Tchad : la vente des intrants nutritionnels interdite dans tout le pays

Le Premier ministre, Allah-Maye Halina a pris une décision interdisant la vente des intrants nutritionnels dans tout le Tchad.

 

Dans sa circulaire du 3 octobre 2024, le chef du gouvernement regrette que les intrants nutritionnels mis à la disposition des structures sanitaires par le gouvernement et ses partenaires, destinés à la prise en charge des enfants malnutris se retrouvent souvent sur le marché, avec la complicité de certains responsables véreux.

« Dorénavant, la vente de ces produits sous toutes leurs formes est interdite sur l’ensemble du territoire national », instruit le Premier ministre.

Il met en garde les responsables des structures sanitaires et leurs réseaux dans les marchés qui continueraient à se livrer à cette pratique malsaine. Ils : « seront sévèrement punis, conformément aux textes en vigueur ».

D’ores et déjà, les autorités administratives sont instruites à l’effet de veiller à l’application stricte des termes de la présente circulaire qui ne doit souffrir d’aucune entrave, conclu la note.

Tchad : le projet de loi portant statut particulier de N’Djaména adopté

Les conseillers nationaux ont examiné et adopté le 14 octobre 2024 le projet de loi portant statut particulier de la ville de N’Djamena.

Ce projet de texte a été proposé et défendu par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat. Le projet de loi portant statut particulier de N’Djaména adopté a été approuvé, avec 152 voix pour, 6 abstentions et 2 voix contre. Il s’inscrit dans le cadre des recommandations issues du Dialogue national inclusif et souverain.

L’objectif de ce projet de loi est de revisiter les dispositions de la loi N°009/PR/2005 du 15 juillet 2005, portant statut particulier de la ville de N’Djamena, à l’effet de les adapter au contexte actuel. Des nouvelles dispositions ont été instituées pour renforcer les moyens d’action de la Commune de la ville de N’Djamena et les communes d’arrondissement, afin qu’elles puissent assurer une bonne gestion de leurs compétences.

Le service de communication du CNT rapporte que, durant le grand débat, les conseillers nationaux ont orienté leurs préoccupations sur le projet d’aménagement et du développement de la ville de N’Djamena, notamment sur la délimitation, l’intégration des nouveaux quartiers, d’où certains suggèrent la création d’autres communes, allant jusqu’à 15 arrondissements. Toutefois, ils ajoutent à leurs suggestions, l’amélioration de la ville en matière d’eau et d’électricité, le drainage des eaux de pluies et le curage des caniveaux pour la propriété de la ville, la gestion des marchés de référence et ceux des quartiers. Ils ont aussi évoqué la gestion des ressources par les responsables des communes.

La BM alerte sur l’urgence d’une réforme éducative pour un avenir durable en Afrique

Le communiqué de presse du 14 octobre de la Banque mondiale, interpelle sur la nécessité d’une réforme urgente de l’éducation pour éviter que des millions de jeunes ne soient laissés pour compte.

 

Le dernier rapport de la Banque mondiale, intitulé : « Transformer l’éducation pour une croissance inclusive », met en lumière le lien critique entre l’éducation de qualité et la croissance économique dans la région. Le rapport prévoit une croissance de 3 % pour 2024, en hausse par rapport à 2,4 % l’année précédente. Cette reprise, bien que positive, reste insuffisante pour sortir la population de la pauvreté. En effet, la croissance du PIB par habitant se limite à 0,5 %, bien en deçà des moyennes antérieures. De nombreux défis, tels que les conflits, le changement climatique et le fardeau de la dette, entravent cette dynamique.

 

« Les gouvernements africains font des progrès en matière de stabilisation financière, mais le poids de la dette limite les investissements dans des secteurs cruciaux comme l’éducation, la santé et les infrastructures », souligne Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Pour relancer la croissance, fait savoir la BM, il est essentiel que les systèmes éducatifs soient renforcés afin de préparer une main-d’œuvre compétente et qualifiée.

 

Le rapport relève que la population en âge de travailler augmente à un rythme plus rapide en Afrique que dans les autres régions, à la faveur des progrès de ces vingt dernières années dans la réduction de la mortalité infantile. Or, l’Afrique subsaharienne est aussi la région du monde qui consacre le moins de dépenses par habitant à l’éducation. « Les auteurs d’Africa’s Pulse estiment que, pour parvenir à une éducation universelle d’ici 2030, les systèmes éducatifs devraient absorber environ 170 millions d’enfants et d’adolescents supplémentaires, ce qui nécessiterait la construction d’environ 9 millions de nouvelles salles de classe et le recrutement de 11 millions d’enseignants ».

 

« À l’avenir, les jeunes Africains devront être bien instruits et correctement qualifiés pour avoir accès à des emplois de meilleure qualité et tirer parti des débouchés créés par l’économie numérique et la transition verte, » explique Dabalen. Une planification fondée sur des données probantes et des dépenses intelligentes seront essentielles pour élargir l’accès à l’éducation tout en améliorant les résultats en matière d’apprentissage et d’emploi. »

 

Actuellement, en Afrique subsaharienne, sept enfants sur dix n’ont pas accès à un enseignement préprimaire, et moins de 1,5 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans suivent une formation professionnelle, contre 10 % dans les pays à revenu élevé. Il est indispensable de combler ces lacunes pour permettre à l’Afrique subsaharienne de réaliser tout son potentiel économique et d’assurer une croissance durable et inclusive. Il est également essentiel de soutenir l’entrepreneuriat et les nouvelles startups, de permettre aux petites entreprises de se développer ainsi qu’attirer des entreprises établies, afin que les titulaires de diplômes qualifiés trouvent des opportunités d’emploi attractives lorsqu’ils entrent et progressent sur le marché du travail.

Tchad : le nouveau ministre de la sécurité prend fonction

Nommé par un décret du 12 octobre 2024, le général Ali Ahmat Akhabache, nouveau ministre de la Sécurité publique et de l’immigration a pris fonction ce lundi 14 octobre 2024.

 

Le weekend dernier, le président tchadien a procédé à un léger réaménagement ministériel. Deux nouveaux ministres ont été nommés, dont Ali Ahmat Akhabache à la sécurité, en remplacement de Mahamat Charfadine Margui. Le nouveau patron de la sécurité a pris les rênes de son département à l’issue d’une cérémonie de passation de charge, conduite par Ramatou Mahamat Houtouin, ministre secrétaire Générale du Gouvernement.

Coopération Tchad-Chine : une délégation du ministère de la Santé en mission à Pékin

Une délégation du ministère de la santé publique, dirigée par le directeur général du Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Tchad Chine (CHU-ATC) se trouve à Pékin, en Chine depuis le 09 Octobre 2024 pour un séjour de travail.

Cette mission s’inscrit dans le cadre de la Coopération entre le Tchad et la Chine, notamment l’accord entre les deux parties pour la mise à niveau du CHU-ATC en construisant un nouveau bâtiment dans l’aile Nord-Est de son enceinte.

À cet effet, les premières étapes ont déjà été entreprises, à savoir la collecte des besoins au Tchad et la conception de trois maquettes reflétant le futur bâtiment par trois entreprises chinoises. Cette mission à Peking, dirigée par le Directeur Général du CHU-ATC, Dr Oumar Hamdan Iguemir est la suite logique du processus de construction du nouveau bâtiment.

Les membres de la délégation ont d’abord rencontré la Directrice Générale de l’Agence de Coopération Économique sous le ministère du Commerce de la République Populaire de Chine, Mme Fan Wenjie, et son équipe pour l’ouverture des travaux. Elle a souhaité la bienvenue à la délégation tchadienne et l’ a félicité pour tout le travail accompli depuis le début de cette initiative de construction du nouveau bâtiment du CHU-ATC et a étalé le programme de la mission.

Par la suite, les trois entreprises ont présentés leurs maquettes lors d’une réunion dans laquelle la délégation du Tchad a pu apprécier le travail et faire quelques recommandations pour des améliorations. Après l’analyse des trois maquettes, la délégation du Tchad a choisi la troisième maquette conçue par l’entreprise Institut de Recherche et de la Conception architecturale du Nord -Est de la Chine.

Un procès-verbal a été rédigé ainsi qu’un accord entre Dr Oumar Hamdane Iguemir et Mme FAN WENJIE. Cet accord reflète le processus et le résultat de sélection de l’entreprise Institut de Recherche et de la Conception architecturale du Nord Est de la Chine.

La construction du nouveau bâtiment est prévue pour débuter durant le deuxième semestre de l’année 2025 tout en commençant par la descente sur le terrain de l’entreprise durant tout le mois de Novembre 2024.

Tchad : lancement d’un projet pilote pour la réforme de l’enseignement

Le 11 octobre, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Reounodji Frédéric, a présidé le lancement du projet Fonds – Équipe – France, visant à soutenir la professionnalisation de l’enseignement supérieur au Tchad.

 

Ce projet, financé par l’Ambassade de France au Tchad, a pour objectif de moderniser certains cursus académiques afin de renforcer les liens entre le monde académique et le secteur professionnel. Les institutions d’enseignement supérieur concernées incluent l’Université de N’Djamena, l’Université de Sarh, l’Université des Sciences et des Technologies d’Ati, l’Institut National Supérieur des Sciences Agronomiques et des Technologies Agroalimentaires de Laï, l’Institut National Supérieur des Sciences et Techniques d’Abéché, ainsi que l’Institut National Supérieur de l’Élevage de Moussoro.

Dans son allocution Reounodji Frédéric a insisté sur l’importance de préparer les étudiants non seulement à obtenir des diplômes, mais également à réussir leur insertion professionnelle. Il a appelé les responsables des institutions impliquées à s’engager activement dans la mise en œuvre du projet pour garantir des résultats tangibles.

 

Tchad : l’AMET s’oppose à la restriction imposée par la HAMA aux médias en ligne

A travers un communiqué du 13 octobre 2024, l’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) a exprimé ses vives préoccupations sur les restrictions sur les contenus audiovisuels diffusés par les médias en ligne.

L’AMET rappelle que la loi 31 du 3 décembre 2018, qui régit les médias au Tchad, ne prohibe en aucun cas la publication de contenus audiovisuels par la presse en ligne. Selon l’article 25 de cette loi, les médias en ligne sont encouragés à publier des contenus originaux, vérifiés et pertinents, sans se limiter à des formats écrits.

Dans son communiqué le président de l’AMET, Bello Bakary Mana déclare : « Nous ne savons pas de quelle loi le président de la HAMA fait référence. Si une autre législation interdisant formellement le format audiovisuel existe, nous sommes prêts à en prendre connaissance. » Ces propos soulèvent des questions quant à la légitimité des menaces de retrait des récépissés à l’encontre des médias électroniques diffusant des vidéos et des contenus sonores.

L’association insiste sur le fait que de telles déclarations vont au-delà du cadre légal actuel et pourraient gravement nuire à la liberté d’information. L’AMET appelle la HAMA à respecter la loi et à ne pas entraver l’exercice des médias en ligne, qui jouent un rôle crucial dans la diversité de l’information et le renforcement de la démocratie au Tchad.

« Nous appelons la HAMA à respecter la loi qui permet à la presse en ligne de produire du contenu audiovisuel reflet d’une presse moderne dans un pays en refondation », souligne le communiqué. » L’AMET affirme qu’elle est prête à engager toutes les actions légales nécessaires pour défendre les droits des médias en ligne et collaborer avec les organisations de défense des droits humains et les associations de journalistes.

Tchad : le ministre de l’Education annonce la distribution des manuels scolaires

Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Gana Boukar, a reçu, le 10 octobre 2024, le représentant intérimaire de l’UNICEF au Tchad, M. Marcel Ouattara.

Les deux personnalités ont échangé sur la distribution des manuels scolaires (de lecture et de calcul des Cours Préparatoires) et des tables-bancs, dans les différentes écoles du pays. Les manuels scolaires sont réceptionnés récemment.

Le ministre a souligné l’importance d’un mécanisme de distribution efficace. Il a insisté sur la nécessité d’assurer transparence et traçabilité.

Le ministre et le diplomate ont exprimé leur volonté de renforcer leur collaboration afin de promouvoir davantage l’éducation au Tchad.

 

Tchad : des diplomates accrédités présentent leurs lettres d’accréditation au chef de la diplomatie

Abdouraman Koulamallah, ministre tchadien en charge des Affaires étrangères, à reçu le 10 octobre 2024, quelques patrons des représentations diplomatiques accrédités au Tchad.

 

Parmi les participants figuraient l’Ambassadeur d’Afrique du Sud, S.E.M. Muzikayifani Khehla Joseph Nkosi, l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, S.E.M. Wang Xining, et l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, S.E.M. Vladimir Sokolenko.

Ces audiences ont été l’occasion d’explorer les perspectives de coopération bilatérale et de discuter des moyens de renforcer les relations entre le Tchad et ces nations partenaires. Le dialogue engagé témoigne de l’engagement du Tchad à développer des relations internationales solides et mutuellement bénéfiques.

Tchad : l’UNICEF remet 48 véhicules et 500 motos au ministère de la Santé Le 10 octobre 2024, le ministère de la Santé Publique du Tchad a reçu un important don de l’UNICEF, soutenu financièrement par l’Alliance GAVI et la Banque Mondiale. Ce don comprend 48 véhicules et 500 motos, visant à améliorer la mobilité des équipes de santé dans le pays. Cette initiative vise à renforcer l’accès aux services de vaccination, en particulier dans les zones les plus reculées. Les nouveaux moyens de transport permettront non seulement d’assurer la distribution efficace des vaccins, mais aussi d’améliorer la supervision des activités dans les centres de santé par les équipes des districts. Dr Marcel S. Ouattara, représentant de l’UNICEF, a souligné l’importance de ce soutien pour réduire le nombre d’enfants non vaccinés et a exprimé sa gratitude envers le gouvernement tchadien pour sa collaboration. Le ministre de la Santé Publique, Dr Abdelmadjid Abderahim, a également évoqué le rôle central de la vaccination dans le cadre de la réforme du système de santé initiée par le Président Mahamat Idriss Deby Itno. Il a invité les structures bénéficiaires à utiliser ces ressources de manière efficace pour transformer le système de santé, tout en répondant aux défis actuels, notamment l’afflux de réfugiés soudanais.

Le 10 octobre 2024, le ministère de la Santé Publique du Tchad a reçu un important don de l’UNICEF, soutenu financièrement par l’Alliance GAVI et la Banque Mondiale.

 

Ce don comprend 48 véhicules et 500 motos, visant à améliorer la mobilité des équipes de santé dans le pays. Cette initiative vise à renforcer l’accès aux services de vaccination, en particulier dans les zones les plus reculées. Les nouveaux moyens de transport permettront non seulement d’assurer la distribution efficace des vaccins, mais aussi d’améliorer la supervision des activités dans les centres de santé par les équipes des districts.

Dr Marcel S. Ouattara, représentant de l’UNICEF, a souligné l’importance de ce soutien pour réduire le nombre d’enfants non vaccinés et a exprimé sa gratitude envers le gouvernement tchadien pour sa collaboration.

Le ministre de la Santé Publique, Dr Abdelmadjid Abderahim, a également évoqué le rôle central de la vaccination dans le cadre de la réforme du système de santé initiée par le Président Mahamat Idriss Deby Itno. Il a invité les structures bénéficiaires à utiliser ces ressources de manière efficace pour transformer le système de santé, tout en répondant aux défis actuels, notamment l’afflux de réfugiés soudanais.