Justice : la session criminelle suspendue

C’est à raison de la grève qu’observent actuellement les magistrats et les acteurs des métiers libéraux de la justice à savoir les avocats, les notaires et les huissiers.

 

La première session criminelle de l’année 2018 a été ouverte ce matin du 11 juin 2018 au Palais de justice de N’Djamena. Elle a été aussitôt suspendue à cause de la grève des magistrats et des professions judiciaires libérales. La reprise est annoncée dès la levée  de la grève, selon le président de la cour d’appel de N’Djamena Yenan Timothée.

Ce sont des journalistes, le personnel du parquet de N’Djamena, des magistrats et avocats sans toge qui ont pris d’assaut la salle d’audience pour assister à l’ouverture solennelle de la session criminelle ordinaire de l’année 2018. C’était en présence du président de la Cour suprême, Samir Adam Annour et du garde des sceaux, ministre de la justice chargé des droits humains, Djimet Arabi.

Le président de la cour d’appel de N’Djamena, Yenan Timothée après avoir entendu la lecture de l’acte décidant de la tenue de la session criminelle a donné la parole au procureur général, Mouctar Abdel Khakim pour sa réquisition. Ce dernier reconnait que, la session criminelle se tient à une période difficile.

Pour lui, la crise économique a ralenti les activités au Tchad mais, malgré cela le gouvernement a toujours donné les moyens pour la tenue de la session criminelle dans toutes les juridictions compétentes. Selon le procureur général, 20 affaires sont dans les rôles de cette session criminelle parmi lesquels, 9 cas d’assassinats, 9 cas de viols, 6 cas de meurtres, 2 cas d’incendie volontaire etc.

Le procureur d’annoncer que cette session criminelle devait se prononcer sur le cas des prisonniers assassiné suer la route de Massaguet. “il ya des cas de crime a caractère sauvage,c’est le cas d’assassinat des prisonniers menottés sans défense sur la route de Massaguet” dit il.

Il tient aussi a informé que désormais les cas de détournement de deniers public seront jugé en criminel.

 

 

 

 

Agriculture : 23 milliards de Fcfa pour moderniser le secteur

La Banque mondial a octroyé un don avoisinant ce montant au pays afin de promouvoir l’innovation technologique dans le domaine agricole.

 

C’est un pas de plus que fait le Tchad dans la modernisation de son agriculture. Le pays a bénéficié il y a quelques jours d’un don de la Banque mondiale qui a approuvé un don de 41 millions de dollars, soit plus de 22,7 milliards de francs CFA pour promouvoir l’innovation technologique dans le secteur agricole.Un soutien financier qui vise à « augmenter durablement la productivité et assurer la résilience face au changement climatique dans les zones ciblées », à en croire la Banque mondiale.

Pour le Tchad, ce financement vient à point nommé car il va donner un coup d’accélérateur à tous les efforts déjà fournies dans le domaine. Il viendra notamment soutenir le Projet de renforcement de la productivité agricole et résilience au climat (Propad). Selon le responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, François Nankobogo, « le projet sera déployé dans des zones où vivent près de 1,5 million de personnes, soit plus de 11% de la population totale du pays.»

Les régions ciblées sont en outre caractérisées par des taux de pauvreté élevés de 70,9% dans le Mandoul, de 61,4% au Moyen – Chari et de 48,4% au Salarmat.

La mise en œuvre du Propad devrait particulièrement permettre d’augmenter la production des céréales pluviales (sorgho, millet, maïs, riz) et leurs cultures associées (arachide, niébé et sésame). Il vise également la diversification de l’élevage et la production laitière dans les zones périurbaines. Un programme de renforcement des capacités nationales en matière de recherches et de développement agronomiques et en services de conseils agricoles, est aussi.

Le projet bénéficiera à 360.000 personnes. Il s’agit essentiellement des petits exploitants qui cultivent annuellement entre 1 et 5 hectares de terres. Ceux-ci verront leurs revenus s’accroître et pourront écouler une plus grande partie de leurs productions, alors que le Propad devait déjà permettre également d’améliorer leur sécurité alimentaire et la nutrition des ménages ruraux.

Depuis certains temps, le Tchad a décidé d’apporter du neuf surtout dans son agriculture en introduisant les innovations technologiques dans son agriculture très marqué par les perturbations environnementale. En effet, les changements climatiques causent d’énormes dégâts à l’agriculture de ce pays qui en dépend sérieusement.

 

 

Industrie : une société chinoise construit un parc industriel

Il s’agit de l’entreprise Soluxe International. La cérémonie de pose de la première pierre  a eu lieu ce 11 juin dans la zone industriel de Djarmaya.

 

Le ministre tchadien des Mines, du Développement industriel, commercial et de la Promotion du secteur privé, Youssouf Abassalah,  a procédé hier 11 juin au lancement des travaux de la construction du  noveau parc industriel de la société chinoise Soluxe International. Les travaux seront réalisés par l’entreprise chinoise elle-même et s’étendront sur une surface totale de 25 kilomètres carrés.

Pour la somme de 2,8 millions de dollars (environ 1400 milliard FCFA), il est question essentiellement de la construction d’une artère d’une longueur de 1.500 mètres et d’une largeur de 13 mètres du parc industriel. Sur Xihnua on peut lire que « l’ambassadeur de Chine au Tchad, Wu Jie, a loué l’importance de ce parc industriel qui attirera des investisseurs de Chine et d’autres horizons. Il a salué l’état de santé des relations sino-tchadiennes grâce à l’implication des dirigeants des deux pays.

Rappelons cependant que la réalisation de cet ouvrage est la résultante d’une convention le Tchad et l’entreprise Soluxe International. Wu Lie explique les contours de cette convention : « L’objet principal de la convention est d’accompagner la société chinoise pour la réalisation de ses projets d’investissement, à savoir la construction d’un complexe hôtelier et d’une zone industrielle en deux phases devant aboutir à l’installation d’un certain nombre d’unités industrielles ».

Parmi les usines dont il est question, on peut citer des usines de fabrication de sacs en polypropylène, d’articles en plastiques (seaux, chaises), de sacs tissés, d’eau minérale, de structures métalliques et de fers à béton. Pour le ministre Abassalah F, « La signature de cette convention avec Soluxe tout comme la réalisation de ces investissements par cette société entrent dans la droite ligne de la dynamisation des relations d’amitié et de coopération entre le Tchad et la Chine qui se sont considérablement développées ces dernières années ».

Comme un contract c’est donnant donnant, le gouvernement tchadien a pour sa part a attribué à 1 franc symbolique le site de Djarmaya et un autre terrain d’environ 180.000 mètres carrés à Ndjari, dans le 8e arrondissement de N’Djaména, sur lequel est construit le complexe hôtelier, selon xinhua.

 

 

Nour Goukouni Nour : « le pays a besoin des données fiables et à jour »

L’Institut National des Statistiques pour les Etudes Economiques et de Développement (INSEED) a lancée le 05 juin 2018 une enquête sur les budgets communaux.

 

Monsieur le directeur général de l’INSEED, en quoi consiste cette enquête sur les budgets communaux ?

L’enquête sur les budgets communaux, est une opération qui vise à renforcer le processus de consolidation et de mise en norme des comptes nationaux du Tchad. C’est une première du genre au Tchad qui intervient dans un contexte où, le pays a besoin des données fiables et à jour pour permettre de construire des indicateurs, pour orienter les actions et les prises de décisions. Cette enquête est étendue sur l’ensemble du territoire national, c’est-à-dire les 42 Communes que compte le pays. Nos équipes sont déjà sur le terrain.

 

Quelle sera la méthodologie de collecte des données pour la réalisation de cette enquête ?

La méthodologie est très simple. Elle consiste à se rapprocher des maires d’arrondissements et des communes, pour collecter les informations sur leurs réelles recettes, les recouvrements, les dépenses, et mesurer leurs performances par rapport aux réalisations sur le terrain. Ce n’est pas une enquête pour contrôler les actions des communes, mais plutôt une opération qui permettra à l’INSEED de disposer des données mises à jour pour orienter les actions de développement et d’avoir une idée sur l’indicateur de développement local.

 

A quoi doit aboutir l’enquête ?

L’utilité est en fait de disposer des données fiables et mises à jour. Il permettra aussi de mesurer les performances en termes de gestion des mairies. Ces performances varient de 0 à 1. Par exemple si dans un arrondissement on a 75% de performance, c’est une moyenne satisfaisante. L’objectif global est d’avoir une visibilité des actions des mairies. Cette enquête permettra aussi aux usagers de voir quelle est la performance de leur mairie par rapport à une autre.

 

Donc c’est une enquête pour mesurer, planifier et orienter les actions de développement alors ?

Bien sûr ! C’est une opération qui permettra d’estimer les recettes et les dépenses des mairies. Elle permettra aussi de dresser un profil de développement économique et social, de cerner les facteurs déterminants de la production des richesses locales, d’évaluer le niveau de désenclavement des mairies, et de déterminer l’accessibilité de l’information, et l’accessibilité aux services sociaux de base.

 

Pensez-vous vraiment que, les maires seront disposés à mettre à la disposition de vos équipes les données nécessaires et justes ou bien vous avez d’autres techniques pour accéder à certaines informations pour la réalisation de cette enquête ?

Comme je disais tantôt, nous ne procéderons pas à un contrôle sur la gestion des communes. Nous voulons justes avoir des données fiables pour permettre aux communes elles-mêmes de savoir ce qui est fait et reste à faire par rapport aux recettes et aux dépenses. Pour dérouler les objectifs de l’enquête, nous avons en amont organisé des séances de sensibilisation à l’attention des maires. D’autres équipes seront déployées sur le terrain pour expliquer, informer et sensibiliser davantage les maires sur cette enquête. Sans la participation des maires et des leurs services, à cette enquête, elle n’aboutira pas. C’est vrai il y a des réticences, mais nous espérons qu’à travers les sensibilisations nous allons nous faire comprendre pour pouvoir réaliser cette enquête.

Am-djarass : la ville bientôt alimenté par les éoliennes

Une centrale éolienne est en construction depuis 2015, après qu’une étude commandée par le gouvernement ait déterminée que la ville était beaucoup traversée par le vent.

 

Le Tchad a lancé un projet pilote de champ d’éolienne dans la localité de Am-djarass. Il est question au terme de ce projet que toute cette ville soit alimentée par l’énergie éolienne. Lancé en 2015, ce concept doit aider le gouvernement tchadien à choisir entre reconversion solaire ou éolienne du pays.

Cette solution énergétique innovante pour le Tchad, s’exécutera en deux phases. La première consiste au génie civil, le montage mécanique et la mise en place des ovans. Celle-ci a duré deux ans. C’est-à-dire de 2015 à 2017. La deuxième phase lancée en 2017, consiste au tirage des câbles électriques jusqu’aux postes de raccordement en plus de la clôture.

La centrale composée de quatre éoliennes est déjà activité. Selon la présidence de la république tchadienne, chacuen de ses éoliennes a « une production maximale de 250 KW ». D’ailleurs « c’est pour apprécier toutes ces avancées que le Président de la République s’est déplacé sur le site ».

Lors de son séjour à Am-djarass Idriss Deby et son épouse ont visités dans la salle de contrôle et la salle de stockage des batteries. Selon les techniciens chargés de réaliser les travaux de cette centrale, « il ne reste que l’installation des disjoncteurs pour raccorder l’énergie produite par la centrale au réseau électrique d’Amdjarass ».

Pour que l’objectif d’alimentée à 100% la ville en énergie renouvelable soit atteint, le trésor public a du « injecté dix millions d’euro dans ce projet ». Une somme que même le Président trouve élevée.

 

 

 

 

 

Littérature : “Les Enfants de Toumaï” tome 2

La deuxième édition du prix de nouvelles a été lancée le 7 juin à la maison des médias du Tchad.

 

C’est Sosthène MBERNODJI, Secrétaire exécutif de l’association des écrivains et auteurs tchadiens d’expression française (ASEAT), qui s’est chargé de faire le lancement du la 2eme édition du prix de nouvelles « Les Enfants de Toumaï » hier.

Ce prix littéraire est un stimulus pour la création tchadienne. Sinon une valeur ajoutée pour nos jeunes auteurs. Doté d’une valeur d’un million de francs CFA, le lauréat se voit aussi éditer sa grâce au mécénat de Thomas Dietrich dont le roman éponyme a eu un retentissement. Sept jeunes auteurs ont été primés en 2016, lors de la première édition. Leurs textes ont été publiés dans un recueil collectif intitulé « La journée de l’enfant africain ».

Pour cette 2e édition, un règlement du concours est disponible : la remise du prix « Les Enfants de Toumaï » se tiendra pendant le festival littéraire “Le souffle de l’harmattan’’ à N’Djaména. “Sachez qu’un jury totalement indépendant composé d’hommes de lettres, d’écrivains, d’universitaires, d’humanitaires et des personnalités du monde de la culture est constitué”, rassure Sosthène Bernodji. “Pour des raisons d’indépendance, d’impartialité et de sérieux dans le travail qui aboutira au verdict final, nous ne divulguons pas leurs identités”, précise-t-il.

Autre précision : toute personne résidant au Tchad (de nationalité tchadienne ou non) ou toute personne de nationalité tchadienne résidant à l’étranger, sans limites d’âge, peut concourir. Sosthène MBERNODJI  a invité tous les Tchadiens des deux sexes à tenter leur chance pour cette aventure d’écriture si rare au Tchad. À vos nouvelles !

 

Droits de l’homme : une commission voit le jour

Cours du conseil de ministre qui s’est tenu le 7 juin dernier, un projet d’ordonnance organisation, attribution et fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme a été adopté

 

Au titre du ministère de la justice et des droits humains, le conseil des ministres de ce jeudi 7 juin 2018 a adopté un projet d’ordonnance portant organisation, attribution et fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). « La politique de protection et de promotion des droits de l’homme est un enjeu de premier ordre pour le Tchad. Dans la perspective de conformité aux standards internationaux et de renforcer l’autonomie administrative et financière de l’institution, d’éliminer le nombre pléthorique de ses membres, d’alléger les procédures de saisines, d’élargir les domaines d’interventions, d’inclure les recommandations du conseil des droits de l’homme, le gouvernement avait déjà promulgué la loi 026/PM/PR portant réforme de la CNDH« , a déclaré Madeleine Alingué, porte-parole du gouvernement.

Selon elle, « la volonté du peuple tchadien veut aller plus loin ». Les recommandations du forum national inclusif consacrent une CNDH en tant qu’institution de la République. Le projet d’ordonnance est « un texte cohérent et exhaustif qui comprend 8 chapitres et 49 articles », a souligné Madeleine Alingué, dans un compte rendu du conseil des ministres. La CNDH sera composée de 11 membres à plein temps.

Établi comme une autorité administrative autonome, jouissant de l’autonomie financière, ses missions sont, entre autres : la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la formulation d’avis au gouvernement, l’harmonisation de la législation, et l’observation des élections.

 

 

Région : le couple présidentiel à Am-Djarass

Monsieur et Madame Deby Itno effectuent depuis hier un séjour de quelques jours dans le chef-lieu de la région de l’Ennedi-Est.

 

La ville d’Am-Djarass a accueilli ce jeudi 07 juin le Président de la république du Tchad et sa femme. Les autorités régionales sont venues l’attendre à sa descente d’avion. Sont également venus souhaiter la bienvenue au couple présidentiel, les responsables régionaux du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) ainsi que les représentants des organisations humanitaires.

Après le cérémonial à l’aéroport, le cortège a pris la direction de la résidence officielle. Ce séjour selon le site de la présidence, « bien qu’il soit privé, le séjour du Chef de l’Etat a les allures d’une visite officielle. Des rencontres sont prévues avec les différentes couches socioprofessionnelles de la région. Il n’est pas exclu que des sujets brûlants de l’heure en lien avec les valeurs de la 4ème République soient abordés. Un point d’honneur sera mis sur la cohabitation pacifique et la non-violence qui conditionnent tout développement.

 

 

 

Nécrologie : Adoudou Artine s’en allé

L’homme d’affaire et politique tchadien est décédé hier 7 juin des suites d’une courte maladie à N’Djamena.  

 

Le patriarche Adoudou Adil Artine, s’est éteint hier à N’Djaména, à l’âge de 85 ans de suite d’une courte maladie. Il a été inhumé ce matin au cimetière de Lamadji à la sortie nord de la capitale. Des proches parents, amis, connaissances autres ont tenu à rendre un dernier hommage à l’homme d’affaire et homme politique. C’est un cortège impressionnant qui a accompagné le «vieux Adoudou» à sa dernière demeure. À la place mortuaire à son domicile au quartier Béguinage c’est une marée humaine qui se bouscule, pour le dernier hommage et la prière de circonstance. Malgré la tristesse et le choc de sa disparition, il ressort des différents témoignages que Adoudou Adil Artine est un homme qui a marqué l’histoire du Tchad, d’abord en tant qu’opérateur économique, commis de l’État et homme politique.

Né le 13 septembre 1933, à Ati, dans le Batha, Adoudou Artine fut l’un des premiers hommes d’affaires du Tchad. Après son Certificat d’Études Primaires Elémentaires (CEPE) colonial obtenu à Ati, il a continué ses études à l’école supérieure de Bongor. Adoudou quitte l’école en classe de 5e. De là il intègre l’armée, puis se lance en affaire. Il a été, durant son parcours été entre autres, le président d’organisation des festivités de l’indépendance du Tchad, en 1960, ambassadeur de la République du Tchad au Soudan en 1968, député sous le régime d’Hissein Habré et sous Idriss Déby Itno, maire de la Capitale en 2006.

Adoudou Adil Artine est l’auteur du livre «Ma vérité sur le Tchad». Dans cet ouvrage, il raconte l’histoire sociopolitique qu’a vécue le Tchad à travers ses propres expériences. Il est marié et père de dix (10) enfants, qui pour la plupart lui emboitent le pas. La rédaction joint sa voix à celle de tous les Tchadiens pour présenter ses condoléances à la famille éplorée.

 

Croissance : les dernières prévisions budgétaire du Tchad

La Banque mondiale sur la croissance a publié son rapport de juin 2018 sur la croissance du Tchad.

 

Bien que les efforts d’assainissement budgétaire contribuent à stabiliser les niveaux d’endettement des exportateurs de pétrole, le fardeau de la dette reste élevé dans certains d’entre eux, notamment au Tchad, observe la Banque mondiale dans son rapport de juin 2018 sur les perspectives économiques mondiales. L’institution monétaire projette un taux de croissance au Tchad de 2,6% en 2018, de 2,5% en 2019, et de 5,8% en 2020.

Une grande partie de la dette du Tchad est « due aux créanciers commerciaux ». Les niveaux d’endettement des pays qui ne consomment pas beaucoup de ressources sont également élevés (par exemple, la Gambie) et continuent à augmenter dans certains cas (par exemple en Éthiopie).

 

Activité économique

Les déficits budgétaires se sont rétrécis, admet la Banque mondiale. Parmi les exportateurs de pétrole dont le Tchad et le Congo, l’amélioration reflète la reprise des prix du pétrole et les ajustements de dépenses dans les pays de la région de la CEMAC. Les progrès en matière de renforcement des recettes non pétrolières restent limités (par exemple, Angola, Nigéria). Dans les pays à forte intensité de ressources, où les recettes des produits de base représentent une faible part des recettes totales, les recettes intérieures ont augmenté, contribuant ainsi à réduire le déficit budgétaire.

Toutefois, un pays comme le Tchad a « du mal à sortir de la récession alors qu’il continue de s’adapter à la forte baisse des revenus pétroliers », estime le rapport qui se réjouit d’un « ajustement budgétaire rigoureux », tandis que les gouvernements luttent pour augmenter leurs recettes et contrôler leurs dépenses.

Année scolaire : la grève menace les examens

Depuis quelques jours la plateforme syndicale revendicative a lancé une grève généralisé et total dans plusieurs secteurs de la fonction publique.

 

Les  élèves, surtout ceux des classes d’examens, se sentent impuissants face au bras de fer qui oppose le gouvernement aux syndicats. Au rang des revendications des travailleurs, le paiement de leur salaire intégral qui subit une ponction depuis janvier dernier.

Cette grève pourrait jouer sur le bon déroulement des examens de fin d’année, notamment l’organisation du Baccalauréat et du BEF, le Brevet d’étude fondamentale, prévus respectivement les 7 et 9 juillet prochain. Certains élèves se disent déconcertés « Moi franchement, je ne suis plus motivée pour lire mes cours. Puisqu’on ne sait pas si les examens auront lieu quand, voir pas du tout. C’est décourageant. », nous dit Evelyne,  élève en classe de 3e au Lycée d’Amtoukoui.

 

Certains élèves plus que jamais motivés

Malgré le statu quo, Luc Mbaibinon, élève en classe de terminale A4 au Lycée d’Atrone se prépare tout de même à passer ces examens le moment venu.  « Nous, les élèves du Lycée d’Atrone série A4, on a formé un groupe d’entrainement et on court derrière les cours de soutiens pour apprendre certaines matières qu’on pas abordé avec nos enseignants. Donc on se prépare au maximum pour attendre le jour J. »  Il lance un appel au gouvernement « Il faut que le gouvernement et les syndicats pensent un peu à  notre éducation. On est à la maison, ce n’est pas bien. »

A la différence des élèves des établissements privés, ceux  du public ont perdu déjà presque trois mois de cours, conséquence des grèves à répétition cette année.

Pour Roland Doumta, tuteur de deux enfants dans une école publique, cela va inéluctablement nuire à leurs performances.

« Nous ne nous inquiétons pas uniquement des examens de fin d’année mais aussi du temps perdu. Même si les examens auront lieu, j’estime que nos enfants n’ont rien appris », regrette Roland Doumta.

Contacté, le ministère de l’Education nationale n’a pas souhaité répondre à nos questions.

 

Le syndicat des enseignants ne comptent pas baisser les bras

Pour Blaise Ngartoidé, secrétaire générale du SET, le  Syndicat des enseignants du Tchad, il appartient désormais au président Deby d’éviter la perturbation de la tenue des examens de fin d’années.

« Vous devez vous souvenir qu’en 2016, 2017 et 2018, c’est le souci de l’éducation de ces enfants qui nous a amené à  suspendre les grèves. Mais aujourd’hui, nous sommes arrivés à un moment où nous n’avons plus assez d’influence pour convaincre nos militants de suspendre la grève.  » Pour le secrétaire générale du SET  seul le président de la République, Idriss Deby, à la solution, celle du paiement des salaires.

Alors que  les élèves se soucient de la tenue des examens de fin d’années, les autres élèves, ceux qui ne passent pas d’examens, ne savent finalement pas s’ils sont déjà en vacances ou non.

 

 

Justice : les professionnels des métiers libéraux prolongent la grève

C’est depuis le 31 mai dernier que ceux-ci sont entrés en grève en solidarité en vers l’un des leurs qui a été victime d’une agression

 

La colère des professionnels des métiers libéraux de la justice ne semblent pas se calmer. Malgré le fait que le gouverneur de la région du Logone Oriental,  Adam Nouki Charfadine ait été relevé de ses fonction hier pas un décret de la présidence de la république ; ils ont décidé de prolongé d’une semaine la grève qu’ils mènent depuis le 31 mai dernier.

Ils rejoignaient ainsi, dans la manifestation les magistrats qui eux, avaient débuté une grève quelques jours plutôt. Ceux-ci n’ont d’ailleurs jamais mi de limite de temps à leur grève. Tous ces corps de métiers de la justice manifeste pour réclamer la même chose : la destitution et la comparution en justice de l’ex-gouverneur du Logone oriental, Adam Noki Charfadine et du commandant de légion de la gendarmerie, Ahmat Djamal Nimir de cette région.

Les deux individus sont accusés d’être des complices de l’agression qu’a subie par un avocat et ses clients le 22 mai dernier devant le Palais de justice de Doba, dans le sud du pays. « Si le gouverneur n’est pas remis entre les mains de la justice, nous allons faire une marche judiciaire la semaine prochaine. Tous les jours, pendant la grève, nous, nous retrouvons de 10 à 12 heures au Palais de justice de N’Djamena », a déclaré le secrétaire général de l’Ordre des Avocats du Tchad, Emmanuel DJimadoum Koumtog.

On comprend donc que la destitution du gouverner de la région du Logone n’arrange pas ces hommes en tenu. En effet, celui-ci n’a pas été radié de la fonction publique mais plutôt appelé à d’autres fonctions. D’ailleurs selon Me DJimadoum Koumtog ce n’est que  « si (les) revendications sont satisfaites, une assemblée générale sera convoquée pour lever le mot d’ordre de grève ».

Selon une source du site alwihda info, « la mission d’inspection des services judiciaires effectuée à Doba aurait déjà transmis ce matin (6 juin ndlr) son rapport au ministre de la justice qui aurait à son tour saisi le président Idriss Déby ». Dans ce rapport, il est question de poursuites à l’encontre de l’ex gouverneur du Logone Oriental pour rébellion et arrestation arbitraire. Et commandant de la légion de la gendarmerie de Doba devrait être inculpé pour extorsion de fonds et recel, toujours selon le même rapport.

 

 

Administration : le Logone Oriental a un nouveau gouverneur

Adam Nouki Charfadine a été relevé de ses fonctions par un décret présidentiel rendu publique hier 06 juin

 

Les professionnels des métiers libéraux de la justice auront eu gain de cause. Le gouverneur de la région du Logone Oriental Adam Nouki Charfadine a été viré. Le président de la république a signé dans l’après-midi du 6 juin un décret nommant un nouveau gouverneur dans cette région. Celui-ci se nomme Ahmat Taha Ahmat. Adam Nouki Charfadine, li a été appelé à d’autres fonctions.

Le limogeage de l’ancien gouverneur du Logone était une exigence des magistrats, avocats, huissiers et notaires qui sont entré en grève depuis le 31 mai. L’origine de la grève est l’agression il y a quelques jours d’un avocat devant le palais de juste de Doba.

Selon la version des faits du site Tchadinfos, le « 22 mai 2018, le tribunal de grande instance de Doba, vient de relaxer trois prévenus présumés malfaiteurs à défaut des charges retenues contre eux. L’avocat est allé chercher ses clients à la maison d’arrêt de cette ville. Sur son chemin de retour, il a été intercepté par le commandant adjoint de la Légion de Gendarmerie qui lui a intimé l’ordre de lui livrer ces clients. L’avocat n’a pas obtempéré. Il a foncé au Palais de Justice de Doba. Les trois véhicules des gendarmes l’ont poursuivi jusqu’à l’enceinte du Palais, et ont tiré des balles réelles. Ensuite ils ont bastonné les trois individus avant de les embarquer pour les garder dans des cachots ».

Mais ce n’est pas seulement le départ du gouverneur qui était réclamé par les professionnels des métiers de la justice. En effet, ils réclament également le limogeage du commandant de la légion de la gendarmerie de la région du Logone Orientale.

Crise centrafricaine : Le Drian attendu à N’Djamena

C’est dans le cadre d’une tournée africaine que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian effectuera au Congo, au Tchad et en Éthiopie.

 

Le ministre des affaires étrangères français, Jean Yves Le Drian est attendu jeudi soir à N’Djamena où il devrait s’entretenir avec le président Idriss Déby Itno sur l’instabilité qui prévaut en Centrafrique, en Libye et sur les opérations de maintien de paix de l’UA sur le continent Africain.

Le chef de la diplomatie française n’a pas prévu lors de son déplacement d’être accompagné par la presse française, ni de s’exprimer devant la presse locale lors de cette tournée qui va le conduire au Congo Brazaville, au Tchad et en Ethiopie.

Jean-Yves Le Drian qui fait partie du lobby militaire et diplomatique français qui soutient activement le président Idriss Déby Itno et qui le considère comme un agent de la stabilité dans la sous-région, défend la thèse selon laquelle le départ du chef de l’Etat tchadien entraînerait la « somalisation » du Tchad et le chaos dans la sous-région.

Le président Idriss Déby est considéré par les occidentaux comme un rempart contre l’expansion du terrorisme islamiste. Le président Idriss Déby devra de nouveau rencontrer son « grand ami », Jean Yves Le Drian qui a toujours plaidé sa cause auprès de la France.

 

 

Justice : les professionnels en grève vont décider de la suite

C’est ce mercredi 06 juin que l’ultimatum qu’il avait posé aux personnes en charge de la justice dans la région de Logone prend fin.

 

Lors d’une conférence de presse le 30 mai dernier, les avocats, huissiers et notaires du Tchad annonçaient leur entrée en grève. Et celle-ci devait durer jusqu’à ce mercredi 6 juin. Seulement, ces hommes en robes avaient émis un certain nombre de requête avant que leur colère ne s’apaise. Il était question en effet, que durant cette période le gouverneur de la région du Logone Oriental et le commandant de la légion de la gendarmerie de cette même localité ne sont pas relevés de leurs fonctions.

Voilà ! Le date line est arrivé et leurs doléances ne semblent pas avoir été reçues. On saura donc aujourd’hui qu’elle est la suite qu’ils ont décidé de donner à leur manifestation. Encore qu’ils aient promis de descendre dans la rue en robe si leur demande n’avait été respectée durant la période énoncée. Donc une possible manifestation pourrait avoir lieu demain jeudi 7 juin 2018.

En attendant de connaitre le tour que prendra les choses, la grève continue de paralyser les tchadiens. On peut écouter dans un reportage diffuser sur RFI, un jeune homme se plaindre. « Il y a un projet au ministère du Plan. On a besoin d’un responsable et c’est mon profil. [Mais] je ne peux pas me faire délivrer le casier judiciaire. Si la grève n’est pas levée avant le 11, je ne serai plus candidat ».

Toujours dans le même reportage, un autre jeune homme s’inquiète lui, pour les personnes en attendent de jugement. « Cela crée déjà un sentiment de désespoir. Et c’est tout le système du pays qui est touché. Donc, j’exhorte vivement les magistrats ainsi que le gouvernement à trouver rapidement un [accord] pour que cette situation puisse être décantée ».

Rappelons que cette situation a pour origine l’agression subie par leur confrère Me. Doumra. Celui-ci s’est fait surprendre par des tirs d’un élément de la gendarmerie alors qu’il transportait trois de ses clients relaxés par la justice.

Emballages plastiques: l’ADHET demande de nouvelles lois

La journée mondiale de l’environnent est célébrée ce jour. Et le président de cette association tchadienne en a profité pour faire une sortie.   Le secrétaire général de l’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET), Abba Daoud Nandjede a fait, ce lundi 4 juin 2018, au siège de son association, une déclaration relative à la commémoration de la journée mondiale placée sous le thème « La lutte contre la pollution plastique » qui devra être célébrée demain mardi 5 mai dans plus de 100 pays. Cette journée vise à encourager la sensibilisation et des actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. Cette déclaration du secrétaire général de l’ADHET, Abba Daoud Nandjede s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pollution plastique qui représente une dangerosité. Cette matière non dégradable constitue une plaque imperméable bloquant à la fois l’infiltration d’eau pluviale dont le sol a besoin tant en nutriment pour la restructuration de sa texture qu’en fertilité. Le secrétaire général de l’ADHET, Abba Daoud Nandjede affirme que si ces emballages refont surface à N’Djamena, c’est parce que les autorités communales ont baissé la garde d’un côté et de l’autre les commerçants récalcitrants continuent à importer par la complicité des contrôles frontaliers les emballages plastiques. Par ailleurs, il souligne que la pollution plastique ne concerne pas que les emballages mais se focalise sur toute matière plastique à usage domestique ou industriel. « En ce qui concerne les matières à usage industriel, il s’agit de pneu, chambre à air qui après usage sont utilisés en combustion dans le domaine de la préparation ou par l’extraction de certaines matières telles que les fils de fer destinés à la fabrication des objets. Cette combustion contribue à l’augmentation des gaz à effets de serre qui est l’un des facteurs du réchauffement climatique, et à la pollution de l’air qui est à l’origine des maladies respiratoires », explique-t-il. L’ADHET appelle la population à la sauvegarde et à la protection individuelle ou collective de la mère nourricière et protectrice qu’est la terre. En outre, elle invite le gouvernement à réactualiser les mesures déjà existantes et à faire des lois de portée nationale contre la pollution plastique, « car le Tchad ne se limite pas seulement N’Djamena et les emballages plastiques sont d’usage national et non local, n’épargnant aucune partie du pays. »    

Cartes d’identité : un réseau de faussaires démantelé

Ils ont été interpellés par les éléments du service de renseignements et de sécurité de la région du Mandoul.

 

Les faits remontent au 3 juin dernier. Des personnes présumées être des faussaires de cartes d’identité nationale ont été appréhendées par les services de renseignements et de sécurité de la région de Mandoul.

Il était au nombre de deux et ont été arrêtés avec  4 ordinateurs portables, 1 photocopieuse, 5 unités centrales, des machines de reliures, des clés USB, un scanner, et des fausses cartes d’identités.

C’est l’interpellation de certains individus en possession de fausse carte d’identité nationale qui a attiré l’attention des forces de l’ordre. En remontant le réseau, ils ont ainsi pu démanteler ce gang de malfrats.

Une enquête a été couverte. Celle-ci permettra de définir si le réseau s’est étalé au-delà des frontières de Mandoul et si d’autres individus font partie de ce réseau.

Et pour cela le gouverneur du Mandoul, Issa Adjidei appelle les populations de sa région à collaborer avec les forces de l’ordre afin que lumière soit faite sur cette affaire.

 

Agro-alimentaire : l’anacardier nouveau levier de l’économie ?

Selon l’homme d’affaire tchadien, Mian-hingam Suria, cette plante peut devenir le nouvel « or vert » du pays.

 

Voulant emboîter le pas de ce pays d’Afrique de l’Ouest, qui est le 1er exportateur de la noix de cajou dans le monde, le groupe Mian Mian-hingam Suria veut faire de l’anacardier un levier sur de l’économie de Tchadienne. Selon le directeur général du groupe Mian, après des études et des recherches son groupe s’est engagé à promouvoir cette filière qui pourra contribuer à booster l’économie du pays. Une filière qui offre l’opportunité d’un développement important d’industries agroalimentaires.

Pour ce faire le groupe s’est préparer, « dans le cadre de la redynamisation de la filière depuis le début de l’année nous faisons déjà les achats des semences et d’anacarde existant, la vente des pépinières d’anacardier hybrides et locales que nous disposons à plus de 200 mille pieds actuellement » déclare Mian-hingam Suria. Tout cela en prélude, du Forum International Anacarde au Tchad (FIAT) qu’organise le Groupe Mian du 1er au 5 aout 2018 à Moundou. Cette première édition du forum serait placée sous le patronage du Président de la République Idriss Deby Itno.

Selon Mian-hingam Suria, plusieurs partenaires nationaux et internationaux du secteur sont attendus lors du forum pour discuter de l’avenir de ce secteur. Rappelant son importance, le Directeur général de Mian précise que dans l’anacardier tout est bon, les feuilles et la noix qui sont comestibles et riche minéraux et vitamine, l’écorce utilisée dans la cicatrisation des plaies, la résine utilisée dans l’aviation. En outre, la tonne de la noix de l’anacarde encore appelé noix de cajou se vend autour de 1500 dollars sur le marché mondial. Cela donne beaucoup d’espoir au chef de Mian Nature qui déclare « Il faut espérer déjà que l’anacarde peut devenir notre pétrole vert ! »

Filière lait: des opportunités à saisir

Une rencontre entre les principaux acteurs de cette filière au Tchad s’est tenu vendredi dernier à l’occasion de la journée internationale du lait.

 

Le Tchad a célébré le 1er juin 2018, la journée internationale du lait placé sur le thème « mon lait, je le veux ». La coalition « lait local » composée d’Oxfam, APESS et la COPAFIB a procédé au lancement officiellement de la campagne pour la promotion et la défense du lait local au Tchad.

Cette rencontre qui s’est tenue dans un hôtel de N’Djamena vise d’abord à sensibiliser la population à une consommation informée et responsable ; à définir le rôle clef que joue le lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région du sahel et ses énormes potentiels économiques ; voir comment mettre de garde-fou contre le défi climatique, économique et politique dont la concurrence déloyale estimée à 500 milliards de FCFA d’importation annuelle de poudre de lait.

Malgré son apport non négligeable à l’économie tchadien, la filière lait locale fait face à d’énormes défis (alimentation bétail, collecte, concurrence du lait en poudre). Les plaidoyers des producteurs visent à améliorer leurs accès aux financements, la valorisation et la reconnaissance du rôle et de la place des femmes dans la filière lait locale et l’optimisation de la gouvernance du secteur.

En effet, en plus de la mobilisation sociale autour du lait local et la démarche pour une consommation responsable, les producteurs et productrices, les acteurs mènent des plaidoyers auprès du gouvernement et des institutions pour : l’amélioration de l’accès à l’alimentation du bétail, en lien avec les enjeux de la production ; l’augmentation du pourcentage de lait issu des exploitations familiales dans l’industrie laitière, en lien avec les enjeux de la collecte ; la mise en place d’une politique commerciale et fiscale favorable au développement des filières locales.

Rappelons que le lait de vache représente entre 20% et 40% des revenus issus de l’élevage dans les pays sahéliens.

 

Idriss Deby à Ouaga pour les 50 ans du Cames

Le Président Tchadien a pris part aux activités marquant cet anniversaire à Ouagadougou au Burkina Faso.

 

Le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur(CAMES) a soufflé sur sa cinquantième bougie ce vendredi. Pour l’occasion le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu des invités de marques tels que le Président Tchadien Idriss Deby Itno, le président du la Guinée Alpha Condé,  celui du Sénégal Macky Sall, et Faure Gnassingbé Eyadéma duTogo.

Le CAMES a été créée à Niamey, au Niger, en janvier 1968. Il vise à assurer la promotion, la compréhension et la solidarité entre les 19 Etats membres.

Le Conseil est chargé d’instaurer une coopération culturelle et scientifique permanente entre les États membres et coordonner les systèmes d’Enseignement supérieur et de la recherche afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements des pays membres.

 

 

Justice et Droits Humains : de mesures en vue

Deux projets d’ordonnance concernant ce secteur ont été discutés lors du conseil ordinaire des ministres qui a eu lieu le 31 mai dernier en Idriss Deby Itno.

 

La journée du 31 mai été une journée chargé pour les membres du gouvernement tchadien. Le conseil ordinaire des ministres a eu lieu ce jour. Et l’examen de quatre projets d’ordonnance était inscrit à l’ordre du jour. Deux d’entre eux portaient sur la justice et les droits humains.

Le premier à avoir requis l’attention des ministres portait sur les Attributions, organisation et fonctionnement du Corps de Police Judiciaire. Ce projet d’ordonnance est structuré sur quatre titres et treize articles.

Il « établit que les missions du Corps de Police Judiciaire sont de constater les infractions, rassembler les preuves, en rechercher les auteurs pour les mettre à la disposition des autorités judiciaires ; assurer le respect des lois et règlements et contribuer au maintien de l’ordre », peut-on lire dans le compte rendu de fin de travaux.

Le compte rendu de fin de travaux stipule que « le Corps de Police Judiciaire est mis à la disposition exclusive du Ministère en charge de la Justice. Coordonnée par une Direction Générale, le Corps de Police Judiciaire est dirigé par un officier de la Gendarmerie Nationale qui est assisté d’un officier supérieur de la Police Nationale ».

De l’amnistie

Le deuxième sujet à l’ordre du jour toujours en lien avec la justice et les droits de l’homme portait sur l’Amnistie des Atteintes à l’Intégrité de l’Etat. Ce projet d’ordonnance tire sa raison d’etre de la promesse du Chef de l’Etat d’amnistier les « tchadiens qui s’opposent par les armes aux institutions de l’Etat » lors du Forum National Inclusif.

Le projet bâtit sur six articles fixe « la période de l’amnistie de juin 1991 à la date de promulgation de la présente ordonnance, les infractions concernées sont celles prévues par le Titre I du Livre II de notre Code Pénal intitulé : les Atteintes à l’Intégrité de l’Etat ».

Il s’agit dont des infractions « de trahison, espionnage, atteinte à la Défense Nationale, présence irrégulière dans certains lieux, intelligence avec l’ennemi, d’autres actions nuisibles à la Défense Nationale, les atteintes à l’ordre constitutionnel, les atteintes contre les Institutions de l’Etat, des bandes armées, des mouvements insurrectionnels, du mercenariat ».

« Sont exclus du champ d’application du présent projet d’ordonnance : les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le terrorisme, la torture et les traitements inhumains ou dégradants, les viols et autres violences sexuelles, l’utilisation, l’inscription ou l’enrôlement d’enfants et autres violences graves, massives et caractérisées des droits de l’Homme. Sont également exclus les infractions économiques et financières notamment les détournements de deniers publics, la corruption, la concussion et le blanchiment d’argent ».

Cette amnistie concerne tous les tchadiens résidents au Tchad ou à l’étranger ayant été condamnés ou non pour les infractions visées.

 

 

Tabac: environ 20% de tchadiens concernés

Au Tchad c’est 20,2 % de la population masculine et 1,2% de femmes qui consomment du tabac sous différentes formes.

 

En 2017 l’Organisation mondiale de la santé avait déjà prévenu. Selon elle, le tabagisme va exploser en Afrique d’ici 2025. Et si rien n’est fait d’ici cette prévision sera afférée. Le représentant de l’OMS au Tchad, Jean Bosco Ndiokoubayo, a annoncé que plus de 146.000 d’africains adultes âgés de moins 30 ans meurent chaque année de maladies en lien avec le tabagisme.

Au Tchad, c’est 20,2 % des hommes et 1,2% qi sont concernés par la question parce qu’ils sont des consommateurs de tabac. Dans un article publié sur le site tchadinfos.com on peut lire qu’il est « impossible d’emprunter une rue ou de se rendre dans un bar sans rencontrer des fumeurs. Certains fumeurs croisés dans les quartiers de la ville refusent de se prononcer. D’autres ne  prennent pas au sérieux les conséquences dues à cette consommation. Les photos illustrant les personnes atteintes du cancer de la bouche et du foie sur les paquets de cigarettes ne les dissuadent pas ».

Le tabagisme est un important facteur de risque pour l’apparition de cardiopathies coronariennes, d’accidents vasculaires cérébraux et de maladies vasculaires périphériques.

Malgré les effets nocifs connus du tabac sur la santé cardiovasculaire, ainsi que l’existence de solutions permettant de réduire les décès et les maladies connexes, une grande partie du public à une faible connaissance du fait que le tabac est l’une des principales causes de maladie cardiovasculaire.

L’épidémie mondiale de tabac tue plus de sept millions de personnes chaque année, dont près de 900 000 sont des non-fumeurs qui meurent parce qu’ils ont été exposés au tabagisme passif. Près de 80% du plus d’un milliard de fumeurs que compte la planète vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où la charge de morbidité et de mortalité liée au tabac est la plus lourde.

Gouvernement: la liste des fonctionnaires devant prêter serment

Le 24 mai dernier, le président tchadien Idriss Deby a signé une ordonnance portant serment confessionnel, procédures et liste des personnes assujetties. 

 

Ordonnance du 24 mai 2018 stipule la prestation de serment se fait selon la formule suivant : « Moi… je jure au nom d’Allah/de Dieu, le Tout Puissant, d’être loyal dans mon travail, de ne pas trahir la Nation et le peuple, de ne pas détourner les deniers publics, de ne pas dévoiler les secrets d’Etat et de respecter les engagements contenus dans la Charte déontologique ».

Voici la liste des personnes assujetties au serment confessionnel sont les suivantes :

Le président de la République

Les membres du gouvernement

Les membres du Cabinet du président de la République (Secrétaires généraux, directeurs de cabinet et les conseillers)

Les ambassadeurs

Les directeurs généraux des ministères

Le directeur général du Trésor et son adjoint

Le Trésorier payeur général, les fondés de pouvoirs

Les délégués provinciaux des finances

Les directeurs des régies financières notamment : Douanes, Domaines, Impôts, Cadastre, BNFT, Fer…

Les dirigeants des grandes entreprises étatiques

Les inspecteurs généraux, les inspecteurs et contrôleurs d’Etat

Les inspecteurs généraux et les inspecteurs des finances

Les contrôleurs financiers

Les inspecteurs généraux et les inspecteurs de service des ministères

Les directeurs généraux et directeurs des autorités de régulation (Marchés publics, Télécommunications, Pétrole, Aviation civile…)

Le directeur de l’intendance militaire

Le directeur général de la police nationale

Les inspecteurs des eaux et forêts

Les présidents des conseils provinciaux et les maires

Les gouverneurs des provinces

Tabagisme : l’ADC pour le respect des interdits

Elle réclame principalement aux fumeurs de respecter l’interdiction de fumer dans les lieux public

 

Aujourd’hui 31 mai on célèbre la journée sans tabac. Le thème retenu cette année par l’OMS est « le tabac vous brise le cœur ». Ce thème, selon l’association pour la défense des droits des consommateurs du Tchad, met l’accent sur le lien entre la consommation du tabac et les cardiopathies et autres maladies cardiovasculaires, y compris les accidents vasculaires cérébraux, qui ensemble constituent de nos jours une des causes principales de décès et d’inaptitude au Tchad.

L’ADC constate avec amertume que malgré l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics par la loi n°10 portant lutte antitabac du 10 juin 2010 en ses articles 2,3,4,5 et 6, des individus voire des responsables des administrations et des entreprises fument sans aucune crainte ou gène la cigarette dans les lieux publics, lieux de travail et les transports publics. Pendant ce temps, les autorités sanitaires et municipales laissent faire sans se soucier de la mise en application des dispositions de la loi antitabac.

En outre, l’ADC est indignée par la consommation accrue de la Chicha, un nouveau phénomène de consommation de tabac qui prend de l‘ampleur dans les villes, les quartiers et les villages du Tchad.  « C’est un véritable danger pour la jeunesse tchadienne qui nécessite une réponse urgente et forte des Autorités sanitaires et municipales », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Aussi, l’ADC profite de  cette opportunité de la Journée mondiale pour interpeller le Ministère de  la Santé publique, le ministère de l’Administration du territoire et de la sécurité, et les Communes afin de prendre leurs responsabilités pour faire appliquer pleinement les dispositions de la loi antitabac et notamment celles relatives à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, lieux de travail et transports publics en vue de faire économie aux  citoyens consommateurs tchadiens les pathologies liées au tabac.

Enfin, l’ADC demande aux fumeurs d’arrêter de briser leurs cœurs et ceux de leurs proches.

Administration territoriale : réorganisation des provinces et départements

Lors d’un conseil des ministres le 31 mai dernier, un projet d’ordonnance portant déterminant les Principes Fondamentaux de l’Organisation administrative du Territoire a été examiné.

 

Les sujets en rapport avec l’administration territoriale intéressent vraiment le gouvernement tchadien. En effet, en plus d’examiner un projet d’ordonnance portant charte des partis politiques, le conseil des ministres qui s’est tenu hier, s’est penché sur un autre projet d’ordonnance déterminant les Principes Fondamentaux de l’Organisation administrative du Territoire de la République du Tchad.

Selon le compte rendu de ce conseil qui a approuvé ce projet d’ordonnance, il ressort que« après analyses des manquements et échecs des initiatives précédentes et conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution qui prône une structure de décentralisation simple et alléger, le présent projet d’Ordonnance structuré en quatre titres et dix articles réaffirme que la République du Tchad est organisée en circonscriptions administratives et en collectivités autonomes. Le projet définit que les collectivités autonomes correspondent à deux niveaux d’unités administratives. Ces unités administratives sont les provinces et les départements. La province comprend plusieurs départements et le département comprend plusieurs communes ».

Cette adoption, se base sur le fait que « dans un Etat unitaire fortement décentralisé comme le nôtre, les défis majeurs de notre efficacité et efficience administratives sont les mécanismes de conception, coordination, d’animation et de contrôle des services publics déconcentrés ».

En dehors des projets d’ordonnance en rapport avec l’administration territoriale du Tchad, deux autres projets d’ordonnance ont nécessité l’attention des membres du gouvernement. Il s’agit du projet d’Ordonnance portant Attributions, Organisation et Fonctionnement du Corps de Police Judiciaire et celui portant Amnistie des Atteintes à l’Intégrité de l’Etat

Vie politique : 30 ans, âge minimum pour gérer un parti

Un projet d’ordonnance portant Charte des partis politiques au Tchad a été examiné lors d’n conseil ordinaire des ministres qui s’est tenu le 31 mai en présence du Président Deby.

 

Le compte rendu du Conseil Ordinaire des Ministres qui s’est tenu hier au Palais du peuple, fait état d’un projet d’ordonnance portant Charte des Partis Politiques inscrit à l’ordre du jour et porter à l’examen et adoption du Conseil. Il en ressort donc après adoption de ce projet, « est structuré en onze titres et soixante-huit  articles. Il propose une représentation provinciale des partis politiques dans au moins 10 provinces dans un délai d’un an ; l’extension du délai de traitement des dossiers a six mois, établit l’âge de 30 ans minimum pour être dirigeant d’un parti politique et autorise la dissolution par le Ministre en charge de l’Administration du Territoire de tout parti n’ayant pas pris part à deux élections générales consécutives ».

Cet ordonnance toujours selon le compte rendu du conseil vise à « renforcer la démocratie et consolider un l’Etat de Droit au Tchad ». Les irrégularités dans l’organisation de la scène politique au Tchad ont été constatées lors du Forum National Inclusif. « Il n’est de secret pour personne que certains partis politiques se créent dans le seul but d’obtenir la subvention impartie par l’Etat aux fonctionnements des partis politiques », peut-on lire dans le compte rendu. Pour combattre se faire, « le Forum a recommandé une révision en profondeur des textes qui régissent et régulent la création et le fonctionnement des partis politiques ».

Trois autres projets d’ordonnance ont fait l’objet d’examen du conseil des ministres du 31 mai dernier. Il s’agit d’un projet d’Ordonnance déterminant les Principes Fondamentaux de l’Organisation administrative du Territoire de la République du Tchad ; d’un projet d’Ordonnance portant Attributions, Organisation et Fonctionnement du Corps de Police Judiciaire et d’un projet d’Ordonnance portant Amnistie des Atteintes à l’Intégrité de l’Etat.

 

Justice : avocats, huissiers et notaires entrent en grève

Les membres de ces trois corps de métiers libéraux ont donné une conférence de presse conjointe hier à la Maison de Médias du Tchad.

 

Avocats, huissiers et notaires ont décidés de manifester leur mécontentement. Ces hommes en robe ont déclaré le 30 mai, qu’ils observeront une grève durant la période allant du 31 mai au 6 juin 2018 sur toute l’étendue du territoire tchadien.

Selon le secrétaire général de l’ordre des avocats du Tchad, Djimadoun Emmanuel Koumtog, si le gouverneur de la région du Logone Oriental et le commandant de la légion de la gendarmerie de cette même localité ne sont pas relevés de leurs fonctions d’ici la fin de cette période, ils effectueront une marche pacifique en robe cours de cet intervalle.

Leur colère a pour origine de l’agression subie par leur confrère Me. Doumra. Celui-ci s’est fait surprendre par des tirs d’un élément de la gendarmerie alors qu’il transportait trois de ses clients relaxés par la justice. Les officiants de ces trois professions ont annoncé avoir déposé une plainte contre le gouverneur de la région du Logone Oriental et tous leurs complices.

Le secrétaire général de l’ordre des avocats du Tchad a expliqué que « Le gouverneur de la région du Logone Oriental a jeté le discrédit sur les avocats, et est en train de fabriquer des preuves en ce moment pour soutenir que la troisième personne relaxée est dangereuse pour la paix sociale, preuve qui n’existait pas au moment où l’action publique a été déclenchée. Les professions libérales judiciaires rappellent que les décisions de justice peuvent être attaquées par les voies de recours. Le pouvoir judiciaire ne se mêle pas de ce que fait l’exécutif, ni le législatif, encore moins de ce que font les hommes en treillis. Nous allons adresser une lettre ouverte au chef de l’État pour dénoncer des multiples agressions dont sont victimes les avocats ».

 

 

 

Chagoua: une grenade lancée lors d’une bagarre

Celle-ci opposait des militaires entre eux et on enregistre quatre blessés

 

Une bagarre entre un agent des renseignements militaire et un élément de la garde nomade en poste sur le fleuve Chari au niveau de Chagoua dans le 7e arrondissement de N’Djamena a fait quatre blessés à la grenade.

Parmi eux deux femmes enceintes, tous légèrement blessés. Selon des sources concordantes, l’agent de renseignements militaire a lancé à son collègue de la Garde nomade une grenade qui a atterri sur les berges du fleuve. La déflagration a fait des dégâts sur le rivage, dont les quatre victimes qui se baignaient au bord du fleuve. Elles ont été aussitôt évacuées à l’hôpital.

Le militaire qui a dégoupillé la grenade est placé en garde à vue à la CSP 7, nous fait savoir la source.

 

Grève : gouvernement déçu par le rejet de sa proposition

La centrale syndicaliste revendicative a décidé de rejeter la proposition de la présidence qui consistait à une compensation en nature des primes des fonctionnaires.

 

La Ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement était encore de sorite hier. Et toujours sur le même sujet. Madeleine Alingué a lu un communiqué hier à la télévision dans lequel le gouvernement dit son indignation quant à la réaction des syndicats.

Hier 30 mai 2018, s’est tenu une réunion entre le Ministre secrétaire général à la Présidence, des membres du gouvernement et des leaders syndicaux. Au cours de celle-ci les grévistes sont restés sur leur position, réclamant le paiement intégral de leur salaire, comme condition unique à la poursuite des négociations.

Sur le site tchadinfos.com on peut lire « Cette “voltface” selon les termes du communiqué est surprenante dotant que le gouvernement dans un élan guider par la bonne volonté de sortir de cette situation de léthargie à vue ses propositions balayé du revers de la main. Le gouvernement déplore la poursuite de la grève avec le risque d’une année blanche et le risque de drames sanitaires.

Dans sa présentant sortie, le porte-parole du gouvernement avait rappelé le contexte économique difficile dans lequel évolue actuellement le Tchad. Elle avait appelle à la compréhension des syndicats et surtout leur demandait de préserver un cadre sociale paisible et profitable à tous au Tchad.

 

Agression d’un avocat : le Syamat réclame justice

Réuni au sein du syndicat autonome des magistrats du Tchad (SYAMAT), les magistrats se sont réunis en Assemblée générale le 29 mai dernier.

 

Le syndicat autonome des magistrats du Tchad (SYAMAT) est clair. Les auteurs, coauteurs et complices de l’agression d’un avocat dans une ville au Sud du pays  (Doba) par les forces de l’ordre doivent répondre de leur acte devant la loi. Au terme de l’Assemblée générale qu’ils ont tenu hier à N’Djamena, les magistrats ont décidé de demander au Procureur général près la Cour d’appel de Moundou d’interpeller immédiatement ces derniers.

En protestation à cette agression, les magistrats tchadiens avaient entamé le 28 Mai dernier une grève de trois jours. Cette agression était portée sur le véhicule de Me Doumra Manassé, qui après ce forfait a quitté son lieu de service à Doba pour N’Djamena. S’exprimant au micro de nos confrères de l’Afp il déclare, « nous avons décidé de protester contre le tir effectué sur mon véhicule alors que je transportais des prisonniers libérés »

D’après Me Doumra Manassé, cette attaque a été perpétrée au moment où il transportait ces trois clients relaxés. Ces derniers ont d’ailleurs été bastonnés et emmenés dans les locaux de la gendarmerie de Doba. « Nous exigeons que le commandant de la légion de la gendarmerie (de Doba) et que le gouverneur (de Doba) puissent être destitués et mis à la disposition de la justice », a déclaré Me Manassé.

Une équipe d’instruction dont les magistrats, et le Directeur des renseignements de la gendarmerie, a été envoyé par le ministre de la justice Djimet Arabi, afin de tirer au clair cette histoire. Joint au téléphone, il dit : « Il faudra attendre la fin de la mission pour tirer les responsabilités de cet incident et que les sanctions tombent ».