Humour: le tchadien Kartsym distingué au Niger

L’humoriste a reçu le 05 janvier dernier, le prix d’honneur lors du festival « AUREVOIR 2018 ».

 

L’artiste Dillapao symphor alias Kartsym a participé, le 05 janvier 2019, à la première édition du festival « AUREVOIR 2018 » organisée à Niamey au Niger. A cette occasion, il a reçu la distinction d’honneur, le seul prix de l’événement décerné par le comité d’organisation.

« Je suis simplement ému, par cette distinction qui vient booster ma motivation à  aller plus loin dans mes projets pour le développement de l’humour au Tchad.  Cette distinction renforce le réseau que j’ai pu créer  avec beaucoup d’artistes humoristes africains  et des plateformes auxquelles j’adhère. C’est simplement un pas dans ma carrière  et ma vie l’humoriste », exprime Kartsym s’agissant de ses sentiments quant à la distinction. Pour lui, cette distinction témoigne de l’hospitalité, de la générosité  et de la bienveillance du peuple nigérien  à  son égard et à  l’égard du Tchad en général.

« J’ai pris des résolutions de traquer des distinctions internationales en 2019 pour ma carrière  et mes projets,  et je crois que c’est le début d’un rêve  qui se concrétise.  Je compte aller plus » nous confie l’international humoriste tchadien.

« AUREVOIR  2018 » est un festival international d’humour initié par une maison de production nigérienne. Cette première édition a vu la participation des quelques grands noms de l’humour de la Côte  d’Ivoire,  du Burkina,  du  Mali,  du Nigeria,  du Niger et du Tchad.

Kartsym commence à manier l’humour sur une scène en 2007 avec la troupe théâtrale  « Les initiés de la maison de culture Maoundoe Naindouba de Moundou ». Un an après, la troupe est dissoute mais Kartsym découvre le Jamel Comedy Club et ce programme devient sa source d’inspiration principale. Il se lance alors dans le stand up. Il enregistre sa première comédie audio en 2012 : «Le multilinguisme» ; une  comédie sur fond de balafon qui brise officiellement l’ethnophobie au Tchad. Le succès est total.

En 2013, Kartsym remporte le prix du Meilleur humoriste décerné par l’université de Ndjamena. Il enregistre d’autres comédies comme «La nouvelle constitution», «Bonne année», « Communicateur de formation ». Il est ainsi le premier humoriste tchadien à entrer au célèbre Parlement du rire en novembre 2016.

Diplomatie : le Tchad condamne le « coup de force » au Gabon

Le ministre Tchadien des Affaires Etrangères Chérif Mahamat Zene a posté un twitte ce matin, dans lequel il donne la position du pays face à cette situation.

 

« Le Tchad condamne avec fermeté le coup de force en cours au Gabon contre les institutions de l’Etat, et appelle tous les acteurs politiques gabonais à régler leur différend dans le respect de l’ordre constitutionnel en place » peut-on lire dans un twitte poste ce matin par le Ministre des Affaires Étrangères, Chérif Mahamat Zene.

En effet, très tôt ce matin (aux environs de 4 heures), des militaires ont pris le contrôle de l’antenne sur la radio nationale gabonaise pour lire un communiqué. Ils ont ainsi annoncé vouloir mettre en place dans les prochaines heures un « conseil national de la restauration ».

https://twitter.com/Cherif_MZ/status/1082216693756096512

Cependant depuis environ 11 heures ce jours, le porte-parole du gouvernement gabonais a annoncé « la situation sous contrôle » et surtout l’arrestation des mutins ayant pris part à ce « coup de force ».

Selon RFI, c’est un lieutenant de la Garde républicaine, le lieutenant Ondo Obiang Kelly, qui a lu le communiqué. Il se proclame préalablement « président du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) ».

Se disant déçus par le message adressé par Ali Bongo au peuple Gabonais le 31 décembre, ils ont demandé dans leur message à certaines personnalités à se rendre à l’Assemblée nationale. C’est le cas notamment de l’ancien commandant de la Garde républicaine, le général Ntumpa Lebani, le président actuel du Sénat, des syndicalistes, des membres de la société civile, des chefs des mouvements de jeunesse de partis politiques d’opposition, et même du clergé.

 

Tchad : Masra Succès attendu devant le procureur du TGI

Le leader du mouvement « Les transformateurs », a été tenu de se présenter ce lundi 7 janvier à 9 heures au bureau du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de N’Djamena.

Le motif de la convocation n’a pas été énoncé, mais selon alwihda info, « le Procureur de la République près le TGI de N’Djamena a adressé une convocation à Masra Succès, leader du mouvement tchadien « Les transformateurs », le 3 janvier dernier. Il doit se présenter ce lundi 7 janvier à 9 heures dans son bureau ».
C’est le 29 avril dernier, que l’ancien économiste de la Banque africaine de développement (BAD) avait lancé son mouvement politique. Celui-ci déclarait alors que son parti a pour raison d’être de refonder la république du Tchad.

Il y a quelques jours, le leader politique a fait une sortie au cours de laquelle, « Je sais que l’année 2018 a été difficile pour l’essentiel de nos compatriotes.  Nos villes et nos villages sont tristes. La misère sociale s’est installée durablement. Certains de nos compatriotes, dans le Nord de notre pays, à Miski, vivent sous les feux d’adversaires qui ont en commun de faire couler le sang des Tchadiens (…) Dans un pays plein de potentialités comme le nôtre, près de 5 millions de Tchadiens souffrent aujourd’hui de malnutrition et ne peuvent pas partager un repas digne de ce nom par jour ».

Dans une interview accordée à Jeune Afrique quelques jours après le lancement de « Les transformateurs », Masra Succès déclarait « Je souhaite avant tout construire un Tchad exigeant et solidaire, avec des citoyens, de l’intérieur et de l’extérieur, qui se sentiraient copropriétaires d’une unité nationale et d’un État protecteur envers les plus défavorisés. Chacun, selon ses capacités, doit avoir le sentiment de travailler pour un projet qui le concerne. Il faut mettre fin à l’idée que le Tchad est un butin de guerre confisqué par une caste. Pour cela, il faut une République exigeante mais aussi juste et solidaire ».

 

 

 

Tchad : la CENI mise en place d’ici deux semaines ?

Le président du CNDP, Mahamat Zen Bada en a fait la déclaration il y a quelques jours. Il a appelle également tous les partis politiques à prendre part aux prochains élections.

 

Le Président de la République, Idriss Deby a été clair lors de son discours de présentation de vœux à la nation le 31 décembre dernier. Les élections législatives et communales se tiendront avec la fin du premier trimestre 2019.

Et pour cela, le président du cadre national de dialogue politique (CNDP), Mahamat Zen Bada, demande aux différents partis politiques du pays à e mobiliser afin de prendre part à ces prochaines échéances.

« Quand un parti manque à l’appel, il n’existera plus. Un parti est fait pour cela, donc tous les partis politiques doivent se mobiliser pour aller aux élections. Il n’y a pas de raison que certains nous disent qu’ils ne sont pas prêts », pense celui qui occupe en même temps le poste de secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (MPS).

Mahamat Zen Bada précise que « La loi des finances a été votée à l’Assemblée et il y’a une ligne indiquée ‘’élections’’ donc il n’y a pas vraiment des raisons pour qu’elles ne se tiennent pas ». Il poursuit en disant que « Nous nous sommes mis d’accord pour poursuivre le processus électoral et nous sommes aussi d’accord pour la mise en place de la CENI qui viendra d’ici deux semaines. Sur ce point, si un parti politique n’est pas d’accord, il ne sera pas membre du CNDP. Nous nous sommes entendus, même les partis qui n’ont pas pris part au forum ou ceux qui ont boycotté la constitution ».

Rappelons que c’est le 20 juillet 2018 dernier que le bureau exécutif du Cadre national de dialogue politique avait été mis en place et avait. Et c’est également au cours de cette réunion plénière que Mahamat Zen Bada en avait pris la présidence.

 

 

Tchad: Baba Laddé pas concerné par l’amnistie générale

L’ex chef rebelle a été condamné à huit ans d’emprisonnement fermé le 06 décembre dernier lors d’un procès devant la cour criminelle de N’Djamena.

 

Ils sont au total 58 prisonniers politiques à avoir recouvré la liberté depuis lundi 31 décembre 2018. Ces anciens détenus bénéficient de l’amnistie générale décrétée en mai par le président Idriss Déby en faveur des ex-rebelles. « Nous avons procédé à une cérémonie pour libérer cinquante-huit prisonniers dans le cadre de l’amnistie générale », a déclaré le ministre de la Justice tchadienne, Djimet Arabi.

Trente-sept prisonniers étaient détenus au bagne de Koro Toro, situé dans le Nord désertique tchadien, quatre venaient de Moussoro, à 300 km au nord-est de la capitale, et les 17 autres étaient enfermés à N’Djamena. Parmi ces ex-prisonniers figurent Moussa Tao, arrêté en 2013, accusé de tentative de « conspiration », ou bien le colonel Haroun Bata et une dizaine de « mercenaires » tchadiens, soupçonnés d’avoir organisé une tentative de coup d’État en Guinée équatoriale il y a un an.

L’ex-rebelle Baba Laddé, condamné à huit ans de prison en décembre, ne figure pas sur la liste des éligibles à l’amnistie, selon le ministre. Mais « il peut toujours faire l’objet d’une remise de peine ou d’une grâce présidentielle », a ajouté le ministre.

La mesure a provoqué une réaction positive de la société civile tchadienne qui avait demandé à plusieurs reprises « l’application totale de l’amnistie », allant jusqu’à adresser un courrier au président français Emmanuel Macron, lors de sa visite au Tchad les 22 et 23 décembre.

« C’est l’occasion de dire merci au président Déby pour ce courage politique devant une évidence », indique le collectif Actions citoyennes pour l’application intégrale de l’amnistie au Tchad (ACAIAT) dans un communiqué.

Début décembre, 12 prisonniers politiques avaient déjà été libérés, précise Jean-Bosco Manga, porte-parole de l’ACAIAT. Au total, le nombre de détenus libérés s’élève à 70, et des dossiers sont toujours « en cours », a précisé Arabi.

La fin de l’année est propice aux « remises collectives de peines décidées par le ministère, ou aux grâces individuelles sur décision du président », a expliqué le ministre. La plupart des détenus libérés étaient détenus depuis plusieurs mois ou années sans avoir été jugés, selon des acteurs de la société civile.​

Tchad : 1 772 réfugiés Nigérians recensés à Ngouboua

Une nouvelle vague de réfugiés a été enregistrées ces derniers jours dans le pays, due à l’augmentation des attaques de Boko Haram.

 

La situation peu vite devenir inquiétante dans la localité de Ngouboua. En effet cette ville de la province du Lac a vu depuis le 27 décembre 2018 une vague importante de réfugiés déferler sur ses terres. Il s’agit d’environ 1 772 personnes. Celles-ci sont venues du Nigeria d’où ils fuient les attaques des éléments de la secte islamique boko haram.

Afin de prendre rapidement la situation en main, le Ministre d’Etat tchadien, Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République Kalzeubé Payimi Deubet a présidé lundi dernier, une réunion qui a regroupé quelques membres du gouvernement et responsables des organisations internationales. Le dernier développement de la situation humanitaire dans la province du Lac et les mesures à prendre pour faire face ont été au centre de la rencontre.

C’est clair, la situation sur le plan humanitaire est préoccupante et nécessite une réponse de toute urgence. C’est ce que compte faire le gouvernement, de concert avec les organisations humanitaires travaillant sur le terrain. Le comité de crise mis sur pied à cette fin s’attèle à apporter une assistance idoine, confie le Ministre de la santé publique, Aziz Mahamat Saleh.

 

Tchad : la visite d’Alexandre Benalla crée la polémique en France

La présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale française, Valérie Rabault, s’est exprimée ce jeudi 27 décembre sur le voyage controversé d’Alexandre Benalla au Tchad.

 

Les réactions politiques se succèdent sur le voyage d’Alexandre Benalla au Tchad. La présidente du groupe PS à l’Assemblée Valérie Rabault a estimé jeudi 27 décembre que le voyage au Tchad de l’ancien conseiller de l’Élysée, Alexandre Benalla, quelques jours avant celui d’Emmanuel Macron « pose une question sur qui porte la diplomatie de notre pays ».

« Quand vous avez un ancien conseiller de l’Élysée qui va au Tchad une semaine avant le président, cela pose une question sur qui porte la diplomatie de notre pays et les institutions », a déclaré la cheffe de file des députés PS à l’Assemblée nationale sur France Inter, tout en ajoutant que « ce qui est sûr c’est que l’on ne sait pas encore tout de ces affaires bis ou ter Benalla ».

L’Élysée a affiché sa distance mercredi avec l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron au sujet d’un mystérieux voyage d’affaires au Tchad, mais ce dernier a répliqué en accusant l’Élysée de lui nuire par des « propos diffamatoires ».

Aucune mission officielle ni officieuse

Selon le   Le Monde, qui cite des sources concordantes, Alexandre Benalla s’est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N’Djamena, quelques jours avant la visite d’Emmanuel Macron dans le pays. Les versions de l’Élysée et de Benalla concordent sur un point : aucune mission officielle ni officieuse pour le chef de l’État.

« Je tiens à saluer le Sénat avec une commission d’enquête qui a fonctionné alors qu’à l’Assemblée nationale n’a pas fonctionné » car « la majorité a souhaité faire bloc, la majorité n’a pas la culture d’exercer un pouvoir parlementaire, de ne pas être aux ordres de l’exécutif », a-t-elle poursuivi. La Commission des lois de l’Assemblée, contrôlée par le parti majoritaire La République en marche, a clos ses travaux cet été sans produire de rapport. Celui du Sénat, à majorité de droite, est attendu d’ici à février.

 

Tchad : la défense de Koulamaye Dillah crie à la cabale judiciaire

Le collectif des avocats de l’inspecteur des finances, Koulamaye Dillah a donné un point de presse ce 19 décembre à la Maison des médias du Tchad à N’Djamena.

 

« L’acharnement, la machination et la cabale judiciaire dont fait l’objet Koulamaye Dillah constituent non seulement une menace sur sa personne physique mais aussi une atteinte grave à son honneur et à sa probité », dénonce Me Dingamadji Togdé Désiré l’un des avocats de l’inspecteur général au ministère des finances et du budget suspendu de ses fonctions et mis aux arrêts.

Selon le conseil, en l’espace d’une semaine, deux informations judiciaires sont ouvertes contre Dillah suite à deux plaintes déposées contre lui par le ministère des finances et du budget et l’Inspection général d’Etat. En effet, « c’est suite à l’écrit d’un membre de la mission de contrôle des régies financières de la province du Logone occidental qui a été suspendu suite à une indélicatesse par l’inspecteur général des Finances, superviseur de toutes les missions de contrôle au sud du pays. Qu’au lieu de prendre la version des faits de son plus proche collaborateur, le ministre l’a tout simplement fait rappeler, suspendu puis a déposé une plainte contre lui et six autres agents pour corruption et complicité », relate Me Dingamadji Togdé Désiré. Alors qu’en réalité il s’agirait d’un acharnement monté de toutes pièces contre Koulamaye Dillah dans le but de le salir et de porter atteinte à son honneur. Ses avocats estiment que leur client est victime de sa rigueur lors des différentes missions de contrôle qui ont provoqué l’arrestation de plusieurs fonctionnaires.

Une autre plainte est déposée contre Koulamaye Dillah le 14 décembre 2018 pour corruption, concussion et trafic d’influence. « C’est une véritable machination cousue de fil blanc qui ne repose sur aucun élément de preuve », martèle Me Dingamadji. Mieux « la procédure édictée par les dispositions de l’article 14 du décret N°217/PR/IGE/2016 portant modalités, procédures et conditions d’exécution des missions effectuées par l’Inspection générale d’Etat a été royalement foulée au pieds car, aucun contrôle n’a été mené à l’égard de Koulamaye Dillah », ajoute-t-il.  A cet effet, « il est inadmissible que les individus mal intentionnés cherchent à instrumentaliser la justice pour régler des comptes à un honnête agent de l’Etat qui a tout donné pour la bonne gouvernance et la gestion saine de ses ressources », relève le conseil.

Tchad : réflexion sur la fragilité économique du pays

Le Tchad est le 8ème pays le plus fragile du monde. Et pour sortir de cela, le Croset vient de mettre sur pied un document qui va guider les politiques publiques en matière d’économie, d’éducation et de santé.

 

Le cercle de réflexion et d’orientation sur la soutenabilité de l’Economie tchadienne (Croset) en partenariat avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a organisé ce mardi 18 décembre 2018, un atelier de dissémination des résultats de l’étude portant sur « la croissance dans les Etats fragiles et en post-conflit ».

Cet atelier qui a regroupé les chercheurs, académiciens et décideurs pour discuter des articles scientifiques en lien avec la croissance dans les pays fragiles et en post-conflit est le fruit de la coopération entre le Croset, le Laboratoire d’Etude et de Recherche en Economie Appliquée et de Gestion (Lareag) et le Consortium pour la Recherche Economie en Afrique (Crea).

Selon le Directeur scientifique, Dr Mabali Aristide, depuis que le Tchad traverse la crise, les économistes sont souvent interpellés afin de trouver des solutions appropriées.  Certes « les défis sont énormes mais nous sommes disposés à travailler avec toutes les personnes et les institutions ayant pour vocation de combler la carence en termes de publications de qualité et de produire des recommandations de politique économique axée sur les résultats de la recherche », relève-t-il.

Selon les résultats, de 1972 à 2014, le Tchad a connu 31 ans  de conflit armés. De 2005 à 2010, les conflits armés ont engendré de sévères conséquences humanitaires dont près de 7000 morts et  blessés ainsi que 200 000 déplacés. En conséquence, le  pays est classé 8ème sur 178 pays sur l’indice des Etats fragiles en 2017. Dans ce contexte les femmes sont les plus vulnérables et sont les victimes  d’exclusion économique et politique.

Les résultats montrent que les ménages dirigés par les femmes réalisent en moyenne 127 745 francs Cfa de dépenses alimentaires de plus que ceux dirigés par les hommes. En 2014, la proportion d’enfants souffrant d’un retard de croissance est de 27% dans le Moyen Chari alors qu’au Kanem, elle est de 64%.  De même, la mortalité infantile est de 99 décès pour 1000 naissances au Ouaddaï alors qu’elle se situe à 230 dans le Logone occidental. C’est dire que les femmes et les enfants sont les plus exposés en période de conflits et les disparités géographiques montrent que le conflit a été plus intense dans certaines parties du Tchad surtout la partie Est.

Le directeur général de l’enseignement supérieur, Dr Mahamat Borgou Hassane salue l’initiative du Croset qui a permis d’arriver à la réalisation d’un document qui va guider les politiques publiques en matière d’économie, d’éducation et de santé. « Même si les données récentes de la Banque mondiale nous laissent croire qu’il y a de l’espoir, nous devons beaucoup travailler pour trouver des solutions idoines et durables à cette crise. C’est pour cette raison que le ministère de la recherche et de l’innovation soutient toutes les recherches pouvant contribuer au développement du pays », affirme-t-il. Il reconnait que les Etats ne peuvent pas se développer sans la recherche scientifique. A ce titre «  la recherche scientifique joue un rôle capital dans tout développement », déclare Dr Mahamat Borgou Hassane.

 

Tchad : Emmanuel Macron attendu pour le 22 décembre

Le 22 et 23 décembre prochain, le Président français effectuera une visite au Tchad. Les deux hommes parleront entre autres sujet de la lutte contre Boko haram.

 

C’est le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) qui a été chargé de préparer cette visite, la première d’un président français depuis les élections contestées de 2016. En visite au Tchad les 22 et 23 décembre, le président français Emmanuel Macron évoquera avec son homologue tchadien Idriss Déby Itno la crise centrafricaine et l’influence croissante de Moscou dans le pays.

Emmanuel Macron, à l’occasion de sa visite au Tchad (les 22 et 23 décembre), envisage de prononcer un discours à la Maison de la femme, à N’Djamena, sur l’un de ses thèmes favoris : l’implication des femmes dans le développement. Surtout, il évoquera avec Idriss Déby Itno (qu’il surnomme avec malice « le Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale ») la recrudescence des activités de Boko Haram et la crise centrafricaine.

Emmanuel Macron rencontrera samedi, le millier de militaires français déployés à N’Djamena dans le cadre de l’opération Barkhane dans un contexte de menaces djihadistes persistantes dans la région. « Ce déplacement s’inscrit dans la continuité de l’engagement du président sur la lutte contre le terrorisme au Sahel et en particulier de la mise en place de la force du G5 Sahel », souligne-t-on à l’Elysée. « Le Tchad est l’un des piliers de la force conjointe et a vu son rôle renforcé avec la nomination en juillet d’un Tchadien au poste de chef d’état-major adjoint ».

La journée de dimanche sera consacrée au volet politique et bilatéral. Après une rencontre avec des représentantes des femmes tchadiennes dans la matinée, le chef de l’Etat déjeunera avec son homologue Idriss Déby.

Créé il y a plus d’un an, le CPA a pour mission de travailler au renouvellement des relations entre la France et le continent africain. Volonté du président Macron, il est composé de personnalités hétéroclites issues de la diaspora ou non, dix membres d’horizons divers.

Le conseil par son approche terrain qui consiste à aller au contact des populations africaines et prendre le pouls se démarque d’entrée de jeu de tout ce que nous a habitué l’administration française souvent alourdie par ses processus et la rigueur administrative.

Hindou Oumarou Ibrahim, la voix du Tchad pour le climat

Le Tchadienne de 34 a représenté les peuples autochtones de la planète dans les négociations qui ont mené à la signature de l’accord de Paris, en 2015.

 

On entend rarement parler des peuples autochtones d’Afrique, de ceux et celles qui, dans les faits, sont en première ligne des changements climatiques. À 34 ans, Hindou Oumarou Ibrahim est la porte-voix de ces sans voix du climat, dont les femmes sont les premières victimes. Les yeux brillants, le sourire lumineux, la voix douce qui porte des mots coupés au scalpel. Tout, chez Hindou Oumarou Ibrahim, impose le respect.

Issue du peuple peul, une communauté autochtone nomade et semi-nomade du Sahel, elle a représenté les peuples autochtones de la planète dans les négociations qui ont mené à la signature de l’accord de Paris, en 2015. Le secrétaire général des Nations unies l’a invitée à prononcer un discours lors de la cérémonie officielle de signature de cette entente historique à New York, en 2016.

Les Peuls sont des bergers et des éleveurs du Tchad dont la survie dépend entièrement de la terre. Pour Mme Ibrahim et ses semblables, les changements climatiques ne sont pas qu’un paragraphe dans un rapport scientifique. Ils sont réels et violents. Ils changent le quotidien de tout un peuple.

« La brousse et l’environnement, c’est notre supermarché, dit-elle. On n’a pas d’hôpitaux, on n’a pas d’écoles. Le savoir qu’on étudie, c’est celui que les animaux et les plantes nous transmettent. On se soigne avec les plantes médicinales, on se nourrit avec les fruits et les animaux sauvages. On est liés à l’environnement, très fortement ».

Les perturbations du climat bouleversent le savoir traditionnel des peuples nomades. « On avait les saisons qui commençaient exactement toujours le même mois, mais maintenant, on ne sait plus », raconte Mme Ibrahim. En poursuit en disant « On a des saisons de pluie qui sont de plus en plus violentes ou de plus en plus rares. On finit avec des sécheresses ou des inondations, qui ont des impacts sur la sécurité alimentaire ».

Ces mutations climatiques génèrent des conflits entre des communautés qui vivaient paisiblement entre elles. « Les ressources se raréfient, la population augmente, les besoins augmentent et du coup, on ne sait plus qui peut avoir accès aux ressources. La loi du plus fort s’applique », explique la jeune femme.

Cette rareté des ressources pousse les éleveurs plus puissants à imposer leurs règles. « Ils accaparent les terres et on ne peut pas parler, dit-elle. Ce sont eux les leaders. On va se plaindre auprès de qui? Cette vie en harmonie commence à être chamboulée. »

Les femmes, premières victimes

De par le rôle fondamental qu’elles jouent dans leurs communautés, les femmes sont les premières à être touchées par les perturbations de l’environnement.

Il leur faut marcher plus loin pour trouver de l’eau ou du bois et composer avec des potagers de légumes asséchés ainsi qu’avec des animaux mal nourris, en raison de l’absence de pâturage. C’est encore plus vrai au Tchad, où la plupart des hommes peuls quittent le foyer familial pendant la saison sèche pour trouver du travail, qui permettra de subvenir aux besoins de la famille.

« Elles assument en même temps le rôle de la femme et de l’homme, dit Mme Ibrahim. Elles vont dans la brousse pour chercher à manger, elles cultivent les petites terres, elles traient les vaches et vont vendre le lait au marché, elles préparent à manger, lavent les enfants et nourrissent les hommes quand ils rentrent à la maison. »

Identité et environnement

C’est en constatant les effets du climat sur la vie de ces femmes peules que le combat de Hindou Oumarou Ibrahim a pris forme. Au Tchad, les Peuls sont victimes de discrimination de la part du groupe dominant.

Le sanglot dans la voix, elle parle de sa mère, qui a subi les foudres de ses voisins pour avoir osé envoyer sa fille à l’école, une autochtone peule de surcroît. « Ce déclic identitaire m’a fait réaliser qu’on ne peut pas parler de droits humains dans mon pays sans parler de droit à l’environnement », explique-t-elle.

Le continent africain est de loin celui où se manifestent de façon la plus intense les effets des changements climatiques. Les Africains en sont donc les victimes, mais ils sont aussi ceux qui contribuent le moins au phénomène.

Mis ensemble, les 54 pays d’Afrique ne comptent que pour 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. À lui seul, le pays de Hindou Oumarou Ibrahim est officiellement responsable de… 0,00 % des émissions mondiales, selon l’Atlas Mondial du Carbone. En d’autres mots, le niveau est trop faible pour apparaître dans les statistiques.

« Dans ma communauté, les gens se déplacent à dos d’âne, à dos de cheval ou à dos de taureau, donc c’est zéro émission de CO2 », dit Mme Ibrahim. « C’est là où j’appelle à l’injustice climatique et environnementale », poursuit-elle, expliquant que son peuple subi ces perturbations sans en être l’origine. « Ceux qui ont causé [ces changements climatiques] perdent du temps en discutant au lieu de faire des actions concrètes », déplore-t-elle.

Beaucoup de mots pour rien

Hindou Oumarou Ibrahim se fait toujours un devoir d’être présente dans les conférences des Nations unies sur le climat. Elle a d’ailleurs joué un rôle central à la COP21, en convainquant les pays signataires de l’accord de Paris d’inclure dans le texte la question des droits autochtones.

De son aveu, ces grandes rencontres ne l’emballent pas vraiment. « Quand on vient dans les négociations sur le climat et qu’on se projette dans la vie des communautés à la maison, on est frustrés, on est déçus. C’est deux mondes séparés, dit-elle. Les gens qui devraient parler de ça, ceux dont le destin est entre les mains des négociateurs, sont très loin de ces négociations. »

Hindou Oumarou Ibrahim trouve qu’on y parle trop d’économie et pas assez des êtres humains qui subissent les effets des changements climatiques.

« Ce ne sont pas les cercles économiques qui vont compter, dit-elle. C’est les cercles qu’on ne voit pas. Cette valeur qu’on ne voit pas dans l’immédiat, mais qui contribue énormément dans notre vie. Comme lorsqu’on protège les forêts en Afrique centrale et qu’on contribue ainsi à atténuer les changements climatiques en Europe. »

 

Tchad : le PRET, le nouveau parti politique tchadien

Un point de presse a été organisé le 13 décembre, en vue du lancement Parti pour le rassemblement et l’équité au Tchad (PRET). Il a été animé par son président national, Me Bongoro Théophile.

 

C’est depuis le 09 novembre 2018 que le Parti pour le rassemblement et l’équité au Tchad (PRET) existe. Ceci est consigné dans le folio n°463 du 09 novembre 2018. Selon son président national, Me Bongoro Théophile, le PRET a pour ambition d’apporter un changement dans la démocratie au Tchad.

Pour lui, « toutes les institutions ou presque sont mises en berne pour faire place à un régime présidentiel intégral qui n’a pas tardé à montrer ses limites. Une telle République est une menace pour nos institutions fortes et viables nées du consensus de tous les fils du Tchad en 1993, lors de la conférence nationale souveraine ».

Au regard de cet état de choses, « il faut donc une riposte légale et démocratique des femmes et des hommes qui croient encore aux vertus et aux valeurs républicaines. C’est donc pour défendre ces valeurs que le parti PRET a été créé par l’Assemblée générale constitutive du village Etena le 14 avril 2018 ».

Le nouveau parti politique veut que lors des prochaines élections législatives, « le pouvoir MPS soit mis en minorité ou du moins le contraindre à la cohabitation dans un cadre d’accord du gouvernement bien défini et strictement encadré ». Ainsi donc, lors de la Présidentielle de 2021 le MPS ne représentera plus une force dans le paysage politique national.

Me Bongoro assure que son parti « tel un colibri va s’employer aux côtés des partis de la véritable opposition à redonner au Tchad son lustre perdu ».

 

 

Tchad : Idriss Deby est au Burkina Faso

Le Président Tchadien doit prendre part ce jour à la cérémonie de commémoration du cinquantenaire de l’Institution international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE).

 

C’est dans l’après-midi de ce 13 décembre que Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad est arrivé à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. A sa descente d’avion, l’homme politique tchadien a été accueilli par son homologue Burkinabé Roch  Marc Christian Kaboré. Celui-ci était accompagné de l’ambassadrice du Tchad à Ouagadougou, Mme Kade Ndilguem Elisabeth.

Si le Chef de l’Etat tchadien est au Burkina Faso, c’est pour assister à la commémoration du cinquantenaire de l’Institution international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE). Idriss Deby est le parrain de l’évènement. Ce dernier a profité de sa présence au Burkina Faso pour rencontrer certains Tchadiens ayant fait le déplacement pour lui souhaiter la bienvenue.

2iE a été créé en 2007 et résulte de la fusion et restructuration des ex-écoles inter États EIER (École d’Ingénieurs de l’Equipement Rural) et ETSHER (École des Techniciens de l’Hydraulique et de l’Equipement Rural) créées respectivement en 1968 et 1970 par 14 États d’Afrique de l’Ouest et Centrale.

L’Institut 2iE est un centre d’enseignement supérieur et de recherche membre de la Conférence des grandes écoles (CGE) et basé au Burkina Faso. Spécialisés dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de l’environnement, du génie civil et des mines, ses diplômes d’ingénieur ont reçu l’accréditation de la Commission française des Titres d’Ingénieur (CTI) ce qui leur octroie une reconnaissance européenne à travers le label EUR-ACE.

 

 

Tchad: N2A Nteguil se fait la voix des sans voix

Le chanteur tchadien vient de mettre sur pied un nouveau concept intitulé « Le Jeudi Ana Korr ». Celui-ci a lieu ce jeudi 13 décembre à l’espace Talino Manu.

 

« Le Jeudi Ana Korr » ou les 24H de Korr est un cadre qui vient véhiculer « Populasson gay Korr » (la population pleure). Pour l’artiste, le Jeudi de korr arrive pour faire entendre les cris de la population. « Le Jeudi de Korr rappelle aux autorités de voir cette grande masse qui souffre et que ses cris passent muets », affirme-t-il.

Cet événement a pour objectif de faire passer mais aussi de vulgariser le message « populasson gay korr ». « On a affaire à un Akouma qui nous oublie. C’est pourquoi il faut les rappeler avec des grands événements à tout moment», ajoute N2A Nteguil.

Le Jeudi de korr est aussi une initiative qui vient renforcer l’unité du peuple et  rassembler la population afin de s’exprimer. Pour N2A, c’est ensemble qu’un peuple devient grand et inscrit des progrès. « C’est ensemble qu’on doit exprimer nos souffrances, nos difficultés et exprimer son mal », fait-t-il remarquer. Il ajoute que  le manque d’expression peut conduire à la révolte de la population.  « Quand tu as mal, il faut un cadre pour t’exprimer sinon cela conduira à la révolte » martèle-t-il. .

Le jeudi de korr est donc une sorte de plateforme qui verra la présence des leaders religieux, des journalistes, des activistes politiques,  des artistes avec différentes prestations.

Il invite donc la population N’Djamenoise à venir au moment venu s’exprimer « J’invite la population à venir pour que nous puissions d’un front commun monter nos échos aux intéressés, le Akouma », conclut-il.

 

 

Tchad : le tribunal se tourne vers la médecine pour déterminer l’âge de Zouhoura

La justice et la famille n’arrive pas à s’accorder sur l’âge de la jeune épouse du député Azzai Mahamat Hassan.

 

 

Ce sera finalement une expertise médicale qui est recommandée dans l’affaire du député Azzai Mahamat Hassan, accusé d’avoir épousé Zouhoura Mahamat Tahir Kelley, supposée mineure. Une décision prise à la suite du témoignage du secrétaire général de la commune de Nokou qui n’a pas dénoué la situation.

Zouhoura est-elle mineure ou majeure ? La justice n’a pas pu se prononcer sur cette question malgré les documents fournis par les parties au procès. C’est pourquoi le tribunal de grande instance de N’Djamena a recommandé une expertise médicale pour déterminer l’âge de Zouhoura Mahamat Tahir Kelley. Cette jeune femme, épouse du député Azzaï Mahamat Hassan, est présumée mineure. La décision de se confier à une expertise médicale en dehors du Tchad a été prise après l’audition, le 7 décembre 2018, du secrétaire général de la commune de Nokou dans le département du Nord Kanem. Ali Mahamat Garfa avait en effet délivré un acte de naissance à Zouhoura, attestant qu’elle a bel et bien 18 ans.

L’homme n’a pas pu convaincre le tribunal de l’authenticité de l’acte de naissance, brandi par le conseil des prévenus. Le secrétaire général de la commune de Nokou dit avoir délivré l’acte de naissance « à la demande de père de Zouhoura ». Il a affirmé qu’il n’a pas été exigeant avec ce dernier dans les cadres des démarches administratives. Et pour cause : le papa de Zouhoura est un fils à son ami.

Le secrétaire général de la Commune de Nokou dit également avoir délivré l’acte de naissance en 2018. Or, sur l’acte de naissance il est bien écrit qu’il a été délivré en 2015. « Toutes les informations contenues dans le document sont fournies par le père de Zouhoura. Moi, je n’ai fait que reproduire », se disculpe l’agent communal. Un discours pas convaincant pour les juges, le dossier est renvoyé pour le 14 décembre prochain.

Le témoignage du secrétaire général de la Commune de Nokou Ali Mahamat Garfa, ne semble pas avoir l’adhésion des prévenus et leur conseil. Les avocats du député Azzaï Mahamat Hassan et de son beau-père Mahamat Tahir Kelley observent qu’il y a eu des contrevérités dans les interventions du témoin. Ils ont été vite calmés par le tribunal en disant qu’ils auront la possibilité de s’exprimer à la prochaine audience.

Tchad : La Pologne fait un don de matériel à l’armée

Une délégation polonaise a effectué une visite hier 13 décembre au Tchad. C’est dans le cadre de cette visite que celle-ci a remis un don au ministère de la Défense.

 

Le Sous-secrétaire polonais en charge de la Défense, Tomasz Szatkovski et le ministre le ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense nationale, Daoud Yaya ont signé ce 13 décembre un protocole d’accord. La délégation polonaise a remis ensuite du matériel militaire au ministère de la Défense.

Tomasz Szatkovski avait déjà été reçu par le Président de la République du Tchad. Il était alors accompagné lors de cette audience par une délégation. Au cours de cette rencontre plusieurs sujets touchant divers domaines de coopération entre le Tchad et la Pologne ont été abordés, selon la Présidence.

Selon Tomasz Szatkovski, son pays apprécie au plus haut niveau, le rôle joué par le Tchad dans la lutte contre la secte Boko Haram et singulièrement contre le terrorisme dans le Sahel. « Le Tchad est un partenaire stratégique de premier choix », a-t-il déclaré.

La Pologne compte renforcer sa coopération avec le Tchad dans le domaine agricole où les opportunités sont réelles. Le sujet a été également longuement évoqué au cours de cette audience, a expliqué le sous-secrétaire polonais en charge de la défense.

 

 

Tchad : la cour suprême incompétente pour traiter de la censure des réseaux sociaux

Le 11 décembre dernier, la chambre constitutionnelle de la Cour Suprême s’est déclarée incompétente de statuer dans le cadre du procès sur la censure des réseaux sociaux dans le pays.

 

La chambre constitutionnelle de la Cour Suprême s’est déclarée ce mardi 11 décembre 2018 incompétente à statuer sur la censure des réseaux sociaux par l’Etat tchadien. Elle a rendu une décision suite à sa saisine par une requête introduite par des organisations de la société civile pour atteinte aux libertés d’opinion et d’expression (article 28 de la Constitution).

Cette requête de la société civile tchadienne, reçue au greffe le 27 novembre 2018, visait à mettre un terme au préjudice lié à l’atteinte aux libertés d’opinion et d’expression, droits constitutionnels prévus et protégés par l’Article 28 de la Constitution du 4 mai 2018.

Le président de la cour suprême, M. Samir Adam Annour a notifié la décision aux acteurs de la société civile présents lors de la délibération, au président de la République et au président de l’Assemblée Nationale.

Le porte-parole du collectif de la société civile, Jean Bosco Manga, a affirmé que la diligence de la Cour suprême leur a donné une grande satisfaction. « Quand on sait que dans nos juridictions, il n’est pas toujours aisé d’obtenir avec autant de célérité une décision en un temps record, la seule attention accordée à notre saisine est une lueur d’espoir pour qu’enfin le citoyen lambda puisse espérer saisir cette haute juridiction et obtenir rapidement sa réponse (en moins d’un mois). L’ordonnance n° 015/PR/2018 portant attribution, organisation, fonctionnement et règles de procédures devant la Cour Suprême est une opportunité à saisir », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il se dit déçu par la Haute Juridiction qui n’est pas allée au bout de la logique, contrairement à ce dont ils avaient souhaité. Selon lui, si ce n’est pas un vide juridique sur les compétences attributives du juge constitutionnel à déplorer, cette décision frôle un déni de justice et livre le citoyen lambda en pâture, sans protection judiciaire de ses libertés publiques fondamentales. « Nous avons à travers cette décision compris la nouvelle notion inédite de « Présidence intégrale de la République » et peut-être celle de la « République Intégrale du Président » qui est une triste réalité. C’est pour dire finalement qu’au Tchad, seul le Président de la République peut décider du sort de nos libertés publiques fondamentales pourtant prévues et protégées par la Constitution et les instruments juridiques internationaux. Seul le Président de la République a le droit de vie et de mort sur le citoyen », a fustigé le porte-parole du collectif de la société civile, Jean Bosco Manga.

Ces organisations de la société civile se disent au moins satisfaites car dans la logique d’épuiser les voies de recours internes en cas de violation de leurs droits, cette décision leur ouvre, si possible, la voie d’une saisine de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, probablement la prochaine étape avant de saisir éventuellement le Conseil des Nations-Unies pour les droits de l’Homme.

Tchad: Idriss Deby accord audience au Conseiller Afrique d’Emmanuel Macron

Frank Paris a été reçu hier 12 décembre à la présidence tchadienne. Les deux hommes ont parlé des sujets portant sur la coopération entre les deux pays.

 

Rappelé vous le Président français, Emmanuel Macron est attendu au Tchad. Eh bien ! Le sujet était à l’ordre du jour des échanges entre Franck Paris et Idriss Deby Itno. En effet, le Président tchadien a accordé le 12 décembre dernier une audience au conseiller Afrique de l’Elysée. En plus de cette éventuelle visité du dirigeant français, il a été question de parler des relations entre les deux pays.

Ainsi comme l’affirme la présidence tchadienne, « un tour d’horizon complet de la coopération a été fait, n’occultant aucun sujet sur lequel les deux pays sont engagés. C’est le cas de la lutte anti-terroriste dans la région, pour  laquelle le Tchad, depuis des années, utilise tous ses efforts aux cotés de la France pour éradiquer ce mal ».

Selon la même source, Frank Paris a une parfaite maîtrise du dossier de la lutte contre le terrorisme. C’est lui qui s’en est fait le défenseur devant la commission européenne et le ministère français des affaires étrangères. La rencontre entre les deux hommes aura durée au total une heure d’horloge.

 

Tchad: les militaires recevront bientôt leurs primes

Il s’agit de leurs salaires qui ont été réduits depuis deux ans en raison de la crise économique que traverse actuellement le pays.

 

Le gouvernement restaure les salaires des militaires coupés depuis deux ans comme chez les autres agents de l’Etat. En effet, le gouvernement tchadien a décidé de réduire les salaires de ses agents il y a deux ans, en raison de la crise économique à laquelle fait face le pays principalement à cause de la chute du prix du pétrole brut. Pour beaucoup, la situation sécuritaire n’est pas étrangère à ce recul.

C’est un message du chef d’état-major de l’armée ayant fuité dans la presse qui révèle l’information. S’adressant à tous les chefs d’unité, le SEMGA comme on l’appelle ici, ordonne « de prendre toutes les dispositions pour restaurer dès le premier janvier 2019 les indemnités et primes imputées par les seize mesures prises par le gouvernement en 2016 ».

Dans les casernes, des copies du message circulent sous les uniformes. Les soldats, qui ont pour certains perdu la moitié de leur salaire, croisent les doigts pour que leur situation revienne au plus vite à la normale. Une amélioration provoquée selon certains observateurs par la situation de guerre qui prévaut dans le nord du pays où l’armée est en opération depuis plusieurs semaines sans que l’on ne sache d’ailleurs grand-chose du statut de l’ennemi en face.

Les syndicats des travailleurs civils touchés eux aussi par les mesures d’austérité attendent pour leur part de voir si la mesure ne s‘arrêtera qu’aux militaires, ce qui risquerait de déclencher un nouveau cycle de grèves qui paralysera l’administration publique.

 

Tchad : 29 migrants devant la justice

Ils ont été appréhendés par la police alors qu’ils étaient en partance pour la Lybie. Le procureur de la République a donné un point de presse à cet effet.

 

Le procureur de la République Youssouf Tom a fait un point de presse ce mardi 11 décembre 2018 à la coordination de la Police Judiciaire, en présence du directeur général de la police nationale, Tahir Erda Tahiro. Il a annoncé l’interpellation de 29 migrants en partance pour la Libye. Ils ont été appréhendés par les forces de défense et de sécurité.

Les migrants vont être incessamment déférés à la justice, selon le procureur de la République. Youssouf Tom indique que le groupe de jeunes migrants est constitué majoritairement de mineurs, ce qui prouve que la société est sérieusement atteinte par ce phénomène et, est menacée par des comportements peu orthodoxes et nuisibles à la sécurité.

D’après lui, ces candidats à l’immigration n’ont pas tous la nationalité tchadienne, mais il y a aussi des libyens. Par ailleurs, il précise qu’il existe des individus qui viennent à l’intérieur du pays pour ramener ces mineurs vers la Libye dans l’objectif de les exploiter dans les zones d’orpaillages. D’autres sont entrainés dans des activités de mercenariats avec une condition de vie précaire.

Le procureur de la République a ajouté que cela constitue une menace pour la société. Il a précisé que ces types de réseaux opèrent dans plusieurs zones du Tchad à savoir Ati, Mongo, Moussoro et Bardai. Il prévient que ces atteintes à la dignité et à l’honneur sont sévèrement sanctionnées par les articles 325 et suivants du Code pénal. « La rigueur de la loi sera appliquée à la lettre », a-t-il mis en garde.

 

 

Tchad : le ministre du pétrole dément une quelconque pénurie de gaz

Le ministre Boukar Michel a donné un point de presse ce 11 décembre au cours duquel il a rassuré la population quant aux rumeurs sur une éventuelle pénurie de gaz domestique.

 

Boukar Michel est radical ! Il n’y a ni diminution ni rupture de livraison du gaz au Tchad. Selon le Ministre du Pétrole et de l’énergie « il n’y a ni diminution de quantité aux marqueteurs ni rupture de livraison du gaz ». Pour prouver l’impossibilité d’une pénurie, il explique que le chargement journalier varie entre 7 et 8 citernes par jour, soit environ 160 tonnes.

Le ministre prolonge en disant que « du 1er au 8 décembre 2017, la quantité enlevée était d’environ 779 tonnes. Pour la même période en 2018, elle est passée à 911 tonnes soit une augmentation de chargement de 132 tonnes en une semaine ». Cette augmentation selon les explications est due à la baisse des prix du gaz sur le marché.

De plus, Boukar Michel affirme qu’en septembre 2018 une citerne a causé l’arrêt de la production au niveau de la Raffinerie pendant quelques jours. « A la reprise en octobre, nous avons constaté une hausse galopante de 4 millions 440 kg de GPL, un niveau jamais atteint depuis 2016. Cela s’explique par le simple fait que pendant la crise, les gens n’ont pas consommé. Une importante partie du stock enlevée a été acheminée dans les provinces où le besoin en gaz est aussi croissant. En conséquence, les stocks dans les lieux de distribution de la capitale ne suffisaient  plus ».

Cependant, il n’y a pas d’arrêt de production malgré la hausse de consommation en gaz constatée cette année. Alors, « il n’y a pas de raison que les distributeurs retiennent les bouteilles du gaz pour spéculer. Les ménages doivent être alimentés, c’est notre responsabilité, c’est aussi la responsabilité des distributeurs », martèle le ministre du pétrole.

Il se veut donc rassurant. « Nous pouvons rassurer nos consommateurs que la période de maintenance n’aura aucun impact sur la disponibilité du gaz parce que nous allons faire des stocks avant de nous y mettre ». Et pour palier à un éventuel problème « nous allons importer le gaz pour non seulement renforcer la production de la raffinerie mais aussi répondre entièrement  à la forte demande des populations ».

Tchad : des députés interpellent le gouvernement sur la situation au Tibesti

Le député Madtoïngué Benelngar a déposé une demande auprès du président de l’Assemblée nationale dans laquelle il réclame des éclaircis sur ce sujet.

 

C’est ce 10 décembre que la demande est parvenue au bureau de la présidence de l’Assemblée nationale du Tchad. Le député Madtoïngué Benelngar veut des explications du gouvernement sur la situation qui prévaut actuellement dans le Miski. Il charge donc ainsi, le président de la chambre de remonter sa demande auprès du pouvoir exécutif.

Le parlementaire attend du gouvernement qu’il réponde aux nombreuses questions qui le taraudent : « qui a armé la population de Miski ? Comment l’armée régulière s’est-elle prise pour connaitre une telle résistance ? Des complices existent-ils en son sein ? Ya-t-il des mains invisibles derrière cette révolte populaire ? Pourquoi un comité d’autodéfense dans un pays démocratique où les institutions républicaines existent ? Le gouvernement a-t-il refusé de prendre en compte les inquiétudes de la population de Miski ? Une rébellion armée est-elle en gestation dans cette zone ? Pourquoi ne pas informer le peuple de temps en temps de la situation sécuritaire du Pays ? ».

Il poursuit en s’interrogeant : « qu’on nous explique ce qui se passe dans le nord, ce qui se passe dans le Tibesti, ce qui se passe dans le Miski. Pourquoi une population civile se permet le luxe de ramasser des armes pour défendre une cause ? Ce sont des questions brûlantes. Parce que nous sommes une nation, les institutions républicaines doivent être à l’écoute de la volonté du peuple ».

Il ne reste plus qu’à Madtoïngué Benelngar d’attendre le temps imparti (72 après le dépôt) par la constitution pour recevoir des réponses. En effet, si le gouvernement juge sa demande recevable, le Président de la République désignera un membre du gouvernement pour défendre l’exécutif devant les élus du peuple.

Ca tomberait bien parce que selon l’élu du peuple, « le président de la République doit informer le peuple de ce qui se passe réellement en apportant des éclaircissements sur ce qui ressemble à une affaire confuse et qui risque de prendre une autre dimension ».

Rappelons cependant qu’il y a un autre député a proposé qu’une commission d’enquête parlementaire se rende dans cette partie du Tchad pour écouter la population et au besoin faire des propositions au gouvernement pour la résolution de la crise qui l’oppose à la population.

Tchad: l’épouse du député Azzaï Mahamat Hassan au secours de son mari

La jeune femme a donné un point de presse ce 06 décembre au cours duquel, elle demande à la Première Dame de l’aider à faire sortir son mari de prison.

 

Zouhoura Mahamat Tahir Kelley est formelle. Son mari le député Azzaï Mahamat Hassan est victime d’une histoire montée de toute pièce. La jeune fille « mineure » a donné un point de presse à son domicile hier 06 décembre à N’Djamena. Elle a affirmé avoir 19 ans. Et demande à Hinda Deby Itno à plaider pour la libération de son mari et son père.

Pour la jeune mariée, qui veut éclairer l’opinion publique, « cette histoire est un pur montage pour nuire à la personne de mon mari ». Elle explique que « l’acte de naissance présenté à la justice indiquant qu’elle a 14 ans est falsifié ».

Afin que cela soit clair dans l’esprit de tous  Zouhoura Mahamat Tahir appui bien : « Il ne s’agit pas d’une mineure, car il s’agit de moi qui vous parle en ce moment. Je suis née en 1999 donc j’ai déjà 19 ans et non une mineure. J’ai moi-même choisi mon mari et personne ne m’a poussé à l’épouser ».

L’épouse de Azzaï Mahamat Hassan réclame donc l’ouverture prochaine d’une enquête contre les auteurs de ce « complot » visant à discréditer son mari et sa famille. Pour rappel,  c’est le 08 novembre dernier au le député Azzaï Mahamat Hassan et Zouhoura Mahamat Tahir se sont mariés.

Le député avait été arrêté quelques jours plus tard. Et le 23 novembre, son beau-père et lui ont été déférés à la maison d’arrêt d’Amsinéné. Ils attendent d’être jugés.

Le Tchad emprunte à la France pour payer ses fonctionnaires

Il est question d’une somme de 40 millions d’euros soit environ 26 milliards de francs CFA.

 

Le 06 décembre dernier le ministère des Finances et du Budget a abrité une cérémonie de signature de deux conventions de financement. Cette signature engage le gouvernement par la voix du ministère des Finances, le gouvernement français par la voix de son Ambassade et l’Agence française de développement (AFD). Les trois parties étaient d’ailleurs toutes présentes hier.

Ces deux conventions d’un montant total de 50 millions d’euros (environ 32,5 milliards FCFA) entre dans le cadre de l’aide budgétaire de la France au titre de l’année 2018. La première d’un montant de 40 millions est un prêt que fait l’AFD au gouvernement tchadien. Ce prêt est destiné au payement des salaires du mois de décembre des fonctionnaires civils tchadiens.

Les 10 millions d’euros restant soit environ 6,5 milliards, serviront à appuyer les efforts du gouvernement dans le domaine sanitaire. « Cette troisième contribution budgétaire n’est pas si fréquente dans nos modes d’intervention. La France manifeste de manière concrète sa solidarité active avec le peuple tchadien et son engagement aux côtés des autorités pour affronter les épreuves conjoncturelles et soutenir les efforts en matière de lutte contre la pauvreté », a déclaré l’Ambassadeur de France au Tchad.

Tchad : Baba Laddé condamné à huit ans ferme

La sentence est tombée ce 06 décembre lors de son procès à la cour criminelle de N’Djamena. L’ancien chef rebelle est emprisonné depuis 2014.

 

Il aura encore quatre ans à passer derrière les barreaux. Le leader du Front populaire pour le redressement (FPR), Baba Laddé, a été condamné  à huit ans de prison ferme par la cour d’appel de N’Djamena. Il lui est reproché les faits d’assassinat, détention illégale d’armes, association des malfaiteurs, rébellion, incendie volontaire de villages, viols et mise en danger de la vie de ses compatriotes.

Depuis quelques temps déjà de nombreuses personnes dont ses proches, dénonçaient son maintien en prison malgré l’amnistie générale décrétée par le Président Deby lors de la prononciation de la Ive République. C’est d’ailleurs sur cet argument que sa défense avait développé son plaidoyer lors de l’ouverture de son procès. Mais le juge des flagrants délits avait estimé que les chefs d’accusation ne relèvent pas du flagrant délit, mais du criminel.

Dans un communiqué publié récemment, le Comité d’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et Libertés au Tchad (CIPDHLT) se dit très indigné « devant le verdict inique rendu par une Cour prétendument criminelle, à l’encontre de Abdelkadre Mahamat alias Baba Laddé ». Ce comité « estime que la faillite de l’Etat et l’incapacité des autorités à rendre justice aux citoyens tchadiens sont les principales causes qui ont conduit Baba Laddé à opter pour la lutte armée, moyen de recours que nous n’approuvons pas ».

Et pour ça, le CIPDLT « Condamne l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques ciblant certains tchadiens et épargnant d’autres, (…) et exige la libération immédiate dans les 48 heures de Baba Laddé ». Ancien officié de la gendarmerie nationale tchadienne,  Baba Laddé était entré en rébellion au Darfour en 1998, puis arrivé en République centrafricaine (RCA) en 2008.

Revenu au Tchad en 2013 à la suite d’un accord de paix, il a été nommé conseiller du Premier ministre, un poste qu’il a occupé peu de temps avant de s’exiler à nouveau en RCA. Il reviendra pour la deuxième fois en 2014 au Tchad et sera nommé préfet du département de la Grande Sido, dans le Moyen-Chari.

Démis de ses fonctions, il décide de s’enfuir vers le nord de la RCA. Baba Laddé est arrêté, en décembre 2014, par les casques bleus, remis à Bangui qui décide de l’extrader vers N’Djaména sur la base d’un accord de coopération judiciaire entre les deux pays.

 

 

 

 

Tchad : les étudiants entrent en grève

Ils ont décidé de manifesté ainsi,  leur mécontentement et leur colère après le décès en début de semaine dans un accident de la route

 

Durant les trois prochains jours les étudiants tchadiens observeront une grève générale dans les universités du pays. La raison de leur colère ? La mort mardi dernier dans un accident de la route de deux de leur camarade.

Les étudiants accusent donc une mauvaise gestion dans la circulation des bus de transport d’être à la cause de ses morts. Dans un communiqué, l’UNET déclare : « Nous avons toujours demandé au gouvernement de trouver une solution au problème du transport et surtout résoudre la grève des chauffeurs des bus ».

Selon cette association de défense des droits des étudiants, lorsque le bus des étudiants s’est renversé à Moundou, la capitale économique du Tchad, cela a causé la mort de deux passagers et une centaine des blessés.

 

Le Tchad abrite la réunion des experts du comité permanent de l’ONU

La rencontre a lieu dans la capitale tchadienne, N’Djamena, depuis le lundi 03 décembre et s’achèvera le 07 décembre prochain.

 

La 47ème réunion des experts du Comité permanent des Nations unies chargé des questions sécuritaires en Afrique centrale se tient depuis hier, lundi 3 décembre à N’Djaména. Les défis sécuritaires dans la sous-région ont été abordés au cours des travaux qui prennent fin le 7 décembre prochain.

Des délégations de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale ainsi que la partie tchadienne se penchent pendant plusieurs jours sur les problématiques liées à l’insécurité, l’extrémisme violent, les groupes armés et le terrorisme en Afrique centrale.

Le président sortant du comité permanent, Jean Didier Clovis Ngoulou a remercié les États pour leur collaboration et leur confiance. Le Tchad assure désormais la coordination pour six mois avec à sa tête Abdelkerim Idriss Deby Itno.

L’actuel coordonnateur militaire au ministère des Affaires étrangères et nouveau président du comité permanent, Abdelkerim Idriss Deby Itno s’est réjoui du choix porté sur le Tchad pour abriter les travaux. « Nos travaux se déroulent dans un contexte inédit, traversé par diverses crises qui empêchent le développement de la prospérité tant recherchée de nos peuples de la sous-région. Ces problèmes sont exacerbés par la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petits calibres, majeurs sujets de nos préoccupations », a-t-il expliqué. Le rapport d’activité du bureau sortant a été présenté au cours de cette réunion.

Tchad : 2698 morts sur la route chaque année

Le gouvernement et la Banque mondiale organise du 03 au 05 décembre  un atelier sur la sécurité routière.

 

Au Tchad, selon les statistiques disponibles, l’on enregistre en moyenne 2 698 personnes tuées par an sur la route. Et 6 617 autres blessées sur les routes. Ce nombre croissant se justifie selon les techniciens, du fait que, durant les années du boom pétrolier et avec l’amélioration du réseau bitumé, cela a occasionné à la fois l’accroissement du taux de motorisation et du trafic routier. Pour renverser la tendance actuelle, le gouvernement et ses partenaires associent d’autres corps tels que le secteur privé et la société civile à la lutte.

Au cours de l’atelier de trois jours, les participants se forment sur les textes réglementant le secteur routier au Tchad, en vue de mettre en place des plans d’actions pour bien mener le combat contre l’insécurité routière. Ils élaborent aussi des mécanismes pouvant pérenniser les activités qui seront prévues dans le plan d’actions. La formation est assurée par des experts de Safe Way et de Coleroute du Cameroun.

Le conseiller du ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Djamal Ali, précise que cet atelier rentre dans le cadre de la réalisation des activités relatives au volet sécurité routière qui sont prévues dans le projet de la facilitation des transports et transit en zone CEMAC (PFTZ), financé par la Banque mondiale. Selon lui, cette rencontre est organisée dans le but de mieux organiser les corps intermédiaires de la sécurité routière en les regroupant en consortium et d’avoir un plan d’actions permettant ainsi de créer une synergie entre les différents acteurs de la gestion des accidents de la voie publique.

Djamal Ali relève que, son département a réalisé plusieurs progrès. Il cite entre autres l’actualisation et la validation de la stratégie nationale de la sécurité routière, l’installation et l’opérationnalisation de la base des données des accidents de la circulation routière, la création de l’office national de la sécurité routière (ONASER) etc. Mais, explique le conseiller du ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, en dépit de ces efforts fournis par le gouvernement, beaucoup reste à faire.

Tchad : les enseignants posent un préavis de grève

Le Syndicat des enseignants du Tchad donne une semaine au gouvernement pour trouver une solution à la situation de ses membres en « conflit » avec l’Inspection générale d’Etat.

 

Le communiqué a été signé et publié le 03 décembre dernier. Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET) donne un délai d’une semaine au gouvernement, pour résoudre les dossiers des nombreux enseignants mis en retraite forcé.

En effet, le bureau de N’Djamena au syndicat, ne comprend pas comment malgré le verdict prononcé en faveur des requérants par la chambre administrative auprès du tribunal de grande instance de N’Djamena, la suppression du salaire de novembre et la mise en retraite forcée de plusieurs de ses membres demeurent. Selon le syndicat cela s’est fait sur aucune base légale.

Ainsi le bureau exécutif du syndicat s’est donc réuni le 03 décembre dernier. Et il a été décidé que, passé le délai du 09 décembre les militants de ce syndicat cesseront toute activité d’enseignement.

Le SET rappelle que « Malgré la non satisfaction des revendications de la plateforme syndicale, les agents de l’État en général et les enseignants en particulier ont accepté de reprendre le travail pour montrer la bonne foi au gouvernement ».

Tchad : la HAMA met les médias en garde

L’organe national de régulation de la communication déplore le traitement qui est fait par la presse de la situation qui prévaut actuellement dans la Tibesti.

 

Dans un communiqué publié le 04 décembre dernier, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) tire les oreilles aux medias. L’organisme regrette  la diffusion dans certains médias des propos déplacés ou des contenus copiés sur des sites à caractère subversif portant sur une possible guerre dans le Nord du Tchad sans apporter des preuves ou des faits probants pour étayer lesdits contenus.

La HAMA rappelle que les médias sont des acteurs majeurs de la paix et de la cohésion sociale dans notre pays. Par conséquent, ils doivent contribuer à enrichir le débat public aux fins de lutter efficacement contre les menaces à la paix, à la sécurité et à l’intégrité de notre pays que constituent les Boko Haram et les groupes terroristes divers.

La HAMA rappelle aux responsables des médias que l’article 90 de l’ordonnance du 29 juin 2018 portant régime de la presse écrite et média électronique au Tchad sanctionne l’apologie du terrorisme, du djihadisme, des crimes de guerre et des crimes ou délits de collaboration avec les terroristes.

Au regard des dispositions précitées et eu égard aux contenus de certains médias, la HAMA compte sur le sens de la responsabilité des Responsables des médias pour veiller aux contenus qu’ils diffusent afin d’éviter de telles publications sans faits ni justifications.

Le communiqué précise bien que « la liberté d’expression est certes un droit mais elle est encadrée par les textes de notre République dont la HAMA à la charge de veiller à leur application. Cette liberté ne peut mieux s’exercer que dans un pays en paix et en sécurité ».