Tchad : les leaders politiques arrêtés conduits à la maison d’arrêt de Klessoum

Sur ordre du procureur de la République, leaders des partis politiques membres du GCAP ont été placés sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Klessoum.

 

Arrêtés samedi dernier, le 25 avril 2026, les mis en cause, membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (Gcap), une coalition de formations politiques d’opposition et de représentants de la société civile GCAP ont été auditionnés ce mardi, 28 Avril 2026, au Palais de justice. Après leur audition, le procureur de la République près la cour de N’Djamena a ordonné leur transfert à la maison d’arrêt. Les chefs d’accusation évoqués : « attroupement armé, association de malfaiteurs, mouvement insurrectionnel, rébellion ainsi que détention illégale d’armes de guerre »

La veille de leur interpellation, notamment le 24 avril, la Coalition jugée illégale a été interdite par la Cour suprême et interdite d’activités. Quelques jours avant, le ministre de la Sécurité avait interdit, à travers un arrêté la marche annoncée du CGAP.

La marche du 2 mai vise selon les organisateurs à dénoncer l’injustice, l’exclusion et pour le rétablissement de nos droits, de nos libertés et de la justice.

Tchad : arrestation des leaders politiques, l’opposition dénonce une « dérive dictatoriale »

Le 25 avril 2026, neuf dirigeants du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) ont été interpellés et placés en garde à vue à N’Djaména. Ces arrestations ravivent le débat sur l’état de droit au Tchad.

 

Depuis quelques jours le climat politique est sous tension au Tchad. Des voix s’élèvent pour dénoncer les arrestations des leaders de partis politiques, membres du GCAP. Le parti Tchad Uni s’est dit préoccupé après les premières interpellations. Dans un communiqué, la formation politique dénonce des actes qu’elle qualifie de particulièrement graves et réclame la libération immédiate des responsables de l’opposition arrêtés. Le parti prévient contre une détérioration du climat politique au Tchad. Le parti Tchad Uni pointe du doigt le système en place, conduit par le Mouvement Patriotique du Salut et ses alliés.

Les Transformateurs estiment que, par respect pour les droits fondamentaux, « l’arbitraire ne doit pas être la règle dans notre pays. » Le parti de Succès Masra dénonce l’arrestation des différents leaders des partis politiques dont le prof Avoksouma Djona du parti les Démocrates, Max Kemkoye du parti UDP, Neatobeye Bidi Valentin du parti PAP/JS d’autres.

« Ces faits rappellent de manière préoccupante l’arrestation arbitraire du président Succès Masra depuis le 16 Mai 2025 », peut-on lire dans le communiqué. Pour les Transformateurs, « la violence et la brutalité ne font pas avancer un pays dans l’unité, la justice et l’égalité que tous les Tchadiens attendent. »

L’ancien ministre de l’Eduction, Dr Ndolembaï Sade Njesada, par ailleurs vice-président des Transformateurs s’offusque. « Lorsqu’un citoyen, fût-il un leader politique, est privé de sa liberté en dehors des garanties prévues par la loi, c’est l’État de droit lui-même qui vacille », déclare-t-il. Il pense que le Tchad mérite mieux. « Il mérite des institutions fortes, respectueuses des libertés publiques. Il mérite un climat politique apaisé, où le débat contradictoire n’est pas perçu comme une menace, mais comme une richesse indispensable à la consolidation démocratique. »

Dr Ndolembaï Sade Njesada note qu’il est temps de mettre de côté les antagonismes stériles, non pour renoncer aux convictions, mais pour les inscrire dans un cadre républicain, ordonné et respectueux.

Dans un communiqué, le FACT, principal groupe armé condamne avec la plus grande fermeté : « cette dérive dictatoriale d’un autre âge ». Le principal groupe politico-militaire tchadien apporte son soutien total aux leaders du groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP). Le FACT lance un appel aux forces vives de la Nation, aux Tchadiens épris de paix et de justice, de dire non à la junte sans aucune complaisance. Et appelons les pays amis du Tchad et les organisations des droits de l’Homme à soutenir le peuple tchadien dans sa lutte pour l’alternance.

Cette vague d’arrestations des leaders politiques du GCAP précède la « marche de protestation et d’indignation » du 2 mai. La coalition entend se rendre dans la rue pour dénoncer l’injustice, l’exclusion et pour le rétablissement de nos droits, de nos libertés et de la justice. Cette manifestation a été interdite par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration.

Tchad : Marche du 2 mai, le GCAP évoque un potentiel massacre et interpelle la communauté internationale

Dans une lettre adressée à la Communauté internationale le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) dénonce demande d’activer les mécanismes internationaux de surveillance des droits de l’Homme en vue de sa marche du 2 mai.

Le GCAP a programmé une marche pour s’indigner et protester contre l’absence des droits civiques et politiques, des libertés publiques et contre l’injustice au Tchad. L’objectif, apprend-on, est de réclamer la restauration et le respect des droits, des libertés et de la justice en tant que fondement de l’État et recours ultime des citoyens. L’organisation évoque des précédents en citant les évènements tristes du 20 octobre 2022 où plus de 300 sont mortes et : « l’assassinat militaire de Yaya Dillo sous l’impunité totale le 28 février 2024 ». Le groupe signale qu’aucune suite n’a été donnée à l’enquête de type international promise par le gouvernement.

Dans la suite de son énumération, le GCAP évoque l’enlèvement le 16 mai 2025 de Masra Succès suivi de sa condamnation invraisemblable et inique, la déchéance intolérablement illégale de nationalité de Charfadine Galmaye et Makaïla N’guebla, l’arrestation puis la condamnation du syndicaliste Djimodouel Faustin, pour ne citer que cela.

Tout ceci pour dénoncer, une succession d’évènements dont, les enlèvements, les tortures, les emprisonnements extra judiciaires dans des prisons secrètes et assassinats sous totale impunité, l’exclusion outrancière, l’injustice innommable, la fermeture totale et stricte de l’espace politique et le contrôle accentué des libertés publiques.

Ainsi, en perspective de la marche du 2 mai 2026, le GCAP craint le même sort et met la communauté internationale face à ses responsabilités. Il signale que pour cette manifestation des vies sont en jeu et que les organisations internationales seront tenues pour témoins si elles décident de se taire comme par le passé.

Dans sa lettre, le Groupe de Concertation des Acteurs Politique renseigne que « tous ceux qui essaient de critiquer la mal gouvernance, de dénoncer les cas d’assassinats ou la vie chère, de revendiquer le mieux-êtresont systématiquement pris pour des ennemis, pris en filature, traqués et enlevés par l’ANS sinon tués par un commando des hommes encagoulés non identifiés. »

Le GCAP brandit des chiffes supplémentaires en indiquant qu’en seulement cinq ans du pouvoir a, l’on en dénombre plus de 1 230 morts et 472 tchadiens contraints politiquement sous menace d’emprisonnement ou de mort de quitter leur pays où des centaines restent sans papiers légaux à l’étranger et d’autres par dizaines de milliers sont obligés à prendre les armes pour lutter autrement, au prix de leurs vies, contre l’injustice et l’exclusion.

Tchad : le GCAP se retire définitivement de la scène politique

Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), composé de 14 partis politiques de l’opposition, a annoncé ce vendredi 31 octobre 2025, son retrait définitif de la scène politique au Tchad et la fermeture de leurs sièges.

Pour les formations politiques appartenant à cette corporation, « la démocratie est morte et enterrée au pays de Toumaï. Ce départ intervient dans un contexte marqué par, des tensions persistantes autour du processus démocratique national.

Le GCAP regrette que, les institutions soient devenues de simples instruments de pouvoir, réduisant l’opposition à une façade décorative. « Ceci n’est ni une démission, ni une résignation. C’est un acte politique qui entrera dans l’encyclopédie de la lutte de l’opposition tchadienne », déclare Max Kemkoye, porte-parole.

L’un des cadres du groupe a laissé entendre que le «Tchad n’a plus besoin d’opposition ; le pouvoir parle seul et agit seul. Il n’y a plus de démocratie ».

Tchad : le GCAP s’oppose à la révision technique de la Constitution

Le groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) a fait état de son indignation à travers une déclaration rendu public le 16 septembre 2025.

Une réaction qui fait suite, à l’adoption, à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi constitutionnelle portant révision technique de la Constitution du 29 décembre 2023. Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques, cette révision est une falsification du droit. Le porte-parole du Groupe, Max Kemkoye, explique qu’une proposition de loi ne peut porter sur la Constitution, compétence réservée au gouvernement ou au président de la République. Il dénonce, la convocation du Congrès par le président de l’Assemblée nationale et la création d’une Commission mixte paritaire violent également la Constitution et l’indépendance des deux chambres.

Le GCAP estime que cette réforme vise uniquement à pérenniser le pouvoir personnel de Mahamat Idriss Déby Itno, qui confond l’État et son parti. Cette dérive transformerait le Tchad en parti-État et concentrerait entre ses mains le pouvoir politique, militaire et économique, s’indigne-t-il.

Le GCAP craint que cette fuite en avant puisse conduire au rétablissement de la peine de mort pour éliminer les opposants sous couvert de légalité. Et invite les Tchadiens à comprendre la gravité du moment : cette révision n’est pas faite pour la République, mais pour assurer la mainmise totale de Mahamat Idriss Déby Itno sur le pays.

 

Tchad : le GCAP réaffirme son boycott des élections couplées du 29 décembre

Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a organisé le mercredi 13 novembre un point de presse pour restituer les résultats de ses échanges avec la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).

 

Lors de cette rencontre, Max Kemkoye, porte-parole du GCAP, a fermement réaffirmé la position de son groupe de ne pas participer aux élections locales, dénonçant des conditions qu’il juge incompatibles avec une élection transparente et démocratique.

Selon le GCAP, la participation à ces élections dans un cadre dépourvu de garanties suffisantes pour contester les résultats serait équivalente à accepter la fraude, la suspension des libertés publiques et à enterrer toute possibilité de transparence. Le groupe a notamment fait référence aux ordonnances 8, 9, 10 et 11, qu’il considère comme des instruments légaux ayant permis de manipuler les conditions électorales au détriment de la démocratie. Max Kemkoye a souligné que ce processus n’était qu’une mascarade visant à légitimer un système qui ne respecte pas les principes fondamentaux de la gouvernance démocratique.

« Participer à ces élections, c’est accepter d’enterrer la transparence électorale et de légaliser la fraude. Nous refusons de cautionner ce système », a déclaré Kemkoye lors de la conférence.

L’un des points saillants du point de presse a été la critique acerbe de la mission de facilitation menée par la CEEAC. Selon le GCAP, la CEEAC avait une occasion unique de redorer son image en s’opposant au régime en place et en soutenant un processus électoral véritablement démocratique. « Malheureusement, en raison des liens entre Félix Tshisekedi et Mahamat Idriss Déby, la CEEAC a clôturé sa mission de facilitation par un échec total », poursuit le porte-parole.

Tchad : le ministre de la Sécurité publique interdit la manifestation prévue le 24 février

Le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, Mahamat Charfadine Margui, par arrêté du 22 février 2024, interdit la manifestation du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP).

La manifestation du GCAP contre l’augmentation des produits pétroliers vient d’être interdite. D’après le ministre en charge de la Sécurité publique, il s’agit des : « appels insurrectionnels.» Le motif d’interdiction évoquée par Mahamat Charfadine Margui, sont entre autres : le non-respect des dispositions portant manifestations sur la voie publique et le risque de trouble à l’ordre public.

Le ministre de la sécurité met les organisateurs en garde : « en cas de non-respect des termes du présent arrêté, les organisateurs seront tenus pour responsables devant les Juridictions de la République des éventuelles casses, d’effractions, de toute autre infraction ou de débordements. »

Pour rappel, les partis politiques membres du GCAP ont invité les populations à sortir massivement manifester le samedi 24 février 2024, si l’arrêté portant augmentation du prix des produits pétroliers n’est pas retiré.

Tchad : le Groupe de concertations des acteurs politiques appelle à manifester contre la hausse du prix du carburant

Les partis politiques membres du GCAP invitent les populations du Tchad à manifester le samedi 24 février 2024, si l’arrêté portant augmentation du prix des produits pétroliers n’est pas retiré.

 

L’augmentation du prix du carburant fait grand bruit au Tchad depuis l’instauration de la mesure. Les collectifs et syndicats de transporteurs, les acteurs de la société civile et les partis politiques condamnent s’indignent. Plusieurs entités ont appelé à une grève pour manifester le mécontentement des usagers.

Le Groupe de concertations des acteurs politiques (GCAP) s’insurge et appelle à manifester: « d’ici trois jours, si cet arrêté inique portant augmentation des prix du carburant n’est pas retiré, le samedi 24 février 2024, dès 6H00 jusqu’à 9 heures, sortons massivement sur toutes l’étendue du territoire dans les Chefs lieu des Provinces, Départements et Communes pour investir les rues, manifester pacifiquement notre désapprobation vis-à-vis de cette injustice mortifère.»

En plus de l’augmentation du prix du carburant, le collectif dénonce, une situation de pauvreté absolue et une cherté de vie étouffante en plus de la famine certaine sans mesure adéquate de prévention qui guette; le manque de revenu minimum pour se garantir l’alimentation ou la nourriture, l’accès à l’eau potable et à la santé ; et l’insécurité permanente et grandissante et aux différentes formes de violation de nos droits et libertés.

« Et, c’est malheureusement dans ces conditions que ces autorités de transition, dans une logique de prédation excessive, se sont désormais tournées vers nous les pauvres populations, pour nous asservir et saigner à blanc », s’alarme le groupe de concertations.