Tchad-réouverture des frontières : des orientations sont données aux passagers en direction du Tchad

Dans le processus de relâchement des mesures barrières, le Tchad entend ouvrir ses frontières dès le 1er août prochain. Toutefois les passagers seront confrontés à un certain nombre de préalables

Les conditions ont été fixées par le ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la coopération internationale et de la Diaspora en vue d’éviter une recrudescence de la maladie. Les modalités fixées par le ministère s’appliquera dès la réouverture des frontières aériennes. Elles sont entre autres, avoir un certificat négatif de la covid-19, réalisé dans le pays de départ par la technique de biologie moléculaire, datant de 72h à l’arrivée. Se soumettre au confinement à domicile pendant une période de 7 jours dans l’observance des mesures de restriction. Faire un test PCR, post-confinement après le 7ème jour. Le retrait du passeport se fera  à la police de l’aéroport sous présentation du reçu comprenant les frais du test.

Aussi, le ministère a tenu à notifier qu’en tenant compte du principe de réciprocité, les ressortissants des pays dont les frontières sont fermées aux tchadiens ne sont pas autorisés à prendre le vol à destination du Tchad. Exception faite aux officiels se rendant au Tchad sur demande ou avec accord du gouvernement.

 

Lutte contre le coronavirus : le Tchad installe les équipes de dépistages aux frontières

Après l’installation d’une unité de contrôle de température à l’aéroport de N’Djamena, des équipes de dépistages seront déployés aux frontières terrestres.

Dans le souci de prévenir toute propagation du Covid 19, le ministre délégué à la présidence de la république chargé de la défense national, de la sécurité, des anciens combattants et victimes de guerre, Mahamat Abali Salah a informé le 09 mars le déploiement des équipes du ministère de la santé publique au niveau des frontières. Ces équipes procéderont au dépistage systématique des passagers, dans les postes de contrôles  ouverts aux frontières avec le Cameroun

Les frontières concernées par cette nouvelle mesure sont entre autres Mbaibikoum, Koutéré, Léré, Nguéli et Bongor. Les passagers des pays à risque seront mis en quarantaine ou en confinement pendant une période d’incubation de  14 jours, à partir de la date d’arrivée sur le territoire tchadien.

Le gouvernement instruit les responsables à divers niveaux de prendre toutes les dispositions pour faciliter l’opération de dépistages. La surveillance devrait être de mise

Rappelons que 8 pays africains sont affectés par le coronavirus notamment la Tunisie, l’Egypte, le Nigéria, l’Algérie, le Maroc le Sénégal, le Cameroun et le Togo.

Le Tchad entend rouvrir ses frontières avec la Centrafrique

Les travaux de la 14ème session de la commission de coopération Tchad-Centrafrique ont pris fin samedi à N’Djamena. Les deux parties ont défini de nouveaux axes visant à renforcer la coopération entre les deux pays.

Les experts des deux pays ont examiné des questions d’ordre sécuritaires, consulaires, humanitaires, judiciaires, économiques, commerciales, douanières, scientifiques et techniques, a précisé la directrice générale adjointe du ministère tchadien des affaires étrangères, Ledjima Sandra Badda Maillot.

« Nous avons initié la dynamique nouvelle et nécessaire à notre coopération bilatérale. Nous poursuivons ensemble le futur de notre histoire commune et fraternelle en faisant fi des frontières qui ont séparées injustement des familles entières », a déclaré la ministre centrafricaine des affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, lors d’une conférence de presse commune.

La question de la sécurisation de la frontière commune a été évoquée entre les experts des deux pays. Selon la ministre, « des travaux complémentaires et approfondis sont à mener dans un bref délai afin de permettre la mise en oeuvre et la mise en application des solutions idoines aux problèmes qui ternissent nos frontières ».

Pour sa part, le ministre tchadien des affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, a expliqué que « le Tchad, en fonction des progrès attendus dans l’amélioration des conditions sécuritaires à la frontière, est disposé à examiner la réouverture de sa frontière ».

La délégation centrafricaine a proposé le déploiement de forces de défense et de sécurité le long de sa frontière aux points de contrôle de Ngaoundaye, Bemal, Sido et Ngarba.

La frontière entre le Tchad et la Centrafrique, longue de 1 197 kilomètres, est fermée depuis début mai 2014 pour des raisons sécuritaires. Une timide réouverture a eu lieu mi-2019 afin de faciliter les échanges commerciaux.

La 15ème session de la commission mixte Tchad-Centrafrique se tiendra à Bangui en 2021.

Etat d’urgence : le Tchad ferme ses frontières avec la Libye, le Soudan et la RCA

Le gouvernement a décrété l’état d’urgence dans les provinces du Ouaddaï, du Tibesti et de Sila pour compter du 20 août au 21 septembre.

Pour la mise en œuvre de cette mesure exceptionnelle, le ministère de la Défense nationale et celui de l’Administration du territoire ont pris des mesures d’accompagnement dont voici :

  • Fermetures des frontières terrestres :

Pour des raisons sécuritaires et pour contrôler les entrées et sorties avec nos pays voisins, les frontières Nord avec la Libye, Est avec le Soudan et Sud avec la République centrafricaine sont fermées à compter de ce jour à l’exception des corridors et postes d’entrées ci-après :

  • Avec la Libye : la barrière de Kouri 35 dans le Tibesti, Ounianga dans l’Ennedi Ouest et  Mourdi dans l’Ennedi Est ;
  • Avec le Soudan : le poste d’Adré dans la province du Ouaddaï, Tiné dans le Wadi Fira et Amdjirémé dans le Sila ;
  • Avec la Centrafrique : Sido dans le Moyen Chari et Goré dans le Logone Oriental.

Tout véhicule franchissant nos frontières sans passer par ces points indiqués sera considéré comme une infraction grave et sera la cible des Forces de défense et de sécurité.

  • Concernant tous les véhicules qui n’ont pas de plaque et des documents afférents, une équipe composée des éléments de la douane, de la police et des services des Mines sera mise en place pour procéder à la régularisation de leur situation. Pour ce faire, il est demandé à tous ceux qui ont des véhicules qui ne sont pas en règle de se rapprocher de cette équipe pour remplir toutes les formalités avant tout usage.
  • Mis à part les périmètres urbains, il est interdit la circulation des motocycles à l’intérieur de ces Provinces.
  • Les travaux d’orpaillage artisanal dans les Provinces concernées sont suspendus jusqu’à la mise en place du mécanisme légal avec un comptoir où toutes les personnes doivent être identifiées avec tous les matériels avant d’exploiter et toute personne qui ne se conformera pas à ces exigences sera arrêtée et ses matériels saisis. De même, tous les véhicules servant au transport des clandestins seront saisis.
  • Tous les incitateurs à ces conflits intercommunautaires ainsi que les complices, soit à l’intérieur ou à l’extérieur seront arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes.
  • Les éléments de la commission de désarmement seront renforcés et déployés sur l’ensemble des Provinces concernées par l’Etat d’Urgence en véhicules, à dos de chameaux et chevaux soit environ un effectif de 5 000 hommes. Toute personne détenant illégalement des armes doit les rendre aux autorités traditionnelles. Les Forces de défense et de sécurité effectueront des fouilles dans des domiciles, des villages et ferriques dont toute personne surprise avec les armes sera punie conformément à la Loi et l’arme se saisie.