Tchad : trois universitaires nommés professeurs titulaires

Par Décret N°208/PCMT/PMT/MESRSI/2021 du 02 août 2021, les Enseignants-chercheurs dont les noms suivent, inscrits sur la liste d’Aptitude aux Fonctions de Professeur Titulaire (LAFPT) du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), sont nommés Professeur Titulaire dans les spécialités et les Comités Techniques Spécialisés (CTS) suivants:

  • CTS: Sciences Naturelles-Agronomie:

ABDELSALAM TIDJANI.

Spécialité: Microbiologie et Sécurité Alimentaire.

  • CTS: Sciences Économiques et Gestion:

AVOCKSOUMA DJONA ATCHENEMOU

Spécialité: Sciences de Gestion.

  • CTS: Pharmacie-Odontostomatologie-Medecine Vétérinaire:

CHOUA OUCHEMI

Spécialité: Chirurgie Générale.

Tchad : « chaque membre du CMT touche un salaire de dix millions » Yaya Dillo

La révélation fracassante sur le salaire des membres du Conseil militaire de transition (CMT), a été faite le 03 août 2021, par l’opposant Yaya Dillo Djerou, sur sa page Facebook

 

« Chaque membre du CMT touche un salaire de dix millions (10 000 000) FCFA/mois, soit une masse salariale mensuelle de 150 millions FCFA qui équivaut à la masse salariale de 2 500 jeunes payés au SMIG (150 000 000/60 000 = 2 500) », déclare l’homme politique. Le président du parti Socialise sans frontière (PSF) regrette qu’à cela s’ajoute : « la mise en chômage forcé des employés de l’hôtel Chari au profit des conditions luxueuses de la Primature. ».

 

L’opposant tchadien, Yaya Dillo de conclure que : « le CMT est la version intensifiée de la mauvaise gouvernance et de l’insouciance sociale habituelle du Système MPS. ». *

Cette révélation a suscité l’indignation des internautes. Surtout les diplômés sans emplois qui ont repris les termes du ministre de la Fonction publique, qui déclarait que : « la Fonction publique est saturée ». La question du refus de recruter les jeunes a de nouveau été mise sur la table.

Yaya Dillo Djerou, auteur de la révélation, est l’opposant dont la maison avait fait l’objet d’un assaut le 27 février 2021 à N’Djamena. Lequel avait entrainé la mort de sa mère et de son fils.

Coopération Sud-Sud: les villes de Douala et N’Djamena renforcent les liens

Les patrons des villes de Douala au Cameroun et N’Djamena au Tchad ont entrepris de renforcer la coopération pour le développement des différentes communes.

 

Dans le cadre de la coopération bilatérale et partenariat Sud-Sud, le maire de la ville de Douala, Ambassa Roger Dinè est attendu au Tchad dans les prochains jours. L’annonce a été faite le 02 août par son homologue tchadien, Ali Haroun au cours communication. Le patron de la commune de N’Djamena a fait savoir qu’avec son hôte, ils travailleront à la finalisation les contours de la coopération Sud-Sud.

Pour le patron de la commune de N’Djamena, c’est un partenariat gagnant-gagnant. Les deux parties partageront les éxpériences dans plusieurs domaines. Pour le compte de N’Djamena, il s’agira de l’application Simba pour la mobilisation des ressources financières, la gestion des ordures ménagères et des eaux usées, le renforcement des capacités des services financiers de la commune de N’Djaména et la recette municipale. Le service de communication de la commune de Douala accompagnera également celui de N’Djamena.

La ville de N’Djaména quant à elle, veillera à l’organisation du marché de Bétails de Douala dans un premier temps.

Il est important de préciser que c’est à la suite de l’assemblée générale des maires francophones, organisée à Kigali au Rwanda que les deux maires ont décidé de s’unir pour travailler au rayonnement de leurs villes respectives. Ainsi, du 26 au 27 juillet 2021, le maire de la ville de N’Djamena a été reçu à Douala. Les premiers échanges étaient axés autour des problèmes de gestion financières, l’exode rural, les problèmes d’assainissement et d’urbanisation entre autres. Ali Haroun avait expliqué le mobile de la rencontre : « il serait préférable d’avoir des relations Sud-Sud en plus de celles Nord – Sud que nous avions déjà avec d’autres pays. C’est cette volonté de coopération qui m’a emmené à envoyer un courrier à mon homologue de la ville de Douala qui a aussitôt répondu favorablement et très promptement »

Tchad : Général Djimadoum Tiraïna démantèle un réseau des forces de l’ordre qui arnaquent à Toukra

Les policiers et gendarmes raquetteurs, installés à la gare routière de Toukra, à la sortie Sud du pays ont été déguerpis  par le vice-président du Conseil militaire de transition,  le général Djimadoum Tiraïna

Au cours d’une descente effectué à la gare routière de Toukra, le lundi 02 août 2021, le vice-président du CMT, le général Djimadoum Tiraïna a démantelé des postes de contrôle créés par certains gendarmes et policiers pour arnaquer les commerçants et passagers en provenance de la partie Sud du pays. Le numéro 2 du Tchad entend prendre des mesures drastiques pour mettre fin à cette pratique qui gagne davantage du terrain. Le général Djimadoum Tiraïna a rassuré qu’il va : « nettoyer la gare de Toukra des occupants illégaux ». Ces hommes en tenues qui prélèvement illégalement de l’argent aux passagers et commerçants.

Ipso facto, il a mobilisé des engins pour détruire les hangars en tôles servant de poste de contrôle. Indigné, le vice-président du CMT note que le : « constat est amer. Il y a bien des policiers et gendarmes qui se sont installés ici, à la gare routière de Toukra. On a eu à faire le constat que ces gens installés ici se préoccupent de l’arnaque, du prélèvement des sommes sur les transporteurs ». Il a confié que les auteurs de ces forfaitures sont connus. «  Ils prélèvent des taxes qui n’entrent pas dans les caisses de l’État.  Ces abus poussent les commerçants à augmenter les prix de vente sur les marchés », déclare le maire de la ville de N’Djamena Ali Haroun, également présent sur les lieux.

Sénégal : un étudiant se travestit pour passer le bac à la place de son amoureuse

Au Sénégal, un étudiant a été arrêté pour s’être déguisé en femme afin de passer à la place de sa petite amie des épreuves du baccalauréat, qui a démarré le jeudi 29 juillet. Tous les deux ont été placés sous mandat de dépôt lundi 2 août après avoir été entendus par le procureur.

 

L’image est encore largement partagée sur les réseaux sociaux: un jeune homme est habillé comme une femme d’une robe et d’un voile rouge.

Cet étudiant a été arrêté à Diourbel samedi dernier 31 juillet car il s’était déguisé pour remplacer sa petite amie lors des épreuves du baccalauréat. Selon plusieurs médias sénégalais, l’étudiant aurait expliqué aux enquêteurs avoir « agi par amour » car sa copine « avait de sérieuses difficultés en anglais ».

Le faux candidat a été pris en flagrant délit de fraude lors d’un examen par une surveillante. Il a d’abord été mis en garde à vue, ainsi que sa compagne avant de passer lundi 2 août devant le procureur de Diourbel qui les a placés sous mandat de dépôt, explique Malick Ciré Sy, représentant local de la Raddho (Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme).

Le militant dénonce tout de même une atteinte à la dignité et à la présomption d’innocence de l’étudiant suite à la divulgation de sa photo sur les réseaux sociaux.

Le jeune homme, accusé de fraude et d’usurpation d’identité, et sa compagne, accusée de complicité de fraude pourraient être jugés dès jeudi 5 août au tribunal de Diourbel.

 

Source: RFI

Tchad : la police stoppe 118 migrants en partance pour la Libye

Le 02 août 2021, le commandant de légion de la gendarmerie du Kanem, le colonel Adjamine Soubo a présenté 118 personnes arrêtées, alors qu’elles essayaient de se rendre clandestinement en Libye

La gendarmerie nationale au cours de l’une de ses opérations de routine, dans la province du Kanem a stoppé le chemin à 118 migrants tchadiens. Ces derniers ont décidé de prendre le risque d’aller en aventure et de façon clandestine vers la Libye malgré l’interdiction du gouvernement. Ils ont été présentés à la presse par Le commandant de légion de la gendarmerie du Kanem, le colonel Adjamine Soubo. Il fait savoir que quelques mineurs ont été identifiés dans le groupe. Neuf véhicules ont également été saisis dont un en panne, informe l’officier de la gendarmerie.

Présent sur les lieux, gouverneur de la province du Kanem, Ousmane Brahim Douma a tout d’abord encouragé les éléments de la gendarmerie pour son exploit. Ensuite il a rappelé que : « quelques années, le Tchad interdit aux voyageurs clandestins de traverser la frontière Nord en direction de la Libye pour des raisons sécuritaires et afin d’éviter les trafics humains ».

Le numéro 1 de la province du Kanem regrette que, plusieurs personnes dont les mineurs mettent leurs vies en danger parce qu’ils convoitent les sites d’orpaillage au Nord ou tentent l’exil vers les pays frontaliers.

Tchad : le maire de N’Djamena met en garde les agents communaux absentéistes

Après avoir constaté les absences récurrentes des agents municipaux des postes de travail, le maire de la ville de N’Djamena, Ali Haroun entend prendre des mesures sévères contre les concernés

Dans une note rendue public, le 29 juillet 2021, le numéro 1 de la commune de N’Djamena, regrette que malgré les multiples rappels à l’ordre et la fermeté de tons utilisés, le personnel communal continu allègrement à s’absenter pendant les heures de service.

« Pour en témoigner, sur 1286 agents faisant partie de l’effectif communal contrôlés de manière  inopinée le 22 juillet 2021, seulement 224 étaient présents », s’offusque le maire de la ville de N’Djamena, face à ces absences répétées. Ali Haroun entend prendre des mesures de représailles sérieuses contre les absentéistes.

« Je rappelle, pour la dernière fois, que toute absence constatée en violation de l’article 44 de la Convention collective du 14 février 2012, entrainera la suspension de salaire et peuvent occasionner d’autres sanctions, conformément à l’alinéa 3 », averti-t-il.

Le maire exhorte les inspecteurs, directeurs et chefs de service à faire appliquer les termes de la note.

Tchad : la police accusée d’avoir empêchée le bon déroulement de la marche du 29 juillet

La Coordination d’actions citoyennes, Wakit Tamma a fait une communication le 02 août 2021, pour critiquer les manœuvres de la police pour empêcher une participation massive à la marche du 29 juillet dernier.

 

Le bilan de la marche organisée par la Coordination d’Actions Citoyennes, Wakit Tamma, en date du 29 juillet 2021, a été fait. Les organisateurs dénoncent les entraves policières au déroulement de la manifestation. Ils regrettent que, malgré leur bonne foi et les gages de responsabilité offerts au Ministère de la Sécurité Publique en acceptant son tracé, la police a perturbé cette marche de bout en bout

« Tout d’abord, le dispositif des forces de défense et de sécurité mis en place, dès les premières heures de la matinée, était destiné à dissuader les marcheurs », dénoncent les responsables de Wakit Tamma. Le coordonnateur de la plateforme de revendication, Max Loalngar, coordonnateur s’offusque : « dans certains endroits où nous avions disposé des bus pour le transport des manifestants, ces derniers ont été empêchés d’embarquer pour le point de rassemblement ». Il a laissé entendre que la police a empêché certaines personnes : « qui ont voulu rejoindre la marche en cours de déroulement, en y accédant par les voies transversales å la Rue de 40 mètres». Les mêmes difficultés policières ont été signalées dans nos provinces. A Koumra, les manifestants ont été dispersés très tôt dans la matinée. Ils ont simplement été empêchés de se rassembler, de sorte que n’eût été la détermination des jeunes militants des transformateurs, 1l n’y aurait simplement pas eu marche, fait-il savoir.

Wakit Tamma annonce une prochaine marche le 07 août 2021, mais cette fois, la plateforme ne compte remplir les conditions qu’exige le gouvernement.  « Tant que le gouvernement n’accèdera pas aux légitimes réclamations du peuple tchadien, les marches continueront. Il  est inutile de passer par des procédures obscures pour chercher à casser la dynamique de Wakit Tamma qui est solide et inébranlable », a laissé entendre Max Loalngar, coordonnateur de la plateforme de revendication Wakit Tamma.

Tchad : près de 230 millions pour appuyer les sinistrés des inondations dans la Tandjilé

C’est un appui de l’Union européenne pour soutenir les familles récemment impactées par les inondations, dans la province de la Tandjilé. Près de 5 morts avaient été enregistrés ainsi que de nombreux dégâts matériels

Suite à la forte pluie qui a entrainé des inondations le 26 juin 2021, et causant des pertes humaines et matérielles dans au moins 110 villages de la Tandjilé Ouest,  l’Union européenne apporte un appui financier pour soutenir les sinistrés. Une enveloppe globale de, 229 584 950 Francs CFA CFA a été mise à disposition pour permettre aux familles les plus affectées de se reconstruire. En plus de la reconstruction des infrastructures, il sera question d’assurer un approvisionnement en nourriture, abris, eau, assainissement, éventuellement sanitaire.

Le Chef de bureau de l’aide humanitaire de l’UE au Tchad, David Kerespars laisse entendre que : « Nous sommes particulièrement inquiets car la nourriture fait cruellement défaut en raison de la période de soudure actuelle. La situation a été aggravée par la perte supplémentaire de stocks alimentaires due à la récente tempête et aux tensions intercommunautaires, plaçant les victimes dans une situation d’extrême vulnérabilité. La réponse apportée par l’UE permettra aussi de réduire la vulnérabilité aux futurs évènements climatiques ».

Les fonds ont été remis aux Croix rouge tchadienne, française et luxembourgeoise pour mettre sur pied des mécanismes pour venir en aide aux victimes de façon urgente. Plus de 40 000 personnes sont directement ciblées.

Tchad : les épreuves écrites du baccalauréat du second degré ont démarré

Le coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat du second degré, session d’août 2021 a été donné ce lundi 02 juillet 2021, par le secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche Scientifique, M. Mamadou Gana Boukar,

Au total 97022 candidats, toutes séries confondues, composent cette année dans 133 centres répartis dans le pays . Ils sont à la quête du baccalauréat de l’enseignement secondaire, général et technique. A N’Djamena, une délégation de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale s’est rendue au centre Koweïtien dans le 4ème arrondissement pour donner le coup d’envoi.

Pour ce premier jour, les candidats composent les épreuves de français/arabe ou philosophie. 11 séries des établissements d’enseignement technique et général sont concernés par cet examen. 41.105 candidats composent dans les différents centres de N’Djamena.

Pour cette année, un corps de vérificateurs devant démasquer les faux candidats a été mis sur pied. Aussi, la création des sous-centres dans les maisons d’arrêt de N’Djamena, Moundou et Sarh.
Cette année, un corps de vérificateurs a été créé pour faire face aux faux candidats. Un sous-centre a été créé au sein des maisons d’arrêt de N’Djamena, Moundou et Sarh tandis que des dispositifs spéciaux ont été mis en place pour les handicapés