Agriculture : « les systèmes d’irrigation contribuent à l’intensification de la production » dixit Lydie Beassemda

Dans une interview accordée à Tchadinfos, la ministre de l’Irrigation, de la Production et des équipements agricoles a relevé les enjeux de cette rencontre. Lesdits enjeux reposent sur les défis climatiques et la modernisation du secteur.

Le Tchad se prépare à accueillir le tout premier Salon africain de l’agriculture (Safagri). Il est prévu du 12 au 15 mars 2019 à N’Djamena. En effet, le secteur agricole est aujourd’hui modernisé. La technologie est au centre de la chaîne agricole et des métiers qui y sont liés.

De ce fait, des réflexions seront menées pour permettre aux différents participants au Salon africain de l’agriculture de s’approprier les nouvelles méthodes de production.  Selon Lydie Beassemda, il y aura un espace Technologie au niveau du Safagri.

Dans certains pays africains, il y a des technologies qui sont développées pour pouvoir produire des semences améliorées. « Le Burkina viendra avec ses producteurs semenciers qui ont développé la technologie de la production des semences. C’est un exemple de technologie qui permet de lutter contre le changement climatique »,a-t-elle expliqué.

Aussi, tous les systèmes d’irrigation pour faire face au manque d’eau seront évoqués au cours de cette rencontre continentale. « Les systèmes d’irrigation contribuent à l’intensification de la production.  Vous aurez aussi des technologies liées au suivi et au contrôle de la météorologie. Il y a des équipements importants » précise la ministre en charge de l’Agriculture.

Il faut dire que l’agriculture utilise de nos jours des drones pour pouvoir renseigner sur la météorologie. Alors, si l’on parle de développement des chaines de valeur, il faudrait une certaine maîtrise des technologies. Et ce, pour une meilleure appropriation.

Tchad : la CENI ne fait pas l’unanimité dans la classe politique

La mise en place de la CENI, la commission électorale nationale indépendante divise la classe politique.

En effet, avec cette querelle au tour de la mise en place de la Céni, l’opposition est déjà divisée. Car, même la liste envoyée par son chef de file n’a pas été prise en compte.

La CPDC, la coordination des partis politiques pour la défense de la constitution dénonce le caractère sélectif dans la composition de cet organe chargé de l’organisation des élections au Tchad.

Tchad : la mise en place de la CENI divise l’opinion

Le président Déby a entériné par décret le 21 février, la proposition du cadre national de dialogue politique, désignant les personnalités, membres de la Céni.

Au Tchad, la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) divise la classe politique. En effet, la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC) dénonce le caractère sélectif dans la composition de cet organe chargé de l’organisation des élections au Tchad.

Ainsi, ils sont au total 30, dont 15 de l’opposition et 15 de la majorité présidentielle. Ces personnalités choisies parmi les candidats autres que les responsables des partis politiques auront la charge d’organiser les prochaines élections au Tchad.

Pour le porte-parole adjoint de la CPDC, Poddi Djimé Bichara, « la loi 30 portant création de la Céni dit en son article 3 alinéa 3 que les membres de la Céni sont désignés par rapport à la représentation des partis politiques à l’Assemblée nationale et dans les conseils locaux, c’est-à-dire les conseils municipaux ».

Tchad : dernières révélations apportées sur le présumé enlèvement d’une fille au Chari Baguirmi

Une famille a indiqué ce lundi au média en ligne Tchadinfos, que le sultan de Baguirmi aurait « enlevé » sa fille le 15 février. De  « fausses accusations » auquel répond l’entourage de Mbang Hadji Woli Mahamat.

En effet, pour la famille, il n’y a pas de doute possible. Aïcha Ali, âgée de 14 ans, a été « enlevée » par des hommes du sultan Mbang Hadji, à Moilé. Localité située dans la province du Chari-Baguirmi, selon un communiqué diffusé par ses proches sur les réseaux sociaux.

Ainsi contacté, Abakar Ali, cousin d’Aïcha Ali, confirme les faits et espère que « la justice va s’occuper de tous ». Selon lui, sa cousine a été séquestrée au domicile du sultan à Gassi, dans le 7e  arrondissement de N’Djamena. Donc, à l’en croire, Aïcha a été « enlevée devant le domicile familial alors qu’elle tenait son petit commerce»… « Cela fait aujourd’hui 40 jours depuis sa disparition (…) », ajoute-il à Tchad Infos.

Avis du sultan du Baguirmi

De son côté, son chargé des relations publiques (CRP), Tahir Patcha, rejette tout en bloc. « Les publications faites sur les réseaux sociaux ne sont que fausses accusations ». Selon lui, la fille n’a jamais été enlevée. « Elle a fui sa famille à Moilé pour venir se réfugier chez le sultan à Gassi… Elle y a passé un mois », déclare-t-il.

Ainsi, le CRP du sultan ajoute que “la fille a été trop souvent maltraitée par sa mère : c’est ce qui a causé sa fuite”.  Selon Tahir Patcha : “Aïcha Ali a 21 ans et souhaitait quitter la maison familiale pour rejoindre son conjoint.” La jeune fille aurait alors demandé de l’aide au sultan pour officialiser son union avec son amoureux.

Mais, ne pouvant donner son accord sans celui du père d’Aïcha Ali, Mbang Hadji Woli a contacté l’oncle paternel de la fille. Son appel reste sans réponse, selon le CRP du sultan.

Où se trouve la fille recherchée ?

Le 15 février, une délégation de la famille maternelle d’Aïcha Ali est arrivée à N’Djamena. Mais elle n’a pas fait la même lecture de la situation. Elle a ainsi déposé une plainte. Elle a été auditionnée le lundi 25 février à la Coordination de la police. Un membre de la cour du sultan a représenté Mbang Hadji Woli. Les deux parties ont été entendues sur procès-verbal.

La famille réclame sa fille et des dommages et intérêts. « Nous voulons la revoir en pleine forme, en chair et en os. On veillera bien à ça ! », clame Abakar Ali. En attendant, Aïcha Ali a été conduite à Massenya, dans le palais du sultan de Baguirmi.

 

Economie : zoom sur la confection des marmites made in Tchad

Entre archaïsme et conditions de travail précaires, les fabricants de marmite made in Tchad excellent dans leur domaine.

En effet, c’est une immersion dans le plus grand atelier de fabrication de N’Djamena. A l’entrée sud du quartier Ridina, dans le 5e arrondissement de N’Djamena, on sent une odeur de brûlé qui flotte dans l’air. L’endroit est modeste, clôturé par des tôles rouillées. Un hangar de fortune se dresse au milieu de la cour où travaillent 14 employés. Chacun exécute une tâche spécifique. Le propriétaire de l’atelier scrute les faits et gestes de ses employés.

En fait, dans le plus grand atelier de fabrication de marmite au Tchad, rien ne se fait au hasard. L’activité est archaïque et artisanale certes, mais elle nécessite une grande précision. « Toute erreur peut fausser le processus de fabrication », confirme Abakar Adoum, qui gère l’entreprise depuis 15 ans.

Ainsi, tout commence par la collecte de l’aluminium, matière première de fabrication. Les carcasses de moteurs des véhicules et des motos, des fils électriques usés, les canettes de boisson, etc. Bref tout ce qui contient de l’aluminium est récupérable.

« Nous avons un large réseau avec des garagistes qui nous amènent des pièces défectueuses ; des agents de le SNE [Société nationale d’électricité] qui nous apportent des fils électriques qui ne fonctionnent pas ; des femmes des casseroles déjà usées et même avec des enfants qui ramassent des canettes dans les rues », indique Abakar Adoum.

Ces matériaux sont mis dans une fosse d’un mètre carré et fondent pendant deux heures sous une température très élevée. Comme à la forge, un employé est chargé de souffler sur le feu et un autre de contrôler le processus de liquéfaction et d’enlever les résidus qui remontent à la surface grâce à un long instrument. Cela permet de s’éloigner de la chaleur infernale dégagée par le bouillonnement de l’aluminium.

 

Coopération : le Président Idriss Déby Itno en visite officielle en Turquie

Ce mardi 26 février, le président du Tchad a quitté N’Djamena pour Ankara, en Turquie. Il s’y rend dans le cadre d’une visite officielle, sur invitation de son homologue Recep Tayyip Erdogan.

En effet, c’est une visite officielle qui intervient après celle de Recep Tayyip Erdogan au Tchad, en décembre 2017.  Cependant, rien n’est indiqué sur le motivation de ce déplacement. Néanmoins,  il vise la consolidation des acquis du passé entre les deux pays. Lesquels tardent encore à se matérialiser.

Des accords signés et d’autres en études

Historiquement, le Tchad et la Turquie ont paraphé plusieurs documents. Cela à la suite de la visite du président Recep Tayyip Erdogan en décembre 2017. Lesdits accords impliquent entre autres les mécanismes pour éviter la double imposition en matière d’impôt sur les revenus, la coopération dans le domaine de la jeunesse et des sports, le protocole de coopération technique et de développement, la promotion et la protection réciproque des investissements, le mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et des archives diplomatiques entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, etc.

Aussi, il avait été demandé aux administrations des deux pays d’intensifier les échanges en pour finaliser d’autres accords en étude, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la culture, de l’environnement, des mines, de l’énergie, mais aussi d’explorer d’autres domaines de coopération. Par ailleurs, une société turque a signé récemment des conventions pour la confection des tenues militaires.

 

Tchad : la STPE connaîtra bientôt des réformes de redynamisation

C’est le but de la visite d’Idriss Saleh Bachar, ministre des Postes, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, le 25 février à la Société tchadienne des Postes et de l’Epargne (STPE).

En effet, cette réunion des responsables intervient après la visite du chantier du siège de la société en reconstruction. Malgré l’avènement des Tic au Tchad et leur faible taux de pénétration, le secteur des postes connaît un choc. Les services proposés par la Poste sont de plus en plus délaissés au profit de axés sur la technologie.

Au cours de la réunion, le directeur général adjoint de la STPE, Moussa Abdelkader Rahmat, a déploré les handicaps que connaît son institution contrairement autres sociétés étatiques. Tout de même, selon lui, la STPE peut être un vecteur de développement du pays avec son réseau constitué de 41 bureaux à travers le pays dont seulement 10 sont interconnectés.

Le ministère des Postes, des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, Dr Idriss Saleh Bachar, a fait part aux responsables de la STPE, de la volonté des plus hautes autorités d’entamer la réforme de la société, avec une nouvelle vision, en vue de la redynamiser. Les services actuels de la STPE ne sont pas alléchants, a reconnu le ministre Idriss Saleh Bachar. Raison pour laquelle selon lui, il faut des réformes pour attirer la clientèle. Concrètement, il est question de diversifier les offres et services pour mieux générer des ressources à l’Etat.

La conseillère technique aux Postes et aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication de la présidence de la République, Mme Zara Ahmed Sidick, relevé que la réforme de la STPE est d’une certaine priorité. Ceci, dans le souci de redonner à la STPE toute sa valeur.

 

Musique : l’artiste rwandais Yvan Duravan en concert le 27 février au Tchad

Prix Découvertes RFI 2018, le jeune Yvan Buravan est actuellement en tournée sur le continent africain.

En effet, le chanteur rwandais montera sur scène ce mercredi 27 février à N’Djamena.

Prix Découvertes RFI 2018, il a accumulé 1,15 millions de vues ces 12 derniers mois au Rwanda sur YouTube. Ainsi, en une année, au pays des mille collines,  le contenu de la musique d’Yvan Duravan a en effet été le plus visité sur YouTube, le site d’hébergement de vidéos.

 

Tchad : les tchadiens immigrés en France exigent le départ immédiat de l’armée française du sol tchadien

C’est pour cette finalité que ce comité organisera une manifestation le 7 mars prochain, devant l’Assemblée nationale à Paris.

« Les 4, 5 et 6 février 2019, la France a bombardé une colonne de rebelles au Nord du Tchad faisant plus de 160 morts. Elle a arrêté et remis aux mains de l’armée tchadienne plus de 250 d’entre eux. Nous, tchadien(ne)s immigré(e)s en France, exigeons le départ immédiat de l’armée française du sol tchadien. Pour cela nous organisons une manifestation le 7 mars prochain à 13h devant l’Assemblée nationale à Paris… Nous n’avons pas besoin de la France pour régler nos problèmes, à bas le colonialisme », clame-t-il.

Présente au Tchad depuis 60 ans, l’armée française pose de vrais problèmes au peuple tchadien. En effet, selon le comité, la France n’a jamais soutenu la construction d’un Etat de droit. Elle n’a ni œuvré à l’avènement d’un Etat démocratique au Tchad.

Ainsi, ces ingérences de la France au Tchad, ont suscité d’après ces derniers, de nombreuses indignations dans l’opinion nationale/internationale. C’est dans ces circonstances troubles au contour juridique saugrenu, que la France justifie son intervention militaire et meurtrière.

Aussi, des réelles menaces pèsent désormais sur les leaders de l’opposition démocratique, de la société et toutes voix discordantes qui tentent de mettre à nu l’ingérence de la France au Tchad et les pratiques anti-démocratiques du régime actuel.

Face à ces frappes disproportionnées et illégales de l’armée française, les tchadiens dans leur majorité, s’indignent et dénoncent avec véhémence cette ingérence dans les affaires intérieures du Tchad. « C’est pourquoi, nous avons décidé d’organiser des manifestations pour exiger la souveraineté intégrale du Tchad pour demander le départ immédiat et sans condition de l’armée française de notre pays », soutiennent-ils.

 

Faits divers : un bébé retrouvé mort sous le pont de Chagoua

Le lundi 25 février, un bébé a été retrouvé mort sous ce pont à N’Djamena. Selon des témoins, l’enfant y aurait été déposé au petit matin.

En effet, l’enfant sans vie a été retrouvé le lundi 25 février sous le pont Chagoua, dans le 7e arrondissement de N’Djamena. Il était couvert d’un pagne et mis dans un panier.

Par ailleurs, la mère du bébé reste introuvable. Mais, la police a lancé une alerte pour l’identifier et l’appréhender.

La ville de N’Djamena n’est pas à sa première découverte de bébés abandonnés. Au moins deux cas similaires ont été signalés à la police, au cours de ces trois derniers mois. Ainsi, au Tchad, ces cas d’infanticide sont punis par la loi d’une peine d’emprisonnement allant de cinq à dix ans.

 

Tchad : les violences, une torture infligée aux tchadiens

A l’intervalle de trois mois, plus de trois cas ont été dénoncés sur les réseaux sociaux.

La situation est criarde. En effet, il est constatable de jours en jours, que les tchadiens infligent des actes de torture à leurs semblables. Il y a le cas d’Oumar Hissein qui a été séquestré et a succombé à la suite des violences. Et, une vidéo montrant une dame fouettée par des agents des forces de défense et de sécurité a provoqué l’indignation sur la toile. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Pourquoi cette recrudescence de violence ?

Ainsi, les défenseurs des droits de l’Homme et des citoyens se saisissent du problème.

Chaque année, environ 300 femmes sont violentées à Ndjamena, selon l’Association des femmes juristes du Tchad. Mais on assiste très souvent à un certain laxisme de l’appareil judiciaire.

Tchad: les Scouts et Guides commémorent l’anniversaire de Baden Powell

Les Scouts et Guides du Tchad, à l’instar de ceux du monde, ont  commémoré le dimanche 24 février 2019, l’anniversaire du fondateur de leur mouvement, Baden Powell.

Ceux de l’archidiocèse de N’Djamena ont fêté aux paroisses Saint Paul de Kabalaye et Sainte Mère Theresa de Calcutta de Boutalbagar. En effet, en faisant le déplacement à la  paroisse Saint Paul de Kabalaye, plus de 4 000 filles et femmes Guides de l’Archidiocèse de N’Djamena ont placé leur Journée mondiale de la Pensée (JMP),  célébrée dans  150 pays dans le monde, sous le thème : « leadership : 110 années d’aventures ».

Par contre les 1 575 Scouts eux ont choisi la paroisse Sainte Mère Theresa de Calcutta de Boutalbagar pour fêter les 162 années de la vie du fondateur de leur mouvement et ont placé leur journée sous le thème : « Comment vivez-vous votre promesse et la loi en tant que Scout ? ».

Dans son homélie, le curé  de la paroisse Saint Paul de Kabalaye, l’Abbé Aubert Dipou a tenu à rendre grâce à Dieu qui offre cette occasion à toutes les Guides de célébrer cette journée.  Evoquant les textes du jour, l’Abbé Dipou a exhorté non seulement les Guides mais aussi les fidèles à vivre selon l’évangile, à aller vers l’autre, demander pardon et se réconcilier. Il les a invités également à aimer leurs ennemis.

L’abbé Bruno Kalarambaye, aumônier des Guides et Scouts, a également dans son exhortation mis un accent particulier sur la réconciliation et le pardon. Il a demandé aux Scouts d’être des modèles et ouvriers de la paix. « Il revient à vous de semer l’amour, d’aller les autres jeunes pour annoncer le Christ comme recommande l’évangile d’aujourd’hui », a-t-il dit.

Tchad: près de 400 000 mètres carrés de terre déminés dans le Nord

L’équipe de déminage de Humanity & Inclusion a nettoyé cette surface de terre et détruit 114 mines terrestres y compris des restes d’explosifs de guerre.

Depuis novembre 2018, l’équipe de déminage de Humanity & Inclusion a nettoyé plus de 400 000 mètres carrés de terre. En effet, c’est l’équivalent de 70 terrains de football. Ainsi, l’équipe a identifié et détruit 114 mines terrestres et autres restes d’explosifs de guerre.

« Nous dégageons des terres pour promouvoir le développement dans le nord du Tchad », a déclaré Benjamin Westercamp. Il est chef de la mission de HI au Tchad. Mais, plusieurs zones restent contaminées par des armes laissées après le conflit avec la Libye dans les années 1980. « Cela empêche l’utilisation de routes et la mise en œuvre de projets de développement. Nos travaux de déblayage aideront la région à sortir de son isolement » ajoute-t-il.

Par ailleurs, on estime que plus de 1,5 million de mètres carrés de terres sont contaminés par des restes explosifs de guerre. De ce fait, afin d’accélérer le processus de déminage, l’équipe HI a commencé à utiliser la GCS 100. Une moissonneuse-batteuse blindée télécommandée qui fait exploser les engins dangereux sur son passage.

Ainsi, pour aider à protéger les civils, Humanity & Inclusive éduque les populations locales.  Elles sont éduquées sur les risques que présentent les munitions non explosées pour leurs communautés. Jusqu’à présent, ils ont atteint 450 personnes.

 

Tchad : l’ambassadeur Abderahim Yacoub Ndiaye meurt à l’âge de 75 ans

Marié et père de 14 enfants, Abderahim Yacoub Ndiaye est décédé le 21 février 2019, à son domicile à N’Djaména.

En effet, il est né le 07 mars 1943 à Bousso dans le Chari-Baguirmi. Titulaire d’une maîtrise en Droit de l’Université Paris 2 obtenu en 1974, il est par ailleurs diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration – Tchad (1965). D’autre part, il a fait l’ENA de Paris en 1967.

En tant qu’administrateur civil, il a exercé de hautes fonctions au service de son pays. Ainsi, il a exercé de Hautes responsabilités dans les sociétés Nationales. De ce fait, le Tchad perd en Abderahim Yacoub Ndiaye un de ses valeureux fils qui l’ont servi avec patriotisme, loyauté et un sens élevé du bien commun.

 

Tchad : C3 Médical veut former un cercle médical Tchad-Maroc-France

Dr A. Sokari, directeur médical de C3 Médical, a effectué une courte visite de deux jours à N’Djamena.

 En effet, sa visite visait à renforcer une relation tripartite dans le secteur de santé entre la République du Tchad, la France et le Royaume du Maroc. Pour cela, il s’est entretenu avec  le ministre de la santé publique, Aziz Mahamat Saleh et la première dame Hinda Deby Itno. Au centre des discussions, des moyens de renforcer une coopération sur le plan médical pour les malades tchadiens dont le traitement à l’étranger reste une nécessité.

Ainsi, lors de sa visite, il a donné un aperçu sur la volonté d’organiser une collaboration avec la Fondation Grand Cœur. Il s’agit d’opérer plusieurs enfants tchadiens souffrant de fentes labiales et labiopalatines dans les prochains mois. Ces entretiens ont couronné la visite du Dr Sokari qui a rendu une visite à l’Hôpital Mère et Enfant. Aussi, il a fait des descentes avec des acteurs des secteurs publics et privés pour établir un point de coopération entre le C3 Médical et le Tchad.

C3 médical offre la possibilité d’organiser un parcours de soins bien défini tout en garantissant l’optimisation des coûts à travers les relations solides. Entre C3 médical et plusieurs structures sanitaires de renommées internationales  figure la France et le Maroc. On peut citer l’Institut Curie, IMM, Hôpital Saint Joseph à paris ainsi que d’autres cliniques et hôpitaux à Casablanca.

 

Tchad : Ramatou Mahamat Houtoin et Valerie Commelin nommées à la tête d’entreprises pétrolières

Le 21 février 2019, Idriss Deby vient a nommé par décret deux femmes à des postes de hauts rangs dans le secteur pétrolier nationale.

Elles sont deux femmes. En effet, la première, Ramatou Mahamat Houtoin, nommée Directrice Générale Adjointe de la SHT (Société Tchadienne des Hydrocarbures). La deuxième, Valerie Commelin, nommée Directrice Générale Adjointe de la SRN (Société de Raffinage de N’Djamena).

Ainsi, avec ses nominations le pouvoir continue sa politique de responsabilisation des femmes.  Notamment, dans le cadre de l’ordonnance fixant les règles de la parité dans les fonctions nominatives et électives.

Tchad : le ministre de l’élevage victime d’un accident

Gayang Souaré a fait un accident de voiture entre Faya Largeau et Fada, le 19 février dernier.

En fait, l’information a été recueillie par nos confrères Tchadinfos.com auprès des sources proches de sa famille. En effet, selon ces sources, le ministre Gayang Souaré a eu une fracture au bras droit et son état de santé n’est pas inquiétant. Après l’accident, il a été transporté d’urgence via hélicoptère à N’Djamena. Ainsi, il est actuellement admis à l’hôpital de la Renaissance.

Bref, Gayang Souaré a entamé une deuxième tournée dans la zone nord du pays pour inspecter les services de son ministère au niveau déconcentré. Il a instruit son directeur général, M. Mahamat Guindé, de poursuivre la mission dans les provinces non visitées.

Tchad : le troisième recensement général de la population en cours de préparation

Le conseil ordinaire des ministres a adopté quatre projets de textes dont celui du troisième recensement général de la population de l’habitat. A celui-ci sera greffé le recensement général de l’agriculture.

En effet, le conseil des ministres adopte le troisième projet de décret portant recensement général de la population et de l’habitat. Il intervient dix ans après le deuxième recensement général de la population et de l’habitat. Ainsi, il prend en compte dans sa forme, la question démographique qui intéresse tous les secteurs de développement.

Par conséquent, le recensement en vue se verra greffer au recensement général de l’agriculture. L’objectif de l’adoption de ce projet consiste à disposer le pays d’un cadre légal. Aussi, un cadre opérationnel sur toute l’étendue du territoire. Enfin mobiliser les ressources nécessaires à son organisation.

Tchad : les membres de la CENI sont connus

C’est par un décret du président de la République Idriss Déby Itno, rendu public le 21 février 2019 sur les antennes de la télévision publique, qu’ils ont été désignés après l’adoption de la loi n°30 portant création de la CENI le 30 novembre 2018.

 La machine électorale pour l’organisation des élections législatives se met en marche. Au total, quinze personnalités de l’opposition et 15 autres de la majorité sont désignés membres de la CENI. En effet, la nouvelle CENI est paritaire telle qu’annoncée par les plus autorités à l’orée de l’année 2019. Elle est composée de 15 membres de l’opposition et 15 membres de la majorité.

Ce décret ne désigne que les membres, mais ne donne pas d’autres détails. Qui sera le prochain président de la CENI ? Comment sera composé le bureau ? Il est difficile de trouver une réponse à ces différentes interrogations, mais une chose est sûre, la machine électorale est mise en marche. Même si l’organisation des élections législatives est hypothétique si l’on s’en tient à la date annoncée, premier semestre de l’année en cours.

N’Djamena : les étudiants non inscrits ont deux semaines pour se rattraper

Après des plaintes au rectorat de l’Université de N’Djamena et l’interpellation des étudiants, une solution est trouvée.

En effet, les étudiants non inscrits ou réinscrits ont un délai de deux semaines pour se conformer. Ainsi, dans une note circulaire, le secrétaire général de l’Université de N’Djamena informe qu’un délai est accordé du 20 février au 5 mars 2019.

Au cours du le Conseil rectoral, le ministre de l’Enseignement supérieur, Houdeingar David Ngarimaden s’exprime. Il fustige le comportement des responsables du service des scolarités de l’Université de N’Djamena. Mais si tous les étudiants arrivent à se conformer, ce sera un atout. Ainsi, l’Université de N’Djamena aura une entrée financière de plus de 10 millions de FCFA.

 

Tchad : le premier adjoint du maire de N’Djamena pose sa lettre de démission

Oumar Abdallah Lebine, le premier adjoint du maire de N’Djamena, a déposé ce jeudi 21 février sa lettre de démission. Un conseil a été convoqué pour élire son remplaçant ce jour-même.

Suite à des tensions qui durent depuis quelques semaines entre le maire de la ville de N’Djamena, Saleh Abdelaziz Damane, et son premier adjoint, Oumar Abdallah Lebine, ce dernier jette l’éponge ce jeudi 21 février.

Oumar Abdallah Lebine quitte sa fonction qu’il occupe depuis octobre 2018. Le désormais ex maire adjoint aurait pris cette décision pour éviter une probable destitution.

Un conseil communal a par ailleurs été convoqué ce même jeudi afin d’élire son remplaçant.

Tchad : les femmes artistes préparent la 2ème édition de leur semaine nationale

Les artistes tchadiennes ont organisé une conférence de presse le mercredi 20 février à l’Institut Français du Tchad pour la tenue prochaine de la Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET) en art (SENART).

 La conférence s’est déroulée dans la salle de projection de l’Institut français du Tchad en présence de plusieurs artistes. La deuxième édition de la Senart se déroulera du 1er au 8 mars à N’Djamena sur plusieurs sites. En effet, en prélude à la Semaine nationale de la femme tchadienne (Senafet) et à la Senart une variante artistique de cette semaine, les artistes tchadiennes ont invité la presse à une conférence pour annoncer l’évènement et dérouler le programme des activités. Il faut souligner que cette deuxième édition est placée sous la promotion de la femme artiste tchadienne.

La Senart a été créée pour éloigner la femme artiste de la « monotonie » de la célébration de la Senafet, selon la coordinatrice de l’événement, Mariam Mayoumbila. Des célébrations qui sont toujours marquées par un défilé à la place publique depuis près de 30 ans et où la femme artiste est marginalisée. La Senafet n’offre pas une véritable plateforme pour réfléchir sur la promotion et le développement de la femme artiste, d’après Mariam Mayoumbila.

C’est pour cela que la Senafet en art a la vision de mettre un accent sur l’importance de la diversité culturelle comme fondement de l’acceptation de la femme artiste, de la considérer comme une force motrice et ses œuvres comme des produits économiques.

 

Tchad: des membres de Boko Haram arrêtés à Ndjamena

Ces éléments de Boko Haram se seraient infiltrés dans la capitale suite à l’attaque qui a eu lieu dans la région du Lac le mercredi 20 février.

Selon de sources locales, quelques éléments de Boko Haram ont réussi à traverser la frontière Tchad – Nigeria au niveau de Bourboura un petit village près de Ngouboua où ils ont tué cinq personnes. En se repliant, ils se sont arrêtés dans un autre village non loin de là, Ngatia, d’où ils seraient partis avec douze otages.

Pendant ce temps, à Ndjamena, les services sont sur les dents. Selon une alerte datant du week-end, au moins cinq éléments de Boko Haram ont réussi à s’infiltrer dans la capitale. L’information vient des services d’un Etat voisin. Depuis, trois des cinq présumés terroristes et deux de leurs complices ont été interpellés.

Aux portes de Ndjamena et dans les carrefours à l’intérieur, les fouilles se sont multipliées et les chefs de quartiers ont été sensibilisés. Il faut dénoncer la moindre présence suspecte leurs ont expliqué les services de sécurités.

De sources sécuritaires, le Tchad reste le seul pays de la zone sahélienne à être relativement épargné par les attaques terroristes qui se sont multipliées ces dernières semaines.

Vous pouvez également lire : https://www.journaldutchad.com/tchad-un-presume-terroriste-de-boko-haram-interpelle-a-ndjamena/ pour remonter aux faits précédents.

 

Affaire Achta Abakar : description de la vidéo de la victime violentée par des éléments de la Garde nationale

Une vidéo montrant des hommes fouetter une femme circule sur les réseaux sociaux tchadiens depuis le 16 février, bien qu’elle ait été tournée en 2018, dans l’ouest du pays.

Il s’agit d’éléments de la Garde nationale et nomade du Tchad (GNNT). D’après un journaliste tchadien ayant enquêté sur cette vidéo, cette femme a été fouettée après avoir refusé les avances de l’un d’entre eux. Une pratique loin d’être exceptionnelle selon lui.

Dans cette vidéo, on voit trois hommes fouetter une femme, qui se trouve au sol. Ils ont le visage dissimulé par un foulard et portent des vêtements de type « camouflage », mais également des vêtements « classiques » (jean, chaussures).

On les entend dire : « Ne vise pas la tête », « Pourquoi elle ne pleure pas ? Pourquoi elle ne crie pas ? » ou encore « Pourquoi tu es partie dans les bois ? Vous faîtes entrer du tramol [surnom donné au tramadol, une drogue vendue en Afrique subsaharienne, NDLR] dans la ville. » La femme répond : « Non, non, je vous jure que je ne fais pas ce genre de travail. »

Tchad : le SYNTASS exige la réhabilitation de 97 agents renvoyés de l’Hôpital de la mère et de l’enfant

Le Syndicat National des Travailleuses et Travailleurs des Affaires Sociales et de la Santé (SYNTASS) se mobilise pour la réhabilitation des 97 agents renvoyés de l’Hôpital de la mère et de l’enfant (HME) de N’Djaména.

C’est sous les arbres de la Bourse du travail, que l’Assemblée générale du Syndicat National des Travailleuses et Travailleurs des Affaires Sociales et de la Santé (SYNTASS) a eu lieu ce mercredi 20 février 2019. A l’ordre du jour, la situation des agents de l’hôpital de la Mère et de l’Enfant. « L’assemblée d’aujourd’hui est bien spécifique, c’est le cas de l’hôpital de la Mère et de l’Enfant », précise le président dudit syndicat, Younous Mahadjir dans son mot introductif.

Depuis quelques semaines, le personnel soignant de l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant est en bras de fer avec leur directeur général, Dr Saleh Abdel Salam. A l’origine, la revendication des meilleures conditions de travail, la discrimination et « les sanctions illégales » auxquelles sont soumis certains agents. Cette situation a occasionné la mise à pied et le renvoi de quelques 97 travailleurs dont 18 fonctionnaires permanents de l’hôpital et 79 contractuels. Pour les concernés, c’est le directeur général, Saleh Abdel Salam, qui serait à l’origine de cette crise.

« Hier nous avons eu une rencontre avec le ministre de la santé et il nous a dit qu’il verra ce qu’il peut faire », déclare Younous Mahadjir. « J’ai vu et lu le rapport de la rencontre avec le ministre mais je n’ai aucune proposition qu’il a faite », réplique un autre agent en demandant à ses camarades d’être unanimes et engagés dans leur lutte. « On a vu pire que ça », ajoute un autre militant dans l’assistance. « Le bureau ne prend pas seul les décisions. Qu’est-ce-que nous devons faire pour la suite ? Que celui qui a des propositions à faire se présente », c’est en ces termes que le président du SYNTASS a donné officiellement la parole aux militants dudit syndicat venus massivement à l’Assemblée générale.

Cinq, c’est le nombre des militants qui ont pris la parole pour s’exprimer sur la situation qu’ils traversent et proposer des pistes de solutions entre autres: trois jours de préavis de grève, grève sèche et le départ du DG de l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant. Pour clôturer la rencontre, Younous Mahadjir, le patron de SYNTASS dit : « Nous allons donner 6 jours de préavis de grève au gouvernement, si rien n’est fait nous allons entrer en grève de 3 jours sur toute l’étendue du territoire national. Après ces 3 jours s’il n’y’a pas un changement nous allons envisager une grève sèche et illimitée ».

« Si le ministre est capable de régler les choses tant mieux, sinon nous-mêmes on va agir et très violemment », prévient le résident du SYNTASS. Aux dernières nouvelles, les 97 agents qui sont renvoyés, sont appelés pour aller retirer leurs propres convocations à la police.

 

Tchad : une vague de 320 réfugiés soudanais retournent au Soudan

Dans le cadre de l’accord tripartite signé et les gouvernements tchadien et soudanais et le Haut comité pour les Réfugiés (HCR), une vague de 320 réfugiés soudanais a accepté d’être rapatriée volontairement au Soudan.

Au camp de réfugiés d’Iridimi, plus de 21 000 réfugiés soudanais sont installés. Ce mercredi 20 février, 129 personnes seront rapatriées au Soudan. Toutes passeront leur dernière nuit au site de transit apprêté par le HCR. Ce rapatriement est volontaire car, les réfugiés ont reçu des garanties, des informations concernant la situation sociale, sécuritaire de leurs pays.

Quelques formalités sont nécessaires à accomplir. La première est l’enregistrement et la fouille des bagages des réfugiés concernés. La raison, le transport des armes à feu et blanches sont interdites, a expliqué le représentant de CNARR (Commission nationale d’accueil et de réinsertion des réfugiés). Une fois les bagages enregistrés et embarqués, le HCR a procédé à la remise de kit d’assistance (couverture, savon, moustiquaire, ustensile de cuisine…) pour la réinstallation à toutes les familles qui seront rapatriées. Pour clore la procédure, les concernés ont rempli les dernières exigences.

Selon les estimations, 320 réfugiés de trois camps à savoir Irdimi, Touloum et Amnabak. « Il peut avoir de cas de désistement à la dernière minute », informe un membre du HCR. Les réfugiés ont regagné le site de transit pour y passer la nuit.

Société : des vidéos de violence créent le scandale au Tchad

Au Tchad, des vidéos montrant des personnes en train d’être maltraitées font le buzz sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Ce sont pour la plupart, des scènes qui ont suscité l’indignation et poussé les autorités judiciaires à agir, surtout qu’il y a quelques mois, un officier de police a déjà été condamné pour des actes de maltraitance. La scène du supplice avait aussi été filmée.

Sur la première vidéo, une femme assise à même le sol est fouettée par deux militaires. La vidéo devenue virale a suscité des commentaires indignés sur les réseaux sociaux. Un internaute a pu localiser la dame dans la région du Lac Tchad et a réussi à l’interroger.

« C’est le Com Secteur Mahamat Haroun. Il m’a fait des avances. J’ai refusé de céder et il m’a accusé de vendre de la drogue et m’a fait fouetter. Cette vidéo n’est pas la seule, il y’a une autre dans laquelle il nous met dans l’eau avant de nous fouetter », affirme la jeune femme. Sur une deuxième vidéo tournée vraisemblablement à NDjamena, plusieurs jeunes molestent un domestique dont les cris amusent ses bourreaux.

Une information judiciaire ouverte

Les associations se mobilisent. L’association Voix de la femme s’est fendue d’une lettre de protestation au procureur de la région du Lac. La convention tchadienne pour la défense des droits humains se propose d’accompagner les victimes. Pour son secrétaire général, Mahamat Nour Ibedou, il ne faut pas en rester là.

« Cela veut dire que nous sommes en train d’atteindre un seuil intolérable. La question est suffisamment grave pour nous faisions un rapport que nous allons présenter au niveau international », explique-t-il.

Le procureur de Bol, dans la région du Lac Tchad où se seraient déroulés les faits, a confirmé à RFI que les deux hommes présumés auteurs des violences auraient été identifiés comme deux militaires de la Garde nomade du Tchad. De son côté, le ministre de la Justice, Djimet Arabi, affirme qu’une information judiciaire a été ouverte pour établir clairement les responsabilités de ces deux hommes.

 

Télécommunications : le groupe Maroc Telecom veut s’installer au Tchad

Le président du Directoire du groupe Maroc Telecom, Abdelsslam Ahizoun, a été reçu dans la matinée du 19 février, par le président de la République, Idriss Deby.

Les échanges ont porté sur les possibilités d’investissements du groupe marocain au Tchad. Le secteur des télécommunications pourrait s’ajouter aux domaines de coopération liant le Tchad au Maroc. Les jalons ont été posés au cours de cette audience qui s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur du Royaume chérifien au Tchad, Abdellatif Erroja.

Abdelsslam Ahizoun a fait part de la forte volonté de son groupe d’accompagner le Tchad dans son développement numérique. Une démarche qui vient en réponse à l’appel du chef de l’Etat invitant les investisseurs à s’installer au Tchad, soutient le Président du Directoire du groupe Maroc Telecom.

Abdelsslam Ahizoun affirme avoir eu une oreille attentive auprès du chef de l’Etat qui lui a signifié la disponibilité du gouvernement d’accueillir à bras ouvert tout investisseur. Le groupe Maroc Telecom, dira son premier responsable, compte s’inscrire positivement dans la dynamique de stratégie de coopération Sud-Sud et sur les liens forts et historiques des peuples tchadien et marocain. Son ambition est d’être un acteur de référence dans la réduction de la fracture numérique au Tchad et dans les autres pays d’Afrique dans lesquels Maroc Telecom est présent.

Tchad : la HAMA interpelle les médias sur l’intervention française contre l’UFR

C’est à travers un communiqué rendu public le 19 février 2019, que la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) met en garde les organes de presse sur certains propos en rapport avec l’intervention des armées française et tchadienne contre les rebelles de l’UFR en début du mois de février.

L’organe régulateur des médias rappelle que les organes de presse doivent faire preuve d’équilibre dans le traitement de l’information. La Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) dit regretter la diffusion et la parution dans certains médias : « des propos offensants sur l’intervention des armées françaises et tchadiennes contre les mercenaires et terroristes qui ont agressé le Tchad au début du mois », fustige-t-elle.

La HAMA rappelle donc que les médias sont les acteurs majeurs de la paix et de la cohésion sociale au Tchad. Par conséquent, ils doivent contribuer à enrichir le débat public par le traitement de l’information équilibré.

Par ailleurs, l’organe de régulation des médias rappelle dans son adresse, l’article 90 de la loi 31/PR/2018 du 3 décembre 2018 portant régime de la presse écrite et des médias électroniques au Tchad. La HAMA invite les responsables à observer « scrupuleusement » la loi dans le traitement de l’information qui touche à la sécurité.

 

Faits divers : les bourreaux d’Achta Abakar identifiés par les autorités judiciaires

Les autorités judiciaires de la province du Lac se saisissent enfin de l’affaire « Achta Abakar », la victime présumée des violences administrées par des éléments de la garde nomade nationale du Tchad (GNNT).

Après être saisies du dossier de la femme battue, les autorités judiciaires de la province du Lac viennent d’identifier l’un des auteurs de cette violence qui a indigné plus d’un sur les réseaux sociaux. D’après des sources locales, une équipe conduite par le procureur descendrait ce mercredi 20 février 2019, dans la localité de Boma, un secteur militaire sur une île du Lac, une zone interdite aux civils pour l’écouter puis probablement le prendre.

Des sources proches du dossier renseignent qu’une information judiciaire sera aussitôt ouverte pour que les auteurs puissent répondre de leurs actes.

D’autres sources concordantes du ministère en charge de la justice renchérissent que tous les auteurs de cette barbarie seraient déjà même pris et mis aux arrêts.

Pour rappel, une vidéo d’une femme âgée de 28 ans, en train de se fouetter par des éléments de la GNNT, postée sur les réseaux sociaux a indigné le commun de mortel. Dans la vidéo, l’on voit des hommes en treillis faire subir des tortures à la dame. Contacté par notre équipe, Achta Abakar a confirmé que c’était bien elle. Elle informe qu’on l’a fouetté parce qu’elle aurait refusé de céder aux avances de l’un des hommes en tenue. Ensuite ils l’auraient accusé de vendeuse de drogues pour la maltraiter.