforcer le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes en vue d’accélérer la transition démographique dans la région.

Financé par la Banque mondiale, il est mis en œuvre par les pays avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS).  

L’espace du SWEDD comptait en 2015, 107 millions d’habitants.  Les projections estiment à 356 millions les populations de cet espace en 2063.

Le projet  a été lancé en 2015 pour un mandat de trois ans. Après plusieurs plaidoyers, le projet SWEDD financé à plus de 207 millions de dollars par la Banque mondiale a été prorogé jusqu’en 2023.

Tchad : les enseignants de N’Djamena dépose la craie pendant 2 jours pour soutenir les confrères tués

Le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section provinciale de N’Djamena a décidé de ne pas travailler les 31 mars et le 1er avril 2021 pour protester contre ce qu’ils appellent ‘’assassinat crapuleux’’ de leurs deux confrères

 

Dans un communiqué de presse parvenu à journaldutchad.com le 30 mars 2021, la section provinciale des  Syndicat des enseignants du Tchad, font savoir qu’ils observeront deux jours sans travail. Notamment le 31 mars et le 1er avril 2021. Ceci pour protester contre la prétendue mort par balles perdues des enseignants Wantamo Solbel et Wilba Djilvankissam.

Le Syndicat des enseignants de N’Djamena estime que c’est un « assassinat crapuleux », et invite ses membres des services centraux, du primaire, secondaire et des services associés  à une observance stricte des deux journées sans craies en guise de protestation. Le SET demande également que justice soit faite

La levée de corps de ces instituteurs est prévue demain jeudi 1er avril 2021. Les dépouilles seront acheminées aux domiciles des victimes.

Rappelons que ces deux enseignants ont été tués le 23 mars dernier devant le peloton spécial d’intervention de la gendarmerie (PSIG). L’auteur des tirs, fait savoir le procureur, est un agent de la garde nationale et nomade du Tchad qui essayait d’intercepter des présumés voleurs de véhicules. Ce dernier est actuellement incarcéré note-t-il.

Tchad : la disparition Moïse Dabesne inquiète l’union des journalistes

Dans un communiqué de presse publié ce 30 mars 2021, l’Union des journalistes du Tchad (UJT), invite les services de sécurité à mener des enquêtes pour retrouver le journalise Moïse Dabesne et le déférer au parquet s’il fait l’objet d’une quelconque poursuite

 

 

La note signée du président de l’UJT, Abbas Mahamoud Tahir, interpelle directement le service de sécurité et le procureur de la république. Il demande à ces derniers de se saisir de cette affaire afin de mener une enquête pour retrouver le journaliste et le déférer au parquet si une charge quelconque pèse sur lui comme stipule l’article 23 de la Constitution tchadienne

Depuis la disparition de Moïse Dabesne, journaliste en service au média en ligne tchadinfo, le 25 mars 2021, sa famille biologique et les organisations professionnelles des média au Tchad sont préoccupées.

L’UJT fait savoir qu’elle se réserve le droit d’engager : « les actions citoyennes en saisissant ses partenaires régionaux, sous régionaux et internationaux pour que la lumière soit faite sur cette pratique moyenâgeuse »

Il est à rappeler que, ce jeune journaliste Moïse Dabesne est introuvable depuis le 25 mars, après qu’il ait couvert, la conférence de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH).