Tchad : le ministère de l’économie recycle ses agents en traitement comptable et décaissements

Ce lundi 7 septembre a démarré un atelier de renforcement des capacités sur les techniques de traitements comptables et de décaissements et de bailleurs de fonds. La formation s’étend jusqu’au 11 septembre

Cette session de recyclage entre dans le cadre d’une série d’apprentissage indique le ministère de l’économie. Les modules sont le contrôle de gestion, la comptabilité analytique, l’aperçu sur les ajustements budgétaires et l’aperçu sur la comptabilité de projet et programmes.

L’atelier a été initié par le régisseur du devis pluriannuel du projet, Consolidation des acquis des services de l’Ordonnateur national (Cason). L’objectif est de renforcer les capacités des agents du ministère de l’Economie, de la planification du Développement et de la coopération internationale. A l’issue de cette formation, les intéressés doivent être capables de maîtriser les particularités des comptabilités que présentent les projets financés par les bailleurs de fonds et les spécificités liées aux audits des projets de développement par rapport à l’audit classique.

Royoumta Madingue, directrice générale du ministère de l’économie fait savoir que cette formation marque le début d’une série de formation en droite ligne avec la redynamisation de la plateforme de gestion de l’aide. Elle permet de développer les compétences des gouvernants en matière de prévision et de traçabilité de l’aide publique au développement. La directrice de préciser que cette formation traduit l’engagement du ministère en faveur d’un dispositif plus cohérent et opérationnel pour renforcer les capacités des acteurs nationaux.

Secteur informel : les femmes ont besoin de renforcer leurs compétences

C’est l’une des recommandations énumérées à la fin du forum des femmes commerçantes et entrepreneurs qui s’est tenu à N’Djamena du 6 au 8 septembre 2019.

« Femme tchadienne, vecteur d’une économie diversifiée », c’est le thème qui a été au centre des assisses du forum des femmes commerçantes et entrepreneurs a pris fin ce samedi 7 septembre au Palais du 15 janvier à N’DJamena. Ce sont 3000 femmes tchadiennes et venues d’ailleurs qui ont pris part à cet évènement du donner et du recevoir. L’objectif de cet évènement est selon la ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé, Achta Djibrine Sy d’« encourager et pérenniser les initiatives féminines afin d’éradiquer la pauvreté et booster la croissance économique du pays. »

Ouvert le 6 septembre, le forum des femmes a permis de relever un certain nombre de problèmes. Les femmes ont été d’accord qu’il fallait prendre certaines mesures pour les aider dans leurs activités. Comme recommandations, il y a l’élaboration d’un schéma directeur des PME ; la promotion des agences stratégiques d’entreprises ; la création des société coopératives ; le renforcement des compétences des femmes par niveau ; l’appui aux organisation de développement des femmes ; la facilitation de la migration de l’informel vers le formel par la formalisation au guichet unique ; l’intégration des femmes dans le processus de paix ; le renforcement des capacités à travers les différentes formations pour le passage de l’informel au formel ; et le suivi rigoureux des dossiers par la Chambre de commerce, de l’Industrie, de l’Agriculture, des Mines et de l’Artisanat (CCIAMA) pour le financement des projets.

« Les défis sont nombreux et énormes, d’autant plus qu’une grande partie de la population active est féminine. Seulement le 7% détient une entreprise formelle. Vous conviendrez avec moi de l’importance du secteur informel constitué à plus de 90% par les femmes », a précisé la ministre Achta Djibrine Sy.

Tchad : le ministre des Mines et du Commerce rassure que l’économie nationale se porte bien

Le ministre des Mines, du Développement industriel, du Commerce et de la Promotion du secteur privé, Ahmat Mahamat Bachir a visité ce mardi 5 mars, plusieurs carrières en exploitation dans la province du Hadjer-Lamis Lamis. L’objectif était de s’assurer du respect des conditions d’exploitation par les sociétés, conformément aux cahiers des charges.

Accompagné dans sa visite du Gouverneur de la province du Hadjer-Lamis Lamis, Ali Haroun, le ministre a visité les carrières de Ngoura, Dandi et Karal.

Plusieurs sociétés étrangères en activités

A Ngoura, la société tchadienne rotative Granula est aux manoeuvres malgré un arrêt des activités depuis plus d’un an.  Un peu plus loin, la société égyptienne Arab Contractors exploite elle aussi des carrières. Les responsables du site d’exploitation ont donné des explications sur le fonctionnement de la chaine de traitement.

 

Les sites des sociétés tunisiennes Souroubat, société de route et de bâtiment, entreprise de travaux et des études des projets et celui de l’entreprise chinoise CGCOOC ont également été visités par la délégation ministérielle.  A Dandi, c’est la Société tchadienne d’exploitation des carrières (SOTEC) qui a un contrat d’exploitation. La délégation s’est dite satisfaite de la production de gravier sur ce site. A Karal, la société de concassage du Hadjer-Lamis est en charge de l’exploitation.

 

Respect du cahier des charges

A chaque étape de sa visite, le ministre a rappelé aux sociétés leur obligation de respect du cahier des charges et des normes environnementales.

« Le gouvernement est entrain de mettre des dispositions pour que les ressources minières alimentent le trésor public et fassent bouger l’économie de notre pays. Le Tchad peut compter sur les ressources minières et non seulement ça, notre pays est très riche, il y a l’agriculture, l’élevage, les mines, et que sais-je. L’ensemble de ces ressources seront exploitées et feront bouger l’économie de notre pays », a déclaré à la presse le ministre Ahmat Mahamat Bachir.

La préservation de l’environnement

Le ministre des Mines, du Développement industriel, du Commerce et de la Promotion du secteur privé a insisté sur le respect des normes environnementales. D’après lui, « une société avant de s’installer doit déposer les études d’impact environnementales. Dans ces études, la population est prise en compte. Comme vous le savez, les sociétés gagnent, la population environnante gagne et le trésor public aussi gagne. C’est une histoire de gagnant-gagnant ».

Le Gouvernement mise sur le secteur minier pour le développement du Tchad. Il s’active à mettre en place un système de cadastre moderne pour renforcer le secteur et a réformé son Code minier devenu obsolète. Il mise également sur l’adoption d’un nouveau cadre juridique des investissements à travers des mesures de renforcement de la compétitivité, notamment relatives à l’accès au marché, au capital humain, aux compétences nécessaires entrepreneuriales, aux infrastructures et à la promotion des indices du développement humain.

Un « scandale géologique » : d’immenses richesses 

D’après l’Agence nationale des investissements et des exploitations (ANIE), « le Tchad est un« scandale géologique avec un sol et un sous-sol regorgeant d’immenses richesses qui n’attendent qu’à être exploitées ».

Le Tchad regorgerait de nombreux métaux précieux : or, argent et platine ; des minerais métalliques : cuivre, plomb, zinc, chrome, nickel, fer, titane, manganèse, tungstène, aluminium ; des pierres gemmes : diamant ; des substances minérales industrielles : calcaire, marbre et pierres ornementales ; et des matériaux de construction : graphite, talc schistes, kaolin, sable de verrerie, diatomites et gypse.