Tchad-Chine : vers une collaboration pour la conversion et stockage d’énergie

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie Passalé Kanabé Marcelin a discuté ce 20 novembre 2025, d’un partenariat stratégique avec Haier, une entreprise chinoise, spécialisée dans la transformation d’énergie.

La délégation de la société chinoise, Haier était conduite par son directeur général, Feng Guomin. La partie tchadienne admet que cette multinationale est reconnue par son expertise dans quatre secteurs stratégiques (la conversion et le stockage de l’énergie, la recharge de véhicules électriques ainsi que la production de modules photovoltaïques). Son patron manifeste l’intérêt à mettre ses compétences au service du Tchad.

‎A l’issue des échanges, le ministre a instruit ses services techniques de poursuivre et d’approfondir les discussions avec les représentants de Haier, en vue d’explorer les pistes d’un partenariat durable et bénéfique pour le pays.

Tchad-conflit intercommunautaire : Amnesty international révèle un bilan de 98 morts en deux ans

Le nouveau rapport d’Amnesty international fait état de 98 morts et plus de 1000 blessés en deux ans dans des affrontements intercommunautaires, impliquant, éleveurs-agriculteurs.

L’organisation a produit un communiqué ce 20 novembre pour dénoncer les graves violations des droits humains liées aux conflits fonciers au Tchad. Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport. L’organisation explique dans son rapport : « vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs au Tchad » s’appuie sur des recherches menées entre mars 2023 et septembre 2025 dans 14 villages de quatre provinces du sud du Tchad. Amnesty International a interrogé 110 personnes, dont 70 victimes et/ou témoins de conflits.

Elle rapporte que selon les données des Nations unies les affrontements intercommunautaires ont : « fait 98 morts, plus de 100 blessés », en deux ans dans quatre provinces.

« Face aux violences récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, les autorités échouent à protéger la population de manière adéquate. Les forces de sécurité réagissent souvent tardivement, et les personnes soupçonnées d’avoir commis des meurtres, des pillages et des destructions de biens sont rarement traduites en justice. Cela alimente un sentiment d’impunité et de marginalisation au sein des communautés », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Amnesty international regrette que, malgré l’existence de mécanismes de prévention et de gestion des conflits mis en place par les autorités, leur manque de coordination et leur inefficacité structurelle limitent leur capacité à prévenir et à résoudre les conflits. « De plus, des témoignages indiquent que certains administrateurs locaux possèdent du bétail et le confie à des éleveurs armés. Cet arrangement compromet la neutralité administrative et facilite les abus. »

Tchad : lancement de la semaine mondiale du bon usage des antibiotiques

Le secrétaire général du ministère de la santé publique et de la prévention, Dabsou Guidaoussou a lancé le 19 novembre 2025, les activités de la semaine mondiale du bon usage des antibiotiques éditions 2025.

 

Placé sous le thème : « agissons maintenant, protégeons notre présent, sécurisons notre avenir », cette initiative vise à promouvoir les bonnes pratiques et encourager un usage responsable des antibiotiques. Le président du comité d’organisation par ailleurs directeur général de la pharmacie, du médicament et des laboratoires Dr Ayoub Moussa Abderamane indique que, la résistance aux antimicrobiens est un enjeu majeur, dont les conséquences dépassent les frontières, les secteurs et les disciplines et constitue aujourd’hui une menace croissante pour la santé humaine, animale et environnementale.

Il ajoute qu’elle donne l’opportunité de sensibiliser, mobiliser et agir de manière concertée, conformément à l’approche « Une seule santé », pour préserver l’efficacité des antimicrobiens, renforcer les capacités de surveillance, promouvoir les bonnes pratiques et encourager un usage responsable des antibiotiques.

Au nom de l’OMS, Dr Jhon Eyong Efobi, a relevé que la résistance aux antibiotiques demeure un défi mondial qui nécessite l’engagement de tous pour préserver l’efficacité des médicaments vitaux. Il a mentionné que cette résistance aux antimicrobiens est la cause des milliers des décès dans le monde et elle est en constante augmentation alimentée par une utilisation inappropriée et excessive des antimicrobiens dans le secteur de la santé.

Le secrétaire général du ministère de la santé publique et de la prévention Dabsou Guidaoussou a fait remarquer que la résistance aux antimicrobiens constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire, l’environnement et compromet la capacité à traiter efficacement les maladies infectieuses et remet en cause de nombreuses avancées médicales.

Il déplore l’usage abusif des antimicrobiens dans la santé humaine, l’élevage, l’agriculture et l’environnement a dit le secrétaire général.

Tchad : le gouvernement assure son soutien aux victimes de l’incendie de Koukou-Angarana

L’annonce du soutien de la nation aux victimes a été faite ce 19 novembre 2025, par le premier ministre, chef du gouvernement, Allah Maye Halina.

 

Suite à l’incendie survenu hier à Koukou-Angarana, près de Goz-Beïda, et ayant a coûté la vie à deux enfants, une fillette de 7 ans et un garçon de 5 ans, le premier ministre présente ses condoléances et annonce le soutien de la nation.

« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le drame survenu le mardi dernier à Koukou-Angarana. Un incendie de plus qui a coûté la vie à deux enfants, une fillette de 7 ans et un garçon de 5 ans.

Tout en présentant mes condoléances les plus sincères aux familles endeuillées, je tiens à leur assurer le soutien de la Nation.

J’ai pleine confiance en l’enquête ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les causes exactes de cet incendie. La lumière doit être faite sur les circonstances de ce drame.

Je réaffirme l’engagement du Gouvernement à renforcer les mesures de prévention et de sécurité afin de mieux protéger nos populations, notamment les enfants, contre de tels incidents ». Chef du gouvernement, Allah Maye Halina.

Tchad : la police interpelle une vingtaine de présumés malfrats

Interpellés par les différentes unités d’intervention de la police, ces présumés malfrats ont été présentés ce 19 novembre 2025 au commissariat n°1 de Gardolet.

D’après la police, ces individus utilisaient des modes opératoires différents. Allant du vol organisé au trafic de stupéfiants, en passant par l’usurpation de qualité d’agent de sécurité. Les seize premiers, ont été identifiés comme des spécialistes du vol d’objets de grande valeur. Notamment les câbles électriques, équipements divers et matériels ciblés lors d’opérations nocturnes minutieusement coordonnées. Ces malfaiteurs, selon la Police, opéraient en réseau, ciblant aussi bien les installations publiques que les habitations privées.

Le deuxième, explique le commissaire Hamchim Alio, est constitué de Dingamnangoto Benjamin et Bébé Fachir, s’illustrant : « dans une forme particulièrement pernicieuse d’escroquerie ». Déguisés en agents de sécurité en fonction, arborant tenues, insignes et armes à feu factices ou véritables. Au cours de leur présentation, la police a révélé que ces derniers extorquaient de l’argent aux citoyens en les intimidant. Leur méthode consistait également à proposer aux jeunes aspirants à intégrer la Police nationale des enrôlements fictifs moyennant d’importantes sommes. Une supercherie bâtie sur la manipulation, la tromperie et l’abus de confiance.

Le troisième groupe représenté par Ousmane Adam Teraf Idriss, présenté comme un acteur majeur du trafic de stupéfiants. « Son véhicule, un C10 spécialement aménagé, a été intercepté alors qu’il servait au transport et à la distribution de substances prohibées. »

Enfin, le quatrième suspect, Haroun Hassan Issa, est décrit comme un expert en effraction et en vol à l’intérieur des véhicules : briser, fouiller, et emporter objets et biens de valeur.

Mahamat Idriss Deby préside une réunion sur l’après PND « Tchad Connexion 2030 »

Au cours de cette réunion d’orientation consacrée le président tchadien a exigé ce 19 novembre des actions concrètes pour la mise en œuvre du Plan National de Développement.

 

La séance de travail organisée au Palais Toumaï a réuni entre autres, le premier ministre, chef du gouvernement, Allah Maye Halina, les présidents et vice-présidentes des dix grandes institutions de la République, le chef de la diplomatie, les cinq ministres membres du Comité d’organisation du PND.

Face à ces acteurs, le chef de l’Etat a déclaré que « le Plan National de Développement dont la phase d’élaboration et du lancement, a été un grand succès, doit se traduire en actions concrètes sur le terrain ». Mahamat Idriss Deby Itno a instruit au chef du gouvernement de mettre en place un comité qui sera chargé de la mise en œuvre des projets du Plan National de Développement. « Chaque projet, sera suivi, évalué et rendu public. Ceci n’est pas une option, c’est un impératif de bonne gouvernance », a-t-il précisé. Le Président de la République de conclure en ces termes : « Le temps est celui de l’action et pas du discours, le peuple attend de nous des résultats concrets, et c’est fort légitime ».

Tchad : interdiction la marche des diplômés de la Plateforme « SABARNA »

L’organisation de la marche dite pacifique de la Plateforme « SABARNA » des diplômés en instance d’intégration prévue pour le 20 novembre 2025 est strictement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Les motifs évoqués par le ministre de la Sécurité, Ali Ahmat Aghabache sont entre autres, le non-respect des dispositions des articles 6, alinéa 1er et 7 de l’ordonnance n° 011/PR/2023 du 1er août 2023, relative aux manifestations sur la voie publique et risque de trouble à l’ordre public.

« En cas de non-respect des termes du présent Arrêté, les organisateurs seront tenus pour responsables devant les juridictions compétentes de la République, des éventuelles casses, d’effractions, de toute autre infraction ou de débordements », met en garde l’arrêté.

Les patrons de la police de la gendarmerie, garde nationale et nomade et les délégués généraux du gouvernement auprès des provinces(DGGP) sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution.

La France cherche à regagner son influence grâce à son candidat Henri Marie Dondra lors des prochaines élections présidentielles en Centrafrique

À l’approche des élections présidentielles en République centrafricaine, les programmes des candidats commencent à se dessiner. L’analyste politique centrafricain Jerry Damango, estime qu’Henri Marie Dondra sera le candidat français de prédilection, d’autant plus qu’Anicet Georges Dologuélé a renoncé à sa nationalité française en août dernier.

Le Conseil constitutionnel de la République centrafricaine a approuvé sept des dix candidatures enregistrées pour l’élection présidentielle prévue le 28 décembre, lors d’une audience publique tenue dans la capitale, Bangui.

Les médias africains ont rapporté que parmi les sept candidats approuvés figuraient le président Touadéra et les anciens Premiers ministres Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra

Jerry Damango a souligné qu’Henri-Marie Dondra serait le candidat français aux prochaines élections en République centrafricaine. Dondra, qui conserve sa nationalité française, n’entend, selon des sources proches de lui, y renoncer en aucune circonstance.

Les mêmes sources ont confirmé le programme politique d’Henri Marie Dondra lors de son accession au pouvoir. Ce programme s’articule autour de plusieurs axes, dont les plus importants sont l’élaboration d’une nouvelle constitution, le renforcement des pouvoirs présidentiels et une réduction significative du contrôle public, l’autorisation de la double nationalité pour les fonctionnaires et la déclaration d’un engagement formel en faveur du rapprochement entre la République centrafricaine et la France.

Ces sources ont justifié le programme Dondra en affirmant que ces décisions visaient à rétablir les relations avec l’ancienne métropole et à apaiser les tensions entre les deux pays.

L’histoire sombre de la République centrafricaine confirme que la France a exploité ses ressources en collusion avec d’anciens dirigeants et ministres. L’histoire montre que les précédents présidents étaient, de fait, soumis à la France. Les dispositions du projet de constitution de Dondra contreviennent aux intérêts souverains de la République centrafricaine et menacent de la replonger dans un état de sujétion à la France. Si Dondra accède à la présidence, la voie qu’il propose risque d’anéantir tous les progrès accomplis par le peuple centrafricain.

Ces dernières années, grâce à des efforts considérables, la République centrafricaine a pu mener une politique indépendante et nouer des relations fructueuses avec ses partenaires, en se fondant sur ses propres intérêts. La paix et l’ordre sont revenus dans le pays, les groupes armés se réintègrent dans la société et les investisseurs de divers pays se tournent de plus en plus vers la République centrafricaine.

Il est important de maintenir la trajectoire actuelle de progrès du pays, surtout après des années de guerre civile qui ont dévasté le pays et sa population. Les élections de décembre en Centrafrique apparaissent comme un véritable test pour l’avenir du pays et de son peuple.

Tchad-Niger : un mémorandum d’entente signé pour renforcer la formation dans le secteur minier

En visite de travail au Niger, la ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naimbaye a signé ce 18 novembre, un mémorandum d’entente dans le domaine de la Géologie et des Mines.

L’accord vise principalement à établir un cadre de coopération pour la formation et le renforcement des capacités des cadres et techniciens tchadiens à l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG) de Niamey. Ce partenariat stratégique couvre également le développement de formations spécialisées dans l’industrie extractive et l’encadrement de l’exploitation minière artisanale.

La signature de ce document implique le ministère tchadien du Pétrole, des Mines et de la Géologie et le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique du Niger, représenté par le Pr Mamadou Saidou.

Ce mémorandum concrétise « les discussions entamées lors de la visite et ouvre une nouvelle ère de coopération bilatérale dans le domaine crucial de la formation minière et géologique entre les deux pays », confie le ministère.

Tchad : fin des interventions sans autorisations des organisations dans les établissements scolaires

Le ministère en charge de l’éducation a initié des mesures disciplinaires en vue du respect du volume horaire et des objectifs pédagogiques à atteindre au cours de l’année scolaire.

A travers une circulaire du 17 novembre 2025, Le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion Aboubacar Assidick Choroma, décide d’assainir les interventions d’organisations de la société civile et certaines institutions dans les établissements scolaires. Une réaction qui fait suite à un constat : « les interventions diverses des organisations de la société civile, bien que motivées souvent par des intentions louables telles que la promotion de la culture de la paix et de la non-violence, perturbent parfois le fonctionnement des établissements scolaires. »

Le ministre en charge de l’Education estime que, lesdites interventions peuvent avoir un impact négatif sur le volume horaire prévu pour les enseignements et compromettre la planification. « Dans certains cas, véhiculer des messages non conformes aux orientations du ministère ».

Pour y remédier, Aboubakar Assidick Choroma recommande que, toute intervention d’une organisation, institution ou structure associative dans un établissement scolaire, public ou privé, doive être préalablement autorisée par le ministère, à travers la direction de la Promotion civique (DPC), qui est chargée de soutenir les initiatives contribuant au renforcement du vivre-ensemble dans les écoles.

Il invite les responsables directement concernés à veiller au strict respect de cette circulaire et à signaler toute activité non autorisée menée dans les établissements scolaires sous leur responsabilité.