Le Cameroun crée un poste de vice-président de la République

Le projet de texte soumis à l’examen au congrès envisage la modification de six articles de la Constitution pour donner de la place au poste de vice-président de la République.

La modification de la Constitution en cours au Parlement cible les articles 5, 6, 7, 10, 53, 66 et vise les réformes institutionnelles avec la création du poste de vice-président de la République. L’exposé des motifs du texte en examen au congrès indique le mode de désignation du vice-président, la durée des fonctions, sa place dans la succession en cas de vacance de poste du président ainsi que ses privilèges.

En effet, le vice-président de la République peut être nommé par le président de la République qui peut aussi mettre fin à ses fonctions. Ses fonctions sont celles que le président de la République lui délègue de manière expresse. Son mandat ne peut excéder celui du président de la République qui est de sept ans.

Dans le cadre de la succession à la présidence de la République en cas de vacance de poste de président, le vice-président jouera un rôle capital. Il va achever le mandat du président de la République, après prestation de serment dans les mêmes formes et conditions que celles du président. Une fois qu’il prête serment, il procède à la nomination d’un nouveau vice-président pour l’assister. En cas d’empêchement du vice-président ou si le poste n’est pas pourvu, une élection est organisée pour pourvoir au poste de président de la République.

Ce changement apporte une évolution en mettant le président du Sénat au second rôle dans le cadre de la vacance. Celui-ci ne peut assurer l’intérim qu’en cas d’empêchement du vice-président ou lorsque le poste n’est pas pourvu. Ce qui se détache de l’ordre actuel qui place le président du Sénat comme principale personnalité chargée d’assurer l’intérim en cas de vacance de poste du président de la République.

Par ailleurs, le vice-président de la République est soumis à l’exigence de la déclaration des avoirs imposée par l’article 66 de la Constitution. Il est justiciable devant la Haute Cour de justice ; jouit des privilèges, avantages, immunités qu’une loi va fixer. L’introduction du poste de vice-président exige aussi la modification du Code électoral ainsi que de la loi portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel.

Sport : un tchadien a été élu vice-président de la Confédération africaine de volley-ball

A l’issue de l’Assemblée générale de la confédération africaine de volley-ball (CAV) du dimanche 25 octobre 2020, le général Idriss Dokony Adiker a été désigné au poste de vice-président

Après de longues années d’exercice pour l’épanouissement du sport tchadien, le général Idriss Dokony Adiker va mettre son savoir-faire au sein de l’instance faitière de la discipline en Afrique. Il a été élu vice-président de la CAV lors de l’assemblée générale élective tenue par visioconférence dans la soirée du 25 octobre. Il exercera aux cotés de la nouvelle présidente de l’institution, la marocaine Bouchra Hajij, élue avec 42 suffrages sur 54 contre 12 pour adversaire égyptien, Amr Elvani.

Le nouveau vice-président de l’instance continentale du volley-ball a été autres, président de la fédération tchadienne de volley-ball, président du Comité olympique et sportif tchadien, membre de la fédération sportive de solidarité islamique et vice-président de l’association francophone de comités nationaux olympiques.

Le nouvel exécutif de la fédération africaine de volley-ball a été élu pour un mandat de quatre ans. Ils ont pour mission de rehausser le niveau de la discipline.

CEEAC : les ministres des affaires étrangères des pays membres préparent la prochaine session ordinaire des chefs d’Etats

En prélude à la 17e session ordinaire des Chefs d’Etats de Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), les ministres sont réunis par visio-conférence pour présélectionner les candidats aux postes de la Commission rénovée.

Sur convocation du chef d’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, par ailleurs président en exercice de la CEEAC, les chefs d’Etats de la Commission tiendront le 30 juillet prochain la 17e session ordinaire par visio-conférence. Le sommet sera consacré à la Réforme institutionnelle de la CEEAC.

Les rencontres des ministres des affaires étrangères de la sous-région ouvert depuis le 26 juillet par visio-conférence ont pour objectif de présélectionner les candidats pour la vice-présidence et les cinq postes de commissaire. Après examen et validation du rapport des ministres, les Chefs d’Etats vont désigner les différents responsables.

Rappelons que la réforme institutionnelle de la CEEAC a été décidée au cours de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement du 25 mai 2015, à N’Djamena. Son objectif est d’améliorer l’efficacité et l’efficience en vue de faire de la sous-région une communauté viable et forte, dotée d’un exécutif et d’une nouvelle architecture. Egalement à contribuer à l’accélération du processus de nationalisation des communautés économiques régionales de l’Afrique central.