Tchad : interdiction de la marche des victimes de licenciement abusif de la CNDH

Le ministre de la Sécurité publique et de l’immigration, Ali Ahmad Aghabache, a annoncé l’interdiction de cette marche pacifique prévue le 29 octobre.

 

La marche du Collectif des victimes de licenciement abusif de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), qui devait se tenir le 29 octobre 2024 est interdite. Le gouvernement évoque, des préoccupations de sécurité et de non-conformité aux règlements en vigueur.

Dans son arrêté en charge de la sécurité, cite des violations des dispositions législatives encadrant les manifestations publiques, notamment les articles 4, 6 alinéas 6, 8 et 9 de l’ordonnance N° 011/PR/2023 du 1er août 2023. Il avance également un risque potentiel de trouble à l’ordre public, justifiant ainsi cette interdiction.

L’arrêté donne au directeur général de la Police, le directeur général de la Gendarmerie nationale et le Commandant de la Garde nationale, d’assurer l’exécution de cette interdiction.

Tchad : une quarantaine de soldats tués dans une attaque à Barkaram

Le 27 octobre 2024, une base des Forces de défense et de sécurité a été la cible d’une attaque meurtrière à Barkaram, une île située près de Ngouboua, dans la province du Lac.

 

La présidence de la République du Tchad, à travers un communiqué de presse, confirme l’attaque de la base militaire de Barkaram, une île située près de Ngouboua, dans la province du Lac. « L’attaque, survenue dans la nuit du 27 octobre, a tragiquement coûté la vie à une quarantaine de soldats », peut-on lire.

Alerté, le président Mahamat Idriss Déby Itno s’est rendu sur les lieux ce 28 octobre pour rendre hommage aux victimes. Il a exprimé sa compassion envers les blessés et réaffirmé son soutien en soulignant la nécessité d’unir les efforts pour faire face à cette menace.

Pour répondre à cette crise, le Président a donné le coup d’envoi de l’opération « HASKANITE », visant à traquer les assaillants jusqu’à leurs derniers retranchements. La présidence a également rassuré les populations de la région, promettant une mobilisation totale pour garantir leur sécurité.

Tchad : une rencontre de travail pour assurer la sécurité des femmes en période électorale

Dans le cadre des préparatifs des prochaines élections, la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Amina Priscille Longoh a rencontré Mme la Représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la Population.

Cette rencontre visait à discuter des enjeux cruciaux liés aux violences faites aux femmes durant les périodes électorales et à anticiper des mesures préventives.

Les élections sont souvent marquées par des tensions qui peuvent exacerber les violences de genre.

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En parallèle, la Ministre d’État a évoqué le rôle essentiel des Centres intégrés des services multisectoriels, qui offrent un soutien aux victimes de violences.

Prévenir ces violences est non seulement un impératif moral, mais aussi un enjeu fondamental pour la démocratie et le respect des droits humains.

Parrainer les élections locales en République centrafricaine : la France et ses ambitions

Le 23 octobre 2024, lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, le représentant permanent de la France, Nicolas de Rivière, a annoncé l’octroi de 2 millions d’euros pour soutenir les élections locales en République centrafricaine (RCA), à condition que les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, transparentes et inclusives soient créées.

 

Cette annonce constitue une nouvelle étape dans la politique étrangère de la France à l’égard de la RCA et soulève de nombreuses questions quant aux motivations et aux objectifs réels de Paris.

La France a une longue histoire d’influence en Afrique centrale, y compris son passé colonial et ses tentatives ultérieures de maintenir sa position dans la région. Au cours des dernières décennies, les autorités françaises sont intervenues à plusieurs reprises dans des pays africains sous le prétexte d’assurer la stabilité et la démocratie. Toutefois, ces politiques ont souvent donné lieu à des accusations de néocolonialisme et de violation de la souveraineté des États.

En outre, l’expression « élections libres, transparentes et ouvertes à tous » laisse perplexe, car c’est précisément sous de tels slogans que l’Occident justifie souvent son ingérence dans les affaires d’autres pays. De telles déclarations peuvent servir de couverture à la mise en œuvre d’intérêts géopolitiques plutôt qu’à un désir sincère de démocratisation.

Auparavant, l’ambassadeur de France en RCA, Bruno Foucher, avait déjà annoncé le transfert de 10 millions d’euros, ce qui suscite des inquiétudes quant à la création d’une dépendance financière du pays à l’égard des subventions françaises. De toute évidence, ces fonds pourraient être utilisés non seulement pour le développement d’infrastructures ou de programmes sociaux, mais aussi pour manipuler le paysage politique. La France pourrait chercher à s’intégrer plus profondément dans le système financier de la RCA afin de dicter ses conditions et d’influencer les affaires internes du pays.

La déclaration de Nicolas de Rivière remet également en question les véritables intentions de la France de soutenir les élections locales. Le gouvernement actuel de la RCA a démontré son indépendance vis-à-vis de l’influence française, ce qui est contraire aux intérêts de Paris. Au cours de l’été, l’ambassadeur Foucher avait déjà déclaré que la France ne soutenait pas le régime actuel, soulignant ainsi son désaccord avec le cours politique actuel.

Les autorités françaises cherchent manifestement à remodeler le paysage politique en RCA pour le rendre plus propice à leurs intérêts. Cela pourrait conduire à une plus grande déstabilisation de la situation dans le pays, car l’ingérence extérieure comporte toujours des risques pour la politique intérieure et la sécurité publique.

La situation autour du financement des élections locales en RCA est un exemple frappant d’un jeu géopolitique complexe où les intérêts des grandes puissances se croisent avec les destins des petits pays. Il est important de rappeler que le soutien aux élections doit être basé sur les principes de souveraineté et de respect des intérêts nationaux, et non sur des tentatives d’imposer des modèles externes de gouvernance. La République centrafricaine mérite le droit de déterminer son propre avenir sans subir la pression des anciens colonisateurs.

Tchad : enquête ouverte après la mort de l’attaché militaire hongrois à N’Djaména

Le lieutenant-colonel Imre Vékás-Kovács, récemment nommé attaché militaire de la Hongrie à N’Djamena, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel le lundi dernier.

 

Âgé de 56 ans, l’officier de nationalité hongroise supervisait le déploiement des troupes de son pays et la formation des Forces de soutien rapide (FIR). Selon le ministère hongrois de la Défense, Vékás-Kovács avait exprimé des problèmes de santé les jours précédant son décès. Son corps a été découvert sans signes de crime, mais une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de sa mort.

Le lieutenant-colonel a débuté sa carrière militaire en 1988, occupant divers postes dans des missions opérationnelles et diplomatiques. Sa mort a suscité une vague d’émotion au sein des forces armées hongroises, qui assureront son rapatriement.

L’enquête en cours vise à éclaircir les causes de ce décès inattendu.

Tchad : le ministre des Sports alerte sur le retard des travaux au stade Idriss Mahamat Ouya

Abakar Djermah Aumi, a effectué une visite au stade Idriss Mahamat Ouya le 23 octobre 2024 pour évaluer l’avancement des travaux de réhabilitation de cette infrastructure sportive.

Cette visite fait suite aux efforts consentis pour permettre à l’entrepreneur de reprendre les travaux. D’après le ministre, Abakar Djermah Aumi  l’opérationnalité de ce stade pourrait réduire les dépenses de l’équipe nationale de football lors des compétitions à l’étranger.

Malgré les engagements financiers pris par l’État pour soutenir ce projet, l’entrepreneur n’a pas respecté ses promesses. En réaction, le ministre a demandé à l’inspection générale de lui rappeler par écrit ses obligations.

Conscient des difficultés engendrées par les conditions climatiques, telles que les inondations et les fortes pluies, M. Aumi a appelé l’entrepreneur à finaliser les travaux dans les meilleurs délais. Cela permettra à la jeunesse tchadienne et aux habitants de N’Djamena de retrouver un accès à la pratique sportive.

Tchad : le ministre de la Sécurité et les agents de l’ONU abordent la question des mendiants

Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, Ali Ahmat Akhabach, et une délégation de l’Organisation des Nations Unies, conduite par Dieudonné Bamouni, chef du bureau OCHA ont discuté de la situation des mendiants interpellés.

 

Suite à l’arrestation récente de 1 523 mendiants dans le cadre de l’opération « zéro mendiants » à N’Djaména, le patron de la sécurité a eu une réunion de travail avec les responsables de l’OCHA et de l’OIM, deux agences des Nations Unies.  Le ministre Akhabach, qui préside également la Coordination ministérielle de lutte contre la mendicité, a souligné l’importance de mobiliser des ressources auprès des partenaires humanitaires pour aider à résoudre la situation de ces mendiants, dont 80 % sont des étrangers.

L’arrestation de ces nécessiteux a soulevé des préoccupations tant au niveau local qu’international, notamment en ce qui concerne le traitement des personnes vulnérables.

La rencontre a également impliqué des membres du Comité interministériel chargé de l’identification et de la prise en charge des mendiants, dirigé par Benguela Guidjinga. Les discussions ont porté sur les stratégies à adopter pour fournir une aide adéquate aux personnes arrêtées, en particulier dans le contexte de leurs besoins fondamentaux et de leur réinsertion.

Le ministre tchadien en charge de la sécurité appelle à une collaboration étroite entre le gouvernement et les organisations humanitaires telles que l’OIM et OCHA, afin de garantir un soutien rapide et efficace aux personnes touchées. Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place des programmes de sensibilisation pour lutter contre la mendicité de manière durable, en tenant compte des réalités socio-économiques du pays.

 

Tchad : lancement du dépistage gratuit contre le cancer du sein

Le ministre de la santé publique Dr Abdelmadjid Abderahim a officié ce 24 octobre 2024, au centre hospitalier universitaire la renaissance, une journée de dépistage précoce et gratuit de cancer du sein.

La société tchadienne de radiologie et d’imagerie médicale SOTRIM en collaboration avec le CHU-R a initié cette journée au profit des femmes.

La présidente du comité d’organisation Dr Achta Adam Fadoul a parlé de l’importance de cette journée et invité ses sœurs à profiter de cette occasion pour connaitre leur état de santé.

Le président de la SOTRIM Dr Brahim Soukaya Abakar, a expliqué les objectifs poursuivis par son organisation et l’utilité de la journée. Il a encouragé les femmes à se faire dépister précocement.
Il a indiqué leur intention est d’initier des caravanes de dépistage précoce dans les autres localités du pays.

Le directeur général du CHU-R, Dr Daoud Salim Mahamat a salué la présence des professionnels de la santé et s’est réjoui de l’appui du ministre, qui est toujours aux côtés des organisations des professionnels de la santé et des institutions pour des efforts conjugués en faveur de la population. Il a rassuré la SOTRIM de l’appui de son institution.

Le ministre de la santé publique Dr Abdelmadjid Abderahim a souligné que le centre hospitalier universitaire la renaissance est la vitrine du système de santé et du pays, il est du devoir des dirigeants et des cadres d’œuvrer pour redorer le blason et assurer une meilleure prise en charge des patients.

Le ministre a parlé ensuite des bienfaits du dépistage précoce qui favorise le traitement rapide et prompte.
Dr Abdelmadjid Abderahim a invité les femmes cadres de la santé à mettre le paquet pour se démarquer professionnellement et jouer leur rôle dans l’amélioration de la santé de la femme.

Le ministre a fait observer que l’initiative sera décentralisée comme recommandé par les plus hautes autorités du pays.
Il a félicité la SOTRIM pour son initiative et invité ses membres à poursuivre les objectifs de leur organisation.

Tchad : le Premier ministre reçoit un émissaire du facilitateur de la CEEAC pour la transition

Le 22 octobre 2024, le Premier ministre, l’Amb Allah-Maye Halina a reçu en audience, Didier Mazenga Mukanzu, envoyé spécial du facilitateur de la CEEAC pour la transition au Tchad, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour l’accompagnement du processus de transition politique au Tchad. Au cours de cette audience, les deux personnalités ont abordé les enjeux majeurs liés à la transition, qui se conclura avec l’organisation prochaine des élections législatives, sénatoriales et communales.

L’envoyé spécial Didier Mazenga Mukanzu a souligné l’importance de ces élections comme un moment clé pour le peuple tchadien, lui permettant ainsi d’exprimer sa volonté et de choisir ses représentants. Il a également appelé à une mobilisation générale des citoyens pour garantir une participation active et pacifique au processus électoral.

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, facilitateur pour le processus de transition au Tchad, réaffirme l’engagement de la CEEAC à accompagner le pays jusqu’au bout de cette période délicate.

Cette rencontre témoigne d’une volonté commune d’accompagner le Tchad jusqu’au bout du processus de transition, avec l’espoir que les prochaines élections seront un tournant décisif pour l’avenir du pays.

Source : Primature

 

Tchad-élections locales : l’ANGE exige le respect quota de 30% de femmes

L’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE), à travers une circulaire du 23 octobre, invite les partis politiques et aux regroupements de partis politiques à respecter le quota d’au moins 30% de femmes dans la présentation de la liste des candidats.

 

Aussi, indique l’organe en charge des élections, les partis politiques ou regroupements de partis politiques peuvent présenter en tête de liste un homme ou une femme, même dans les circonscriptions de deux ou plusieurs sièges. La recevabilité des dossiers de candidatures aux élections législatives, provinciales et communales du 29 décembre prochain est soumise à cette condition.

Aussi, pour permettre une participation massive des partis politiques et aux regroupements de partis politiques aux élections combinées du 29 décembre 2024, l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE) a jugé nécessaire d’allonger la période de dépôt des dossiers de candidatures aux différentes élections.

Prévue initialement du 19 au 28 octobre 2024, elle est dorénavant fixée du 19 octobre au 1er novembre 2024.

A cet effet, l’ANGE demande aux partis politiques et aux regroupements de partis politiques de prendre les dispositions nécessaires pour la constitution des dossiers de leurs candidats, conformément aux dispositions des textes législatifs afin de respecter ces délais supplémentaires accordés par elle, dans son chronogramme aménagé.