N’Djaména : la mairie centrale suspend les nouvelles mesures fiscales

Une décision issue d’échanges entre les autorités municipales de N’Djamena et les délégués des marchés concernés. L’entente a marqué la fin des contestations et favorisée la réouverture du marché à mil ce vendredi 5 juin.

Après plusieurs jours de tensions marquées par un mouvement de contestation des commerçants relatif à l’application de nouvelles taxes municipales, la situation a connu une évolution grâce au dialogue et à la concertation. Un consensus a été trouvé autour de la suspension des nouvelles mesures fiscales, dans l’attente de la poursuite des discussions destinées à aboutir à une solution concertée et durable.

La commune de la ville de N’Djamena réaffirme sa disponibilité à poursuivre les concertations avec l’ensemble des acteurs concernés afin de construire, dans un esprit de responsabilité et de compréhension mutuelle, des solutions équilibrées répondant aux attentes légitimes des citoyens, tout en garantissant le bon fonctionnement des services publics municipaux.

Cette démarche traduit la conviction des autorités communales que le dialogue demeure le meilleur instrument de règlement des différends et le fondement d’une gouvernance apaisée, inclusive et tournée vers le progrès collectif.

Tchad: les commerçants du marché de Mil inquiets quant à la reconstruction

Ceux-ci craignent que la réalisation des travaux de ce marché qui aliment d’autre pays limitrophes, entraine leur faillite.

 

Les commerçants du marché à Mil du Tchad sont inquiets. En cause : le projet de reconstruction et d’exploitation de ce plus grand marché de la région, créé en 1903. Ce projet, en quête de partenaires économiques, devrait être exécuté par une entreprise soudanaise, Tewa Global Technologie. Le gouvernement, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFP) avait déjà réalisé des travaux de modernisation en 2000. Ce marché historique alimente tout le pays mais aussi d’autres pays de la région comme le Soudan, le Niger ou encore le Cameroun. Mais avec ce projet, bon nombre de commerçants craignent de faire faillite.

« Nous les commerçants, commerçantes, vieillards, veuves, orphelins, handicapés, etc. qui exerçons nos activités au Marché à Mil sommes inquiets, car nous n’avons pas d’autres ressources pour suivre que de ce marché. Nous nous tournons vers notre seul et ultime recours son Excellence Idriss Déby Itno, président de la République pour nous sauver », pensent les commerçants tchadiens.

« C’est un marché historique, il est le grenier de la population tchadienne et des pays voisins. Mais à notre grande surprise, le 14 mai 2018, les autorités communales nous ont informés du projet de reconstruction et d’exploitation du Marché à Mil, soit deux jours seulement avant la pose de la première pierre qui a eu lieu le 17 mai 2018 », avait expliqué le président de la CONOCOT Saleh Goudja Mallah. Pour les vendeurs du marché de Mil, le déguerpissement de ce marché va paralyser davantage les activités commerciales et entrainer une baisse des revenus.