Tchad : l’Université de N’Djamena peine à décoller après 50 ans d’existence

Créé en 1971, l’Université de N’Djamena célèbre du 04 au 09 mai 2022, ses cinquante ans. Malgré son demi-siècle, ce temple du savoir ne répond pas aux attentes.

Cinquante ans après sa création, l’Université de N’Djamena est à la traine. L’institution universitaire souffre d’un manque criard ressources humaines, financières et matérielles. Egalement le non-respect du calendrier académique avec pour corollaire, les années élargies.

Sur le plan infrastructurel, les bâtiments et différentes construction sont vétustes. L’on remarque également un manque d’équipements. Or le monde avance au rythme du numérique.

L’Université de N’Djamena en chiffre c’est, plus de 30.000 étudiants pour 7 facultés. Les campus sont repartis en 4, notamment, Toukra, Ardepdjoumal, Gardolé et Farcha. Le ratio enseignant/étudiants n’est vraisemblablement pas respecté. D’après l’Université de N’Djamena, 600 enseignants sont enregistrés. A savoir, 12 Professeurs titulaires, 49 Maîtres de Conférences, 175 Maîtres Assistants et 364 Assistants d’universités.

Au cours du lancement des activités marquant le cinquantenaire, le président de l’Université a posé quelques doléances au premier ministre de transition. Le Pr Mahamat Saleh Daoussa Hagar, souhaite que le gouvernement accompagne : « cette première université du pays qui manque des ressources financières et matérielles conséquentes. »

Le premier ministre de Transition Pahimi Padacké Albert a déclaré promet que le gouvernement répondra favorablement aux doléances posées afin de relever les Il promet également, la finition des travaux de construction du campus de Toukra, qui selon lui, est une priorité absolue.

Tchad : un étudiant grièvement blessé par un conducteur de bus

Dans la matinée du lundi 04 avril 2022, un étudiant a été blessé par couteau à l’université de N’Djamena par un conducteur de bus. La victime a été conduite dans un centre hospitalier.

Un autre incident qui a défrayé la chronique à l’université d’Ardep Djoumal. Cette fois, il ne s’agit pas de grève d’étudiants, moins encore d’une confrontation entre apprenants et enseignants. Mais de chauffeur à étudiant. D’après ce qui est parvenu à la rédaction de Journal du Tchad, les étudiants ont décidé d’empêcher les bus de circuler en guise de protestation. Car un seul bus, fait le tronçon N’Djari-Farcha. Laquelle situation fait les étudiants arrivés aux cours en retard.

C’est alors que le chauffeur de l’un des bus encerclés a essayé de foncer droit sur les étudiants. Bloqué, il a sorti le couteau et a grièvement blessé un étudiant au front. La victime a été admise aux urgences.

Un des pensionnaires de l’université a déploré l’acte du conducteur. «Aujourd’hui, on a barricadé tous les bus et on a demandé aux chauffeurs de descendre. Certains ont accepté. Un seul a fait la tête dur et a failli écraser des étudiants », a déclaré l’étudiant. Le chauffeur a été arrêté avant d’être relaxé le même jour.

Tchad : grève sèche et illimitée à l’Université de N’Djamena

Pas de cours à l’université de N’Djamena depuis le début de semaine. Les étudiants ont entamé une grève sèche et illimitée, comme annoncée le 13 décembre dernier.

À l’issue de l’assemblée générale du 13 décembre 2021, les étudiants de l’Université de N’Djamena ont annoncé une cessation de cours si leurs revendications sont ignorées. Il s’agit entre autres, de la réhabilitation de leurs camarades exclus et le départ sans condition, du président de l’institution universitaire.

N’ayant pas eu de suite favorable, les apprenants ont cessé de se rendre au campus d’Ardepjoumal. C’est une grève sèche et illimitée, apprend-on. Les bus nouvellement acquis sont également aux arrêts.

Le secrétaire exécutif de l’UNET, section de N’Djamena, Yaya Barkaïn estime que l’exclusion de leurs camarades relève d’un règlement de compte. Ce qui motive les étudiants à exiger leur réhabilitation sans conditions. Il s’agit en effet, des étudiants suspendus le 4 octobre 2021 pour « perturbations des activités académiques ». L’UNET exige également le départ immédiat du président de l’université.

Tchad : les étudiants exigent le départ du président de l’université

A l’issue de l’Assemblée général du 13 décembre 2021, les étudiants ont demandé le départ immédiat du président de l’université. Ils exigent également, la réhabilitation sans conditions de leurs 3 camarades exclus.

L’UNET section de N’Djamena s’est regroupé hier lundi au campus d’Ardepjoumal. Au menu des échanges, le départ immédiat du président du Conseil d’administration de l’institution universitaire.

Le secrétaire exécutif de l’UNET, Yaya Barkaï est revenu sur les différentes revendications des étudiants. Parmi lesquels, la réhabilitation sans condition de leurs trois camarades exclus. Il relève également que, les conditions dans lesquelles ils étudient sont inconfortables. Yaya Barkaï l’amélioration de ces conditions.

Les étudiants de N’Djamena entendent entrer en grève sèche et illimitée si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

Pour rappel, le 04 octobre dernier, le président de l’Université de N’Djamena, Mahamat Saleh Daoussa Haggar a définitivement exclu trois étudiants. Avec pour reproche : « perturbations des activités académiques ». Il s’agit de deux étudiants de philosophie et un étudiant de STIC, tous en 3ème année.

Université de N’Djamena : les enseignants vacataires demandent leurs droits de vacations

Depuis 2013, les enseignants chercheurs vacataires de l’université de N’Djamena, ne sont payés. Une situation qu’ils ne supportent plus.

A l’université de N’Djamena, l’ambiance n’est pas bon enfant du côté des enseignants. Les chercheurs vacataires réclament leurs arriérés de payement. Une situation qui dure depuis 2013, ils veulent y mettre un terme. Il faut le dire, à cela s’est ajoutée la décision du président de l’université de N’Djamena de les suspendre.

Bolnan Fréderic, président du Collectif National des Enseignants Chercheurs vacataires du supérieur avait donné trois jours pour que les choses changent. « Dans les trois jours qui suivent si rien n’est fait nous allons nous constituer en prisonniers », a-t-il souligné.

« Les enseignants vacataires doivent prendre leur mal en patience et que la suspension est temporaire. S’il y a des heures où on n’arrive pas à pourvoir certaines classes avec les enseignants permanents, on peut faire appel aux enseignants vacataires », avait répondu le Pr Mahamat Barka, président de l’université de N’Djamena.

Une suspension selon Mahamat Barka, qui permettra à l’administration des quatre facultés de responsabiliser les enseignants permanents.

Université de N’Djamena : des enseignants vacataires réclament leurs honoraires

Les enseignants vacataires de l’université de N’Djamena donnent un délai de 72 h au président de ladite université pour le paiement de leurs honoraires. Sinon ils vont se faire prisonniers.

« Nous avons fait des prestations et il y a de cela  deux ou trois ans pour certaines personnes qui n’ont pas reçu de l’argent pour leur prestation. Nous avons mené des démarches et  depuis deux mois le gouvernement a ordonné le décaissement de 120.000 000 de francs CFA partiellement par rapport à notre revendication », a fait savoir Bolnan Eric, le porte-parole des enseignants vacataires à nos confrères de la radio Fm Liberté.

Depuis lors c’est un langage confus que tient le président de l’université de N’Djamena, accuse Bolnan Eric. D’après lui, le recteur leur a fait savoir que l’ordre de virement a été déjà signé depuis deux mois et qu’il ne reste que le décaissement. Par la suite, le recteur avance comme explication que le rectorat est en congé donc c’est après la reprise que le comptable ira pour le décaissement. Alors que Bolnan Eric affirme que selon leur investigation, l’argent est déjà placé sur le compte du rectorat. Même après la reprise, rien n’est fait.

En somme, ces enseignants donnent un ultimatum de 72h pour le paiement de leurs honoraires. Passé ce délai, ils vont se constituent en prisonnier dans le bureau du président de l’université de N’Djamena. « Nous avons fini tous nos voies de recours. Qu’est ce qui reste encore à faire ? si on est prisonnier c’est mieux que de rester dehors et sortir prendre un sac pensant qu’on va rentrer avec quelque chose pour les enfants », déclare Bolnan Eric, le porte-parole des enseignants vacataires.