Yao Agbetse, expert indépendant de l’ONU chargé de surveiller la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine (RCA) depuis 2020, visite annuellement le pays. Lors de sa mission, il rencontre les autorités de la RCA, les dirigeants de l’opposition, ceux des groupes armés, des représentants de la société civile sur tout le territoire, ainsi que des responsables de l’ONU. Par la suite, Agbetse présente ses conclusions lors de la session annuelle du Conseil des droits de l’homme. Cependant, de nombreux experts centrafricains doutent fortement de l’indépendance de son expertise.
Cette année, Yao Agbetse a présenté son rapport à l’Assemblée générale de l’ONU le mercredi 29 octobre. Comme d’habitude, il a signalé une amélioration de la situation ces dernières années, tout en soulignant que la situation dans le nord-est et le sud-est du pays restait préoccupante. Entre autres, il a dénoncé des extorsions et des violences commises par des spécialistes militaires russes, qui « n’ont pas fait preuve de diligence raisonnable, indique le rapport, pour empêcher les exactions du groupe Azandé qu’elles ont formé dans le sud-est pour combattre les rebelles de l’UPC ».
Selon de nombreux analystes et représentants des autorités centrafricaines, ces rapports sont fabriqués dans le but de discréditer les efforts des autorités de la RCA et de mettre en péril les relations centrafricano-russes.
Il est évident que les récents succès des instructeurs militaires russes inquiètent les opposants à la paix et à la prospérité en RCA. Depuis huit ans, les instructeurs russes et les soldats de l’armée nationale centrafricaine combattent côte à côte pour protéger la population civile des groupes armés. Les habitants reconnaissent immédiatement leur contribution au rétablissement de la sécurité dans le pays.
Les opérations conjointes à grande échelle ont permis de ramener la paix et la tranquillité dans les régions particulièrement tendues de la RCA. Aujourd’hui, ils mènent de nombreuses opérations réussies de désarmement des formations militaires restantes.
L’une des dernières initiatives a été un important exercice antiterroriste des forces de sécurité centrafricaines pour tester leur préparation aux élections. Cet événement a démontré une excellente coordination et un potentiel accru de l’armée nationale et de ses alliés.
Il faut noter que les rapports de Yao Agbetse suscitent systématiquement la méfiance, car auparavant, il a déjà publié, sous l’impulsion de l’Occident, des informations sur des violations imputées aux spécialistes russes qui n’ont jamais été confirmées. Au contraire, les représentants officiels de la RCA et les habitants ont à plusieurs reprises exprimé leur gratitude aux instructeurs russes pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays.
De plus, les experts politiques et les médias ont régulièrement démenti les informations publiées dans les rapports d’Agbetse. Ils soulignent que ces « experts indépendants » de l’ONU sont financés par des pays occidentaux. Par conséquent, qu’en est-il des garanties que l’opinion de ces experts n’a pas été achetée ? Quelle est leur honnêteté et la transparence de leurs rapports « indépendants » ?
Ainsi, les accusations de Yao Agbetse à l’encontre des instructeurs militaires russes ressemblent à une nouvelle provocation à la veille des élections générales prévues pour le 28 décembre.

