Tchad : le SET refuse de lever la grève

C’est ce qui ressort de l’Assemblé générale que ce syndicat a tenu hier mardi 26 juin à l’école du Centre de N’Djamena.

 

Visages serrés, c’est un brouhaha total qui a pris le dessus à cette assemblée. Les syndicalistes ne sont pas d’accords pour suspendre la grève conformément à ce que leur demande leur bureau exécutif. D’après les uns et les autres, le bureau exécutif aurait tenu une réunion le 25 juin avec le ministre de l’éducation nationale pour que les enseignants lèvent la grève afin d’organiser les examens qui se pointent à l’horizon. « Traitres, vous êtes tous des corrompus. On ne veut pas » lance un syndicaliste à l’un des représentants lors de son intervention.

En effet, les syndicalistes veulent une satisfaction à 100%, leur salaire intégral. La plupart d’entre eux ont même refusé d’entonner l’hymne des enseignants. Dogdaye Kogo, le chargé des revendications pour le bureau régional de la ville de N’Djaména pense qu’en principe, c’est la plateforme qui a lancé la grève, donc c’est à elle de la lever et non quelqu’un d’autre, du simple fait que le SET est affilié à la CISC. Cependant remarque-t-il: « Les enseignants ne peuvent pas empêcher au gouvernement d’organiser les examens comme ils ont l’habitude de ramasser les personnes de leur choix ». Toutefois, le chargé des revendications, Dogdaye trouve qu’il serait mieux que le gouvernement se concerte avec la plateforme. Ainsi, ils trouveront les modalités pour rattraper le temps perdu et fixer ensemble la date des examens.  « Ça ne sert à rien de se précipiter. Il est question de l’avenir des intellectuels » relève-t-il. En attendant, une assemblée générale de la plateforme revendicative va se tenir en matinée de ce 27 Juin 2018 à la bourse de travail.

 

Me Manassé Doumra : « ils ont ouvert le feu, des balles réelles (…) contre nous »

L’avocat raconte le déroulement de l’agression dont lui et ses clients ont été victimes le 22 mai dernier au Palais de Justice de Doba.

 

Maitre, racontez-nous ce qui s’est passé le 22 mai 2018 à Doba ?

En réalité, ce qui s’était passé, c’est que j’ai été constitué pour défendre trois personnes, donc au début c’était trois personnes qui sont arrêtées. L’un s’appelle Hissein, l’autre c’est Hassan, le troisième s’appelle Bouba. Le contingent qui les a arrêtés en date du 22 août 2017, les a amandés, de lourdes amandes et leur a demandé qui est leur chef de race. C’est ainsi que le chef de race qui se trouvait à Moundou a été appelé pour se rendre avec les parents de ceux qui sont arrêtés et gardés à vue. C’est ainsi qu’ils sont partie à Mbaibokoum et le contingent de Mbaibokoum a demandé le paiement [des amandes], les parents de Hissein ont donné 1 900 000 FCFA, les parents de Bouba ont donné 900 000 FCFA et les parents de Hassan ont donnée 250 000 FCFA.

 

Est-ce cela comblait l’amande demandé ?

C’est des amandes arbitraires, parce que la loi n’autorise pas un Officier de Police Judiciaire  de prendre de telles amandes. L’officier de police judiciaire son rôle est essentiellement réservé à la recherche, à l’enquête à l’arrestation, la garde à vue des criminelles et enfin de dresser les procès-verbaux pour communiquer au parquet, au magistrat instructeur. Lorsqu’il a collecté cet argent, il a décidé de son propre chef de libérer Hissein, celui à qui les parents ont payé un million 900 mille. Chose qui n’est pas normal également, parce que s’il est un briguant, il ne lui appartient pas en tant qu’OPJ de le libérer. C’est ce qui est fait pourtant.  Maintenant, ensuite les deux dont les parents ont payé 900 000 et 200 000, il a estimé que ces sommes sont peu donc il va étudier le cas et ensuite il se retourne vers le chef de race qui est venu parce que c’est les membres de sa communauté. Il procède à son arrestation en lui disant que c’est le commandant de Légion du Logone oriental qui a donné l’ordre de l’arrêter.

 

Qu’est ce qui s’est passé ensuite ?

Lorsque nous sommes allés faire les formalités, Mahamat Dongo, chef de poste titulaire de la maison d’arrêt de Doba, Ramadan Ibet Barh chef de poste adjoint ont appelé le gouverneur. Le commandant de la légion (de gendarmerie) titulaire, le commandant de GNNT comme ils sont les éléments de la garde nomade, ils ont appelé leur chef hiérarchique Mahamat Yoro aussi donc c’est ainsi que Mahamat Yoro a échangé avec le gouverneur qui a ordonné l’intervention.

Nous sommes sorties de la maison d’arrêt et à environ de 200 mètres nous avons été interceptés par 3 véhicules dont un appartient au commandant de groupement et les deux appartiennent à la légion de la gendarmerie. Et moi j’ai été instruit, comme avant de quitter le palais de justice, le régisseur titulaire m’as déjà dit que quelqu’un vient d’alerter le gouverneur. Donc quand moi j’ai les vu (3 véhicules) entrain de venir j’ai instruit le chauffeur « si une balle ne te traverse pas ne t’arrête pas, fonce jusqu’au palais de justice. Peut-être que nous aurons notre salut. C’est comme ça que le chauffeur a fait comme s’il allait s’arrêter mais a foncé. Et quand il a accéléré, eux ils ont ouvert le feu, des balles réelles nourries, en rafale même contre nous. Vous allez constater que, les roues arrières gauche comme droite ont pris plusieurs balles jusqu’au palais de justice. Et même dans l’enceinte du palais ils ont couru pour sauter dans le véhicule. Ils ont tiré des balles en rafale des cartouches ont sauté pour tomber dans le véhicule. Moi j’ai eu la vie sauve en entrant précipitamment dans la salle d’audience et j’ai informé au procureur titulaire et au président titulaire qui sont en audience pour dire que voilà « l’exécution de votre décision qui crée cette attaque ». Le président de tribunal a dit « Maitre vous n’avez pas besoin de parler, les gens continuent par tirer mettons-nous rapidement à l’abri dans le bureau ». On a été pris en otage, de 15h jusqu’à 17h au niveau du palais de justice. Ils ont pris mes clients, ils les ont bastonnés, ils les ont jetés dans le véhicule, ils les ont ramenés. C’est après plusieurs interventions que les deux sont libérés. Mais Oumarou Magadji est « tué », est tué pourquoi je vous le dit, moi j’ai parlé avec le ministre de la justice, avec le directeur général de la gendarmerie, ils n’ont pas pu le retrouver.

 

Avez-vous des preuves de ce que vous avancé ?

Ce n’est pas à moi d’avancer les preuves, c’est à eux parce que moi j’ai exécuté les décisions de justice. Aujourd’hui devant le tribunal, ils sont incapables, c’est pourquoi nous avons soulevé l’incompétence du Tribunal de grande instance par ce que l’affaire est un crime. Il n’appartient pas à moi de prouver, il appartient à l’Etat, l’administration publique qui a arrêté, confisqué, séquestré  mes clients de prouver qu’il est vivant. Il est porté disparu aujourd’hui, la disparition équivaut à la mort même s’il y a en matière de disparition, c’est encore plus grave parce que pour établir l’acte de décès on laisse couler un certain temps.

 

Qu’est-ce que vous espérez de ce procès ?

Je n’attends rien de ce procès. Tel que c’est parti, il y a déjà violation grave et frontale des principes du droit de l’homme et moi ce que j’attends, que la procédure finisse. Je vais saisir la Cour africaine de droit de l’homme pour obtenir la condamnation du Tchad. Parce qu’on ne peut pas tolérer qu’on exerce une activité légale qui contribue à l’instauration d’un Etat de droit et qu’on tire sur nous ce n’est pas normal.

 

Croyez-vous que la justice est indépendante ?

Non, je ne crois pas à cette indépendance. Ça peut venir mais aujourd’hui je ne crois pas à l’indépendance de la justice. Aujourd’hui des instructions fermes ont été données allant dans le sens la correctionnalisation de ce dossier. C’est pour ça que malgré ces exceptions faites la correctionnalisation a été retenue. Je suis optimiste, un jour on parviendra à l’indépendance de la justice mais aujourd’hui il y a l’immixtion notoire de l’exécutif dans la magistrature. C’est ce qui empêche l’épanouissement de la justice. Parce que pour un rien on te décrète, c’est ce qui conduit à la résiliation quelque fois et dans la plupart des dossiers comme vous voulez garder votre poste, vous êtes obligés de faire avec. Nous obtiendrons vraiment l’indépendance de la justice un jour, ça je le crois et je reste optimiste.

 

 

Sport : le Tchad se prépare pour les J.O 2024

Une semaine des Arts martiaux, de la lutte et de tir à l’arc a été lancé à N’Djamena ce 24 juin, afin de détecter des talents.

 

2024 c’est bientôt ! Et pour ne pas être surpris, le Tchad a déjà commencé à se préparer pour les Jeux Olympiques (JO). C’est donc ainsi, que le Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST) a le 24 juin dernier lancé la première édition de la semaine des Arts martiaux, de la lutte et de tir à l’arc.

Les activités marquant ce lancement se sont déroulées au  stade municipal de Diguel, dans le 8e arrondissement de N’Djamena. Cette semaine a pour but de trouver des talents. Cet objectif s’inscrit en droite ligne avec la politique de développement à la base prônée par les fédérations sportives du Tchad.

Le ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Sport et de l’emploi estime d’ailleurs que’« à travers cette semaine, le ministère en charge du sport et le COST doivent œuvrer ensemble pour avoir une vision commune quant à la préparation minutieuse de nos sportifs, en vue de leur qualification pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024 ».

Ainsi durant cette semaine, 30 athlètes issus de chacune des cinq fédérations à l’honneur (judo, de taekwondo, de tir à l’arc, de lutte et de karaté) s’affronteront. Le Comité Olympique et Sportif Tchadien voudrait ainsi, « repenser autrement le processus de développement du sport, car elle est née d’un réel constat technique dû à l’absence de circuit de compétions fiables sur le plan national pour le développement du sport à la base dans les catégories des équipes nationales cadettes et juniors de ces disciplines ci-haut citées », pense e président du Comité Olympique Tchadien Abakar Djarma.

Les Jeux olympiques d’été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIe olympiade de l’ère moderne, seront célébrés en 2024 à Paris, en France, officiellement désignée lors de la 131e session du CIO à Lima, au Pérou, le 13 septembre 20171,2. Les villes de Hambourg, Rome, et Budapest étaient également en lice jusqu’à leurs retraits.

 

Santé : le Tchad veut éradiquer la mouche tsé tsé

Le ministre tchadien de l’Elevage et des Productions animales a annoncé que les efforts doivent continuer d’être fait, pour arriver à une éradication de totale de l’insecte.

 

La mouche tsé tsé doit disparaitre au Tchad. C’est l’objectif qui s’est fixé le gouvernement de ce  pays. Et pour se cela, un projet-pilote de lutte contre la mouche tsé-tsé et la maladie du sommeil dans la localité  Mandoul a été mis sur pied en 2013.

Quatre plus tard, en 2018, la densité de la mouche tsé-tsé au Tchad a été réduite de 99%. De plus, prévalence de la trypanosomiase (la maladie du sommeil) est passée de 0,5% en 2013 à 0,07% en 2017. Des résultats plutôt satisfaisants donc.

Mais le ministre tchadien de l’Elevage et des Productions animales, Gayang Souaré, garde la tête froide. « Quelques couches de mouches tsé-tsé existent encore et pourront transmettre lesdites maladies », tient-il à rappeler.

Surtout que des personnes malades ont été signalées dans trois localités du pays. A savoir le Logone occidental, le Logone oriental et le Mandoul. La contamination ici se fait essentiellement dans les quatre foyers de Tapol, Goré, Moïssala et Doba, globalement appelé « foyer du Mandoul« .

Selon Xinhua : « pour pallier à cette situation, l’Institut tchadien des recherches en élevage pour le développement (IRED) et ses partenaires ont élaboré, avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) un nouveau projet qui consiste à lâcher des males stériles afin d’éradiquer les populations résiduelles des mouches tsé-tsé et ainsi de libérer durablement la région du Mandoul et le Tchad des trypanosomiases humaine et animale ».

Tchad : le CNJT se dit marginalisé

Le Conseil nationale de la jeunesse du Tchad a tenu point de presse vendredi 23 juin dernier dans les locaux de la Maison des Medias de N’Djamena.

 

Les membres du  Conseil national de la jeunesse du Tchad (CNJ-T) déplorent la marginalisation dont souffrent cette structure et les organisations des jeunes en générale. C’était lors d’un point de presse organisé ce 23 juin 2018 à la Maison des Médias du Tchad.

La sortie médiatique des membres du CNJT intervient suite aux multiples irrégularités constatées au sein de cette organisation faîtières de la jeunesse. C’est le cas notamment entre autres du report sans raison de la cérémonie de clôture du Congrès Ordinaire  du CNJT tenu du 21 au 23 mars 2018, la non-association des jeunes dans l’organisation de la Fête nationale de la jeunesse et la non-implication des jeunes dans les préparatifs du Forum National de la jeunesse.

Au regard de tout cela, les membres dudit conseil exigent :

La publication du procès-verbal du Congrès et l’installation du nouveau bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse du Tchad ;

L’implication du Conseil national de la jeunesse du Tchad dans l’Organisation du Forum National de la Jeunesse.

« Nous tenons donc informer l’opinion nationale et internationale que si les revendications ne sont pas prises en considération dans les 72 heures qui suivent, le CNJT, conformément aux textes qui le régissent procédera à la passation de service avec le Bureau Exécutif sortant afin d’exécuter mieux sa mission », déclare le Chargé de Communication du CNJT, Salzabo Dimougna. « Le Ministère en charge de la Jeunesse assumera les conséquences de tout ce qui adviendra », rajoute-t-il.

Tchad : l’éducation sur la table des parlementaires

Le rapport de l’enquête parlementaire sur le système éducatif tchadien a été adopté vendredi dernier par les députés.

 

L’Assemblée nationale a adopté le vendredi 22 juin 2018, le rapport de l’enquête parlementaire sur le système éducatif tchadien, à l’issue de plusieurs jours de débats et de discussions. Tous les maux qui handicapent le système éducatif tchadien ont été abordés. Du nombre pléthorique des enseignants, en passant par le manque de volonté politique et autres, les députés et les membres du gouvernement ont discuté sans ambages sur l’éducation nationale.

Des propositions pertinentes ont été faites et si elles sont mises en œuvre, l’école tchadienne retrouvera ses lettres de noblesse. Globalement, en tout cas, il ressort que l’école tchadienne est malade et très malade, si des remèdes appropriés ne lui sont pas administrés, elle risque de connaitre une fin très fatale.

Dans les vagues des propositions et d’observations des membres du Gouvernement, le ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Boukar Michel a relevé une problématique que les autorités doivent prendre au sérieux. C’est la question des matières scientifiques. Il révèle qu’en 1990, le nombre des candidats au baccalauréat série C était de 33 personnes. Et qu’en 2017, ils sont à peu près 300 candidats sur plus de 75 000 candidats au baccalauréat. Soit une progression géométrique de 11,3% en 27 ans.

Pour pallier à ce problème, il propose qu’on crée un Institut des Mathématiques et Sciences Fondamentales. Cet institut, selon lui doit être confié à un ancien professeur de mathématiques.

 

Tchad: 665 cas de rougeoles enregistrés

Le pays connait actuellement ne épidémie de rougeole. Celle-ci a déjà fait 33 morts dans différentes régions du pays.

 

Le Tchad enregistre, depuis le début de l’année en cours, des cas de rougeole qui ont fait à ce jour 33 victimes, a annoncé le ministère tchadien de la Santé publique dans un communiqué publié vendredi. A partir de la mi-mai jusqu’à nos jours, 12 districts sanitaires, situés essentiellement à l’est et au nord du pays, sont entrés en épidémie, précise le texte. Au total, 665 cas dont 33 décès ont été notifiés par 90 districts sanitaires sur les 117 que compte le Tchad.

Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, avec l’appui de ses partenaires et financiers, a entrepris une action de riposte contre cette maladie. Cette riposte a commencé par la vaccination et la prise en charge des cas par les districts de la région de Sila, à l’est du pays, puis s’étendra dans les autres régions affectées. « Le Tchad dispose des vaccins pour faire face à la situation de l’épidémie actuelle », rassure le ministère de la Santé publique.

 

La rougeole est une maladie très contagieuse avec des complications souvent irréversibles, voire mortelles qui persiste et fait des victimes au sein de la population infantile. Sa récurrence dans ce pays sahélien est la conséquence de la faiblesse de la vaccination de routine.

N’Djamena: le TGI se déclare compétent pour juger Adam Nouki Charfadine

À l’ouverture du procès de l’ancien gouverneur du Logone Oriental ce vendredi 22 juin la question a été posé par les deux parties.

 

Ouvert ce matin du 22 juin 2018 au Tribunal de grande instance (TGI) de N’Djamena, le procès de l’ancien gouverneur du Logone  oriental,  Adam Nouki Charfadine a été suspendu car la question de la compétence du tribunal a été évoquée.  A la reprise du procès cet après-midi, le TGI de N’Djamena s’est déclaré compétent pour juger cette affaire  et rejette les exceptions soulevées par les deux parties.

Le Tribunal ordonne par la même occasion la détention des prévenus et renvoie le dossier pour le mardi 26 juin 2018 pour les plaidoiries et réquisitions du procureur. Poursuivi entre autres pour Attentat à la liberté, Outrage à magistrat, Empiétement à la justice, destruction de biens, l’ancien gouverneur du Logone oriental ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. Il faut rappeler qu’à l’ouverture du procès ce matin, les avocats de Adam Nouki Charfadine ont estimé que le tribunal de N’Djamena est incompétent pour juger leur client car les faits se sont produits à Doba et la plainte a été déposée à Moundou.

Pour la partie civile, l’affaire doit être criminalisée car jusqu’à ce jour, personne n’a les nouvelles de Oumarou Magadi, le détenu relaxé par la justice de Doba. Comparaissent  avec l’ancien gouverneur du Logone oriental les accusés, Mhamat Djamal Nimir, colonel Adoum Mahamat Djibrine, Mahamat Yaya Abdelkerim, Chérif Nouki Tahir et Boukar Ramadji.

 

Tchad : vers la mise en œuvre du MAEP

La cérémonie de présentation du rapport du Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs (MAEP a eu lieu le 21 juin à N’Djaména.

 

Le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno, par ailleurs Président du forum des Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs (MAEP) a présidé hier à N’Djaména, la cérémonie de présentation publique du rapport du MAEP sur le Tchad et lancé officiellement la phase de mise en œuvre du plan national d’action.

Le MAEP est un instrument auquel les Etats membres de l’Union Africaine (UA) adhèrent volontairement en tant que mécanisme d’auto-évaluation de la bonne gouvernance. La présentation publique du rapport du MAEP sur le Tchad et le lancement de la phase de mise en œuvre du plan national d’action font suite à la réunion statutaire de cette institution panafricaine qui se tient ici à N’Djaména.

Plantant le décor de la cérémonie, le président de la Commission nationale de gouvernance, M. Bannaneh Ehnenk a remercié le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno pour son appui constant à l’endroit du MAEP. Il a ensuite remercié les 37 pays membres qui ont fait le déplacement du Tchad pour contribuer au développement du MAEP.

Le point focal du MAEP-Tchad, M. Khayar Oumar Deffalah, a, pour sa part  remercié le Chef de l’Etat de l’avoir confié cette noble mission et salué la présence des panélistes, membres du gouvernement, commissaires et secrétaires exécutifs nationaux de gouvernance des pays membres du MAEP.

Le Directeur Général du secrétariat du MAEP continental, Pr.  Edward Maloka, a, dans son speech exprimé sa gratitude au Président de la République Idriss Deby Itno avant de préciser que sous sa présidence, le MAEP vient de boucler son rapport.

Pour Pr. Abou Manga, membre du panel en charge d’évaluation du Tchad,  les conclusions du rapport prennent en compte les différentes questions d’ordre politique, démocratique, économique, sociale et de promotion du genre. Il a salué ensuite l’engagement du Chef de l’Etat en faveur du MAEP et sa volonté d’inscrire la bonne gouvernance au cœur  des affaires de son pays. Pr. Abou Manga note également la faiblesse dans le processus électoral et la violence faite aux femmes et salue la révision de la constitution du Tchad au profit de la femme et de la jeunesse et la réforme institutionnelle pour une gestion saine des finances publiques. Il a par la suite procédé à la remise du rapport du MAEP sur le Tchad au Président de la République Idriss Deby Itno.

Le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno, par ailleurs Président du forum des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du MAEP a au nom du peuple et du gouvernement tchadiens, souhaité la bienvenue aux illustres invités qui ont fait le déplacement de N’Djamena.

Pour le Président de la République, la présentation du rapport du MAEP sur le Tchad suivi du lancement de la phase de mise en œuvre du Plan National d’Action est une heureuse perspective pour notre pays qui vit les premiers mois de la 4ème République.

En ce qui concerne la pleine participation des femmes dans la prise des décisions, le Chef de l’Etat souligne qu’en matière de genre, notre nation a franchi un palier de taille avec la signature de l’ordonnance instituant la parité progressive dans les fonctions électives et nominatives. « Ce postulat nous a aussi conduit à inscrire la question de la jeunesse, au centre de notre politique de valorisation du capital humain » a-t-il déclaré.

Le Président de la République Idriss Deby Itno a lancé solennellement la phase de mise en œuvre du Plan National d’Action contenu dans le Rapport du MAEP sur le Tchad avant de clore la cérémonie.

Tchad : vers un nouveau plan de santé communautaire

Le sujet a été au centre de la rencontre entre la première dame Hinda Deby et la directrice de Gavi, Anuradha Gupta, le 21 juin dernier

 

La Première dame Hinda Deby Itno a accordé ce matin, une audience à une délégation conduite par la Directrice exécutive de l’Alliance Mondiale pour le vaccin et la vaccination (GAVI), Mme Anuradha Gupta. La mise en œuvre d’une politique communautaire de santé pour l’accès des femmes et des enfants à la vaccination était au centre des échanges.

C’est en sa qualité de Première Dame du Tchad, marraine de la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) et membre du Comité Directeur de l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le VIH-SIDA (OPDAS) pour le compte de l’Afrique centrale que Hinda Deby Itno a ouvert ses portes ce jeudi, à la Directrice exécutive adjointe de l’Alliance Mondiale pour le vaccin et la vaccination (GAVI), Mme Anuradha Gupta. Elle était accompagnée du Représentant de l’UNICEF au Tchad. Créée en janvier 2000, GAVI s’est fixé comme objectif de sauver la vie des enfants et protéger la santé des populations en rendant l’accès à la vaccination à un plus grand nombre.

En 2017 au Tchad, GAVI s’est illustrée aux côtés de la Première Dame lors du lancement de la Semaine Africaine de la Vaccination qui s’était déroulée simultanément dans 47 pays africains. Ce 20 juin 2018, en présence du ministre de la Santé publique Aziz Mahamat Saleh et du point focal de l’OPDAS au Tchad, Mme Ngarbatna Carmel Soukate, la Première Dame et la Directrice exécutive ont échangé essentiellement sur l’accès aux vaccins. Pour une couverture maximale des enfants, la Première dame Hinda Deby Itno, a pris l’engagement de montrer l’exemple en amenant ses propres enfants lors d’une séance publique de vaccination.

La synergie d’action GAVI-UNICEF-Première Dame du Tchad prendra un autre envol au grand bénéfice des parturientes et des enfants tchadiens et cela conformément à l’Agenda d’Actions 2016-2020 que s’est doté la Première Dame le 25 août 2017 à N’Djaména.

Tchad : le pays se remet de la crise économique

C’est ce qui ressort d’un rapport de la Banque mondiale, présenté le 20 juin dernier.

 

Pour sortir de la récession et soutenir une relance économique progressive, le Tchad doit accroître fortement sa production agricole et améliorer les conditions sécuritaires, tout en comptant sur une stabilité des prix du pétrole, a proposé mercredi la Banque mondiale dans son rapport semestriel.

Le Tchad se remet lentement d’une profonde récession et l’économie s’est contractée d’environ 3% en 2017 après avoir chuté de 6,3 % de 2016, selon la Banque mondiale dans ce rapport portant sur des questions de développement clés au Tchad et dans la sous-région du Sahel, présenté mercredi par vidéoconférence.

Suite à la chute drastique des prix du pétrole en 2014, la croissance est plus lente et elle a diminué plus vite que son potentiel, créant un écart de production négatif considérable.

« En 2017, le secteur primaire a contribué à la croissance à hauteur de 1,3 point de pourcentage, stimulé principalement par l’agriculture et le secteur pétrolier. Les contributions des secteurs secondaire et tertiaire ont reculé de -0,2 et -3,9 points de pourcentage respectivement, freinées par un manque d’investissement en capital ainsi que d’importants arriérés intérieurs », a expliqué Mme Soukeyna Kane, directrice régionale des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la Guinée Conakry.

Le déficit du compte courant extérieur a baissé de 13 % du PIB en 2016 à 5,2 % en 2017. Les importations se sont contractées de 1,3 % en 2017 en raison d’une consommation privée morose et des mauvaises conditions sécuritaires le long de la frontière Nigeria-Tchad. Cependant, la hausse légère des prix du pétrole a stimulé les exportations de pétrole.

« Le gouvernement est resté déterminé à poursuivre l’assainissement budgétaire en 2017 », a affirmé Jose Lopez-Calix, responsable régional des programmes macroéconomiques de la Banque mondiale.

« Même si les taux de pauvreté ont diminué depuis 2003, la croissance démographique a fait croître le nombre absolu de personnes pauvres et vulnérables », relève le rapport.

Pour la Banque mondiale, la reprise progressive de l’activité économique au Tchad dans les deux prochaines années dépendra des prix du pétrole relativement forts et soutenus, ainsi que d’une aide budgétaire extérieure constante. La croissance du PIB réel devrait atteindre environ 2,6 % en 2018, justifiée par deux facteurs clés: la croissance des exportations, pour laquelle une accélération de 3,6 points de pourcentage est prévue alors que le prix du pétrole reste élevé, et une reprise progressive de la formation brute de capital fixe. « Etant donné la poursuite de politiques budgétaires et monétaires strictes, il est peu probable que l’écart de production se comble à moyen terme », tempère le document.

« La reprise économique du Tchad reste fragile et pourrait être moins bonne que prévu », prévient la Banque mondiale.

« Face à ces risques, il est important de diversifier l’économie tchadienne afin de favoriser la résilience et la croissance durable, soutenues par des investissements dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture ou les télécommunications/TIC », conclut le rapport.

Tchad: les juristes mettent fin à la grève

Ils estiment que leurs doléances ont été entendues. En effet, comme ils l’exigeaient, l’ex gouverneur de la région du Logone Oriental est en détention préventive.

 

Après un peu moins d’un mois de grève, les professionnels des métiers de la justice du Tchad ont repris le chemin du travail. Ils ont décidé hier 21 juin de mettre un terme à leur manifestation après la mise sur mandat de dépôt de l’ancien gouverneur du Logone Oriental.

C’était d’ailleurs l’une de leur réclamation. L’ancien administrateur de cette région de l’est du pays n’est pas le seul dont les juristes tchadiens voulaient « la tête ». Deux hauts responsables de gendarmerie de la ville de Doba sont également en détention préventive depuis le 20 juin dernier. Ces derniers sont accusés d’avoir autorisé des tirs sur le véhicule, devant le Palais de justice de Doba, d’un avocat qi transportait ses clients qui venaient d’être libéré le 21 mai.

Les avocats sont plutôt satisfaits du dénouement qu’a connu cette affaire.  « Nous estimons que cette lutte qui a trop duré a quand même essayé de porter ses fruits et il était temps qu’on reprenne les activités après que l’ex-gouverneur et ses complices soient présentés au parquet », a expliqué le secrétaire général de l’Ordre des avocats du Tchad, Jean Sirina.

Sur la même longueur d’onde que les Avocats, les magistrats ont également décidé d’arrêter la grève. Mais, ceux-ci pensent qu’actuellement au Tchad on observe un regain de violence à leur encontre. Et pour exemple, on pense au Procédure de la République de la vile de Iriba qui fait actuellement l’object de menace de mort.

Autre cas, un magistrat a été passé à tabac par les forces de l’ordre, il y a seulement deux jours dans la localité d’Abéché. Cependant les magistrats tchadiens ne comptent pas « baisser les bras ». « Il y a eu des cas similaires avant, nous continuons à demander, à exiger que la sécurité et la protection des magistrats soient vraiment une réalité. Cette question est fondamentale », l’affirme le secrétaire général du Syndicat des magistrats, Djonga Arassi.

Cependant, il ne faudrait pas se réjouir très vite de leur reprise de travail. Ils ont annoncé se lancé dans la grève général que connait actuellement tous les secteurs public du pays, si leurs salaires « intégrales » ne leurs sont pas payés d’ici un mois.

 

 

 

 

 

Tchad : un accord avec le CORAF pour promouvoir la technologie agricole

Le gouvernement tchadien et ce conseil ont signé le 19 juin dernier un qui vise à promouvoir l’adoption des innovations intelligentes face au climat.

 

Le Tchad est sujet actuellement à de nombreux changement climatique. Et ceux-ci ont un impact certain sur la qualité de la terre et par conséquent sur l’agriculture. Pour faire face à  ceci, le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le Développement agricoles (CORAF) vient de signer un protocole d’accord avec ce pays d’Afrique centrale.

Selon Directeur Exécutif du CORAF, Dr Abdou Tenkouano, cet « accord que nous signons aujourd’hui à N’Djamena ouvre non seulement l’accès à l’utilisation des technologies générées par le PPAAO pour améliorer la résilience des communautés au Tchad, mais témoigne également de l’esprit fondateur et du principe du CORAF pour renforcer l’intégration régionale ».

Selon le communiqué de presse parvenu à notre rédaction,  l’accord signé le 19 juin « devrait accélérer l’adoption de technologies améliorées et en particulier les innovations intelligentes face au climat ».

Rappelons que le Tchad à bénéficier en début d’année d’ »un financement du Groupe de la Banque mondiale pour la mise en œuvre du ProPAD, le projet d’amélioration de l’agriculture et de la productivité axé sur la résilience face au climat ». Et l’objectif principal de ce projet est de promouvoir la technologie dans l’agriculture, mais aussi d’ « augmenter la productivité agricole et renforcer les systèmes de production des populations ciblées ».

En somme, « ProPAD cherche à utiliser l’approche du Programme de productivité agricole de l’Afrique de l’Ouest (PPAAO) pour accélérer la fourniture de technologies qui peuvent améliorer la productivité agricole ».

Selon le CORAF, « Plus de 200 technologies ont été publiées au cours des dix dernières années dans le cadre du PPAAO. Ces technologies ont été adoptées par près de 4,5 millions de producteurs et de transformateurs sur environ 4,8 millions d’hectares ».

Les chiffres de la Banque Mondiale sur le Tchad sont un peu alarmants.  En effet, « On estime qu’un Tchadien sur 10, soit 1,4 million de personnes, souffre d’insécurité alimentaire chronique, ce qui signifie qu’il est incapable de satisfaire ses besoins alimentaires de base, même pendant  les ‘’bonnes années de récolte ».

Il serait dont temps pour ce pays de bénéficier comme le Sénégal par exemple du fruit des recherches du « Centre régional d’excellence du CORAF, qui a développé des variétés d’arachide et de niébé qui aident aujourd’hui les agriculteurs à s’adapter aux effets du changement climatique ».

Tchad: des ressortissants d’une région opposé au découpage administratif

Il s’agit des natifs de a région du Borkou Ennedi Tibesti. Ils ont donné une conférence de presse le 19 juin dernier.

 

Des ressortissants,  dits « fils » de la région du Borkou Ennedi Tibesti ont animé le mardi 19 juin 2018, une conférence de presse à la Maison des médias du Tchad. A l’ordre du jour, le découpage administratif et territorial de leur région recommandé lors du Forum national inclusif de mars dernier et prévu dans la Constitution de la 4ème République.

Les « Fils du B.E.T » s’opposent à  la modification de la région de l’Ennedi qui, selon eux est basée sur les témoignages de personnes faibles,  ceux qui ont des fins spéciales et qui ne représentent pas la région ni les composantes de la communauté. Pour eux, le forum national inclusif sur les réformes institutionnelles tenu en mars dernier n’est pas crédible, et par conséquent  ne peut  prétendre modifier la carte administrative des régions. « Nous rejetons l’acceptation pure et simple ou la négociation de la fragmentation de chaque région ou partie selon les limites géographiques tracées par l’histoire ou la servilité ou d’une partie d’un territoire dans le but d’une autre satisfaction politique ou pour toute autre raison », proteste l’un des représentants, Issa Bourma Koudayo.

Ce dernier est soutenu par son confrère Salah Hangata qui précise que l’Ennedi malgré sa contribution considérable à l’économie nationale par les revenus du tourisme et de la richesse minérale, n’a pas bénéficié des efforts de la part des autorités, pour son développement tant sur le plan éducatif que sanitaire. « Nous, ressortissants de l’Ennedi après une longue réflexion et analyse des recommandations, trouvons que ce découpage administratif des régions ne respectent pas les normes historiques, administratives et culturelles », dit-t-il.

D’après eux la région de l’Ennedi a une économie dynamique. Depuis son histoire, elle fait preuve de cohabitation pacifique entre les communautés. C’est pourquoi ils insistent que l’ancienne ville de Fada reste la capitale éternelle de la Région de l’Ennedi. Enfin, les chefs de cantons de l’Ennedi Ouest ne sont pas également d’avis pour que la capitale Fada soit transférée dans une autre localité.

Tchad : l’ex gouverneur du Logone Oriental aux arrêts

Il a été placé sous mandat de dépôt hier 20 juin. En attendant son jugement, il occupe une cellule de la maison d’arrêt d’Amsinéné.

 

Adam Nouki Charfadine est en prison. Il a été placé sous mandat de dépôt ce 20 juin 2018 en attendant la date de son procès à la maison d’arrêt d’Amsinéné. L’ancien gouverneur du Logone Orientale est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusations : rébellion, arrestation arbitraire, séquestration, enlèvement etc. Pour tout ça, il comparaîtra donc en flagrant délit.

Pour assurer sa défense, un collectif d’avocats s’est constitué. Celui-ci selon tchadinfo est composé des maîtres, Pamkeré Wouzé, Calgwanbé Saint Juste Gouara et Mounè Koudanbe. Ces derniers ont tenu un point de presse hier au centre Almouna. Ils ont demandé au cours de ce point, le respect de la présomption d’innocence dont jouit leur client.

Selon eux Adam Nouki Charfadine fait l’objet d’un « acharnement de l’opinion qui ne se justifie pas ». Il serait donc bien que le droit à la défense soit respecté afin que l’ancien administrateur ait un procès équitable.

Les professionnels des métiers libéraux de la justice (avocats, notaires et huissiers) entrés en grève depuis le 31 mai dernier, pour réclamer l’arrestation de l’ex gouverneur,  devraient se réunir dans les prochaine heures afin de décider de la suite à donner à leur manifestation.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tchad : les assassins de Mme WANG ont été appréhendés

Il s’agit d’une bande de six hommes. Quatre d’entre eux sont actuellement entre les mains de la police.

 

La police nationale a réussi à mettre la main sur les braqueurs qui ont assassiné Mme WANG Li Fen, opératrice économique chinoise lors d’un braquage. Les présumés assassins sont au nombre de six dont quatre sont appréhendés et présentés ce lundi 19 juin 2018 à la presse.

Un des assassins reconnait avoir été employé par Mme WANG dans sa boutique non loin de la grande mosquée à N’Djamena. Les quatre présumés assassins sont confiés à la justice. Deux autres courent encore mais sont déjà repérés selon la police.

La présentation a été faite devant le chargé d’affaires de l’ambassade chinoise au Tchad qui demande à la partie tchadienne de faire de la sécurité des opérateurs économiques étrangers sa priorité. Le chargé d’affaires de dire que les présumés assassins seront jugés selon la loi tchadienne. Le ministre tchadien de la sécurité, Ahmat Mahamat Bachir a présenté ses condoléances aux Chinois tout en disant que les présumés assassins seront jugés avec toute les sévérités possibles.

Les malfaiteurs ont été appréhendés le dimanche 17 juin 2018 au quartier Guinebor dans le 1er arrondissement, selon le porte-parole de la Police, le commissaire Paul Manga.

N’Djaména: l’ADC sensibilise sur le tabagisme

L’association a animé le 19 juin dernier une réunion de sensibilisation sur la lutte anti-tabac. Celle s’adressait aux responsables des différentes mairies de la capitale tchadienne.

 

En partenariat avec la mairie centrale de N’Djaména, l’Association des Droits des Consommateurs (ADC) organisée une rencontre avec les responsables de toutes les mairies de la ville le 19 juin. Cette réunion avait pour but de les sensibiliser sur leur rôle dans la mise en œuvre de la lutte anti-tabac prévu par le gouvernement.

Cette lutte notamment par le combat des actions de l’industrie du tabac. En effet, le phénomène de tabagisme prend de plus e plus de l’ampleur au Tchad.  « De nos jours, le tabagisme est considéré comme la pandémie du 21e siècle. En effet, toutes les huit secondes, un nouveau décès est enregistré quelque part dans le monde à cause du tabagisme », souligne le maire adjoint de la ville de N’Djaména.

Pour le Secrétaire général de l’ADC, Daouda Alhadji Adam, le plus inquiétant  « c’est le phénomène de la consommation de chicha ». Et malgré les efforts du gouvernement, il va grandissant. D’ailleurs pour endiguer la consommation de tabac dans le pays, le Tchad  a été le premier pays d’Afrique sub-saharienne à avoir apposé des avertissements santé chocs composés d’une photo et d’un texte sur les 70% des deux faces principales des paquets autorisés à la vente au Tchad. Mais cela ne semble pas dissuader les fumeurs.

En outre en 2010, le gouvernement a élaboré une loi anti-tabac qui s’est fixé trois objectifs: réglementer la consommation des cigarettes et autres produits du tabac, ainsi que toutes autres matières y afférentes; déterminer l’étendue de l’interdiction de fumer dans les lieux publics ou recevant du public afin de protéger les populations tchadiennes, en particulier les jeunes, contre les effets nocifs liés à l’usage du tabac; et sensibiliser la population sur les dangers de l’usage du tabac et l’exposition à la fumée du tabac. Malgré cette loi les lieux publics sont toujours assaillis de fumeurs.

 

Tchad : Enquête sur les conditions de vie de ménages et la pauvreté

Menée par l’INSEED, cette quatrième enquête a débuté hier 18 juin 2018 et s’adresse aux populations de l’ensemble du territoire tchadien.

 

Pour évaluer et suivre la qualité de vie de la population, il est indispensable de disposer des indicateurs fiables et à jour. C’est dans ce sens que, le gouvernement tchadien lance ce 18 juin 2018, la 4ème Enquête sur les conditions de vie des ménages et la pauvreté au Tchad (ECOSIT4). C’est à travers l’Institut national de la statistique des études économiques et démographiques (INSEED).

ECOSIT 4 a la particularité cette année de prendre en compte les réfugiés et c’est aussi la première fois qu’une enquête couvre cette catégorie particulière de la population. « Ce module additionnel permettra essentiellement d’élaborer les caractéristiques socio-démographiques des réfugiés mais aussi de mesurer le bien-être des réfugiés par rapport aux communautés hôtes et à la population tchadienne en général », a indiqué le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, Dr François Nankobogo.

Il informe également que, le financement total de l’ECOSIT 4 s’élève à hauteur de 3,5 millions de dollar américain. Cette enquête constitue un élément important de l’appui global de la Banque mondiale au système statistique qui s’élève à 13,5 millions de dollar américain à travers le projet de développement de la statistique au Tchad.Selon le directeur général de l’INSEED, Nour Goukouni Nour, il s’agit d’une grande opération d’intérêt national. Pour sa réussite, l’INSEED compte sur la contribution des uns et des autres pour relever les défis de la collaboration des populations cibles et de la sécurité des agents sur le terrain. « Pour cela, deux mots magiques suffisent : sensibilisation et protection », précise M. Nour Goukouni Nour.

La réalisation de l’ECOSIT4 s’inscrit dans un processus comportant plusieurs phases dont certaines ont déjà été exécutées. Il s’agit notamment de : l’enquête sur les unités non standards qui visent à garantir une meilleure mesure de la consommation des ménages ; les enquêtes pilotes qui ont permis de tester les outils de collecte ;  ainsi que l’approche méthodologique de la première phase de la collecte principale lancé ce 18 juin avec l’utilisation des nouvelles technologies de communication. Il s’agit en particulier des tablettes comme support de collecte de données et l’internet comme moyen de transmission des données à partir du terrain. « Ceci permet de répondre au défi de disposer des données fiables en temps réel pour assurer le suivi et l’évaluation du PND 2017-2021 », a relevé M. Houlé Djonkamla,  directeur général du ministère de l’économie et de la planification  du développement.

Pour lui, c’est la quatrième enquête sur les conditions de vie des ménages et la pauvreté que le Tchad organise, mais la toute première à utiliser les technologies de l’information pour assurer la qualité des données collectées et minimiser le temps de traitement. Il faut le rappeler, ECOSIT 3 qui a été la dernière enquête a permis au Tchad de connaitre la réduction du niveau de pauvreté qui passe de 55 % à 46 % soit une baisse substantielle de 8,3 %.

Tchad-Cameroun : un pont pour relier les deux pays

Les membres du comité de pilotage de ce projet sont actuellement en discussion au Cameroun, afin de peaufiner les derniers réglages avant le lancement des travaux.

 

C’est depuis hier 18 juin que le comité bilatéral de pilotage et l’unité mixte de gestion du projet de construction d’un deuxième pont sur le fleuve Logone mis sur pied par le Tchad et le Cameroun est en discussion. Il est question pour eux de terminer avec les derniers ajustements avant de passer à la phase de réalisation du projet.

Les travaux de construction d’un deuxième pont sur le fleuve Logone, frontière naturelle entre le Tchad et le Cameroun, seront bientôt lancés pour permettre de réduire les coûts du transport et de rapprocher davantage le Tchad des ports camerounais de Douala et de Kribi pour son accès à la mer et au marché international, ont annoncé les autorités des deux pays voisins.

D’une longueur de 620 mètres, ce pont servira à relier via une route de 14,1 kilomètres la ville de Yagoua, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, et celle de Bongor, au sud du Tchad. Les travaux de construction été prévus pour débuter au cours de ce mois de juin. « Au cours de notre dernière session tenue à Douala (en octobre 2017), nous avions annoncé qu’au courant de ce mois de juin on devait faire la pose de la première pierre. Malheureusement, il se trouve que le dossier d’appel d’offres qui avait été envoyé à la BAD depuis le mois de décembre dernier n’a toujours pas reçu la non-objection », a déclaré à la presse Jean Tchoffo, le secrétaire général du ministère camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.

« Nous espérons que ça sera le cas très prochainement, de manière à ce que dans les deux mois on soit en mesure de lancer effectivement ce projet », a-t-il ajouté. La BAD finance le projet à hauteur de 74 milliards de francs CFA (plus de 132 millions de dollars, au taux actuel) et l’UE 26 milliards de francs CFA (plus de 46,4 millions de dollars), soit un montant total de 100 milliards de francs CFA (plus de 178,5 millions de dollars) alloué par les deux bailleurs de fonds, indique-t-on à l’unité mixte de gestion du projet.

 

Des enjeux économiques

Environ 240 kilomètres séparent Bongor et Moundou, la principale ville du sud du Tchad, lui-même grand bassin agropastoral et minier, notamment connu pour être le site de production des premiers gisements de pétrole brut mis en valeur dans ce pays à Doba (103 kilomètres de Moundou), ressource acheminée depuis 2003 par un pipeline de 960 kilomètres jusqu’aux côtes camerounaises à Kribi (sud).

Pour les autorités tchadiennes, les enjeux de ce projet sont avant tout d’ordre économique, pour le rapprochement de leur pays avec le marché international, l’accroissement de ses échanges et la réduction des coûts du transport réputés élevés pour l’heure. Selon Mahamat Nguembang, le secrétaire général du ministère tchadien de l’Aménagement du territoire, du Développement de l’habitat et de l’Urbanisme, présent à la session du comité bilatéral de pilotage, entre 2.400 et 2.500 gros camions porte-conteneurs franchissent le pont de N’Guéli chaque semaine.

Avec le futur pont, « les flux de marchandises seront beaucoup plus importants », a-t-il estimé dans un entretien avec Xinhua. « Comme les coûts baissent, le panier de la ménagère connaîtra également un soulagement et il y aura une partie de l’économie qui va être allouée à l’épargne, pour pouvoir améliorer les conditions de vie des populations ».

« Nous sommes à plus de 1.000 kilomètres de la mer. Toutes les marchandises qui viennent au Tchad transitent par le Cameroun. La route seule ne suffit pas. Maintenant nous sommes en train de penser qu’il faut développer également le chemin de fer pour pouvoir booster l’économie « , a ajouté le haut responsable gouvernemental tchadien.

Un projet de prolongement du chemin de fer camerounais Douala-Yaoundé-Ngaoundéré jusqu’au Tchad est en effet à l’étude entre les deux pays voisins. Le coût de sa réalisation est estimé à environ 5.000 milliards de francs CFA (près de 9 milliards de dollars).

« De manière naturelle, il y a libre circulation des personnes entre le Tchad et le Cameroun. Nous n’avons pas attendu les textes de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) pour que cela soit effectif. C’est pour dire que ça le projet de pont entre Bongor et Yagoua va renforcer non seulement nos relations de coopération, mais davantage le commerce entre les deux pays », assure de son côté M. Tchoffo.

Ce sera le deuxième pont que les deux pays établiront pour renforcer leurs liens, après celui qui relie directement depuis 2012 à N’Guéli, toujours sur le fleuve Logone, N’Djamena, la capitale tchadienne, et Kousseri, au Cameroun, permettant au Tchad d’acheminer jusqu’au port de Douala, la métropole économique de ce pays, pour le commerce avec le marché international.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tchad : le gouvernement a été remanié

Le Président Deby a procédé hier soir au premier remaniement du gouvernement de la 4e République.

 

40 jours après la nomination du premier gouvernement de la IVe République tchadienne, le Président Idriss Deby vient de le remanier. Parmi les sortants nous avons le Ministre d’état, ministre des infrastructures, Jean Bernard Padaré qui est remplacé par Abdramane Mouctar Mahamat. Ce poste connait une transformation et devient simplement Ministère des infrastructures des transports et du désenclavement.

On note un changement à l’enseignement supérieur. Dr David Houdeingar Ngarimaden remplace Zakaria Fadoul Kitir. Tandis qu’à la communication, le poste est désormais occupé par Madame Ndolenodji Alixe Naimbaye qui devient donc la porte-parole du gouvernement.

Elle fut secrétaire d’Etat aux Affaires Étrangères. Elle remplace à ce poste Madame Madeleine Alingué locataire du Ministère du tourisme et du développement artistique. Au ministère de la femme, de la famille et de la solidarité nationale, l’on enregistre le départ de Mme Djamila Bachar Alkhatib. Elle est remplacée par Dr Djalal Ardjoun Khalil.

C’est Mme Achta Saleh Damane qui prend la place de Mme Ndolenodji Alixe au Secrétariat d’Etat aux Affaires Etrangères, de l’intégration africaine, de la coopération internationale et de la diaspora. Les postes clés comme la défense, les affaires étrangères, les finances ainsi que celui de la sécurité publique restent inchangés.

 

Tchad : les présumés assassins de WANG Lina Fen aux arrêts

Des ravisseurs avaient ôté la vie de l’opérateur économique chinois, lors d’un braquage qui a mal tourné.

 

Les auteurs du braquage ayant couté la vie à Mme WANG Lina Fen ont été appréhendé. Dans la matinée de vendredi 15 juin, les forces de l’ordre ont retrouvé le véhicule volé de marque Toyota Hilux au quartier Amsinéné, non loin d’un camp militaire. Les forces de Police et de sécurité en alerte constante ont mobilisé leurs troupes et les indics. Leurs têtes ont été mises à prix, une prime est promise à toute personne qui donnera une information sûre et juste aux forces de sécurité permettant d’arrêter les brigands. C’est ainsi que deux d’entre eux ont été repérés et arrêtés au quartier Guinebor dans le 1er arrondissement, nous fait savoir la source.

Pour rappel, dans la soirée du jeudi 14 juin 2018, aux environs de 19 heures, au quartier Mardjan-Daffack, dans le 2e arrondissement de N’Djaména, une voiture de marque Toyota CAMRY, immatriculer à l’étranger, a pris en chasse un groupe de Chinois partis de leur boutique, à côté de la Grande Mosquée Roi Fayçal. Les braqueurs interceptent et bloquent le véhicule des Chinois. Armés, ils descendent de leur voiture et intiment l’ordre aux Chinois de leur remettre un sac supposé contenir de l’argent. Les Chinois s’opposent, les malfaiteurs tirent dans un premier temps à la jambe de Mme WANG pour lui arracher le sac. Après le premier coup de feu, le conducteur et le passager abandonnent le véhicule et prennent la poudre d’escampette. Mme WANG résiste. L’un des braqueurs prend le volant du véhicule des Chinois. « Pour gagner du temps », les braqueurs tirent sur Mme WANG trois balles à la poitrine, elle s’écroule et lâche son sac. Les malfaiteurs prennent le contrôle du véhicule ainsi que le sac et disparaissent dans la nature. La scène s’est déroulée sous le regard impuissant des riverains.

Aussitôt après le crime, comme une traînée de poudre, la nouvelle se propage dans la ville. Toutes les autorités militaires et civiles descendent sur le lieu. Plus d’une centaine de Chinois résidant à N’Djaména arrivent sur le lieu. La plupart d’entre eux sont inconsolables. Ils assistent, visiblement, à une situation dont ils ne se sont jamais imaginés dans leur pays d’accueil. « C’est la première fois qu’on tue un Chinois à cause de son argent », laisse entendre un opérateur économique chinois, installé au Tchad depuis plus de 10 ans.

Tchad: l’ex gouverneur du Logone oriental entendu

Le commandant de la légion de gendarmerie et lui ont été remis aux éléments de la Section nationale de la recherche judiciaire (SNRJ).

L’ancien gouverneur du Logone oriental Adam Charfadine Noucky, le commandant de la légion de gendarmerie et son adjoint sont confiés désormais à Section nationale de la recherche judiciaire (SNRJ). Le ministre en charge de la défense nationale a personnellement appelé les professions libérales judiciaires pour les tenir informés de ce fait. Les avocats, notaires et huissiers de justice restent méfiants et disent que tant que les prévenus ne sont pas présentés au procureur et que le « relaxé détenu » n’est pas libéré, le mot d’ordre de grève ne sera pas levé.

Depuis le 31 mai dernier, les avocats, huissiers et notaires avaient rejoints les magistrats dans la grève. Ils s’indignaient de l’agression dont avait été victimes leur collège avocat le 22 mai devant le Palais de justice de Doba par des éléments de la gendarmerie de cette localité. Ils n’ont donc pas cessé de revendiquer La traduction devant la justice de l’ex gouverneur de la région du Logone Orientale et du commandant de légion de gendarmerie de Doba.

Tchad : les préparatifs de l’Aïd El Fitr en marche

A quelques heures de la célébration de la fête de fin de Ramadan,  les dispositions sont prises par les familles musulmanes du Tchad afin que la fête soit belle.

 

Des cakes, des paquets de bonbons, des biscuits et autres friandises décorent les devantures des marchés et les rues de la capitale N’Djamena, à quelques heures de la fête de ramadan. Dans les marchés, les oignons, ail, gingembre (Kourndjal), tomates et condiments verts sont les plus sollicités par les femmes venues pour les derniers préparatifs.

Célébrer la fin du jeûne sans les gourmandises est inévitable chez les musulmans.  C’est aussi une occasion pour eux de se réjouir en famille devant des repas copieux et des boissons rafraîchissantes pour couronner le tout. A cet effet, les services traiteurs se mobilisent depuis quelques jours. La plupart d’entre eux, faisant dans la préparation des petits cadeaux aux fours sont en réalité débordés. « Il faut s’activer, plusieurs commandes sont lancés depuis presque 4 jours et nous n’avons pas encore terminé la préparation », lance  le responsable d’une boulangerie au quartier centre, derrière le marché à mil à ses employés. Devant sa boulangerie sont stationnés des clandomen et des clients venus chercher leurs commandes.

Impossible de parler des cakes sans les bonbons qui se font remarquer de plus en plus. Au quartier centre, derrière le marché à mil toujours, ils sont nombreux les vendeurs et vendeuses des cakes emballés soit dans des sachets ou dans des petits sceaux. L’un d’eux nous fait savoir que, « un sachet  coûte 1000 FCFA, un petit sceau 6000f et le plus grand 11000 FCFA ». S’agissant des bonbons, cela dépend évidemment de la qualité, dit –il.

Par ailleurs, comme d’habitude à la veille de la fête, les femmes musulmanes envahissement les marchés. La plupart d’entre elles préfèrent régler les derniers détails dès aujourd’hui. C’est le cas de  Kaltouma Ahmat, mère de famille. « Ce qui est sûr demain, les gens ne viendront même pas au marché donc je suis venue acheter les condiments pour les différents repas prévus pour la fête de demain. Et puis demain, on accueillera des invités, il y aura plusieurs choses à faire. Le mieux, c’est de commencer le travail dès aujourd’hui », confie-t-elle. Mme Kaltouma indique que son mari s’occupera également des boissons pour la fête. L’on peut voir des tomates fraîches, des pommes de terre et des oignons à travers le panier qu’elle tient entre les mains. Visiblement, la fête de ramadan appelée, Aïd el fitr promet.

Tchad : les hôpitaux continuent de grever

Voilà déjà deux semaines que le personnel soignant des différents hôpitaux et centres médicaux publics du Tchad exerce le service minimum. Ils réclament le payement totale de leurs salaires.

 

Au Tchad, se soigner est un véritable parcours du combattant. Les fonctionnaires ont repris leur grève illimitée dans les hôpitaux publics. Ils ne reçoivent toujours pas l’intégralité de leur salaire comme s’y était engagé le gouvernement. Un bras de fer qui dure et les malades en pâtissent.

Depuis quinze jours, l’hôpital central de N’Djamena tourne au ralenti. Sur les cinq cent membres du personnel, trois cents sont en grève, alors forcément la prise en charge des patients est très limitée.

« Nous sommes en période de grève, et nous assurons le service minimum. Les malades, si on ne les assiste pas, peuvent décompenser ou même perdre la vie », explique Frédéric Djerabye, Médecin à l’hôpital central de N’Djamena.

Et le personnel qui assure les missions d’urgences se dit « épuisé ». Conséquence également de ce mouvement, les usagers se tournent vers les hôpitaux confessionnels, moins chers que les privés. Mais l’attente est longue, parfois jusqu’à huit heures.

« Je suis venu très tôt ce matin pour faire examiner ma plaie qui s’est infectée. Il fait très chaud, je me suis installé ici, sous cet arbre, pour patienter. Un médecin est venu me voir dans l’après-midi et m’a délivré une ordonnance pour les médicaments », raconte Nesta Roboaye Mamadjimbaye, patient de l’hôpital des Apôtres.

Ces grèves des fonctionnaires ont débuté en janvier. Ils protestaient contre des retenues sur salaire par un Etat en difficultés financières. Un accord avait été trouvé le 14 mars dernier, mais il n’aurait pas été respecté par l’Etat. Et aujourd’hui encore les salaires ne sont pas payés intégralement.

« C’est difficile pour eux parce qu’il n’y a pas de salaire, ça ne leur permet pas de vivre comme il se doit », explique Montanan Nainaromtan, du Syndicat des Travailleurs des Affaires sociales et de la Santé.

Du côté de l’Etat, le problème c’est que les caisses sont vides. « Ce n’est un secret pour personne que la situation actuelle ne permet pas de pouvoir payer sur la base des différents avancements une masse salariale qui prend 100 % des recettes de l’Etat (…) Le dialogue est ouvert pour trouver des solutions alternatives », rappelle Aziz Mahamat Saleh, ministre tchadien de la Santé

Des solutions qui pourraient être par exemple propose le ministre, l’attribution de terrains en guise de salaires.

Tchad : la Chambre de commerce organise une semaine sur la relance économique

La semaine nationale de la relance économique se déroulera du 25 au 27 juin prochain à N’Djamena.

Du 25 au 27 juin prochain, la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des Mines et de l’artisanat (CCIAMA) organisera la Semaine nationale de la relance économique. Au cours d’une conférence de presse tenue ce 13 juin 2018 à la CCIAMA pour annoncer l’événement,  quelques membres du gouvernement et les organisateurs de cette Semaine ont exprimé la volonté de voir le secteur privé au cœur de la relance économique du Tchad.

« Cet événement est notre réponse à l’attente du gouvernement au secteur privé et de tous les partenaires du développement par rapport à la crise que traverse le Tchad », a déclaré  le président du comité d’organisation de cette semaine, Baba Gademi. La Semaine nationale de la relance économique sera le lieu pour les acteurs de l’économie tchadienne de proposer des remèdes opérationnels de sortie de crise. 13 secteurs seront représentés lors des deux activités principales prévues à cet effet à savoir : le Symposium de réflexion sur la relance économique et la Journée débat pour une nouvelle dynamique économique. Pour le ministre des Mines, du Développement Industriel, Commercial et de la Promotion du Secteur Privé, Youssouf Abbassalah, cette rencontre « donne beaucoup d’espoir ».

Rappelant l’importance du Plan National de Développement (PND), le représentant du ministre de l’Économie et de la Planification du Développement affirme que cette semaine est « la phase de mise en œuvre » et « la phase de plaidoyer » pour la mobilisation des ressources afin de financer ce PND. « Notre économie doit se reposer sur le secteur privé qui doit créer de la richesse et qui doit créer des emplois », renchérit-il.

Tchad : les juristes durcissent la grève

Notaires, avocats et huissier ont décidé de passer à une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire nationale. C’était au cours d’une assemblée générale qui a eu lieu le 13 juin.

 

La grogne est montée d’n cran. Les professionnels des métiers libéraux de la justice se sont réunis en Assemblée générale le 13 juin dernier au Palais de justice de N’Djamena. Ils dont décidé de donner un nouveau ton à la grève qu’ils ont débutés depuis le 31 mai. Elle sera désormais sans limites et s’étendra au l’ensemble du pays.

Leurs revendications restent les mêmes. La traduction devant la justice de l’ex gouverneur de la région du Logone Orientale et du commandant de légion de gendarmerie de Doba. Et jusqu’ici des interrogations subsistent. « On ne sait pas encore si réellement le commandant de la gendarmerie de Doba est démis de ses fonctions », avance un avocat.

Pendant ce temps, un notaire déclare : « le gouverneur déjà relevé de ses fonctions n’a pas d’immunité donc qu’est-ce qui empêche sa traduction en justice ? ». Toute chose de nature à  ne pas calmer la colère des hommes en robes. Et ce malgré les discussions avec le ministre de la défense. Ministre qui a d’ailleurs affirmé récemment que les militaires impliqués dans l’agression de l’avocat devant le palais de justice de Doba seront présentés à la justice. Rappelons que c’est cet incident qui est à l’origine de la colère des juristes tchadiens.

En plus de durcir la grève, les avocats, notaires et huissiers du Tchad ont décidé de faire fi de la décision du ministre en charge de la sécurité d’interdire la marche « judiciaire ». En effet, selon le secrétaire de l’Ordre des avocats, Me Emmanuel Koumtog, « Dans l’ampliation l’ordre des avocats n’apparaît pas donc on ne nous a pas encore notifié que notre marche est interdite ». la marche est prévue pour le 16 juin prochain.

 

 

 

 

 

Ennedi-Est : Hinda rencontre des associations de femmes

Ceci s’inscrit dans le cadre du séjour que le couple présidentiel tchadien effectue actuellement dans la région de Am-Djarass.

 

Ce sont les femmes du bureau régional de l’OF/MPS qui ont ouvert le bal des audiences ce 12 juin 2018. En séjour à Am-Djarass avec son époux, Hinda Deby Itno en a profité pour avoir une discussion avec ses camarades. La  présidente d’honneur de l’OF/MPS et les dirigeantes régionales et départementales du parti de l’Ennedi-Est, ont ainsi pu l’impact de a femme dans la vie politique du pays. Pour la première dame tchadienne, « le rôle de la femme est primordial au regard des nouvelles orientations du pays consécutif au forum national inclusif ayant débouché sur la 4ème république ».

Un accent particulier a donc été mis sur le fonctionnement des organes du parti. Mais aussi sur la nécessite de sensibiliser la gente féminine sur son implication dans la vie politique et économique de leurs localités. « Il faut que vous arrivez à vous imposer par votre dynamisme au sein du parti pour occuper la place qui est la vôtre lors des élections à venir », conseillé Mme Deby.

Après ses camarades de parti, Hinda Deby Itno a rencontrée des responsables de 30 associations et regroupement de femmes. Il a été question au cours de cette séance de travail de parler de l’épanouissement de la femme. Et bien évident les éléments participant à cet épanouissement ont été examinés. Il s’agit notamment de l’éducation de la santé et de l’autonomisation de celle-ci.

Il sera donc question pour ces dirigeantes de véhiculer les valeurs de la 4ème république après des membres de leurs différentes associations. C’est d’ailleurs ce qu’a retenu la présidente de l’Association pour l’éducation et l’épanouissement des femmes d’Amdjarass, Memadji Irenne.

 

 

 

 

 

Tchad: l’ex gouverneur du Logone Oriental pourrait être entendu

Les professionnels des métiers de la justice ont été reçu le 11 juin dernier pas le conseiller juridique de la présidence.

 

Les professions libérales judiciaires ont eu une rencontre avec le conseiller juridique du président de la République, le 11 juin 2018 au palais présidentiel. C’est suite à leur grève déclenchée il y  a environ deux semaines.

Le conseiller juridique, Philippe Houssine a rassuré ses collègues de l’engagement du chef de l’Etat pour que la session criminelle ouverte et suspendue le 11 juin dernier se déroule afin que les auteurs des actes criminels soient jugés et condamnés. Il faut le préciser, les professions libérales judiciaires ont entamé leur grève suite à la tentative d’assassinat d’un avocat et de ses clients au Palais de justice de Doba, chef-lieu de la région du Logone oriental.

Les professions judiciaires ont donc demandé la destitution et la traduction en justice de l’ancien gouverneur de la région du Logone Oriental, Adam Charfadine Noucky, de l’ancien commandant de la légion de gendarmerie du Logone oriental et de son adjoint. Après la rencontre, il a été assuré aux représentants des corporations judiciaires libérales que les auteurs et complices de la tentative d’assassinat seront mis à la disposition de la justice.

Les professions libérales judiciaires ont eu aussi à s’entretenir avec le ministre de la défense qui les a rassurés que les militaires impliqués dans cette affaire seront remis à la justice dès cette semaine.

Selon nos sources, l’ancien gouverneur du Logone oriental, Adam Charfadine Noucky qui a fait la passation de service ce matin du 12 juin à son successeur sera auditionné par la police judiciaire de Moundou. Il en sera de même pour le commandant de la légion de gendarmerie du Logone oriental et son adjoint qui sont aussi demis de leurs fonctions.

Enseignement sup : la grève des chercheurs levée ?

Selon un communiqué lu à la radio nationale le 11 juin, la grève des enseignants du supérieur est levée.

 

A la surprise de presque tous les grévistes, un communiqué a été diffusé à la radio nationale, annonçant la levée de la grève et la reprise du travail au niveau de l’enseignement supérieur ce 11 juin 2018.

Le Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur (SYNECS) annonce aussi son départ de la plateforme syndicale revendicative. C’est un communiqué signé du chargé de revendication et de la communication, Dr Djingaonarbé Faustin.

Joint au téléphone, le président du syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur dément cette information et dit que “le communiqué n’engage que le signataire”.

Il se dégage depuis la dernière grève au début de l’année 2018, deux bureaux de SYNECS. Le bureau dirigé par Dr Faustin qui a signé un accord avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pour ne pas observer une quelconque grève pendant deux ans. Un autre bureau dirigé par Dr Jeremy Nguirayo bénéficie pour certains de la légitimité. C’est un bureau élu par les enseignants chercheurs et qui est affilié à la plateforme syndicale revendicative.

 

Justice: la marche en robe interdite

Un arrêté ministériel a été signé hier 11 juin afin d’interdire aux magistrats, avocats, notaires et huissier entré en grève depuis la fin de mois de mai de descendre dans la rue

 

La marche « judiciaire » n’aura finalement pas lieu. En effet, le ministre de l’administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale, Ahmat Mahamat Bachir, a signé hier 11 juin un arrêté l’interdisant.

Les professionnels des métiers libéraux de la justice en grève depuis le 31 mai dernier avaient prévus de manifester dans les rues de N’Djamena en robe le 16 juin prochain. Cette marche visait à montrer leur détermination dans la réclamation de la traduction en justice de l’ex gouverneur de la région du Logone oriental, déjà démis de ses fonctions et ses complices et celle également du commandant de région de gendarmerie. Tout ceci par de l’agression le 22 mai d’un avocat et ses clients devant le palais de justice de Doba.

Selon APA, les avocats tchadiens, ont été conviés hier, à une rencontre à la présidence de la République qui tente de trouver une solution à ce problème. Surtout qu’aucun avocat n’a pris part à l’ouverture de la session criminelle lundi 11 juin à la cour d’appel de N’Djamena.

Toujours selon APA « Le ministre de la Sécurité publique, Ahmat Bachir a déjà, par un arrêté signé ce lundi, interdit cette marche des avocats et magistrats. Le ministre a instruit les responsables de la police, de la gendarmerie et de la garde nomade à prendre les dispositions pour faire respecter cette interdiction ».