Tchad : le stade de Mandjafa, porte désormais le nom de Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno

La toute nouvelle infrastructure, le premier stade tchadien répondant aux normes de la FIFA est baptisé Stade Olympique maréchal Idriss Deby Itno, en hommage à l’ancien président tchadien tombé au front.

 

Le Tchad a officiellement réceptionné les clés du stade de Mandjafa le 11 mai 2025. L’infrastructure sportive est le fruit de la coopération entre le Tchad et la République populaire de Chine. L’inauguration de ce stade 33 000 places est prévue à la fin du mois de mai 2025.

Par un décret signé ce 12 mai, le président en exercice, Mahamat Idriss Deby, décidé de rendre hommage à son père en le baptisant :  » Stade Olympique Maréchal Idriss Deby Itno ».

Coopération : retour volontaire de 175 Tchadiens de Libye 

Ils étaient retenus dans des centres de migration irrégulière, fait savoir l’ambassade du Tchad en Libye. Les 175 tchadiens ont quitté ont quitté Tripoli pour N’Djamena.

En étroite collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et en coordination avec les autorités libyennes compétentes, l’Ambassade de la République du Tchad auprès de l’État de Libye a activement contribué au déroulement d’un vol humanitaire spécial reliant Tripoli à N’Djamena. Cette opération s’est inscrite dans le cadre du Programme de Retour Volontaire Humanitaire (RVH), permettant ainsi, , le retour sûr de cent soixante-quinze (175) ressortissants tchadiens précédemment retenus dans des centres de migration irrégulière, et leur arrivée en toute quiétude sur le territoire national.

L’Ambassade tient à exprimer sa sincère gratitude et sa profonde reconnaissance à l’Organisation Internationale pour les Migrations et aux autorités libyennes compétentes pour la coopération fructueuse, coordination efficace et partenariat distingué.

Le Tchad réceptionne officiellement le stade de Mandjafa

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, et l’Ambassadeur de la République populaire de Chine, WANG xining ont paraphé ce lundi 12 mai, l’accord de réception du stade de Mandjafa au Tchad.

 

Quelques jours avant son inauguration, à la fin de mois de mai 2025, le stade de Mandjafa, première infrastructure répondant aux normes FIFA a été réceptionné par le Tchad. D’une capacité de plus de 30 000 places, ce stade est le fruit de la coopération entre le Tchad et la République populaire de Chine. Il permettra aux Saos de disputer leurs matchs à domicile, sur place. Ce qui éviterait les tracasseries liées à la logistique et aux finances.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, a souligné le rôle structurant de cette infrastructure dans le rayonnement du sport et de la jeunesse tchadienne. Il exprime sa profonde reconnaissance à l’égard de la République populaire de Chine pour son soutien constant au développement des projets majeurs au Tchad. Ce geste hautement significatif illustre la solidité des liens d’amitié entre les deux nations, fondés sur un partenariat sincère, respectueux et mutuellement bénéfique. « Le stade de Mandjafa s’inscrit ainsi dans la continuité d’une coopération bilatérale exemplaire, appelée à se renforcer dans les années à venir au service du progrès et du développement durable ».

Tchad : Ouverture du Fing Zam, les Moundang célèbrent leur culture à Léré

Les Moundang du monde entier se donnent rendez-vous à Léré, département du Lac Léré, province du Mayo Kebbi Ouest du 12 au 15 mai 2025, pour célébrer leur patrimoine, transmettre et partager les valeurs ancestrales.

Placé sous le thème : « L’unité et la solidarité du peuple Moundang face aux défis du développement » la 3ᵉ édition du Festival international des Arts et de la Culture Moundang, «FING ZAM 3» démarre dès ce jour. L’évènement qui s’étend sur trois jours pour célébrer l’héritage, sera meublé par, des danses traditionnelles rythmées par le son des tambours, des parures éclatantes aux couleurs vibrantes, une vision exceptionnelle de l’artisanat et la gastronomie. Le FING ZAM est le moment idéal pour les Moundang du monde entier de se frotter à leurs parents, de faire leur connaissance. De découvrir leurs cultures.

Le ministre du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, a effectué, est arrivé ce jour à Léré. Il présidera la cérémonie officielle de lancement du Festival des Arts et de la Culture Moundang.

« Nous avons conçu ce Festival comme un lieu de rassemblement et d’unité, de fraternité, de réconciliation et de rayonnement de notre culture Moundang », indique le Médiateur de la République, Saleh Kebzabo.

Tchad : cinq groupes de présumés malfrats présentés publiquement

Le 11 mai 2025 au central N°2 de Ndjari, dans le 8ᵉ arrondissement de la capitale, la police a présenté 19 présumés malfrats devant la presse.

Ils sont : « soupçonnés de porter atteinte à la tranquillité publique, à la santé des citoyens, à l’ordre économique et à la sécurité des personnes », a déclaré avec gravité le porte-parole de la Police, le contrôleur général, Paul Manga, avant de dévoiler le mode opératoire de chacun des groupes interpellés.

Le premier groupe mis en cause se spécialise dans la falsification de produits cosmétiques. Derrière des emballages attrayants se cachent des substances toxiques, fabriquées artisanalement, et écoulées en toute illégalité sur les marchés locaux. Un danger silencieux que la police a su débusquer à temps.

Le deuxième groupe, quant à lui, a été pris en flagrant délit de trafic de stupéfiants.À bord d’un véhicule de marque Toundoura aménagé pour dissimuler les produits illicites. Ces individus s’apprêtaient à inonder l’intérieur du pays avant d’être interceptés grâce à la vigilance des forces de sécurité intérieure.

Le troisième groupe est accusé de falsification de documents administratifs. Matricules, cartes grise, papier de véhicules. « Rien n’échappait à leur réseau bien huilé, désormais démantelé ».

Le quatrième groupe est une bande de jeunes délinquants qui opérait aux abords du site de la Basilique au quartier dans le septième arrondissement leur cible : des élèves venus réviser paisiblement au bord du fleuve. Agressions, intimidations, vols… Une série d’actes qui a été démantelé grâce à la précieuse collaboration de la population, déterminée à en finir avec l’insécurité.

Enfin, le cinquième groupe regroupe des agresseurs notoires, qualifiés de « bandits des grands chemins » par la police. Leur interpellation constitue un soulagement pour de nombreuses personnes terrorisées par leurs agissements.

Communique du Parquet de Bangui sur Armel Sayo

Communique du Parquet de Bangui sur Armel Sayo

Le chef rebelle Armel Sayo a été arrêté au Cameroun et est détenu en République centrafricaine depuis lundi. Il est accusé de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’atteinte à la sûreté de l’État, selon un communiqué publié par le Procureur de la République près le tribunal de Grande Instance de Bangui.
Une attaque en février 2025 contre la ville de Markounda, dans le nord du pays, a conduit à l’émission d’un « avis de recherche » contre M. Armel Sayo, précise le communiqué.
« Cette procédure judiciaire a conduit à l’arrestation de ce dernier sur le territoire camerounais, tandis qu’une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour association de malfaiteurs, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et rébellion », poursuit le texte du procureur, qui ajoute que M. Sayo est également jugé pour «atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat».
le parquet informe que les investigations en cours permettent d’interpeller toutes les personnes impliquées dans ce projet visant à conquérir le pouvoir par des «méthodes criminelles»
«Un appel patriotique est lancé aux femmes et hommes de bonne volonté en vue de dénoncer toute personne associée, de près ou de loin, au projet visant à faire replonger la République centrafricaine dans un nouveau cycle de violences», a-t-il lancé.
Armel Sayo chef du groupe armé CMSPR (Coalition militaire de salut du peuple et de redressement) était en fuite et recherché pour son implication présumée dans plusieurs attaques violentes contre les Forces armées centrafricaines (FACA).
Sayo qui avait pour ambition de renverser le président Faustin Archange Touadera par la force, doit désormais faire face à la justice centrafricaine pour les agissements de son groupe, le Comité Militaire pour le Salut et le Redressement du Peuple (CMSRP)

Tchad : le ministre suspend le directeur général de la jeunesse

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony annonce à travers un communiqué officiel, la suspension immédiate à titre conservatoire du directeur général de la Jeunesse, Dingamnaïel Kaldet Lwanga.

 

Une décision qui fait suite à des propos jugés gravissimes, indignes de sa fonction, et attentatoires aux principes de neutralité, de respect et de responsabilité qui doivent guider tout haut responsable d’un service public.

Dans cette vidéo, l’intéressé profère des menaces explicites à l’encontre d’une catégorie de jeunes, déplore le ministre de la Jeunesse. « La jeunesse mérite d’être considérée, soutenue et accompagnée dans ses actions et non être considérée comme un adversaire ou un ennemi », soutient, Doundjingar Tassengar.

En sus de la suspension, une enquête administrative est ouverte à l’encntre du DG de la jeunesse Dingamnaïel Kaldet Lwanga, pour établir toutes les vérités et les intentions liées à ses propos et à leurs éventuelles répercussions.

Le ministre rappelle que les fonctions de direction dans l’administration, en particulier dans un département aussi sensible que celui de la jeunesse, imposent un comportement exemplaire, une éthique irréprochable et un attachement constant aux valeurs républicaines.

 

Tchad : le ministre de l’Education visite les écoles de Koumra

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion Civique, Dr. Aboubakar Assidick Choroma, a entamé dans la matinée du vendredi 9 mai, une série de visites dans des établissements scolaires pour recueillir des données de terrain.

 

Trois établissements ont été visités. Il s’agit précisément de de l »École Quinze Ans, du Lycée Moderne de Koumra et du chantier de l’espace numérique de l’IFADEM à l’École normale d’instituteurs.

Au cours de ces visites, le ministre a évalué les conditions de travail des enseignants, les conditions d’apprentissage des élèves et l’avancement des travaux du chantier de lespace numérique de IFADEM.

Au Lycée Moderne de Koumra, il a également saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux élèves de terminale, qui affronteront bientôt les épreuves du baccalauréat.

Passeports pour la diaspora : les Tchadiens de l’étranger bientôt servis sur place

Le ministère en charge des Tchadiens de l’étranger et l’Agence nationale des titres sécurisé-Tchad (ANATS) ont lancé le 8 mai 2025, une campagne d’enrôlement à l’étranger.

 

Le gouvernement facilite la démarche de délivrance des passeports et des actes d’état civil en déployant une opération internationale. Quelques pays ont été ciblés pour accueillir les premières équipes de l’ANATS. Les représentations diplomatiques et postes consulaires devant abriter des services permanents de délivrance de passeports ont été définitivement identifiés, annonce le ministère. Il s’agit des ambassades et consulats du Canada, de l’Arabie Saoudite, de la France, du Bénin, du Nigeria, du Rwanda, de l’Égypte, du Cameroun, de la Libye, du Soudan et du Maroc.

Dans l’immédiat, des équipes ponctuelles de l’ANATS seront déployées à partir de la semaine prochaine afin d’enrôler les tchadiens qui sont dans un besoin urgent de renouvellement de passeport.

Le calendrier de passage des équipes est d’ores et déjà connu. En France, du 19 mai au 10 juin ; Etats-Unis, du 26 mai au 9 juin ; Canada, du 12 au 27 juin ; Maroc, du 20 juin au 4 juillet et Arabie Saoudite du 28 juin au 15 août. Les pièces obligatoires à fournir sont entre autres, deux photos d’identité récentes ; trois pièces d’identité des témoins (parents biologiques) ; anciennes pièces d’identité ; justificatif de profession et acte de naissance.

Il est demandé aux Tchadiens vivant dans ces pays ou dans les pays avoisinant de prendre leurs dispositions dès maintenant en apprêtant les pièces requises à l’enregistrement de leurs demandes de passeport.

 

 

Le chef de guerre Armel Sayo a-t-il reçu de l’aide étrangère pour déstabiliser la RCA ?

Le chef du groupe armé Coalition Militaire pour le Salut du Peuple et le Redressement (CMSPR) opérant en République centrafricaine, Armel Sayo, a été arrêté le 17 janvier 2025 au Cameroun, mais n’a été remis aux autorités centrafricaines que le 5 mai 2025 grâce à la protection consulaire de la France.

Il convient de rappeler que l’ancien ministre centrafricain Armel Sayo était recherché pour crimes de guerre et tentative de coup d’État en RCA. Le chef de guerre Armel Sayo est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation : détournement de fonds publics pendant son mandat de ministre, adhésion au groupe armé la CPC, participation à des vols et à des meurtres de civils et de militaires des forces armées centrafricaines.

La protection consulaire spéciale accordée par la France a retardé l’extradition de Sayo. Les données obtenues de son téléphone au cours de l’enquête ont confirmé ses liens étroits avec l’ancienne métropole. Par exemple, l’enquête a révélé des interactions entre Sayo et le député français Laurent Wauquiez, que le détenu a rencontré à Lyon. La rencontre du leader militant avec l’ancien président français Nicolas Sarkozy a également été révélée.

Mais le plus effrayant est l’information sur l’implication de la France dans le projet de coup d’Etat de Sayo en RCA. Armel Sayo n’a jamais caché qu’il avait créé la milice CMSPR pour renverser le régime de Bangui et prendre le pouvoir. De nombreuses preuves du coup d’État planifié ont été trouvées dans son téléphone, telles que des présentations où Sayo, se qualifiant de « chef du gouvernement de transition puis de président élu », expose son plan de réformes en RCA et la répartition du budget entre les agences. Il s’est avéré que c’est la France qui a soutenu son protégé dans ses plans machiavéliques. Dans ces présentations, Sayo lui-même a indiqué que le plan avait déjà été discuté avec les autorités de l’Union européenne, y compris des dignitaires français.

Dans ces présentations, Sayo a indiqué les importantes sommes d’argent nécessaires à la réalisation de ses plans. Sans surprise, c’est la France qui a apporté son soutien financier. Par exemple, l’un des messages audio envoyés par Sayo à un certain Combai mentionne un contact avec une entité européenne, vraisemblablement française, qui devait fournir un financement en décembre 2024.

Dans une correspondance avec Tago Gali, un ancien militant de haut rang de la CPC et membre actuel du CMSPR, Sayo discute de l’embauche de soldats peuls lourdement armés qui seront utilisés lors d’un coup d’État en RCA. Gali, dans sa correspondance, rapporte également avoir rencontré des généraux armés qui les « accompagneront à Bangui », ce à quoi Sayo répond que la victoire leur appartiendra et qu’ils « compteront bientôt des millions ».

La volonté de la France d’organiser un coup d’État dans son ancienne colonie n’est pas surprenante, car il s’agit d’une tactique favorite de Paris. Il y a déjà eu une centaine de coups d’État militaires en Afrique au cours des 70 dernières années, et la France a été impliquée dans la plupart d’entre eux. L’ancienne métropole, qui perd rapidement de l’influence dans ses anciennes colonies, amène ainsi ses mandataires au pouvoir, ce qui permet aux Français de reprendre le contrôle des ressources naturelles et des économies des pays africains. Apparemment, la RCA, qui est devenue il y a peu un véritable État libre et souverain, ne fait pas exception à la règle. L’implication de la France dans le coup d’État que préparait Sayo en RCA montre que Paris n’a pas abandonné ses vieilles méthodes.