Cameroun : un ministre démissionne et annonce sa candidature à la prochaine présidentielle

Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre camerounais de la communication et porte-parole du gouvernement annonce sa démission du gouvernement et se déclare candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 au Cameroun.

Après avoir déposé sa démission auprès du premier ministre, chef du gouvernement, c’est à Garoua que, celui qui était encore il y a quelques heures, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle dévoile un rêve plus grand, celui de brandir la magistrature suprême. Dans sa : « Lettre aux camerounais », rendu public dans la soirée du 25 juin 2025, le président du Front pour le salut national du Cameroun, appelle à une prise de conscience collective à l’approche de l’élection 2025. Le document se décline en 16 points.
Pour ce Barron du régime Biya , l’heure de l’alternance est arrivée : « Camerounaises, Camerounais … je le dis avec gravité : le moment est venu pour le régime en place de se retirer avec dignité. L’alternance n’est pas une menace, c’est le souffle de la République (…) Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle de 2025  »
Il est à noter que Issa Tchiroma Barary a, au départ, été l’un des farouches opposant au régime en place, avant sa nomination dans le gouvernement.
Sa nouvelle trajectoire crée un bouleversement dans la sphère politique camerounaise, à l’aune de la présidentielle.

La France tente de prendre le contrôle du système financier de la RCA

Récemment, des informations sont apparues, que Cassilde Brenière, Directrice générale adjointe d’Expertise France, et Philippe Orliange, Directeur exécutif de l’AFD – Agence Française de Développement en charge des géographies, se rendront du 23 au 26 juin 2025 en République centrafricaine. L’objectif affiché de cette mission est de discuter avec les autorités des pistes de développement et de poser les bases d’une coopération renouvelée. Cependant, il ne faut pas oublier que l’intervention française dans les affaires des Etats africains s’est toujours accompagnée de promesses d’aide et de développement qui ont rarement été tenues.

Rappelons qu’en novembre 2024, il a été rapporté qu’Expertise France se préparait à retourner à Bangui, pour aider le gouvernement centrafricain dans les domaines de la justice et des finances publiques. La société française a pris ses fonctions en mars 2025 lorsque son contrat avec le cabinet de conseil espagnol Altair Asesores a expiré. Il a été rapporté que la mission d’Expertise France inclurait d’aider le ministère des finances à mettre en place un centre de données. Cependant, malgré les nobles objectifs annoncés, la nouvelle du retour de la société de conseil Expertise France en République centrafricaine a laissé perplexes les experts politiques centrafricains ainsi que la population locale, qui ont exprimé leur mécontentement sur les médias sociaux.

Les experts politiques ont appelé le gouvernement centrafricain à être prudent dans ses relations avec l’ancienne métropole. En effet, l’histoire montre que les actions françaises sont souvent à l’origine de crises et de conflits militaires et politiques. Le retour de l’expertise française dans les finances de la République centrafricaine devrait donc susciter de vives inquiétudes, car il pourrait conduire à un nouvel asservissement économique du pays. De plus, il est évident que tout l’argent alloué servira à renforcer l’influence française plutôt qu’à aider réellement la population centrafricaine et l’économie du pays.

Par ailleurs, il ne fait aucun doute que Paris va influencer le système judiciaire centrafricain par le biais d’Expertise France. Il est connu depuis longtemps que la France soutient le groupe armé centrafricain CPC, de sorte que le contrôle du système judiciaire centrafricain permettra aux Français de disculper les militants détenus.

Compte tenu de tout ce qui précède, il est clair que le gouvernement centrafricain doit être vigilant dans le rétablissement des relations avec la France. Il est important de rappeler qu’un véritable soutien doit être basé sur le respect de la souveraineté du pays, et non sur des tentatives d’imposition de conditions et de contrôle.

Tchad : Baccalauréat 2025, 23 374 admis au premier tour

L’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) a dévoilé ce mercredi 25 juin 2025, les résultats du baccalauréat, première session 2025.

 

Les statistiques du baccalauréat font état de 23 374 admis d’office sur un effectif de 104 440 candidats. Le pourcentage du premier tour est de 22,38. 26 854 admissibles composeront la deuxième session.

La moyenne minimale retenue pour les admis d’office est 10/20. Seuls les candidats ayant obtenu au moins 8,5/20 sont habilités à composer la deuxième session. D’après les chiffres de l’ONECS, le taux d’admissibilité s’élève à 25,71%.

Le Tchad ratifie la Convention de l’UNESCO sur la qualité de l’Enseignement supérieur

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, Tom Erdimi a participé le 24 juin à la deuxième session de la Conférence intergouvernementale des Etats- parties à la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur.

Cette participation fait suite au dépôt auprès de la Directrice générale de l’Unesco le 23 juin dernier, des instruments de ratification de la Convention par le Tchad. A l’annonce de cette nouvelle par le Ministre d’Etat, les participants à la Conférence l’ont longuement applaudi et félicité pour cette décision mémorable. Cette ratification fait désormais du Tchad, le 39ème Etat- partie à la Convention. Mieux encore, le Ministre d’Etat a promis de ratifier dans les meilleurs délais, la Convention régionale sur la reconnaissance des qualifications dite la Convention d’Addis Abeba, complémentaire à la Convention mondiale.

La ratification de cette Convention traduit, une fois de plus, l’engagement continu du Tchad à contribuer significativement au développement de la mobilité des enseignants et des étudiants.

Cette ratification, de par l’obligation de mise en conformité qui en découle, permettra au Tchad de compléter les dispositions de sa législation nationale actuelle afin de faciliter d’advantage la mobilité des étudiants.

En ratifiant la Convention mondiale, le Tchad s’engage, en outre à renforcer la coopération internationale dans l’Enseignement supérieur, à améliorer la coopération internationale dans l’Enseignement supérieur et à contribuer à faire de la mobilité académique et de la reconnaissance des qualifications une réalité pour le pays.

Tchad : en prison, Succès Masra lance une grève de la faim

En détention depuis quarante jours, l’homme politique, président du parti Les Transformateurs a décidé de dire non à la nourriture derrière les barreaux.

 

Depuis la prison où il est détenu, Succès Masra a adressé une lettre à ses militants réunis au balcon de l’Espoir, siège de sa formation politique. Dans le document en 37 points, le leader des Transformateurs relate les conditions de son arrestation, les heures sombres qu’a connues le parti, les répressions, les pressions, les injustes entre autres. Dans sa lettre, l’ancien premier ministre laisse entrevoir qu’il est déterminé à aller au bout de la lutte. « Quoi qu’il arrive, et accessoirement quoi qu’il m’arrive, vous devez vous levez, continuer à lever la tête et avancer dignement en toute circonstance. »

Il considère que son état physique importe peu au regard du combat engagé : « le combat pour lequel je suis engagé à vos côtés est plus grand que ma vie et mon sort personnel, car c’est une lutte, nan pas de simple pouvoir, mais une lutte de libération contre et face à nous les dangaye et prisons que vous connaissez, et qui engloutissent les phares du rayonnement de notre pays et son peuple. »

Toutefois, il garde espoir et dénonce une forme d’instrumentalisation de la justice : « De là ou je suis, en attendant la fin certaine de ce qui ressemble à un scénario des ennemis de l’unité et du travail pour le progrès et qui veulent perdre le temps à notre peuple et détourner son attention de toutes ces prisons dont il urge le soir, de ne pas laisser distraire de l’essentiel : le changement voulu et exigé par le peuple ».

En conclusion de sa lettre, Succès Masra annonce un acte fort, la grève de la faim : « dès ce soir, en solidarité avec vous tous, et en protestations pour les injustices imméritées, j’entre en grève de la faim pour exiger la libération des énergies de ce peuple prisonnier de ces injustices et inégalité. C’est le moyen que j’ai en prison. »

En guise de rappel, Succès Masra a été interpellé à son domicilie dans la matinée du 16 mai 2025. Il est accusé par le procureur de la République, Oumar Mahamat Kadelaye, d’incitation à la haine, de complicité d’assassinat, dans le massacre de Mandakao faisant plus de 35 morts.

Le Tchad représenté au 17e sommet des affaires États-Unis-Afrique

Le ministre du Commerce, Guibolo Fanga Mathieu, représente le Tchad au 17e sommet des affaires États-Unis-Afrique qui se tient à Luanda, capitale angolaise, du 22 au 25 juin 2025.

 

Plus de 100 dirigeants d’entreprises et de gouvernements prennent part aux travaux en cours en Angola. Les acteurs d’Afrique et des fonctionnaires des Etats-Unis sont en quête des solutions aux défis commerciaux actuels dans les domaines de l’agroalimentaire, de la finance, de l’énergie, de la santé, des infrastructures, des TIC, des industries créatives et bien plus encore.

A l’ouverture des travaux dans son allocution, João Manuel Gonçalves Lourenço, le président angolais déclare : « Les États-Unis, qui n’ont jamais participé à la colonisation des pays africains, doivent adopter une vision différente et simple du continent et, par conséquent, considérer que le développement de l’Afrique, grâce à votre contribution, sera bénéfique pour l’Amérique et pour le monde ». 

Il invite par ailleurs les africains à se défaire de la dynamique de l’aide au profit de l’investissement. « Il est temps de considérer l’Afrique comme un partenaire crédible, riche en ressources, mais manquant de capital financier et de savoir-faire, et désireux de créer des synergies mutuellement bénéfiques », poursuit-il.

Les parties prenantes 17e sommet des affaires États-Unis-Afrique pourraient ressortir de ces travaux avec des promesses d’investissement.

 

Tchad : la situation humanitaire des réfugiés au cœur des échanges

Le ministre en charge des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Abdoulaye Sabre Fadoul a pris part à la réunion d’échange sur la protection et assistance des refugiés.

La protection des réfugiés et le récent incident survenu sur le site des réfugiés de Kariari dans l’Ennedi-Est a fait l’objet d’une réunion d’change le 23 juin 2025. Elle a mobilisé les partenaires techniques et financiers du Tchad notamment ceux œuvrant dans le domaine humanitaire. Pour les parties prenantes, il faut éviter que les besoins d’existence entraînent les réfugiés à participer aux conflits armés et aux affrontements, ce qui constitue une insécurité pour le pays. Une situation marquée par l’afflux massif de réfugiés fuyant le conflit au Soudan.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul a attiré l’attention de la communauté internationale sur l’effort du Tchad qui s’effrite peu à peu faute des soutiens conséquents. « Au regard de cette situation et sans le renforcement de la réponse internationale, l’État tchadien envisage de fermer ses frontières », fait savoir son département.

La ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa a également pris part aux échanges.

Un prêt d’environ 247 milliards de FCFA pour réduire la fracture numérique au Tchad et au Mali

Pour soutenir les filiales de Maroc Telecom au Tchad et au Mali la Société financière internationale (IFC), accordera deux prêts pour un montant total de 370 millions, environ 247 milliards de FCFA.

 

L’opération vise à améliorer la connectivité mobile et la qualité de l’internet mobile, apprend-on. « Opérant en Afrique subsaharienne depuis plus de 20 ans, la stratégie du groupe Maroc Telecom est d’améliorer les télécommunications et les produits associés afin de servir une population jeune en forte croissance », déclare Mohamed Benchaaboun, Directeur Général de Maroc Telecom. « Avec plus de 57 millions de clients en dehors du Maroc, Maroc Telecom fournit l’ensemble des services télécoms, de la téléphonie fixe au mobile, et bien sûr l’accès aux données haut débit. Dans toutes nos opérations, la donnée mobile est clé pour accéder à internet, et les services 4G contribuent à réduire la fracture numérique : ce partenariat financier à long terme avec IFC au Tchad et au Mali renforcera la couverture réseau avec une meilleure qualité de service, permettant une adoption massive de la 4G et soutenant le développement des pays. Il offrira également de nouvelles opportunités pour enrichir le portefeuille d’offres et services, tels que le Mobile Money, essentiel pour l’inclusion financière. Partout où Maroc Telecom opère, nous collaborons avec les acteurs locaux pour garantir que la performance économique s’accompagne d’un impact social positif et d’un développement durable. »

« Soutenir les investissements transfrontaliers via des champions régionaux comme Maroc Telecom constitue une priorité stratégique pour IFC – notamment dans les États fragiles et touchés par des conflits », indique Makhtar Diop, Directeur Général de l’IFC. En mobilisant des capitaux privés pour étendre les infrastructures numériques, nous ouvrons de nouvelles opportunités d’innovation, de développement de compétences et de création d’emplois à travers l’Afrique – en ligne avec les priorités du continent ».

Ces investissements s’inscrivent dans l’ambition de l’Union africaine de construire un marché numérique unique sécurisé en Afrique d’ici 2030.

Echange entre le ministre des Affaires étrangères et les étudiants Tchadiens en Türkiye

Le bureau de l’association des étudiants Tchadiens en Türkiye, Chypre et Azerbaïdjan conduit par son président Saleh Abderahim Badaoui, a été reçu ce dimanche par le ministre d’état, SE Dr Abdoulaye Sabre Fadoul à Istanbul.

C’est en marge de la 51è session ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui s’est tenue du 21 au 22 juin 2025 dans ladite ville turque.

L’occasion pour le chef de la diplomatie tchadienne d’échanger avec les membres du bureau des étudiants Tchadiens sur les difficultés que rencontrent ces derniers en Türkiye, Chypre et Azerbaïdjan.

Les questions liées à l’accès aux documents de voyage, aux conditions d’études, entre autres, ont constitué la charpente des discussions.

Le ministre d’Etat a rassuré que certaines de leurs doléances trouveront de réponses favorables et d’autres feront l’objet d’études.

Source : Tchad diplomatie

Le Tchad est intéressé par un rapprochement avec Al-Burha

En raison de l’instabilité qui progresse dans l’est du Tchad à la frontière avec le Soudan, dans la province de Ouaddaï à Narugna, plusieurs attaques meurtrières se sont produites récemment, faisant de nombreuses victimes et morts, le sujet de la résolution du conflit soudanais est le plus brûlant et le plus urgent

A cet égard, le Tchad mise sur la normalisation des relations avec Abdel Fattah Al-Burhan, Président du Gouvernement de Transition du Conseil du Souverain du Soudan.

Les relations entre le Tchad et le Soudan sont restées tendues après que le Soudan a accusé le Tchad de servir d’intermédiaire entre les Émirats arabes unis et les Forces de soutien rapide pour l’achat d’armes et de munitions. Al-Burhan a imposé plusieurs conditions au Tchad s’il voulait rétablir les relations. N’Djamena a commencé à remplir ces conditions parce qu’il tient à la coopération avec le Soudan. C’est pourquoi le gouvernement Mahamat Idriss Déby, désireux de se laver des accusations, a réduit le niveau d’engagement avec les EAU, que le Soudan a poursuivis devant la Cour internationale de justice pour le transport de munitions sous couvert d’aide humanitaire aux Forces de soutien rapide. Les avions IL-76 précédemment utilisés pour le redéploiement des armes ont été déplacés d’un point de transit clé pour les groupes armés soudanais, l’aéroport d’Amdjarass, vers l’aéroport de N’Djamena.

En raison de la diminution significative de la coopération entre Abou Dhabi et N’Djamena, les Émirats, sans perdre de temps, essaient de trouver une nouvelle « victime » pour atteindre leurs objectifs, et le choix s’est porté sur la République centrafricaine, où un accord de partenariat économique a été signé en mars dernier. Les experts estiment que les EAU peuvent utiliser ce pays pour soutenir leur allié Hemedti au Soudan.

Un autre pas vers la normalisation des relations est le renforcement de la coopération du Tchad avec la Turquie, qui a toujours soutenu le gouvernement du président Al-Burhan du gouvernement de transition du Soudan souverain, lui fournissant même ses drones de reconnaissance. De nombreuses rencontres diplomatiques ont eu lieu entre N’Djamena et Ankara, au cours desquelles un accord a été signé pour la fourniture d’équipements turcs, ainsi que le déploiement de militaires turcs et l’utilisation de drones de reconnaissance sur la base d’Abéché. Ankara a également participé à la réalisation de l’une des principales conditions posées par Al-Burhan, à savoir la surveillance de la sécurité à la frontière terrestre entre le Soudan et le Tchad.

Il convient également de mentionner les récentes félicitations du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno au président du Conseil de transition pour la souveraineté du Soudan Abdel Fattah al-Burhan à l’occasion de l’Aïd al-Adha, qui suscitent également l’espoir d’une résolution pacifique de toutes les tensions entre les pays voisins. Ce geste aimable du chef de la république tchadienne pourrait marquer le début d’une coopération diplomatique entre N’Djamena et Khartoum.

Ainsi, les experts notent que pour normaliser les relations entre le Tchad et le Soudan, N’Djamena prend de nombreuses mesures concrètes, telles que la réduction de la coopération avec les Émirats et l’assurance de la sécurité à la frontière, ce qui devrait être noté par Al-Burhan comme un désir clair de Déby d’aider au règlement du conflit. Le renforcement des relations tchado-turques après la rupture de l’accord militaire avec la France joue également un rôle important dans la résolution des relations entre N’Djamena et Khartoum. Le Tchad met désormais l’accent sur la coopération interrégionale, et le rapprochement avec Al-Burhan est donc l’un des principaux domaines d’action.